GAZ : Un prix au plus haut niveau historique depuis l’augmentation de 4,7%

Les prix du gaz naturel ont de nouveau augmenté au 1er juillet, de 2% à 4,7%, après une première hausse en avril, retrouvant ainsi leur plus haut niveau historique, alors que les coupures de gaz pour impayés se multiplient en France. Le 24 juin , la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié un communiqué qui constate la conformité du barème proposé par GDF SUEZ au 1er juillet 2010 à la formule tarifaire de ses coûts d’approvisionnement. Domoclick.com présente ici le comparateur entre fournisseurs d’énergie

Depuis le 1er juillet, les tarifs ont progressé de 0,228 centime d’euro par kilowattheure (kWh), selon la Commission de régulation de l’Energie (CRE), qui n’était pas en mesure de fournir une hausse moyenne des prix. L’autorité de régulation a donné son aval (communiqué ci-dessous) à une demande soumise par le groupe GDF Suez, anciennement Gaz de France.
La hausse de la facture sera de 2 euros sur l’année pour les 1,4 million de foyers qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine. Pour ceux qui s’en servent aussi pour leur eau chaude (1,2 million de clients), la facture augmentera de 8 euros par an. Les 6,3 millions de consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuisine, l’eau chaude et le chauffage verront leur facture gonfler de 45 euros sur l’année » conclut Antoine AGASSE pour Les Echos.

Enfin, pour les industriels et les chaufferies de résidences collectives, la hausse des tarifs sera comprise entre 5,5% et 7,4%. Les prix du gaz avaient déjà augmenté de 9,7% le 1er avril, soit une hausse des factures annuelles allant de 12 à 85 euros pour les ménages, la première depuis août 2008 et la plus forte depuis novembre 2005.

Les prix du gaz auront donc bondi de 15% environ depuis le début de l’année, sur fond de remontée des cours du pétrole et de baisse de l’euro.
La flambée des prix intervient alors que le nombre de coupures de gaz naturel pour impayés a augmenté fortement ces dernières années.
Le nombre de coupures est ainsi passé d’environ 6.000 en 2008 à 60.000 pour les cinq premiers mois de 2010, selon le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel GrDF.
L’Association Force Ouvrière des Consommateurs (AFOC) a ainsi réclamé jeudi « un moratoire sur les impayés de factures d’énergie », en imputant la multiplication des coupures à la privatisation de Gaz de France et à l’ouverture des marchés à la concurrence.
GDF Suez met pour sa part en avant un changement de système informatique qui avait entraîné une sous-estimation des coupures en 2008 pour éviter que les clients ne pâtissent d’éventuelles erreurs de facturations.
« Maintenant, le système est rôdé et on est revenu à une gestion normale », affirme un porte-parole, qui évoque « 22.000 consommateurs coupés » soit « 0,2% de nos clients ».
« Les personnes en difficultés sociales ne sont jamais coupées », souligne-t-il. En outre « ceux qui sont coupés le sont au bout de trois avertissements et sont rétablis dès que leur chèque de réglement arrive ».
Le son de cloche est différent à la CGT, principal syndicat chez les agents de GDF Suez. « Les fournisseurs de gaz naturel (GDF Suez, EDF, Altergaz, Poweo, etc…) sont en train de faire du tri dans leurs fichiers: ils ne veulent plus que des bons clients », dénonce Laurent Langlard, de la fédération Mines-Energie.
« Aujourd’hui, les fournisseurs lancent des avis d’impayés pour 100 euros, là où avant ils attendaient 300 euros », explique-t-il. « Les retards de réglements représentent un enjeu énorme pour le groupe en terme de trésorerie », souligne le syndicaliste.
Le contexte de l’hiver 2010 aurait favorisé une hausse des coupures: « L’hiver a été particulièrement long et froid. Si on ajoute à ça, la hausse du prix du gaz et la précarité montante », remarque-t-il.
Pour tenir compte de la forte augmentation du nombre de demandes de coupures, GrDF a décidé d’augmenter leur tarif en le faisant passer de 51 euros à 88 euros (+72%).
« C’est donc le consommateur qui va devoir payer pour se faire couper le gaz », dénonce l’AFOC.

Le communiqué du CRE

Le CRE a vérifié que l’application de cette formule entre le 1er avril et le 1er juillet correspond bien à une hausse de 0,228c€ par kWh. Celle-ci résulte de l’augmentation, sur la période considérée, des moyennes prises en compte dans la formule, à savoir 9,4% pour le fioul lourd, 13,3% pour le fioul domestique et de 11,3% pour le Brent du fait notamment de la hausse de 6 % de la moyenne du taux de change dollar euro sur la même période.
Cette hausse se traduirait par une augmentation moyenne de 4,7% pour les clients se chauffant au gaz au tarif B1, soit 6,3 millions de clients. Par ailleurs, la CRE rappelle que la formule tarifaire fait l’objet d’un audit sur lequel elle délibérera d’ici septembre. Les premiers résultats laissent entrevoir des évolutions modifications fondées sur les renégociations en cours des contrats à long terme entre GDF SUEZ et ses fournisseurs. Celles-ci aboutiraient à l’intégration d’une indexation plus importante sur les prix de marché, inférieurs à ce jour aux prix indexés sur le pétrole ».

COMPARER AVANT DE CHANGER DE FOURNISSEURS D’ÉNERGIE

Consultez le comparateur indépendant proposé par le médiateur national de l’énergie et la Commission de régulation de l’énergie. Il comprend les offres d’électricité (à l’exception de l’offre Tempo) et les offres de gaz naturel proposées et renseignées par les fournisseurs d’énergie signataires de la charte de fonctionnement que vous pouvez consulter ici. Mis en ligne le 5 novembre, le comparateur va s’enrichir de jour en jour pour vous présenter progressivement l’ensemble des offres proposées par les fournisseurs.

Ce comparateur s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des marchés de l’énergie, qui permet à tout consommateur de choisir son fournisseur d’électricité ou de gaz naturel depuis le 1er juillet 2007.

Il est important de savoir qu’il existe deux types d’offres :
> les offres aux tarifs réglementés, dont les prix sont fixés par les pouvoirs publics, et
> les offres de marché.

La possibilité de revenir aux tarifs réglementés après avoir souscrit une offre de marché, ce qu’on appelle la réversibilité, est soumise à conditions, dont le détail est ici pour les clients particuliers et là pour les clients professionnels.

Besoin d’éclaircissements sur l’ouverture des marchés de l’énergie, ce qui change et ne change pas d’un fournisseur à un autre : services, qualité de fourniture, risques de coupure, prix de l’offre, modalités de paiement… ?
Tout est expliqué ici et là !

Munissez-vous d’une facture pour une comparaison précise…et bonne comparaison !
http://www.energie-info.fr/comparateur-offres-electricite-gaz-naturel/criteria.action?profil=particulier

L’AIE est favorable à la suppression des tarifs régulés de l’électricité

Tous les cinq ans, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) publie son rapport des politiques énergétiques de ses 28 Etats membres, réalisée par une équipe d’une dizaine d’experts internationaux sélectionnés par l’AIE. Nobuo Tanaka, son directeur exécutif, a remis officiellement le 26 juillet au Ministère de l’Écologie, qui est aussi celui de l’énergie, le rapport sur la politique énergétique de la France. Il regrette « qu’en réalité la concurrence soit toujours limitée » et ne refléte pas le coût réel de production en raison de la « rente nucléaire » français. Conclusion et recommendations.

Le rapport indique que la France est le deuxième consommateur d’électricité en Europe, pour une part de production nucléaire de 80 %, ce qui constitue une particularité de notre pays. Il rappelle par ailleurs que la France importe la totalité de ses besoins en pétrole, gaz et charbon.
La France est aussi le deuxième pays européen pour la production d’énergies renouvelables. Il souligne également la réussite de notre politique de diversification de nos sources d’approvisionnement qui contribue à notre sécurité énergétique. Il précise enfin que les émissions de CO2 de la France sont parmi les plus basses des pays de l’AIE.
Mais on rapport va plus loin avec plusieurs recommandations en forme de dénonciation. Concernant le marché de l’électricité, le rapport accueille favorablement les travaux de la commission Champsaur ( classé « secret défense » en cette fin juillet 2010 ! ) qui ont débouché sur le projet de loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité)

.

Ce qu’il faut retenir du rapport 2009 de l’Agence Internationale de l’Energie

« En France, la transition vers un marché plus compétitif pose problème en raison de la régulation des tarifs et du rôle dominant de l’opérateur historique. Alors que les secteurs de la production et du commerce de détail sont entièrement ouverts à la concurrence, conformément aux directives de l’UE, cette concurrence reste toutefois relativement limitée. La situation du marché de l’électricité français est d’autant plus complexe en raison du tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché (TaRTAM) destiné aux industriels, un tarif inférieur aux prix du marché de gros. La pérennité de cette structure tarifaire peut être mise en question. La gestion des investissements conséquents à moyen terme, nécessaires à l’entretien et au maintien du parc nucléaire, ainsi que la gestion des investissements conséquents à long terme, nécessaires au renouvellement et au développement du parc de réacteurs en France, peut constituer une menace. »

Il indique cependant que « rien ne garantit toutefois que les propositions de la Commission Champsaur permettront de favoriser le développement en France du secteur de l’électricité et de son industrie nucléaire. Une réforme effective du marché requiert la mise en place de tarifs reflétant les coûts afin que les marchés puissent fournir des indications tarifaires efficaces en ce qui concerne la production et l’investissement. Le développement de la capacité nucléaire dépend donc des tarifs de l’électricité qui reflètent l’intégralité des coûts de production de l’énergie nucléaire, y compris le coût lié à son développement. »

Le rapport souligne également que le développement des interconnexions électriques et gazières est indispensable pour renforcer la sécurité énergétique et pour mieux assurer les équilibres entre la consommation de base et les périodes de pointe.

A ce titre, l’implication de la France dans les initiatives de coopération avec les pays voisins est saluée.

 La part du gaz est appelée à augmenter dans notre mix énergétique, notamment dans la production d’électricité. La France a amélioré sa sécurité gazière depuis la revue précédente de 2004, en diversifiant ses approvisionnements, y compris en gaz naturel liquéfié. En effet aucun pays producteur ne compte pour plus de 20 % nos approvisionnements.

Les quatre recommandations formulées par ce rapport 2009 :

> Mettre en place dans les délais les politiques et mesures fixées
par le processus du Grenelle de l’Environnement ;
contrôler leur efficacité et
s’assurer que le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable
et de la mer met à profit l’opportunité de mettre en œuvre des stratégies
cohérentes et intégrées dans les secteurs du transport et du bâtiment.

> Renforcer la concurrence le plus rapidement possible avec des mesures visant à favoriser la concurrence dans le domaine de la production d’électricité et du commerce de
détail et promouvoir l’investissement ; envisager d’abord la suppression de la
régulation des tarifs pour les clients ; non-résidentiels pour travailler ensuite
aux prix du marché pour l’ensemble des clients, puis clarifier sa position sur la
contribution des exportations d’énergie nucléaire vers le marché émergent de
l’électricité en Europe.

> Promouvoir dès que possible le développement de réseaux de transport au sein
du pays et sur des points d’interconnexion transfrontaliers
afin de faciliter le
commerce et d’améliorer la fiabilité avec les pays voisins ; renforcer la sécurité
de l’électricité et de l’approvisionnement en gaz ; promouvoir la flexibilité des
réseaux électriques et développer l’investissement jusqu’à trouver un équilibre
structurel entre la production de base et la demande de pointe.

> Développer une vision stratégique pour les infrastructures du réseau électrique en tenant compte des tendances émergentes clés telles que la gestion de la demande, les véhicules électriques et la part de marché croissante de la production basée
sur les énergies renouvelables et dispersées, tout en exploitant intégralement le
potentiel du comptage intelligent et les capacités des réseaux intelligents (smart grids).

Télécharger la synthèse du rapport 2009 de l’AIE

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_du_rapport_AIE.pdf

SPQN: La presse quotidienne va créer un kiosque multi-plateforme sur PC/ Mac, tablettes et mobile 3G !!!

Enfin , nous allons pouvoir lire notre journal et s’abonner en ligne sur son ordinateur, sa tablette numérique ou son tél mobile haut-débit , sans les caprices de distribution de Presstalis (ex NMPP) , ni la sélection de Google Actualités. Le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) va lancer avant la fin 2010 (probablement dès septembre) « un moteur de recherche de référence sur l’actualité » et « une offre de bouquets payants multi-marques de presse ». Une riposte musclé de la profession pour faire face à l’agrégation des contenus de la presse quotidienne par GoogleActualités et indirectement de la publicité qui utilise leurs contenus sans rémunération. NKM ( à la une de Libération de mars 2008) la secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique , a déjà manifesté son enthousiasme. Et vous ? Donnez votre avis par vos commentaires ci-dessous.

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« La monétisation des contenus web, menée de concert avec différentes familles de presse, sera au coeur des priorités avec notamment la création qui devrait voir le jour avant fin 2010 d’un moteur de recherche de référence sur l’actualité et l’offre de bouquets payants multi-marques de presse », a précisé le SPQN à l’occasion de son assemblée générale, mardi 20 juillet.

Selon Denis Bouchez, directeur du SPQN, ce kiosque numérique de la presse quotidienne sur l’actualité sera une sorte de « Google news à la française » qui doit permettre notamment aux éditeurs de mieux gérer la publicité.

Parmi les membres de la SPQN , qui se sont regroupés dans ce projet en GIE, six quotidiens (Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Échos, Le Parisien et L ‘Équipe) ont décidé de former une plate-forme ouverte, par la suite, à tous les autres éditeurs de presse quotidienne, régionale et magazine, car il faut absolument créer une masse critique pour amortir le coût de développement. Un partenaire technique pourrait aussi se joindre au projet.
« Pour qu’un moteur de recherche puisse être intéressant aux yeux des internautes, il faut évidemment que l’ensemble des producteurs d’information chaude y participent », a-t-il expliqué à l’AFP. « L’idée est d’avoir de l’information dont on sait qu’elle est enrichie, crédible, vérifiée, labellisée, déontologiquement produite, etc. », a-t-il souligné. Depuis plusieurs années, tous les quotidiens ont développé des sites internet.

A titre d’exemple, ceux de la presse quotidienne nationale sont consultés chaque mois par 14 à 15 millions de visiteurs uniques, l’information d’actualité étant le deuxième motif de consultation après les infos pratiques (routières et météo). Aujourd’hui, les éditeurs mettent en place sur leurs sites des contenus à valeur ajoutée payants. Le SPQN souhaite compléter ces offres en mettant en place « une offre de bouquets payants multi-marques permettant d’accéder à différents contenus de marques de presse », a ajouté M. Bouchez.
L’idée-force des patrons de la presse quotidienne est à la fois de répondre au déclin des ventes des éditions papier et de s’unir pour offrir , en numérique, une alternative pérenne et payante à Google, qui distribue gratuitement les contenus de la presse via Google News pour agréger à son profit l’audience générée. Une riposte d’autant plus offensive depuis que Google a annoncé cette année son intention de mettre de la publicité sur Google News et bientôt les photos agrégés par Google.

-Les 12 quotidiens membres du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN):
http://www.spqn.fr/membres.htm

-Google Actualités France:

http://news.google.fr/

-La lecture , page par page, de la presse Américaine quotidienne et magazine selon Google
http://fastflip.googlelabs.com/

Recharger sa voiture chez soi ou au bureau ? EDF est prêt !

Le salon de l’automobile de Paris en octobre 2010 sera très certainement le plus vert du monde (excepté le salon de Monaco) avec la mobilisation des constructeurs dans l’énergie électrique. L’effet de serre n’est pas la plus grande incitation mais les réglementations vont concrètement modifier l’intérieur de nos garages privés et de nos coins de rues avec des mini-stations de recharge électrique. La loi Grenelle 2 est claire  » toutes les communes peuvent créer et entretenir des infrastructures de charge nécessaires à l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ou mettre en place un service comprenant la création, l’entretien et l’exploitation des infrastructures de charge nécessaires à l’usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Explications sur l’article 57 et essai de la MIniE qui se recharge une fois tous les trois jours … dans son garage !

La première chose qui frappe en voyant la Mini E comme électrique, c’est l’habitacle : qui ne comporte que deux places. Avec une vitesse de pointe de 150 Km/h et une autonomie mesurée entre 160 et 200 Km par charge, elle offre de sérieux atouts pour les clients potentiels les plus frileux. La Mini E sera testée à Paris et en région parisienne dès le mois de décembre, dans le but d’analyser les comportements des utilisateurs et de la voiture. Pour postuler et être l’un des veinards qui pourront l’essayer, il faudra se rendre sur le site officiel. Attention les places sont chères : seuls deux échantillons de 25 testeurs citadins seront admis.

Pas si contraignant. Après l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine, voici donc la quatrième phase d’essais dans l’Hexagone. Les résultats des expériences précédentes étaient plutôt satisfaisants. Il est intéressant de remarquer que 90 % des testeurs ont été satisfaits de l’autonomie de la Mini E, preuve que celle-ci est amplement suffisante dans le cadre d’une utilisation urbaine ou péri-urbaine. Autre point surprenant : finalement 56 % des cobayes n’ont jamais mis la main sur une quelconque station de charge publique, l’autonomie étant suffisamment longue pour pouvoir recharger les batteries la nuit dans son garage.

EDF : « Nous sommes prêts »

Les particuliers ne seront pas les seuls à pouvoir mettre la main sur la Mini E. Veolia, EDF, et la Mairie de Paris récupéreront eux aussi une poignée de voitures électriques pour les essayer en conditions professionnelles. Le producteur d’énergie a d’ailleurs rassuré l’audience en annonçant qu’un système de filtre empêcherait toute recharge de batteries durant les heures de pic de consommation. Contrairement à ce que l’on peut penser, même avec un parc d’un million de véhicules électriques, cela ne représente que 1 à 2 % de la consommation totale d’énergie sur le territoire français.

Quoi qu’il arrive, la Mini E n’arrivera jamais en vente chez le concessionnaire du coin : BMW l’utilise à des fins d’essais avant un autre projet qui devrait aboutir en 2013, le Megacity Vehicle. Un concept à base de fibres de carbone qui propulsera la voiture électrique aux sommets. Mais à quel prix, mystère, rendez-vous en 2013 !

L’article 57 de la loi Grenelle 2

Publication de la loi Grenelle II portant engagement national pour l’environnement
Mesures aidant au développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Cet article encourage la possibilité de créer et d’entretenir des infrastructures de charge électrique nécessaires à l’usage de ces véhicules, pour les collectivités locales, les habitations et les lieux de travail.
Sous réserve d’une offre inexistante, insuffisante ou inadéquate sur leur territoire, les communes peuvent créer et entretenir des infrastructures de charge nécessaires à l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ou mettre en place un service comprenant la création, l’entretien et l’exploitation des infrastructures de charge nécessaires à l’usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. L’exploitation peut comprendre l’achat d’électricité nécessaire à l’alimentation des infrastructures de charge.

-Toute personne qui construit un ensemble d’habitations équipé de places de stationnement individuelles couvertes ou d’accès sécurisé le dote des gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l’alimentation d’une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable et permettant un comptage individuel, ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos. 


-Toute personne qui construit un bâtiment à usage tertiaire constituant principalement un lieu de travail et équipé de places de stationnement destinées aux salariés dote une partie de ces places des gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l’alimentation d’une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos.
Ces obligations s’appliquent aux bâtiments dont la date de dépôt de la demande de permis de construire est postérieure au 1er janvier 2012.
Des équipements permettant la recharge de véhicules électriques ou hybrides ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos doivent être installés dans les bâtiments existants à usage tertiaire et constituant principalement un lieu de travail, lorsqu’ils sont équipés de places de stationnement destinées aux salariés, avant le 1er janvier 2015.

Source juridique :

http://www.net-iris.fr/

Essai MiniE:

Cotralim, le premier constructeur de maisons individuelles à présenter une maison passive à ossature bois

Il existe à peine 10 maisons passives en France alors que la norme PassivHaus a été déjà certifiés auprès de 10 000 heureux propriétaires dans le monde. Mais le paysage de l’habitat économe et « passif » (15 kWh/m2/an) est en train d’évoluer rapidement sous la pression des normes BBC (50kWh/m2/an) et BEPOS (Bâtiment à énergie positive , productrice d’énergie, selon la RT 2020 ). Au delà des métiers du bâtiment ce sont les constructeurs de maisons individuelles, notamment avec la maisons en bois comme Guillaumie et ses maisons BBC qui se préparent aux enjeux de la maison basse consommation. Parce qu’ils sont les premiers concernés pour offrir une solution intégrée avec une maîtrise des coûts. Car si une maison passive est chauffée à 90% par le soleil avec une facture d’énergie maximale de 100€ par an, il faut savoir que son prix d’achat est de 1900€/m2. Un surcoût vite amorti par les gains des charges de chauffage qui, elles, augmentent tous les ans. Constructeur aussi passionné qu’averti, Claude Durain, le directeur de Cotralim n’entend pas en rester là. Son objectif est d’industrialiser le concept pour descendre à 1600€/m2. Présentation !

EN COMBIEN DE TEMPS ? Les panneaux de bois ont été assemblés en onze heures par quatre salariés et..d’une grue de 35 tonnes par le constructeur Cotralim sur le chantier de Bellac en Haute-Vienne. Deux ans de conception en bureau d’études dont trois semaines d’étude thermique validé par PassivHaus, trois mois de construction, livraison prévue mi-septembre 2010.

« Imaginez une maison sans branchement au gaz, sans cuve à fioul, sans convecteur électrique… Vous avez l’impression de retourner dans les temps passés ? Non, « C’est la première maison certifiée passive construite en Haute-Vienne » souligne Claude DURAIN , directeur de l’entreprise Cotralim installée à Mézières- sur- Issoire. Mais c’est surtout la première maison réalisée par un constructeur de maisons individuelles et c’est un défi que nous relevons ».

> Les rendements.
« Au total, nous pouvons disposer d’une consommation d’énergie de l’ordre de 50 euros pour le chauffage, tout dépendra des rigueurs hivernales, souligne Claude Durain. Dans tous les cas les rendements sont bien connus, une maison passive consomme 5kw\mètres carrés et par an alors qu’une maison normale en consomme 130 et une maison BBC, 60. ».
Un gain d’autant plus appréciable que cette maison coûte plus cher qu’une construction traditionnelle, pour une maison traditionnelle il faut compter 1.250€ le m2 à la construction, pour une maison BBC 1.500€ et pour une maison passive entre 1800 et 2000€. « Mais le compte y est. Aussi bien en terme économique que sanitaires, grâce à la VMC, l’air est beaucoup plus sain dans une maison passive ». Après travaux, nous effectuons, et c’est cela le plus important, un contrôle d’étanchéité de la maison qui doit être maximale.
Songez que dans une maison passive elle est 2,5 fois plus importante que dans une maison certifiée BBC (Bâtiment basse consommation) ». Des arguments qui font autorité ».

Domoclick.com avec un extrait de Laurent Borderie pour Le Populaire

Constructeurs de maisons-bois en Limousin:
COTRALIM:
http://www.cotralim.fr/

GUILLAUMIE:

http://guillaumie.com/

Le Populaire:
http://www.lepopulaire.fr/accueil.html