SALON POLLUTEC

A l’occasion du Salon POLLUTEC (à Lyon du 28 au 2 décembre) le fabricant hollandais Set présente une éolienne pour habitation individuelle qui prépare désormais chacun à l’autonomie énergétique.

Bien connue pour son déploiement en parcs, l’énergie éolienne n’a pas encore investi les zones urbaines et l’habitat individuel du fait à la fois du manque de place mais aussi des contraintes de bruit. La société hollandaise Set innove donc en proposant une éolienne très discrète pouvant s’utiliser sur des maisons d’habitation individuelles. De la forme d’une double hélice, cette éolienne est opérationnelle sur une très grande plage de temps, dès un vent de 1 à 3 m/s jusqu’à 60 m/s. Il en ressort une augmentation de 50 % de la production électrique en comparaison avec les pâles traditionnelles. Set revendique aussi l’absence de bruit et de nuisance pour les oiseaux.  

Informations exposant : Set   -  Stand : V 78
Téléphone : 00 31 492 525 008.
Site Internet :
http://www.set.nl

DÉMO VIDÉO SUR LA HQE

Cliquez sur le lien pour activer le reportage vidéo de 3’30 » (Edition EDF du 17/11/2005)

[->http://www.edf.fr/html/tvmag_flash/tvmag_alone.php?tvmag=20051117_2]

Sagem et STMicroelectronics lancent les premiers décodeurs MPEG4

Une nouvelle essentielle pour les clients de la TNT qui souhaitent “passer directement” en TVHD, haute-définition avec le bonus d’un choix plus élargie de chaines TV. Le fabricant français d’électronique grand public, SAGEM, estime qu’au moins 100 000 décodeurs devraient être livrés d’ici la fin 2005, incluant deux modèles pour la télévision en définition standard. Basés sur le circuit de décodage MPEG4, le STB7100 de ST (Photo), permet aux opérateurs d’offrir encore plus de chaînes TV numériques.

Sagem Communication (Groupe SAFRAN) et STMicroelectronics annoncent la disponibilité immédiate des premiers décodeurs MPEG4 au monde utilisant un circuit de décodage en une seule puce. La nouvelle gamme de décodeurs SAGEM est basée sur le STB7100, un nouveau circuit MPEG4 fourni par ST et conçu pour la Télévision Haute Définition (TVHD). Comparée à la technologie de compression vidéo MPEG2, standard actuel du marché, l’utilisation du MPEG4 permettra aux diffuseurs et opérateurs de télévision, sur leur réseau existant de diffusion, d’offrir à leurs clients l’accès à la TVHD et/ou un plus grand nombre de chaînes TV. Les deux premiers modèles disponibles seront pour la Télévision en Définition Standard (TVSD) :

- SAGEM ITD 80 : pour la TNT (Télévision Numérique Terrestre) payante et gratuite, sélectionné par CANAL+
- SAGEM ITAD80 : pour la TV sur ADSL et pour la TNT gratuite, déjà sélectionné par plusieurs opérateurs.

Parés pour Noël !

Avant la fin de l’année, SAGEM étendra sa gamme de décodeurs MPEG4, tous basés sur le STB7100, avec des modèles HDTV conçus pour tous les types de diffusion : satellite, câble, hertzien et ADSL. Au moins 100 000 décodeurs devraient être livrés d’ici la fin 2005, confirmant SAGEM et ST en tant que fournisseurs leaders de solutions de décodage MPEG4 pour tous types de diffusion, à la fois pour la TVSD et la TVHD. « Nous sommes fiers d’annoncer aujourd’hui la nouvelle gamme de décodeurs MPEG4 SAGEM intégrant le circuit de décodage MPEG4 de ST », déclare Grégoire Olivier, PDG de Sagem Communication. « Cette gamme de décodeurs permet à SAGEM de proposer des produits de nouvelle génération, conçus pour répondre au mieux aux exigences des opérateurs dans le monde entier en termes de fiabilité et de coûts, et qui offrent aux utilisateurs finaux le meilleur de la technologie pour la télévision de demain ».

Réalisé en technologie de fabrication 90 nm de ST, le STB7100 intègre toutes les principales fonctions d’un décodeur sur un seul circuit, dont un processeur de haute performance, le décodage vidéo et une large gamme de périphériques. « Nous sommes ravis que SAGEM ait sélectionné le circuit STB7100 pour sa nouvelle gamme de décodeurs MPEG4. Nous sommes sûrs que ce sera une plate-forme à succès. », déclare Carlo Bozotti, le président et CEO de STMicroelectronics. « La solution de décodage MPEG4 en un seul circuit permet à ST d’étendre au marché MPEG4 en pleine croissance son statut de premier fournisseur de circuits pour les décodeurs. » SAGEM a commercialisé ses premiers décodeurs, analogiques à contrôle d’accès numérique, en 1989, et a lancé ses premiers modèles numériques en 1996. Aujourd’hui, la société se positionne en tant que premier fournisseur européen de décodeurs pour la TNT et la TV sur ADSL, grâce à une large gamme de produits, du décodeur entrée de gamme aux fonctionnalités basiques (également appelés « zapper »), jusqu’aux récepteurs/enregistreurs numériques à double tuner avec disque dur intégré (PVR). ST a introduit les premiers circuits de décodage MPEG2 du monde au milieu des années 90. Ces circuits ont contribué à la croissance très rapide du marché des décodeurs. Résultat de ce succès, les plates-formes ST pour décodeurs détiennent aujourd’hui plus de 70 % (du marché mondial.

STMicroelectronics : http://www.st.com/stonline/press/news/year2005/t1736c.htm

La Conférence des Nations Unies sur le climat

Les niveaux de gaz carbonique, le principal coupable du réchauffement de l’atmosphère, sont actuellement 27% plus élevés qu’à n’importe quel moment au cours des 650.000 dernières années, a déterminé une équipe de chercheurs internationaux dans une étude publiée jeudi 24.

Cette étude, qui repose sur l’analyse de carottes de glace extraites des zones les plus hostiles de l’Antarctique, semble démontrer le rôle majeur de l’homme dans les récentes modifications du climat de la planète, objet de la conférence internationale qui s’ouvre lundi 28.11 à Montréal (Canada). Un groupe de scientifiques européens, dont des équipes du CEA et du CNRS français, a effectué sur le site de Dome Concordia (Dome C), dans l’est du continent blanc, le forage sur glace le plus profond jamais réalisé jusqu’ici. Mené dans des conditions extrêmes, au milieu des blizzards et par des températures moyennes de l’ordre de -54°C, ce forage a permis de ramener à la surface des carottes de glace produite par l’accumulation de neige tombée il y a quelque 650.000 ans, bien avant l’apparition de l’homme moderne.

L’analyse du gaz carbonique piégé dans ces carottes de 10 centimètres d’épaisseur n’a pas permis de retrouver des concentrations de C02 dans l’atmosphère comparables à celles d’aujourd’hui (380 ppm). Les niveaux de gaz carbonique dans l’atmosphère ont commencé à s’accroître avec la révolution industrielle, avec l’utilisation à grande échelle du charbon comme source d’énergie. Au cours des dernières décennies, le rythme s’est accéléré avec l’industrialisation de nombreux pays et la multiplication des automobiles. Avant les débuts de l’industrie, la concentration de CO2 ne dépassait pas 278 ppm. Ses niveaux d’aujourd’hui sont supérieurs de 27% à leur niveau le plus haut des 650.000 dernières années, selon l’étude publiée dans le magazine scientifique américain Science. Les forages effectués au Dome C par les scientifiques des 10 pays européens participant au projet EPICA (""European Project for Ice Coring in Antarctica""), a permis de battre de 210.000 ans le précédent record, qui était jusqu’alors détenu par un autre forage antarctique, à Vostok. ""Nous avons ajouté un autre élément d’information montrant que les périodes pendant lesquelles les hommes ont changé la composition de l’atmosphère sont extrêmement courtes au regard des cycles naturels du système climatique"", a commenté l’auteur principal de l’étude, Thomas Stocker, de l’Institut de Physique de l’Université de Berne (Suisse).

La suite de l’article en anglais sur BBC News: http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/4467420.stm

SOMMET DE L’INTERNET

Ce n’est pas tous les jours qu’une capitale africaine accueille chefs d’Etat ou de gouvernements, patrons de multinationales et journalistes. Et pas pour parler de la dette du tiers monde, ou du sous-développement, mais pour débattre des technologies de l’information, ce formidable levier de croissance capable de les propulser directement dans le XXI ème siècle, sans passer par la case révolution industrielle. L’enjeu est énorme, et le président Ben Ali sait qu’il n’a pas le droit de rater ce rendez vous. Reportage à Tunis de T. Dussard, envoyé spécial du quotidien Le Télégramme

Deux dossiers chauds se trouvaient sur la table, au sommet de Tunis sur la société de l’information, ce que l’on appelle aussi la civilisation numérique. Le premier, sur le bon fonctionnement du Web, s’est résolu par un accord conclu juste avant l’ouverture du sommet. Le second, qui portait sur le fossé technologique entre les nations, n’est évidemment pas près d’être comblé, même si les 25 000 participants ont pu avoir le sentiment de progresser. 27 milliards de messages sont échangés par jour sur le net, que cela soit des mails envoyés ou des adresses consultés, et cette masse de communications suscite appétit et convoitises. Car le système s’est développé en toute liberté, sans gendarme mondial. Il n’existe en effet qu’un organisme d’enregistrement des noms de domaine installé aux Etats-Unis, l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Une quarantaine de personnes y travaillent au soleil de la Californie, « de ma fenêtre, j’ai la vue sur un Mc Do et une station d’essence », confie John Crain, l’Anglais qui supervise toute la technique. Une dizaine d’autres sont installées à Bruxelles.
Le patron de l’Icann, Paul Twoney, 44 ans, est australien. Chemise blanche, cravate rouge, et cheveux courts, il a l’air d’un businessman tranquille, mais beaucoup de gens voulaient lui piquer son job cette semaine. L’Union internationale des communications (UIT), tout d’abord, qui gère les téléphones du monde entier, fixes ou mobiles. Un organisme satellite de l’ONU, avec 800 personnes et un budget de 227 M de dollars, qui aurait bien aimé installer ses guérites sur les autoroutes de l’information. « C’est sûr, nos 15 M de dollars ne pèsent pas lourd à côté, mais nous avons pour nous l’efficacité », rigole Paul Twoney. Et malgré un lobbying intense, le japonais Utsumi, président de l’UIT, n’a pas réussi à dompter le dragon de l’internet.

Un programme annuel de formation de 15 M$, pour initier à l’informatique, et connecter les villages isolés,

Dans sa bataille pour l’indépendance de l’internet, l’Icann a aussi un second adversaire, une coalition hétéroclite de gouvernements, avec la Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Venezuela, le Brésil, et Cuba. Que des « amis » des Etats-Unis, à qui ils reprochent de garder la main mise sur le net, alors que l’essentiel des communications en ligne se font maintenant en dehors du territoire américain. Vu le faible degré de démocratie que l’on trouve dans ces pays, l’Union européenne est venue ajouter sa voix à celle des USA pour maintenir le statu quo. « Nous voulons éviter toute politisation de l’internet, et nous n’assurons que la coordination technique, affirme Paul Twoney, sans contrôler les contenus ». Après avoir donc décidé de ne rien changer à la gouvernance de l’Internet, il restait donc à tenter de réduire la fracture numérique entre Nord et Sud : 76% des Français ont un téléphone mobile, contre 32% des Tunisiens, et seulement 20% des Algériens. L’écart est encore plus grand pour l’internet, alors que celui-ci représente un moyen d’éducation formidable. Un marché gigantesque aussi, de 800 millions d’analphabètes, et les entreprises ont compris tout l’intérêt qu’elles pouvaient y trouver. « Nous avons un programme annuel de formation de 15 M de dollars, pour initier à l’informatique, et connecter les villages isolés, souligne Yvon Le Roux, vice-président pour l’Europe et les marchés émergents de Cisco, géant mondial des réseaux. Le gouvernement français apporte pour sa part 2 M d’euros par an à l’Appui au désenclavement numérique (Aden). Quant à la Tunisie, elle a lancé un programme d’achat à crédit d’un ordinateur familial pour 435 euros, et ouvert la technopole d’El Ghazala.
Ce sont quelques unes des initiatives prises avant cette grand messe technologique, dont Tunis attend encore plus de retombées. Car les 100 000 étudiants qui sortent chaque année de ses universités, ont besoin d’emplois. Faute de quoi, ils iraient s’expatrier, peut-être en France, et sans doute grossir le mécontentement qui soulève les banlieues. Toute l’Afrique subsaharienne est confrontée au même dilemme, et c’était en arrière-plan l’un des enjeux de ce sommet mondial.

Le site du quotidien Le Télégramme: http://www.letelegramme.com