VIDÉO À LA DEMANDE (VOD)

Après avoir développé leurs accès ADSL pour offrir toujours plus de débit à leurs abonnés, après la bataille de la téléphonie gratuite et illimitée, le nouveau cheval de bataille des FAI est la télévision avec la vidéo à la demande.  France Telecom prépare la création de son propre bouquet de chaînes incluant la TNT tandis que Free annonce un catalogue de 700 films et le câblo-opérateurs , NOOS, un accord avec Vodeo.fr . Pas besoin d’attendre 2046 pour découvrir la révolution de la Nouvelle Télévision propulsé par l’attraction de la TV sur internet et l’arrivée en 2006 de la TVHD

L’industrie de la télévision en France est en plein bouleversement. Après l’arrivée de la télévision numérique terrestre (TNT) et l’ offre de vidéo à la demande (VOD), avec plus de 700 films proposés, directement accessibles sur le téléviseur, c’est ,dernière nouveauté, Free de se lancer avec une offre multidimensionnelle. La Freebox est devenue multiposte laissant la possibilité de recevoir et enregistrer les différentes chaînes sur son moniteur tout en utilisant son téléviseur pour en regarder une autre. Les autres FAI contre-attaquent, Alice va développer son bouquet tandis que Club-internet et AOL se préparent à créer un service de télévision dès le début 2006. Assurément, c’est sur l’offre de contenus TV que se jouera la concurrence des FAI ces prochaines années alors qu’une nouvelle génération de téléviseurs haute-définition (TVHD) va commencer à pénétrer le marché dès 2006, la baisse des prix progressant.

Le kiosque Vodeo.tv signe avec Noos

Tandis que Free accueille CanalPlay, le câblo-opérateur Noos annonce de son côté un partenariat avec le kiosque de téléchargement Vodeo.tv .La vidéo à la demande semble être la nouvelle priorité des fournisseurs d’accès. Quelques jours après l’accord entre Free et CanalPlay, c’est au tour du câblo-opérateur Noos d’annoncer un partenariat avec Vodeo.tv.
Contrairement à CanalPlay, Vodeo.tv ne propose pas de films mais une sélection de 1200 programmes vidéo, majoritairement des documentaires, disponibles en streaming (5 €) ou en téléchargement (7 €).

Reste à savoir si ce partenariat permettra à Noos, qui avait déjà innové dans le téléchargement de jeux grâce à un partenariat avec Metaboli, permettra à l’opérateur de séduire de nouveaux clients. Pionnier du haut débit avec CyberCable dès 1996, l’opérateur ne compte pour le moment que 250.000 abonnés. Selon le dernier observatoire de l’ARCEP, le câble ne compte que 500.000 abonnés internet en France contre près de 8 millions pour l’ADSL.
Jérôme Bouteiller pour NetEconomie

V.O.D. : Les films seront sur internet 33 semaines après leur sortie en salle L’industrie du cinéma est parvenue à un nouvel accord selon lequel les films seront disponible en vidéo à la demande 33 semaines après leur sortie en salle
Après la musique, c’est au tour du cinéma de prendre en compte la montée en puissance de l’internet. Réunis sous l’égide du Ministère de la culture, les industriels du cinéma, de la télévision et les principales sociétés de gestion collective sont parvenus à un accord réduisant le délai d’exploitation d’un film en vidéo à la demande. Jusqu’à présent, il fallait attendre 6 mois après la sortie en salle pour commercialiser un DVD, 9 mois (environ 38 semaines) pour une exploitation en VOD ou en videoclub et 1 an pour sa diffusion sur une chaîne premium. Avec le nouvel accord, l’exploitation en VOD passe à 33 semaines, permettant aux exploitant de gagner plus d’un mois dans cette fameuse ""chronologie des médias"".
En échange, les fournisseurs d’accès se sont engagés à verser une part de leur chiffre d’affaires, évaluée de 3.5% à 8% en fonction du chiffre d’affaires généré par la VOD, pour financer l’industrie du cinéma. Jusqu’à présent limité aux chaînes premium ou aux bouquets de télévision par satellite, ce type d’accords de financement démontre en tout cas le rôle clef que prennent les opérateurs dans l’industrie des médias.( 21/12/2005, NetEconomie.com)

Lire les conclusions de l’IDATE 2005 sur la Télévision d’ici 2015: http://www.domoclick.com/site/html/general.php?l=fr&article=115,90,331
NetEconomie.com :
http://www.neteconomie.com

PEOPLE 2005

Tandis que l’hebdomadaire Le Point célébre cette semaine de Noël les gloires passées Françaises avec LE SIÈCLE DE LOUIS XIV, sous le titre ""Quand la France dominait le monde"" avec le siècle de Molière, Corneille, Racine, Colbert, Vauban, La Fontaine, Pascal, Le Nôtre, Madame de Sévigné…, le quotidien européen , Financial Time, retient les deux fondateurs de Google comme l’Homme de l’année 2005. Sergey Brin et Larry Page, 32 ans tous les deux, ont été désignés hommes de l’année par le Financial Times pour l’impact que le moteur de recherche, créé il y a 7 ans, a eu sur les internautes, a annoncé ce vendredi 23 le quotidien économique britannique.

Le journal relève également la valeur croissante de Google sur le marché des des actions où la compagnie est vaut maintenant 130 milliards de dollars (109,5 milliards d’euros) ce qui la place au même niveau qu’IBM et juste derrière Microsoft et Intel. Selon le FT, les autres candidats au titre d’homme de l’année était le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi et le président ukrainien Victor Iouchtchenko.

VOTER pour l’homme ou la femme de l’année 2005 Sur le site Financial Times:
http://news.ft.com/cms/24fd0a56-72fc-11da-8b42-0000779e2340
Sur le site de TIME magazine: http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1142278,00]
Le Point:
http://www.lepoint.fr

SALON INTERCLIMA+elec

Le maintien à domicile, lorsque l’âge viendra : un véritable défi pour les générations actuelles et futures. Si l’espérance de vie augmente, les risques de défaillances dues aux ans également : vision, ouïe, mobilité, solitude, parole,… Parallèlement, les capacités d’accueil des maisons de retraite médicalisées et hôpitaux n’auront pas suivi. Quand bien même existeraient elles, la volonté de rester chez soi demeure très forte.
Heureusement, grâce aux techniques actuelles, il existe des solutions pour garantir confort, sécurité et autonomie :
• la maison prédisposée pour pouvoir évoluer, au cours des temps,
• des équipements «intelligents» permettant de faire face à ces vicissitudes, et les services associés,
• et enfin, des aides, car il y en a.Ce qui paraissait des éléments de confort hier, s’avère être aujourd’hui les clés d’un maintien à domicile dans des conditions saines et sûres.

PROGRAMME:
15 h 3015 h 30 Accueil par Dominique MALLET / ADDI Les problèmes rencontrés Michel MAZEIRAT, gérontologue Les réponses des industriels Olivier COTTET / SCHNEIDER ELECTRIC Dominique ROUSSEL / LEGRAND Pierre VEJUX / ATRAL –HAGER UneUnevision prospective Mireille JANDON / CSTB Les aides existantes Marie ROZAT / ANAH 16 h 5016 h 50 Conclusions par Dominique MALLET et Dominique ROUSSEL (ADDI)

Pour participer , télécharger le bon de réservation à retourner avant le 12 janvier 2006: http://www.cstb.fr/webdiff/communication/accessibilite.pdf

Tous renseignements : ADDI – Tél. : 01 44 05 84 21 -Fax : 01 44 05 84 23 Email : addi@wanadoo.fr

SALON INTERCLIMA du 17 au 20 janvier 2006: http://www.interclimaelec.com

Les Journées IDATE 2005

Que faut-il retenir des Journées de l’IDATE 2005 où plus de 1200 personnes de plus de 30 pays ont participé aux trois jours de la conférence de l’IDATE à Montpellier fin novembre ? . Encore plus que les années précédentes, ces journées sont apparues comme Le lieu où faire le point et projeter les perspectives les plus annonciatrices de changements et d’innovations. En particulier sur les débats qui animent les secteurs de la télévision, de l’internet et des télécoms. Voici quelques points récurrents dans les multiples séminaires et nombreuses sessions.

• Si le Triple Play sur haut débit et la TV sur mobile occupent le devant de la scène, les relations un peu contraintes entre telcos et groupes de TV se tendent quand on aborde la notion de distribution. Les telcos n’ont pas l’intention d’acheter des studios mais ils peuvent s’intéresser à la composition de bouquets de chaînes, à l’achat direct de programme pour leur service de VoD, …

• La VoD semble enfin vraiment à l’ordre du jour mais personne ne parie sur la disparition rapide des chaînes : les enquêtes montrent que les consommateurs continuent de vouloir accéder à leurs chaînes et, dans ces conditions, les nouveaux supports créent des occasions supplémentaires de les regarder …

• Néanmoins, le séminaire « TV 2015 », organisé avec le Media Club et conçu sur la base d’une récente étude prospective de l’IDATE, identifie dès à présent les éléments de transformation du secteur qu’ils tiennent dans la montée en puissance de l’Internet, l’évolution de usages télévisuel ou encore l’attitude des annonceurs face à la perte d’efficacité relative du Média TV. Ce séminaire a par ailleurs permis de revenir sur le positionnement des nouveaux entrants dans le secteur, avec l’élargissement de la relation telcos-chaînes de TV ou les récentes initiatives des acteurs de l’Informatique (Microsoft, Google…) ou des grandes marques de l’Internet dans le domaine de la TV ( AOL, Google pour ne citer qu’eux).

• La crainte réelle ou feinte que suscitent les telcos réside dans les free cash-flows substantiels qu’ils dégagent. Pour autant, nombre d’intervenants ont fait valoir que le dynamisme des opérateurs pour donner de la valeur à leurs accès était largement contraint. La vérité est que le marché des services télécoms connaît un ralentissement continu de sa croissance. Au mieux le fixe est à 0-1% de croissance tandis que le mobile, qui a été le moteur du secteur ces dix dernières années, s’essouffle : une récente étude de l’IDATE estime à +4% de croissance annuelle moyenne la progression des grands marchés européens d’ici 2010. Il serait logique dans ces conditions que le différentiel de consolidation de l’industrie, qui s’est installé de part et d’autre de l’Atlantique ces derniers mois, commence à se réduire même si l’on est encore assez loin d’un grand marché unique européen,…

• Enfin, à plusieurs reprises, le débat a porté sur la régulation des réseaux et les conditions d’investissement dans le très haut débit, situation qui peut se résumer en considérant qu’aux Etats-Unis le relâchement de la régulation des accès était lié au quasi duopole câble-telco (soit un contexte « 2.5 » avec un demi-point accordé au wireless), tandis que l’Europe, disposant d’un marché de l’accès à « 1.5 », devait supporter une régulation plus rigide. La question (et l’on en trouvera des formulations très construites dans le dernier numéro de Communication & Strategies, la revue de l’IDATE, « Dynamic solutions to policy failures ») est de savoir si l’on peut donner à une « régulation 1.5 » une souplesse et des incitations permettant d’aller vers une « concurrence 2.5 » …

• Le séminaire « The very High-speed challenge », organisé avec le concours du FTTH Coucil Europe, a permis de s’assurer de la maturité des technologies FTTx/VDSL aujourd’hui déployées notamment en Asie et aux USA. Plusieurs exemples de déploiement Très Haut Débit ont été présentés, permettant d’identifier les drivers et barrières associés à ces technologies. L’accent a été mis sur le rôle que peuvent jouer les acteurs publics : réseaux neutres, actions pour abaisser les frais de Génie Civil,…Le côté services attachés aux Très Haut Débit a été abordé notamment sous l’angle IPTV.

• Le séminaire « Le haut débit pour tous » a confirmé le rôle essentiel des collectivités locales dans l’aménagement numérique du territoire, avec un potentiel d’investissement dans les trois ans à venir de plus de 1,1 milliard d’euros et la principale source actuelle de la poursuite de l’extension géographique du dégroupage. Au delà de la mise en place de réseau de collecte sur leurs territoires, les collectivités locales se préoccupent désormais du raccordement et de la desserte interne très haut débit de leurs zones d’activités, et pour les plus dynamiques comme l’Agglomération de Pau, de la desserte FTTH des ménages.

• Le « 4ème Forum International du jeu vidéo » faisait le point sur la nouvelle donne pressentie dans le secteur pour les années à venir. Sur terminaux mobiles, les perspectives sont remarquables, tous les acteurs sont d’accords, néanmoins il est nécessaire de laisser du temps pour que la technologie se déploie, les usages se développent et les modèles économiques se confirment. Les consoles ""nextgen"" sont attendues entre novembre 2005 et la fin de l’année 2006. Les progrès du rendu sont d’ores et déjà spectaculaires sur la Xbox 360. Ils le seront également sur les machines concurrentes. Pour les éditeurs, ces nouvelles machines impliquent une prise de risque plus importante que par le passé. Les investissements pour le développement des jeux sont croissants, de même que ceux qui sont affectés au marketing ou à l’achat de licences. Pour les créateurs, les enjeux sont encore et toujours dans l’optimisation de la production tant au niveau technique qu en matière de gestion de projet. Leur activité est plus que jamais dépendante de l’éditeur. Les projets portés uniquement par un développeur indépendant sont amenés à disparaître si le modèle économique n’évolue pas vers une production où les risques sont partagés équitablement, comme les revenus. Les pouvoirs publics peuvent se donner les moyens de créer une dynamique autour du secteur des jeux vidéo. C’est ce que les autorités gouvernementales de la région du Québec ont entrepris en 1998. Elles ont mis en œuvre un programme de soutien à la création, qui consiste à prendre en charge 37.5% de la masse salariale des studios de développement. L’effet est instantané et aujourd’hui le Québec compte 3 000 emplois dans le secteur pour un investissement de 265 millions d’EUR depuis 1999. La concentration du secteur se poursuit et s’inscrit complètement dans la mondialisation des produits. Les groupes médias jusque-là plutôt discrets à l’égard du jeu vidéo, ont manifesté un intérêt pour un secteur qui peut permettre de mettre en œuvre une synergie de contenu.

• La première édition du séminaire ""Services mobiles : business modèles & stratégies"" organisé avec l’UMTS Forum a été l’occasion de présentations et d’échanges sur les nouveaux services mobiles et sur l’économie de la 3G. La télévision sur mobiles a fait l’objet d’un intérêt tout particulier à travers les services et expérimentations européens (streaming sur 3G et tests DVB-H) et américains (MediaFlo avec la première démonstration du système en Europe). L’accent a également été mis sur les cadres réglementaires et sur les enjeux liés au spectre hertzien, facteurs majeurs pour l’évolution du secteur des mobiles dans les 5 ans à venir.

L’IDATE en Français : http://www.idate.org

TÉL SUR INTERNET (Voix sur IP)

La voix sur IP n’est plus un phénomène anecdotique et cette nouvelle technologie semble en bonne voie pour s’imposer dans les moeurs. C’est ainsi que plus de 10 000 clients du téléphone fixe quittent France Télécom chaque semaine et 60% se disent prêts à quitter l’opérateur selon un récent sondage. Wengo, filiale de Neuf Cegetel, qui se revendique comme étant le moins cher des opérateurs de voix sur IP, annonce aujourd’hui une baisse de ses tarifs et proclame enregistrer plus de 4000 nouveaux comptes par jour grâce au succès de sa visiophonie !

Wengo propose de communiquer gratuitement par la voix de PC à PC, mais aussi et surtout de téléphoner depuis son ordinateur vers des lignes fixes ou mobiles, et prétend pour cela offrir la solution la plus avantageuse du marché. Alors que Skype connaît un succès grandissant (avec un objectif de 100 millions d’utilisateurs dans lemonde !) et que les grands acteurs de l’Internet se tournent, à l’instar de Microsoft ou de Yahoo! , vers la téléphonie sur IP, Wengo essaie de s’imposer sur un marché de plus en plus concurrentiel. Il revendiquait début décembre 60 000 utilisateurs dont près de 15 000 auraient souscrit aux formules payantes.

Arguments : un tarif unique de 0,01 euro vers les lignes fixes dans onze pays

Onze pays dont la France, les Etats-Unis, le Canada ou Singapour, des appels vers les mobiles facturés 0,15 euro à destination de pays comme l’Algérie, l’Australie ou le Royaume Uni, et des tarifs en baisse vers de nombreuses autres destinations. La filiale de Neuf Cegetel affirme enregistrer des ""records de téléchargements et de créations de compte"", et dépasser ""les 150 téléchargements à l’heure"", soit plus de 4000 créations de compte par jour, une progression due en partie à l’arrivée de la visiophonie sur Wengo ou à la mise en place d’une box, la ""Wenbox"". Face aux interfaces propriétaires de Skype ou d’autres acteurs, Wengo a fait le choix d’un logiciel Open Source compatible aussi bien avec un environnement PC qu’avec un Mac ou un ordinateur sous Linux, un ""gage de transparence et de sécurité pour les utilisateurs, qui peuvent de ce fait connaître le traitement appliqué à leurs échanges"".

Télécharger le logiciel libre WENGO (PC ou Mac): http://www.wengo.fr