Capter les rayons solaires l’été pour chauffer les maisons l’hiver

Un quartier résidentiel de la Province Canadienne de l’ Alberta pourra bientôt capter les rayons solaires l’été pour chauffer les maisons l’hiver. Une initiative des gouvernements du Canada, de l’Alberta et la Fédération canadienne des municipalités.

Projet de chauffage solaire collectif en Alberta, une première Canadienne ! Le projet de capter les rayons solaires l’été pour chauffer les maisons l’hiver sera bientôt une réalité dans un quartier résidentiel en Alberta. Le sénateur Tommy Banks, au nom du ministre des Ressources naturelles du Canada (RNCan), l’honorable R. John Efford, et du ministre de l’Environnement du Canada, l’honorable Stéphane Dion, a annoncé aujourd’hui une collaboration en vue de construire et d’exploiter la première grande installation de chauffage solaire en Amérique du Nord recourant au stockage saisonnier. Les partenaires sont les gouvernements du Canada et de l’Alberta, la Fédération canadienne des municipalités (FCM), par l’intermédiaire des Fonds municipaux verts, et diverses entreprises canadiennes. « Ce système réduit sensiblement les émissions de gaz à effet de serre et démontre l’importance d’utiliser des sources d’énergie propre et renouvelable, a déclaré le sénateur Banks. C’est fascinant de voir se réaliser un projet de cette envergure, qui produira des avantages environnementaux pour la collectivité d’Okotoks et constituera un exemple à suivre pour toute l’Amérique du Nord. » « Le gouvernement de l’Alberta est fier d’appuyer l’amélioration des technologies actuelles et de travailler à la recherche de solutions innovatrices pour répondre aux besoins en énergie de toute la population de la province, a déclaré le ministre d’Innovation et Science Alberta, l’honorable Victor Doerksen. Le nouveau quartier de Drake Landing, à Okotoks, est un exemple du genre d’innovation que favorise notre province dans sa quête de meilleures façons d’utiliser toutes nos ressources naturelles. » L’installation fournira plus de 90 % du chauffage pour un quartier de 52 maisons en construction. « La Fédération canadienne des municipalités est heureuse de soutenir ce projet par l’entremise des Fonds municipaux verts, a affirmé le conseiller municipal de Calgary Joe Ceci au nom de la FCM. Celui-ci jettera les bases d’une démarche importante, les leçons qu’il permettra d’apprendre pouvant servir aux autres collectivités canadiennes qui voudront reproduire l’expérience d’Okotoks à l’avenir. » L’installation fournira plus de 90 % du chauffage des locaux requis pour le projet de chauffage solaire communautaire Drake Landing, un quartier de 52 maisons en construction à Okotoks, au sud de Calgary. Ce projet pilote captera l’énergie solaire grâce à des panneaux montés sur le toit des garages et la transférera à un système de stockage souterrain. La température de stockage augmentera au cours de l’été, puis durant l’hiver, l’énergie thermique sera récupérée et distribuée aux maisons du quartier par un système de chauffage centralisé. De nombreuses organisations appuient l’initiative, notamment United Communities, Sterling Homes, ATCO Gas, la Ville d’Okotoks, Climate Change Central et EnerWorks. Quelque 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) des résidences canadiennes sont produites par les appareils de chauffage et les chauffe-eau. On estime que ce projet permettra de réduire les émissions de GES de 5 tonnes par maison par année, soit 260 tonnes par année pour le quartier. Le programme Mesures d’action précoce en matière de technologie du gouvernement du Canada et RNCan versent 2 millions de dollars pour ce projet. Par l’intermédiaire des Fonds municipaux verts, la FCM y investit 2,9 millions de dollars. Le gouvernement de l’Alberta y affecte 625 000 $ Canadien de son programme Innovation. Le projet Drake Landing rehausse la qualité de vie des Canadiens et des Canadiennes en contribuant au savoir, à l’innovation et à la technologie dans les secteurs des ressources naturelles, si importants pour l’économie et la société canadiennes. Il appuie aussi l’engagement du gouvernement du Canada à miser sur les forces du pays et de sa population.

En savoir plus : http://www.nrcan-rncan.gc.ca/media/newsreleases/2005/200520a_f.htm

Thomson mise sur les passerelles domestiques en rachetant Inventel

La convergence multimédia se confirme de jour en jour dans les pages Technologies de l’information de la presse économique. Dernière nouvelle du 29 mars , l’annonce par Thomson du rachat de la start-up française Inventel créé en 1990. "C’est le plus grand investissement réalisé en France depuis dix ans" déclare Franck Dangeard, PDG de Thomson qui prévoit de multiplier par trois l’activité des passerelles résidentielles sans fil (BlueTooth, WIFI, DECT), et ainsi devenir le premier fournisseur européen auprès des opérateurs télécoms.

Déjà partenaire de France Telecom avec la LiveBox , Inventel est également partenaire de BT (British Telecom) avec le prochain Bluephone. Le téléphone universel, à la fois mobile et domestique, dont il fournira les passerelles résidentielles tripleplay. C’est à dire pour le triple usage: l’internet, la téléphonie et la télévision.

La jeune société Inventel qui partage la même vision que Thomson sur le déploiement de la Télévision sur IP, a lancé au Cebit d’Hanovre une passerelle ADSL/ Wi-Fi/Bluetooth/ToIP capable de servir de base à plusieurs terminaux DECT indépendants. ""Le renforcement de notre activité déjà significative auprès des opérateurs télécoms, constitue l’un de nos principaux axes de développement et une composante importante de notre plan à deux ans précide Thomson.

Cette acquisition, qui sera sans doute suivie par d’autres opérations, va nous permettre de conforter notre rôle de fournisseur et partenaire stratégique de cette importante base de clientèle"", a déclaré Frank Dangeard, le Président directeur général de Thomson. Le groupe français d’électronique Thomson a annoncé dans son communiqué du 29 mars que cette acquisition de la société française Inventel, représente ""le leader sur le marché des plateformes d’accès télécoms et des technologies sans fil"". Le montant de l’acquisition n’est pas précisé mais Thomson indique qu’il est ""conforme aux critères d’acquisition"" du groupe. Thomson a également offert aux dirigeants d’Inventel, actionnaires majoritaires de la société, ""de recevoir la majorité de leur rémunération en actions de trésorerie Thomson"", précise le communiqué.

"Afin de respecter son programme de rachat d’actions"", Thomson précise qu’il achètera sur le marché ""une quantité de ses propres actions équivalentes aux actions remises (estimée à 3,2 millions d’actions)"". Le groupe estime que l’acquisition d’Inventel aura ""un impact neutre"" sur la rentabilité de ses activités ""Media and Entertainment"" sur le premier trimestre suivant l’achat, et ""un impact positif au-delà"".

Pour en savoir plus: http://www.thomson.fr

Une pile à combustible dans ma maison

Le besoin d’efficacité énergétique dans le bâtiment et l’impératif du Plan Climat , adaptation française des accords de Kyoto, obligent l’Europe , les chercheurs et les industriels à investir dans les énergies propres. C’est là que le duo hydrogène/pile à combustible (PAC) devra faire ses preuves. EDF y travaille ainsi que l’Institut de chimie technique de l’université de Dortmund qui prévoit pour sa part que les premiers appareils, devraient arriver sur le marché d’ici 2010 !

L’utilisation stationnaire de piles à combustible (PAC) est une des solutions d’avenir pour le chauffage urbain: c’est une technique économiquement favorable qui apporte une contribution importante à la réduction des émissions de gaz a effet de serre. Mais ces minicentrales electriques ne deviendront intéressantes que lorsqu’elles pourront permettre de chauffer l’eau des installations domestiques traditionnelles. C’est ce à quoi travaille David Agar de l’institut de chimie technique de l’université de Dortmund (Rhénanie du Nord – Westphalie). Les premiers appareils vraiment fonctionnels de la taille d’une machine à laver devraient faire leur apparition sur le marché d’ici 5 ans. D’ici la, ces petites centrales stationnaires devront fournir une prestation semblable aux installations conventionnelles, c’est à dire des durées de vie jusqu’a 40 000 heures. Afin d’y parvenir, le professeur Agar effectue des travaux de recherche avec l’aide de sa doctorante Anja Wick sur l’economie de l’hydrogene dans les piles a combustible: ils analysent et ameliorent les quatre catalyseurs qui participent au processus de transformation du gaz naturel en hydrogéne jusqu’a ce que la production d’hydrogéne puisse etre garantie pour la longue période de fonctionnement exigee. L’objectif des recherches est d’optimiser la qualite de filtrage des catalyseurs de telle sorte que l’hydrogéne utilise comme source d’énergie soit aussi pur que possible. Les installations à piles a combustible stationnaires sont promises a un grand potentiel sur le marché, l’énergie excedentaire que ces petites centrales produiraient pourrait être revendue sur le reste du reseau, ce qui augmente encore la rentabilité de l’installation.

Sources : Depeche IDW, Communique de presse de l’universite de Dortmund, 21/03/2005

Le gouvernement prône l’habitat durable

Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin et son gouvernement ont adopté mercredi 23 mars plusieurs mesures complétant le Plan climat : lutte contre le réchauffement climatique et encouragement des économies d’énergie dans les logements. En perspective se dessine la nouvelle loi prévue cette année, «Habitat pour tous» qui verra augmenter, sous conditions, le crédit d’impôt. La mesure plus importante limite à partir de 2006 le bénéfice de l’ «amortissement Robien» aux logements neufs «particulièrement performants d’un point de vue énergétique».

L’amortissement Robien permet à un acquéreur d’un logement neuf de bénéficier de réductions d’impôt s’il s’engage à louer son bien pendant neuf ans. Après «concertation avec les professionnels», il sera désormais réservé à des logements dont les équipements consommeront entre «8% et 15%» moins d’énergie que les normes de la réglementation générale. Le gouvernement envisage par ailleurs, dans le cadre d’une nouvelle loi prévue cette année, «Habitat pour tous», d’augmenter sous conditions le crédit d’impôt, accordé depuis janvier aux particuliers s’équipant en chauffages au gaz performants (25%) et en matériels d’énergies renouvelables (chauffe-eau et planchers solaires, chauffages au bois, 40%). Le crédit d’impôt pourrait être «doublé» pour l’acquéreur d’un logement ancien qui remplacerait «une chaudière de plus de 25 ans» avec ces équipements. Il serait également doublé pour l’acquéreur d’une maison ancienne qui ferait des travaux d’isolation. Dans le cadre de la même loi, le gouvernement souhaite aussi qu’un bâtiment ancien, dont les appartements sont vendus à leurs locataires ou à des acquéreurs extérieurs, fasse «obligatoirement» l’objet de travaux d’économie d’énergie à l’occasion de sa mise en copropriété. En matière de rénovation urbaine, le gouvernement propose à l’Agence nationale de Rénovation urbaine (ANRU) créée en 2004 de «majorer les subventions pour inciter à la production de logements sociaux atteignant de hautes performances énergétiques». L’énergie est la principale source de rejets de CO2 et autres gaz qui réchauffent l’atmosphère. La France s’est engagée, dans le cadre du protocole de Kyoto, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre en 2008-2012 par rapport à 1990. Elle a réaffirmé mercredi, à l’occasion du séminaire, sa volonté de les réduire de 75% à l’horizon 2050. En 2003, ses rejets avaient baissé globalement de 1,9% en 13 ans mais augmenté de 22,7% dans les transports et de 14,3% dans les bureaux et logements. Dans ces derniers, ce sont l’usage de chaudières anciennes et autres appareils à base d’énergies fossiles (fioul, gaz, voire charbon) et les gaspillages (manque d’isolation, veilles d’appareils) qui poussent les consommations et les émissions de CO2. Le séminaire, le 2ème organisé depuis novembre 2002, a également confirmé des mesures pour la protection des sites naturels. Il a dressé un bilan de la «stratégie nationale de développement durable» adoptée en juin 2003.

Source : Batiactu

Hitachi donne de la voix à un nouveau robot de compagnie

Avec ses petits yeux ronds Pal et Chum ressemblent légérement à Tintin ou des enfants sur roues qui entretienent des conversations vives et parcourent la pièce jusqu’à 6 KM/h. Pour Hitachi, le plus important conglomérat japonais de l’électronique, ils représentent la nouvelle génération de robots humanoïdes destinés à "jouer" un rôle social parmi une population vieillissante en mal de compagnie.

Le groupe japonais diversifié Hitachi a présenté mardi 15 mars à Tokyo un nouveau robot de compagnie capable de se balader aux côtés de son maître et d’entretenir une conversation tout en transportant des objets. Baptisé du nom de EMIEW (Excellente Mobility and Interactive Existence as Workmate –compagnon de vie interactif), ce robot monté sur deux roues peut se déplacer à la vitesse maximale de 6 km/h. A comparer au déjà célèbre Asimo de Honda Motor, qui se déplace jusqu’à 3 km/h ou au Papero de NEC destiné aux jeux familiaux.

Doté de deux bras, de la vue, de l’ouïe et de la parole, EMIEW sait reconnaître les humains, comprendre ce qu’ils disent, les regarder droit dans les yeux et leur répondre à une distance d’environ un mètre, selon Hitachi. Il est également capable de transporter des objets. Ses différents capteurs lui permettent en outre d’éviter les obstacles lors de ses déplacements. EMIEW, dont le visage rappelle un Tintin stylisé, est équipé d’un total de 19 moteurs pour ses différentes articulations et degrés de mobilité. Il mesure 1,3 m de haut et pèse 70 kilos.

Ce nouvel exemplaire du peuple robotique japonais rejoindra ses nombreux congénères à vocation d’assistance aux personnes seules et/ou âgées lors de l’Exposition universelle d’Aichi qui se déroulera du 25 mars au 25 septembre près de Nagoya (centre du Japon). Le développement des robots d’assistance est considéré par les industriels et les pouvoirs publics japonais comme une priorité, non seulement pour l’avancée technologique du pays mais aussi pour faire face au vieillissement de la population et aux besoins d’aide à domicile allant de pair. Hitachi développe des robots en tous genres depuis 1963. NEC, Mitsubishi Heavy Industries, Sony, Toyota ou encore Honda sont également très actifs dans ce domaine.