REDUCTIONS D’IMPOTS: Fenêtres et chaudières à la baisse, les pompes à chaleur passent à -40%

Les députés ont diminué de 25 % à 15 % la réduction d’impôt proposée pour le renouvellement de fenêtres et de chaudières permettant des économies d’énergie. Mais ce qu’ils ont perdu là, ils l’ont accru sur d’autres équipements dont les pompes à chaleur géothermique (PAC) avec 40% d’économie d’impôts sur l’installation, sachant que l’acquisition de PAC bénéficiait déjà de 40% de crédit d’impôts. Le verdissement de la fiscalité immobilière est reporté à 2011 selon Les Echos du 14.12.2009. A confirmer dans la loi des Finances 2010 qui devrait subir de gros changements depuis l’annulation de la taxe carbone ce 30 décembre par le Conseil Constitutionnel. A suivre , dès parution par le ministère, sur Domoclick.com
    
 » Les ménages prévoyant de rénover leur résidence principale vont devoir refaire leurs comptes : à partir dde ce 1er janvier, la liste des travaux donnant droit à réduction d’impôt et les taux applicables à ces équipements vont être profondément modifiés pour cibler l’effort de l’Etat sur les projets nécessitant une vraie incitation financière, selon un amendement de Michel Bouvard (UMP) approuvé par les députés, dans le cadre du collectif budgétaire 2009. «  Nous devons systématiquement réviser les listes, sans quoi nous en venons à donner le bénéfice de ces crédits d’impôt à du matériel tout à fait banal  », a défendu Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, qui rappelle que ces travaux sont censés permettre d’économiser de l’énergie.

Principale surprise : le crédit d’impôt proposé pour le renouvellement de fenêtres et l’installation de chaudières à condensation va être ramené de 25 % à 15 %. C’est le type de travaux qui s’avèrent particulièrement coûteux pour l’Etat, alors qu’ils seraient engagés, y compris sans crédit d’impôt, par la plupart des ménages désireux de réduire leur facture énergétique. En contrepartie, les députés prévoient de subventionner les chauffe-eau thermodynamiques (25 % de réduction d’impôt) et l’installation de pompes à chaleur géothermiques (40 % de réduction d’impôt), dont le coût est bien souvent prohibitif. Le remplacement d’une chaudière à bois par une autre, plus performante, continuera d’être subventionné à 40 %.

Projets «  verts  » plus complexes

Ces modifications pourraient être financièrement neutres pour l’Etat, à condition que les ménages s’orientent vers des projets «  verts  » de plus en plus complexes. Mais à court terme, elles devraient rapporter de l’argent, les Français étant plus nombreux à remplacer leurs fenêtres qu’à installer des pompes à chaleur géothermiques. Le dispositif a coûté 2,8 milliards d’euros cette année, alors que le montant prévu était de 1,5 milliard d’euros. «  Cela signifie qu’il connaît une progression fulgurante, mais aussi qu’il est mal calibré  », a martelé Eric Woerth.

Les députés ont également reporté, au 1er janvier 2011, le verdissement de la fiscalité immobilière. Le gouvernement avait prévu que la déductibilité des intérêts d’emprunt et les avantages de l’investissement locatif (dispositif Scellier) soient réduits, dès le 1er janvier 2010, pour les logements fortement consommateurs d’énergie. Mais les promoteurs protestent depuis plusieurs semaines, au motif que les normes permettant de construire les «  bâtiments basse consommation  » (BBC) ne sont pas connues : elles ne le seront qu’au moment de l’examen du projet de loi Grenelle II, prévu au printemps 2010. Les députés proposent donc que les logements «  non verts  » disposent encore des mêmes avantages que les autres (réduction d’impôt de 25 % pour l’investissement locatif et de 40 % la première année pour les intérêts d’emprunt), et ne soient pénalisés que l’année suivante. Le gouvernement, qui espérait faire 40 millions d’économie, en restreignant ces ceux dispositifs, en est pour ses frais ».

Lucie ROBEQUAIN pour Les Echos

l’Association Française pour les pompes à chaleur:

http://www.afpac.org/

Source:

http://www.lesechos.fr

COMPORTEMENTS DURABLES: On mélange les questions de climat et les questions d’environnement dû à l’activité humaine

De quoi parlons-nous quand il s’agit de bons comportements concernant le climat ? Patrick Bousquet , qui n’est pas vraiment un «climato-sceptiques» comme on a pu en voir à la conférence de Copenhague, répond ici à la question. Billet d’humeur ou engagement politique ? À vous de juger !

Tout le monde semble bien imbibé de la propagande réchauffiste ! Il ne peut y avoir de « bons comportements » en terme de climat, à part l’attitude scientifique rigoureuse, qui commande la plus grande prudence dans les prévisions !
Rien de ce que nous faisons au quotidien ni de ce que font les entreprises n’a d’impact mesurables en termes de climat, c’est peut-être dommage, mais c’est ainsi, et , par conséquent, aucun comportement n’est meilleur qu’un autre ! Sauf à faire des « chemtrails » ( trainés aériennes des jets en altitude) pour refroidir artificiellement l’atmosphère, ce qui paraît très dangereux.
On a mélangé à satiété les questions de climat et les questions d’environnement dû à l’homme, comme la déforestation, l’érosion des terres arables, l’urbanisation galopante, la surexploitation des matières premières comme si elle ne coûtaient rien et étaient illimitées, la pollution des eaux et de l’air , etc.

Toutes ces questions liées à l’industrialisation n’ont rien à voir avec le climat ! Et on a valorisé une croissance sans frein comme moteur de bien-être et de progrès, mais surtout de profits immenses, ce qui n’est pas éternellement possible. Et là-dessus on vient greffer des questions de catastrophes naturelles, sans aucun lien non plus :
inondations, ouragans, tsunamis, ou de phénomènes inévitables mais pas forcément préoccupants, montée des mers, fonte de glaciers, etc. L’ignorance du public et des politiques est telle que les margoulins en profitent pour raconter n’importe quoi et culpabiliser les pauvres gens avec des films catastrophe ou des lois iniques. Il suffit de voir les discours de Sarkozy ou de Rocard et les interviews de Borloo !

S’il peut y avoir des bons comportements, c’est en termes d’économies d’énergies fossiles en les remplaçant autant que possible par des renouvelables ou en épurant ses eaux avec des filtres plantés et en compostant ses excréments au lieu de les diluer et les envoyer au loin ! En mettant des filtres à ses chaudières pour retenir les particules nocives et en évitant les combustions à l’air libre. Et en réduisant la part des déchets brûlés. En évitant les engrais phosphatés et les pesticides, ou en évitant les OGM. Et bien sûr en isolant sa maison de façon saine. Rien à voir avec des impacts climatiques ! Juste la conséquence du climat de nos régions, qui tend à se refroidir naturellement pendant les 30 années qui viennent !
 Naturellement, il y a de bons gestes à recommander : on doit économiser l’eau avant tout, éteindre la lumière ou baisser le chauffage en sortant ! Mais ce n’est pas pour le climat, juste pour ne pas gaspiller des ressources de plus en plus rares et coûteuses !!

Patrick Bousquet
Son  blog : http://ecoleau.canalblog.com/

Ses tags: Economiste « libéral » sur le climat par Jean-Michel Bélouve sur le site : http://blog.turgot.org/index.php?post/Belouve2

Climat à Copenhague: Et si l’impact médiatique de l’échec de l’ONU, avait un effet positif sur les dirigeants!

Si l’issue du sommet de Copenhague sur le climat a constitué un échec de l’ONU et prouvé l’incapacité des dirigeants de la planète à se mettre d’accord sur un projet commun essentiel , l’impact d’avant/après « Copenhague » par la presse mondiale aura eu un effet positif par sa couverture médiatique. Les enjeux sur l’énergie, sur les emplois vert et la survie des peuples les plus exposés à la sécheresse ou la montée des eaux deviennent si vitaux qu’ils représentent des sujets de presse de plus en plus traités de façon approfondies pour répondre aux préoccupations des populations. Un climat de pression des exigences de la société civile auprès des chefs politiques qui devrait peser sur les prochains rendez-vous 2010. Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a précisément exposé ce calendrier au JDD du 20.12.09. Revue de presse globale où, il faut le rappeler, était présent pour la première fois, les Etats-Unis et la Chine.

Le quotidien américain Washington Times dénonçait le « flop » des dirigeants du monde à se mettre d’accord, en évoquant une « journée froide pour Obama au Danemark ».
Pour le Washington Post qui parlait d’un accord « manquant d’ambition », les « gouvernements doivent faire mieux ». Le journal exhortait le Sénat américain à adopter la législation sur le climat actuellement bloquée au Congrès.
Pour le journal danois Berlingske Tidende (conservateur), « les dirigeants du monde n’étaient pas disposés, le moment venu, à conclure un accord, la volonté n’étant pas au rendez-vous ».
« La plus chaotique des conférences doit do nner aux Nations unies des raisons pour un grand examen de conscience », selon l’éditorialiste du quotidien.
Pour Politiken (centre-gauche), « le fiasco est global, non local ». « La réalité est que le monde n’est pas mûr pour être gouverné en communauté ».
« L’échec de Copenhague ou les limites du gouvernement mondial », titrait le quotidien français Le Monde de dimanche-lundi, selon lequel « la réunion a tourné à la pagaille et a illustré la force montante de la Chine ».
Le texte adopté « abandonne la philosophie du protocole de Kyoto, qui posait une contrainte de réduction des émissions de gaz à effet de serre à ses participants », ajoutait le quotidien. « Négocié dans sa version finale surtout entre la Chine et les Etats-Unis, l’accord consacre la marginalisation de l’Union européenne ».
« La Chine et les Etats-Unis, absents du protocole de Kyoto, y sont inclus et rejoignent donc officiellement le camp de ceux qui luttent contre le réchauffement » estimait pour sa part Le Journal du Dimanche.
Pour le quotidien portugais de référence Diario de Noticias, « le système de négociation multilatérale essayé par les Nations unies a été un échec et ne résoudra pas le problème qui menace l’humanité ».
« Copenhague nous enseigne plusieurs leçons. La Chine est une puissance qui a un poids décisif sur la scène internationale, le Brésil est une étoile montante. L’Europe a de grandes ambitions mais peu d’influence. Les Etats Unis ne changent pas beaucoup, avec ou sans Barack Obama », concluait le journal portugais.
Pour le Jornal de Noticias, « les plus cyniques ont quitté Copenhague en se disant que tout le monde se mettrait d’accord l’année prochaine à Mexico. Les plus sceptiques continuent de penser que les besoins industriels et économiques des géants empêcheront un quelconque engagement effectif. L’histoire leur donne raison. Il est tragiquement prévisible que l’avenir continuera de leur donner raison ».

Dans la presse grecque, dans son ensemble très négative sur les résultats du sommet de Copenhague, Eleftherotypia (gauche indépendant) estime que « les grands pollueurs du monde ont imposé en fin de compte à Copenhague un accord imparfait qui ne correspond en rien aux espoirs d’un engagement mondial pour limiter le réchauffement de la planète ».
En Allemagne, le Bild am Sonntag écrit que « les espoirs reposent encore sur Angela Merkel » qui a proposé d’accueillir une réunion sur le climat en juin à Bonn pour préparer la prochaine conférence climatique de Mexico fin 2010.
« Beaucoup va dépendre de son éventuelle capacité à prendre davantage en compte les intérêts des pays en développement », écrit le journal.
« Celui qui ne dit que du mal de Copenhague s’associe à ceux qui freinent au lieu de faire avancer » la lutte contre le réchauffement climatique, a déclaré la chancelière conservatrice au Bild am Sonntag. « Copenhague est un premier pas vers un nouvel ordre climatique mondial, pas plus mais pas moins non plus. »
Ce journal de droite estime qu’ »un forum comme le G20 serait plus approprié pour prendre des décisions sur la protection climatique », comme pour la crise financière.

Interrogé par le JDD, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, répond ouvertement

«  C’était un échec total, absolu, jusqu’à jeudi midi. Dès mardi, d’ailleurs, j’avais alerté sur le blocage dans nos groupes de négociation. Là, nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante: il rassemble les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Union européenne, le Canada, la Russie, au total 28 Etats et 90% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. C’est la première fois que ces pays s’engagent à publier – dans ce qui sera l’annexe de l’accord – leurs chiffres de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 ; ils s’engagent sur un système de vérification des actions qu’ils mettent en œuvre ; et ils s’engagent à mobiliser 100 milliards à l’horizon 2020, avec des financements innovants. C’est un vrai engagement des Vingt-Huit, et ça compte. La conférence ayant pris note de cet accord, tous les autres pays qui vont vouloir s’y rallier pourront le faire.
Et de poursuivre , à propos des dirigeants mondiaux «  qu’ un accord politique est sur la table, avec un premier rendez-vous en janvier 2010 où tous les pays doivent publier leurs engagements, puis un deuxième à Bonn, et un troisième (fin novembre 2010) à Mexico pour finaliser les traités. Donc la machine est lancée. Je le répète : jeudi 17 décembre, il n’y avait plus de machine du tout… Nous, la France, Jean-Louis Borloo depuis deux ans et Nicolas Sarkozy à Copenhague, avons tout mis sur la table. Et ça a permis de sauver Copenhague, alors que certains pays souhaitaient profondément sortir sans rien ».

Les conclusions du sommet selon Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec)

Le patron du groupe de scientifiques sur le changement climatique a estimé dimanche 20 décembre que l’accord arraché à Copenhague était un début mais a exhorté les pays à sceller le plus vite possible un traité qui les engagera légalement.
Puis il a décrit le texte obtenu in extremis samedi 18 à Copenhague après deux semaines de négociations frénétiques comme « un accord qui n’aura vraiment pas le dernier mot » en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
« Nous devrons nous assurer qu’il se transforme rapidement en accord légalement contraignant et je pense donc que la tâche de la communauté internationale reste immense », a souligné sur la chaîne NDTV le scientifique indien, dont l’organisme vise à éclairer la décision politique en matière de lutte contre le changement climatique.

« Dans les semaines et les mois qui viennent, nous allons devoir travailler très dur afin qu’à la fin 2010, ou plus tôt, nous parvenions à un accord contraignant qui débouche sur des actions allant vraiment dans la direction voulue ».
L’accord de Copenhague a été obtenu à la dernière minute par un groupe de dirigeants de pays riches et émergents (Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et principaux pays européens) dès lors qu’il était évident qu’un « protocole de Copenhague » n’était plus à portée de mains et le sommet menacé d’échec.
Le texte ne répond ni aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés recommandés par la science (de -25 à -40% en 2020 par rapport à 1990), ni aux objectifs de long terme pour l’ensemble de la planète (-50% en 2050). Et surtout, il omet de fixer un calendrier jusqu’à la conclusion d’un traité contraignant.

La prochaine conférence climat est prévue fin novembre à Mexico mais le président mexicain Felipe Calderon a accepté, selon M. Pachauri, la proposition de l’ancien vice-président américain et prix Nobel de la Paix Al Gore d’y organiser un sommet dès la mi-2010. Calendrier à confirmer !

Domoclick.com avec l’AFP et Pierre-Laurent Mazars pour Le Journal du Dimanche (JDD)

JDD:

http://www.jdd.fr/

Toutes les « unes » de la presse quotidienne Françaises et Suisses francophone:
http://www.revue2presse.fr/

Appel à projets pour la création de postes de conseillers en environnement intérieur/habitat-santé

Les voilà les nouveaux emplois-verts ! un vrai nouveau métier qui a convaincu la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal JOUANNO, de lancer un appel à projets pour la création de postes de conseillers en environnement intérieur / habitat-santé depuis le 22 décembre.

« Alors que nous passons en moyenne près de 20 heures par jour en intérieur, il est primordial de s’assurer que l’air que nous y respirons est de bonne qualité. En effet, une mauvaise qualité de l’air peut favoriser l’émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritation des yeux ainsi que des allergies et de l’asthme.

Du fait de la complexité du problème, particuliers et professionnels ont besoin d’être orientés, informés : ils peuvent ainsi faire appel à des conseillers en environnement intérieur ou conseillers habitat-santé. Ces conseillers interviennent sur demande d’un médecin pour toute suspicion de pathologie liée à l’environnement intérieur (acariens, allergènes d’animaux domestiques, moisissures, formaldéhyde, composés organiques volatils…). Leur rôle consiste à faire un audit de la qualité de l’air à l’aide d’un questionnaire standardisé et à mesurer les polluants incriminés.

Suite à sa rencontre en avril dernier avec des personnes exerçant cette profession dans le service du Professeur Frédéric de BLAY à Strasbourg, Chantal JOUANNO, secrétaire d’État chargée de l’écologie, lance un appel à projets pour créer une douzaine de postes de conseillers subventionnés à hauteur de 50 % sur 3 ans.
Cet appel à projets est une des douze actions phare du deuxième plan national santé-environnement adopté en conseil des ministres le 24 juin 2009. Un budget d’un million d’euros a été prévu pour cette opération.

« La qualité de l’air intérieur est un axe majeur de progrès en terme de santé-environnement. Si on ne fait rien, l’allergie, qui touche aujourd’hui entre 20 % et 30 % de la population française, pourrait augmenter dans les prochaines années et atteindre 50% d’ici 2030. A travers cet appel à projets, je souhaite inciter les collectivités locales à créer des postes de conseillers dans chaque département afin que chacun puisse avoir accès à leur expertise gratuitement et améliorer son environnement ».
Le dossier doit être déposé avant le 28 février 2010.

Dossier de candidature disponible à l’adresse suivante :
www.developpement-durable.gouv.fr/

NKM sur le télétravail : des bureaux virtuels pour des emplois bien réels

Dès 1995, les bureaux des Chambres de commerce étaient « occupés » par des études bien documentés sur l’essor du télétravail. Et puis pouf , pas de réalité sur ce marché en vue! Il a d’abord fallu attendre que les français comprennent qu’ internet c’est comme la bicyclette, un jour il faut s’y mettre. Enfin l’opérateur France Télécom, avec Wanadoo, a débloqué un gros budget publicitaire pour lancer Wanadoo face aux premiers FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) Easynet, Aol, Club-Internet (Vivendi) et le haut-débit avec l’ADSL a envahi nos chaumières. A tel point qu’aujourd’hui , les agents immobiliers le confirment: vous ne vendez pas de maisons rurales sans connection à l’Adsl; le lien permanent à la toile, à son réseau perso et aux fonctions du télétravail. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire d’Etat à la Prospective et au numérique écrit sur son blog pourquoi les bureaux virtuels du télétravail sont des emplois bien réels.

« La semaine dernière, j’ai reçu une vingtaine de parlementaires pour leur présenter une étude internationale très instructive sur le télétravail.
Pour tout un ensemble de raisons, c’est une pratique encore peu développée chez nous. Il faut dire que les craintes et les idées reçues sont nombreuses et la polémique du printemps dernier sur le sujet n’a pas arrangé les choses. Disons-le tout net, il ne s’agit pas par ce moyen de faire travailler les femmes enceintes pendant leur congé maternité, ni les malades durant leur congé maladie. L’intérêt de travailler à distance, le plus souvent depuis chez soi, est multiple.
C’est d’abord une façon de mieux concilier sa vie de famille avec sa vie professionnelle. C’est aussi une économie en termes d’espace, de transports. Et puis, le télétravail permet de limiter les déplacements, les encombrements et donc les émissions de CO2 ! Qu’on ne se trompe pas, il ne s’agit pas de cloîtrer chez eux des salariés qui ne viendraient plus à leur bureau.

L’étude montre que l’optimum consiste à pratiquer le télétravail environ 2 jours par semaine.
On aurait tort de croire également que les salariés travaillant depuis chez eux risquent de ne pas être couverts par leur entreprise en cas d’accident. C’est d’abord un cas de figure rarissime ; ensuite cette étude internationale ne révèle aucun contentieux à ce sujet dans les 10 pays étudiés. Et puis, de nombreux outils numériques permettent de rester en contact avec celles et ceux qui font partie de notre vie professionnelle.
Une jeune société nous a ainsi fait la démonstration de ce que peuvent êtres les univers virtuels professionnels. Tout est envisageable dès lors que chacun a son avatar : on peut parler à ses collègues, organiser une réunion, échanger des documents. Il m’a semblé que les parlementaires étaient plutôt séduits par cet univers virtuel.
Alors, me direz-vous pourquoi le télétravail est-il si peu répandu chez nous ? Il y a d’abord un énorme manque d’information à ce sujet. Beaucoup d’entreprises ne savent pas bien de quoi il s’agit, comment les choses doivent s’organiser sur un plan pratique. Mais il existe surtout des freins culturels. On a encore tendance à penser qu’un salarié qui n’est pas physiquement présent dans son entreprise n’est pas à sa tâche… Quant aux freins juridiques, ils existent, mais ils ne forment pas le principal obstacle au télétravail.
D’ailleurs, la proposition de loi votée à l’Assemblée en juin dernier sur le maintien et le développement de l’emploi fixe les règles en la matière ; elles ne sont ni au détriment des salariés, ni à celui des entreprises. Il reste maintenant au Sénat à adopter cette proposition de loi. Si la loi est votée, comme le j’espère, notre action en faveur du télétravail ne devra pas s’arrêter là.
J’espère pouvoir m’appuyer sur le grand emprunt pour développer les télécentres, dans les zones les plus rurales (cela se fait déjà dans le Cantal), et en zone périurbaine.
Je crois enfin qu’un vrai effort d’information et de sensibilisation s’impose. Et pourquoi pas un conseil des ministres par télétravail, dans un salon de l’Elysée virtuel ? Je vais en parler au Président… »
Publié le 1er décembre 2009 par nkm dans Coup de coeur/coup de gueule

* A propos du blog de Mme la Ministre Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET:
http://nkm-blog.org/a-propos-de-nkm/

-Le livre : Tu viens ?
de Nathalie Kosciusko- Morizet, Éditions Gallimard, version numérique, 9€:
http://www.tuviens.fr/le-livre

-Le rapport de 146 pages : « Le développement du télétravail dans la société numérique de demain  » par le Cabinet Roland Berger , Jérôme Ferhenbach, Frédéric Granel , Damien Dufort et le Centre d’analyse stratégique avec Tristan Klein , Jean-Loup Loyer et le concours des Ambassades :
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_CAS_Teletravail_26XI2009.pdf