Zarlink dévoile une puce pour surveiller à distance les patients

Zarlink Semiconductor dévoile une puce destinée aux implants intégrés dans le corps humain et qui devrait permettre aux médecins de surveiller à distance les patients équipés d’un stimulateur cardiaque ou de contrôler la dose d’insuline des diabétiques. Cette puce est la première au monde spécifiquement conçue pour ce type d’appareils permettant de communiquer sans fil des informations au personnel médical, via une borne radio située dans un rayon de deux mètres et elle-même reliée à internet, affirme le groupe de semi-conducteurs canadien.

"Notre puce, qui transmet des informations environ dix fois plus vite que les produits concurrents, tout en consommant 20% d’énergie en moins, ouvre la voie à d’autres systèmes corporels embarqués", explique-t-il. Quand la puce ne transmet pas, ni ne reçoit d’informations, elle se met en sommeil. Cette gestion de l’énergie permet ainsi aux fabricants d’accroître l’autonomie de leur produit. La technologie peut équiper des stimulateurs cardiaques mais peut aussi permettre de contrôler sans fil et à distance l’insuline des personnes atteintes de diabète, ou encore stimuler des muscles. Si un problème est décelé, le stimulateur peut être ajusté depuis l’hôpital, toujours à distance et sans intervention physique, grâce à la liaison sans-fil.

Source : Susan Taylor, Agence Reuters

EDF pousse les feux, la Chine craint la pénurie d’énergie et Nicolas HULOT lance le Défi pour la Ter

EdF va investir quelque 320 millions d’euros afin d’augmenter ses capacités de production annonce l’Usine Nouvelle pour faire face aux pics de consommation en évitant les coupures d’électricité. Pendant ce temps, la Chine manque aussi d’électricité. Les autorités chinoises craignent des pénuries cet été rien qu’avec la mise en route des climatiseurs. Le pays pourrait manquer de 25 à 30 gigawatts selon les experts.

La Chine, second producteur mondial d’électricité derrière les Etats-Unis, produit 440 gigawatts par an et met encore en service cette année 35 gigawatts supplémentaires. Mêmes tensions de pénurie sur le charbon. C’est sur ces réalités qui confirment les prévisions des experts sur le doublement des besoins en énergie d’ici 2010 à l’échelon mondial que Nicolas HULOT vient de présenter le Défi pour la Terre dont l’objectif avec le soutien de la Fondation Nicolas HULOT (FNH) et de l’ADEME est de mobiliser chacun d’entre nous à travers 10 gestes citoyens capables de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Belle ambition que nous explique ici Nicolas HULOT.
- Le Défi pour la Terre. Qu’est-ce que c’est ?
-NH: : Le Défi pour la Terre est une opération de mobilisation. Chacun a là une occasion d’apporter sa contribution à ce combat magnifique qu’est le combat écologique. Le Défi pour la Terre donnera réponse aux questions du type que puis-je faire pour l’environnement ? Grâce notamment à un Petit Livre Vert pour la Terre que nous allons diffuser à plusieurs millions d’exemplaires avec le soutien de nos partenaires : vous y trouverez des gestes à faire au quotidien, chez vous, dans les transports, au bureau, pendant vos loisirs… pour réduire votre impact énergétique et écologique sur la planète. C’est ça le Défi pour la Terre, donner l’exemple, créer une dynamique en espérant que les autres suivront. Chacun pourra consulter ces gestes et choisir de s’engager précisément sur certains d’entre eux via le site Internet du Défi : defipourlaterre.org  

- Une action individuelle n’est-elle pas dérisoire?
NH: Le message que nous voulons faire passer dans le Défi pour la Terre, c’est que rien n’est dérisoire. Nous avons tous une responsabilité, dans un sens ou dans l’autre : la somme des comportements individuels négatifs peut avoir un impact aussi catastrophique qu’une pollution industrielle par exemple. A l’inverse, la somme des comportements de citoyens ou de consommateurs respectueux, raisonnés et raisonnables, peut encore une fois incliner une logique dans un sens évidemment beaucoup plus rationnel et beaucoup plus respectueux pour l’environnement. Avec le Défi pour la Terre, nous allons tenter de quantifier nos engagements et vos engagements, il y aura un compteur qui sera visible sur le site Internet, que l’on pourra voir aussi lors des bulletins météo de TF1. Et puis avec l’ADEME nous allons essayer de quantifier ce que ça représentera en termes de volume d’émissions de gaz à effet de serre, quelle quantité de gaz à effet de serre nous aurons ainsi économisée"".

Le rapport de l’ONERC sur le climat en France

Le changement climatique aura ""des conséquences colossales"" en France et les pouvoirs publics doivent dès maintenant les anticiper et élaborer une stratégie pour les atténuer, estime un rapport d’experts gouvernementaux publié vendredi 24 juin à Paris. Cette annonce arrive précisément à une période où le mercure atteint déjà les 30° à midi dans la plupart des régions de france et à laquelle la France se révéle peu préparée malgré la canicule de 2003.

L’ONERC, en présentant le rapport à la presse, constate qu’en l’absence de mesures réelles d’adaptation, la France n’est pas à l’abri de nouvelles catastrophes"". L’Observatoire préconise un ""fonds spécifique pour financer les actions d’adaptation au changement climatique en France et propose 90 indicateurs pour suivre localement les impacts (eau, énergie, habitat, transports, santé, agriculture, biodiversité). L’impact du changement climatique sera beaucoup plus prononcé en Europe et notamment en France que dans d’autres pays développés, relève l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) dans son premier rapport depuis sa création en 2002. Il se traduira par une hausse moyenne du thermomètre au XXIème siècle ""de 2 à 4 degrés en hiver et de 4 à 7 degrés en été"" en France contre 3 degrés à l’échelle mondiale, selon un scénario fondé sur un bon doublement des concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère (850 parties par million en 2100 contre 380 ppm actuellement).

Aucun scénario ""ne prévoit un adoucissement des conditions météorologiques ou climatiques"" pour la France.

Le réchauffement aura des ""conséquences sociales, économiques, sanitaires et environnementales colossales"", poursuit l’ONERC. Il sera ""porteur d’éléments de déstabilisation de l’économie comme de changements profonds sur les modes de vie des Français"". ""Les simulations prévoient en France une aggravation générale des événements extrêmes de grande échelle"" (canicules, inondations et sécheresses, d’une durée relativement longue et affectant une superficie importante). Elles ""demeurent plus incertaines"" pour les ""événements extrêmes de courte durée et de forte intensité"" (tempêtes, orages sévères, cyclones tropicaux). Le gouvernement doit finaliser le plus vite possible la stratégie nationale d’adaptation aux conséquences du changement climatique qu’il a prévue dans son Plan climat 2004, a observé le sénateur Paul Vergès, qui préside l’ONERC, en présentant le rapport à la presse. ""Force est de constater qu’en l’absence de mesures réelles d’adaptation, la France n’est pas à l’abri de nouvelles catastrophes"", a-t-il averti. L’Observatoire préconise un ""fonds spécifique pour financer les actions d’adaptation au changement climatique en France"".
Il propose 90 indicateurs pour suivre localement les impacts (eau, énergie, habitat, transports, santé, agriculture, biodiversité). Des ""scénarios climatiques régionaux de référence"" devront être établis pour permettre aux décideurs ""à tous les niveaux"" d’anticiper le réchauffement dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire. ""Le changement climatique doit être pris en compte dès aujourd’hui"" dans les documents de planification et donc dans la conception des bâtiments et des infrastructures. Les ""systèmes très sophistiqués"", ""extrêmement sensibles aux variations du climat ainsi qu’aux événements extrêmes"", devront être inclus ""dans l’évaluation systématique de la vulnérabilité"", souligne l’ONERC, dans une allusion aux centrales (thermiques et nucléaires) et aux TGV. Des actions de formation devront être engagées, notamment en direction des collectivités. Chaque ministère devra développer ""une expertise et des ressources"" pour faciliter la prise en compte de l’effet de serre dans chaque décision gouvernementale. Enfin tout événement météorologique extrême devra faire l’objet d’une ""évaluation systématique des dommages"". L’Observatoire promet de son côté de se pencher dans ses prochains rapports sur ""les impacts secteur par secteur"" et ""région par région"". ""L’attentisme, martèle-t-il, aurait un coût autrement plus onéreux que la mobilisation des moyens nécessaires"" à l’adaptation. Le courage politique est d’actualité, sera-t-il suffisant ?

TÉLÉPHONIE

L’énorme succès de Skype, logiciel gratuit de téléphonie gratuite sur Internet (VoIP), téléchargé par plus de 24 millions d’internautes, ne se dément pas. Ils sont quotidiennement 140.000 nouveaux internautes dont beaucoup d’entreprises à utiliser l’application de téléphonie sur Internet. Rappelons que Skype, créé par les fondateurs de Kazaa, permet de téléphoner gratuitement en mode P2P de PC à PC. Il suffit pour cela que les deux correspondants possèdent le logiciel et un casque.
Désormais Skype associe la vidéo au service Skype de téléphonie gratuite sur IP, c’est déjà possible à l’aide d’un plug-in tiers. Mais le résultat est loin d’être convaincant ! Il est à souhaiter que l’éditeur fera mieux en intégrant un module vidéo dans son logiciel. On le saura bientôt, avec une première version en beta test qui sera proposée fin août. Présentée en juin lors d’une conférence à San Francisco, la démonstration de la solution avait retenu l’attention, mais il faudra la valider dans un contexte d’usage réel. La vidéo Skype s’appuie sur les codec VP6 et VP7 de On 2 Technologies, et suit ainsi les choix de Macromedia pour l’intégration de vidéos sur Flash, ou d’AOL pour certains services de vidéo en ligne. Et bien sûr sur la présence d’une webcam. Une inconnue demeure cependant… Le service sera-t-il gratuit ou payant ? Après le succès mondial de la téléphonie sur IP gratuite (moyennant l’accès à une connexion Internet), Skype, qui compte des dizaines de millions d’abonnés, doit trouver un nouveau souffle économique rémunérateur.
Réponse à la fin de l’année, avec la version finale de Skype pour la vidéo. En avril , Skype lançait Skype-In, la VoIP sans ordinateur. Deux nouveaux services dans son offre payante permettant aux utilisateurs de recevoir des appels provenant de téléphones fixes et mobiles. Mais avec 735.000 clients à ses services payants (lorsqu’un utilisateur Skype appelle un poste fixe), le modèle économique de Skype a besoin de se confirmer.

HF Company achète LEA pour construire la «maison digitale pour tous»

HF Company, entreprise d’Indre-et-Loire spécialisée dans la fabrication d’appareils électroniques dédiés à la grande distribution (récepteurs TNT, accessoires GSM, connectique multimédia…), a annoncé l’acquisition de LEA Company. LEA est une société rennaise, numéro un mondial des filtres ADSL et acteur incontournable de la technologie CPL.

La technologie de transmission de l’information sur les lignes électriques des CPL utilise les réseaux publics de distribution d’électricité pour véhiculer des signaux de communications électroniques à haute fréquence. Le réseau électrique constituant un environnement électromagnétique très sévère, des techniques de traitement de signal sophistiquées sont nécessaires pour assurer un transport fiable des données.

Après un engouement prématuré à la fin des années 90, il semble que cette technologie ait atteint aujourd’hui un degré de maturité tel que son utilisation dans le secteur des télécommunications puisse être sérieusement envisagée à une échelle industrielle. Cette technologie a deux principales applications :
• des réseaux locaux privés ou « CPL indoor » où il s’agit de connecter des micro-ordinateurs localement en utilisant l’installation électrique d’une habitation privée ou d’une entreprise .
• des réseaux d’accès de communications électroniques (ou boucle locale) où le réseau électrique est utilisé pour relier l’infrastructure d’opérateurs de communications électroniques à leurs abonnés. Les règles classiques de compatibilité électromagnétique qui s’appliquent aux « CPL indoor » sont peu contraignantes.

Ces réseaux suscitent donc peu de problèmes de nature réglementaire, à l’exception de certains points liés à la normalisation Les réseaux publics de distribution d’électricité situés en aval du réseau de transport national (géré par RTE) alimentent l’ensemble des abonnés en électricité et constituent, avec la paire téléphonique de France Telecom, la seule infrastructure filaire pénétrant dans la quasi-totalité des foyers et des entreprises. Les réseaux publics de distribution et de transport d’électricité ont été conçus pour transporter un courant électrique de fréquence 50 Hz.

Ces réseaux, constitués de câbles électriques conducteurs, peuvent également transporter des signaux de communications électroniques à des fréquences plus élevées (entre 1MHz et 30 MHz). Les réseaux publics de distribution et de transport d’électricité sont mal adaptés pour transporter cette gamme de fréquences, principalement pour les raisons suivantes : Cette acquisition offre à HF l’opportunité d’investir le terrain du haut débit et de l’accès Internet. Ainsi, la société contrôlera l’ensemble des signaux numériques à l’intérieur d’une habitation : données, images, voix (VDI) …

La convergence de ces flux s’inscrit dans le projet «maison digitale pour tous 2010». Le groupe prépare un modem ADSL/CPL et prévoit le lancement de son offre quintuple play : au «triple play» classique viendront se greffer le confort et la sécurité. Le montant de la transaction est de 51 M€, dont 15 M€ en numéraire.

Publié sur www.reseaux-telecoms.com  par V.D