2011, en piste pour « l’Année internationale de la forêt » lancée par les Nations-Unies !

Comment protéger et reboiser nos forêts, partout, dans nos Parcs Naturels Régionaux dont le statut est actuellement compromis en France, en Amazonie, dans la Mangrove au Sénégal et au Liban ? Les Nations-unis ont choisis cette nouvelle année 2011, « Année de la forêt ». La fondation d’Ibrahim.el.ali travaille à sa protection depuis plusieurs années avec son engagement pour le Liban-biodiversité et le soutien aux municipalités concernés et à l’environnement. En ce premier jour 2011 Domoclick a le plaisir de vous présenter l’interview sur RFI (28.04/2010) consacré à l’ émission environnementale « C’est pas du Vent » au Liban, animé par Dominique Desaunay. Son invité du jour n’était autre que le célèbre écologiste libanais Ibrahim El Ali. A ses côtés, plusieurs spécialistes le soutiennent et profitent de l’émission pour expliquer les problèmes qui touchent l’environnement au Liban, mais aussi les solutions qui les accompagnent.

IbrahimElAli 2011, en piste pour « l’Année internationale de la forêt » lancée par les Nations Unies !

Ibrahim.el.ali avec les volontaires du Liban en train de planter des plants de cèdres

Le Grenelle de l’environnement au Liban ? Les forêts du Liban

-Dominique Desaunay: Bienvenue à tous dans cette 2ème partie de « C’est pas du Vent » en compagnie d’Ibrahim El Ali, président de Mawassem Khair qui veut dire Moissons de la Bienfaisance en français, et dont la mission est de faire découvrir et de sauvegarder la biodiversité et la richesse de la nature au Liban. Alors, c’est un petit souvenir du Liban que j’allais visiter sur les petits marchés. Je n’en reviens pas, ils ont des porte-voix pour haranguer la foule et vendre leurs fruits et légumes, et autres chouchous.

-Ibrahim El Ali, le pape a un jour déclaré; « Le Liban, c’est plus qu’un pays, c’est un message ». Et pour vous donc, réussir une politique de protection de l’environnement au Liban, c’est du même coup transmettre ce message à l’ensemble de la planète?

-Ibrahim El Ali: Tout à fait, c’est exactement ça. On voit bien par exemple que les télévisions arabes sont très très développées dans l’espace médiatique. Et pourtant, tout est focalisé par rapport au Liban. Le Liban est un véritable prisme. Déjà dans l’histoire du Liban, ça a été à travers les Phéniciens, à travers le prisme de la civilisation de la Méditerranée, la construction de tous les ports. Le Liban a véhiculé toutes ces graines qu’on a retrouvées et ça crée un espace méditerranéen dans la faune végétale. Et il y a véritablement un message. Ce n’est pas seulement son espace géopolitique ou géostratégique, c’est également la richesse de son eau, des plantes, de son littoral, de sa population.

-Dominique Desaunay: Votre ONG Mawassem Khair a commencé son action en participant au désamorçage de plus de 4000 bombes au Liban-Sud ainsi qu’à la lutte contre les incendies. Mais au-delà de ces actions de terrain, vous pensiez déjà au reboisement de la région?

-Ibrahim El Ali: Je pense au reboisement de la région, surtout au reboisement de la forêt primaire. On a maintenant de plus en plus de forêt de pins qui se mettent en place. Le pin se développe rapidement mais ça tue la forêt primaire. Ce n’est pas riche en biodiversité.
Avec mon ami Alain, nous travaillons beaucoup sur ce projet.

-Dominique Desaunay: Alors, l’idée, c’est de fédérer un peu toutes ces ONGs libanaises qui s’occupent des problèmes environnementaux. Donc, vous nous proposez une rencontre avec Ifat Edriss, présidente de l’ONG libanaise « Cedars for care » qui depuis 1998, propose de lutter contre la disparition des fameux cèdres du Liban. Comment l’avez-vous rencontrée Ifat Edriss?

-Ibrahim El Ali: C’est à travers une AMIE que je salue ici Houda Seoud. Elle s’occupe surtout du nettoyage du littoral, de la protection des espaces et animaux marins, comme les tortues de mer. Elle fait un travail remarquable.

-Dominique Desaunay: Et elle est avec nous. Ifat, bonjour!

-Ifat Edriss: Bonjour à tous, bonjour Ibrahim.

-Ibrahim El Ali: Bonjour Ifat!

-Dominique Desaunay: Alors des cèdres du Liban au nettoyage des côtes, vous proposez aussi à quiconque de découvrir la biodiversité marine et de prendre conscience qu’il y a des espèces menacées du côté du Liban.

-Ifat Edriss: Tout à fait, c’est ce qu’on fait ici depuis 1997. On fait du monitoring pour les dauphins, des hippocampes et on vient de savoir qu’il y a des phoques qui sont menacés et déjà très rares dans la Méditerranée. Il y en a 4 à Beyrouth.

-Dominique Desaunay: Vous aidez les petites tortues à trouver le chemin de l’eau, parce que si j’ai bien compris, c’est un lieu de ponte les côtes libanaises.

-Ifat Edriss: Tout à fait, il y a une plage d’1,6 km de long sur laquelle les tortues viennent pondre. Lorsque les coquilles explosent, les tortues ne savent pas aller vers la mer, parce qu’il y a les lumières de la municipalité.

-Dominique Desaunay: Elles se dirigent vers la lumière en fait.

-Ifat Edriss: Voilà! Il faut les aider à trouver le chemin. Bien sûr, s’il y a un rat ou un chien qui vient les manger, on ne fait rien. Il faut que la nature fasse elle-même son propre équilibre.

-Dominique Desaunay: Alors, j’aimerais bien qu’on parle un peu de la journée du 16 mai qui va se produire. Journée de nettoyage de la côte des fonds marins. Là, vous attendez plus de 25.000 personnes qui prendront part à cette journée exceptionnelle où le citoyen prend conscience qu’il faut nettoyer et dépolluer la côte. C’est bien ça?

-Ifat Edriss: Tout à fait, en 1997, on venait à peine de sortir de la guerre. Et tout ce qui était déchets était jeté à l’eau, il n’y avait pas de gouvernement. Alors, on s’est réveillé en 1997 avec plein de déchets partout sous l’eau et sur les côtes. Nous sommes alors 5 plongeurs, on a fait cet appel. Et 40.000 personnes ont répondu. C’était sous l’eau et sur les plages. Cette année, on va reprendre ça car on a toujours des déchets qui sont jetés vers la mer malheureusement. Et j’attends Ibrahim impatiemment parce qu’il va venir nous aider!

-Dominique Desaunay: Merci Ifat Edriss. Ibrahim El Ali, pour prendre la mesure de la pollution du littoral, je vous propose de redécouvrir ce reportage diffusé sur France Télévision, sur la montagne de déchets au Sud Liban à Saïda très exactement.

-Reportage: On l’appelle la poubelle de la Méditerranée. Une montagne de 50 m de haut dont les déchets plongent directement dans la mer. Aux portes de Saïda, dans le Sud du Liban. Mohammed el Saajri est plongeur professionnel et il a vu grandir la montagne.

-Mohammed el Saajri: Autrefois, c’était une petite décharge. Il n’y avait pas autant de matières plastiques, de conserves, de métaux ou d’ordure. Aujourd’hui, elle reçoit toutes sortes de déchets, des produits chimiques et industriels. Tout atterrit ici, c’est une catastrophe pour nous et la Méditerranée.
Mohammed el Saajri nous invite à plonger.Par 5 mètres de fond, notre surprise est totale. Au fur et à mesure de notre progression, nous découvrons un cimetière marin. Pas la moindre trace de vie. Les Posidonis, ces plantes aquatiques indispensables à la reproduction des espèces ont disparu. La lumière du soleil est cachée en permanence par des sacs en plastiques qui flottent entre deux eaux. A l’entrée du site, aucun contrôle! Nul ne sait vraiment ce que la montagne recèle, sauf peut-être ces Palestiniens ferrailleurs qui vivent de la décharge.

-Ferrailleur palestinien: on trouve de tout ici: du plastique, des boites de déchets d’hôpitaux, beaucoup de seringues aussi. On sait que c’est dangereux, mais il faut bien vivre.Les jours de chaleur, le méthane dégagé des matières organiques s’enflamment. Un nuage de fumée recouvre alors la ville.

-Médecin: L’air est contaminé, la mer est contaminée, les nappes phréatiques sont contaminées. Résultat, nous constatons de plus en plus de maladies respiratoires, de problèmes allergiques et depuis un certain temps, de cancers.
Le maire de Saïda a proposé de transféré les déchets vers d’autres sites pour être traités, sans succès. Maire de Saïda: Au Liban, tout prend rapidement une tournure communautaire et confessionnelle. On ne peut pas déplacer les ordures de Saïda, considérée comme sunnite, dans un zone chiite (voisine). De même, on ne peut transférer de déchets musulmans dans une région chrétienne.La solution envisagée par les Libanais serait d’extraire les déchets toxiques de la montagne, de l’aplanir, de la stabiliser, puis de la vendre en terrain à bâtir pour amortir le coût de l’opération.

-Dominique Desaunay: Ibrahim El Ali, vous avez déclaré à un moment donné que le Liban n’est pas une poubelle. Mais franchement, encore faut-il savoir si les mentalités sont prêtes à embrasser cette cause environnementale dans ce pays.

-Ibrahim El Ali: Je pense qu’il y a eu un grand changement à la suite de la visite de notre premier ministre Hariri au sommet de Copenhague. Quand je finançais de mes propres sous la campagne de reboisement « Le Liban n’est pas une poubelle », mes voisins et mes amis me disaient « mais tu es fou de mettre ton argent, achète un terrain pour tes enfants, c’est mieux ». Le Libanais avait une pratique d’environnement, mais il n’avait pas une conscience de l’environnement. Le fait qu’Ifat arrive maintenant à mobiliser le 16 mai de 25.000 à 40.000 citoyens, je ne suis pas sûr qu’on arrive ici en France au même résultat. Le Liban, de Nakoura au Sud à Tripoli au Nord, on est tous mobilisé pour cette campagne. Et ça, je crois qu’il y a une impulsion importante du premier ministre qui fait que ça se passe.

-Dominique Desaunay: Il y a aussi la société civile.

-Ibrahim El Ali: C’est ce que je veux souligner justement. La problématique de l’environnement à travers ces différentes ONGs fait qu’on surmonte les problèmes politiques, les problèmes religieux et confessionnels au Liban et c’est quelque chose qui appartient à tous les Libanais.

-Dominique Desaunay: Alors, ce combat avec votre association, vous le menez avec des partenaires historiques. Magda Abou Dagher est cofondatrice et vice-présidente de l’ONG « Jouzour Loubnan ». Bonjour Magda !

SUITE de l’interview avec Magda Abou Dagher:
http://fondation-elali.blogspot.com/search/label/Actualité

Le player pour écouter RFI en direct:
http://www.rfi.fr/aef_player_popup/rfi_player

Pour soutenir son action parmi toutes les initiatives écocitoyennes de 2011 soutenues par les Nations Unies, vous pouvez adresser vos dons à l’ASSOCIATION MAWASSEM KHAIR,
ONG Liban , moisson de la bienfaisance
Mawassem Khair ( Moisson de la Bienfaissance)
Président Fondateur : Ibrahim El Ali Tél 961 3 32 60 57

http://fondation-elali.blogspot.com/2007/09/blog-post.html

Le blog de la Fondation El-ali
http://fondation-elali.blogspot.com/

Le siège des Nations-Unies à Genève:
http://www.unog.ch/

Box internet: Les tarifs 2011 avec la hausse de la TVA sur les offres triple play

Autrefois, on disait « eau et gaz à tous les étages ». Aujourd’hui, vous n’achetez pas une maison s’il n’y a pas l’ADSL à toutes les altitudes alors qu’il y a les solutions Wimax et haut-débit par satellite. En ce début d’année 2011, le soucis c’est le prix de l’accès à Internet avec la TVA. Les non-dégroupés vont trinquer conclue David Feugey. La hausse de la TVA sur les offres triple play a été appliquée largement par les opérateurs poursuit-il. Un peu trop peut-être, en particulier pour les non-dégroupés. Une situation inacceptable. Lorsqu’il s’agit d’accéder à Internet, il n’est pas toujours bon d’habiter dans une zone rurale non-dégroupée. Les utilisateurs doivent alors jongler avec des paramètres compréhensibles, comme une faiblesse du débit ou une instabilité de la connexion (pénalités dues à la distance les séparant du répartiteur), et avec d’autres, moins acceptables, comme le bridage du débit appliqué sur certains sites web, ou l’absence d’option TV, même lorsque la bande passante requise est disponible. Etat des lieux des changements pour 2011 selon Silicon.fr , et coup de projo sur les deux autres solutions; le Wimax en zone très rurale ou le haut-débit par satellite Tooway

VillageMag84 Box internet: Les tarifs 2011 avec la hausse de la TVA sur les offres triple play

Le mensuel Village magazine a traité le sujet du haut-débit en zone blanche

À partir de 2011, les opérateurs de télécommunication français ne pourront plus appliquer un taux de TVA de 5,5 % sur les offrestriple play. Évidemment, nous nous attendions à ce que les forfaits des personnes habitant dans des zones non-dégroupées – pourtant pas toujours concernées par ce changement – supportent une partie de cette hausse.

CHEZ ORANGE ET SFR

Ainsi, chez la plupart des opérateurs (c’est confirmé pour Orange et SFR), tous les prix des forfaits seront augmentés, et ce, d’environ 2 euros TTC pour les offres précédemment facturées aux alentours de 30 euros TTC par mois. Télévision par ADSL ou pas, les abonnés paieront donc tous le même prix. Une situation qui ne manquera pas d’intriguer les associations de consommateurs. SFR justifie cette hausse par la possibilité d’accéder à la télévision en mode web (un argument ridicule, vu la qualité proposée) alors qu’Orange propose aux non-dégroupés un accès à son bouquet de chaînes via le satellite (un argument recevable).

CHEZ FREE

Pour Free, le premier volet de la hausse est plutôt bien pensé : les internautes dégroupés profiteront de prix de base inchangés, en double play, soit 29,99 euros TTC par mois (Freebox V5) ou 35,98 euros TTC par mois (Freebox V6), la télévision devenant une option facturée 1,99 euro TTC par mois (activable et désactivable à tout moment). Jusque-là, tout va (à peu près) bien.

Incidence scandaleuse

La seconde partie de cette hausse est, par contre, tout bonnement scandaleuse. En effet, les abonnés non-dégroupés devront payer 35,98 euros TTC par mois, contre 29,99 euros TTC précédemment. Une pilule difficile à faire passer pour des usagers qui ne disposent même pas d’un accès télévision (le mode web proposé par Free n’est limité qu’à quelques chaînes en basse résolution et le boitier TV de la compagnie restera désespérément muet, même en mode TNT). Le triple play n’a donc jamais existé pour eux. La compagnie justifie cette hausse par l’intégration dans le forfait des appels émis vers les téléphones mobiles français. Un changement imposé ici aux abonnés.

Certes, suite à ces hausses, la plupart des opérateurs donneront l’opportunité à leurs clients de les quitter (à quel prix ?). Il reste que devant cette hausse unilatérale des coûts des forfaits, les internautes ne sauront guère chez qui aller. Chez les non-dégroupés, les tarifs sont ainsi devenus étrangement similaires chez tous les opérateurs. Un phénomène curieux, qui ne manquera pas d’interpeller les autorités de régulation de la concurrence.

David Feugey pour silicon.fr
silicon.fr

Le message d’Orange:
« La nouvelle Loi de Finance met fin à l’avantage fiscal dont bénéficiaient les offres des opérateurs internet et mobile contenant des « services de télévision mis à la disposition du public sur un réseau de communications électroniques ». Ces offres vont passer d’un taux de TVA réduit, pour moitié à 5,5% et pour moitié à 19,6%, à un taux de TVA plein à 19,6%.
Dans le cadre de ces modifications du taux de TVA, Orange vous informe que le tarif HT de votre offre Internet pro ne change pas, et qu’Orange appliquera ce nouveau taux de TVA seulement à partir du 1er février. Les clients Orange détenteurs d’une offre dont la TVA évolue seront informés par courrier ou par courrier électronique dès fin décembre 2010. »

Solutions d’accès haut-débit Wimax (Wifi maximum), trouver un opérateur selon sa région sur le site de régulation de l’ARCEP. A noter que L’ARCEP lance une consultation publique jusqu’au 21 janvier 2011 sur son projet de décision précisant les modalités d’élaboration et de vérification des informations relatives à la couverture du territoire par les services d’accès à internet en situation fixe.
http://www.arcep.fr/index.php?id=7108

Solutions haut-débit par satellite Tooway:
l’Internet par satellite va secourir les zones rurales. Tooway va prochainement mettre en fonctionnement le nouveau satellite Ka-Sat, conçu spécifiquement pour l’accès Internet à haut débit dans les zones non couvertes par l’ADSL. Cette offre est assez onéreuse prévient David Feugey (un phénomène logique au regard du coût de construction et d’exploitation d’un satellite), mais elle permet de disposer d’un débit relativement correct.

Le mensuel Village magazine:
http://www.village.tm.fr/

Domoclick.com

Le top 5 des innovations d’ici 2015 selon IBM : de l’autonomie d’énergie à l’écocitoyenneté par le tél mobile

Selon IBM, l’holographie, la gestion de l’énergie et une meilleure utilisation de l’information seront au cœur de notre futur proche. Pour la cinquième fois, IBM s’essaie au jeu des prédictions, concernant cinq innovations technologiques qui apparaitront d’ici à cinq ans.

téléféminin Le top 5 des innovations dici 2015 selon IBM : de lautonomie dénergie à lécocitoyenneté par le tél mobile

Le téléphone mobile est déjà un partenaire citoyen entre parents et enfants, il le devient entre collectivités et citoyens

1/ Nous interagirons avec nos amis en 3D avec la téléprésence en 3D
Si l’affichage holographique semble prometteur, sa mise en pratique et son adoption restent à ce jour très aléatoires. Mais IBM devrait nous surprendre sur ce concept !

2/ Nos ordinateurs produiront de l’énergie pour alimenter notre ville,
IBM promet que la chaleur dégagée par les datacenters sera réutiliséepour chauffer les locaux ou l’eau utilisés par les entreprises. Un concept qui a déjà été ponctuellement mis en œuvre et qui pourrait se généraliser avec les nouveaux systèmes de refroidissement à eau.

3/ L’air que nous respirons alimentera les batteries de nos ordinateurs et autres téléphones portables,
IBM promet également de grandes avancées dans le monde de la mobilité. Ceci permettra aux produits de fonctionner sur batterie jusqu’à dix fois plus longtemps. Les téléphones deviendront tellement économes en énergie qu’il sera envisageable de les recharger… en les secouant, ou en soufflant dessus!

4/ Nos trajets quotidiens seront personnalisés et adaptés,
Les deux dernières innovations décrites par IBM ont, toutes deux, trait à la collecte et à l’exploitation d’informations à grande échelle. Le cheval de bataille actuel du groupe américain d’informatique. Des techniques évoluées d’analyse permettront par exemple de mieux gérer le trafic des villes en guidant chaque utilisateur de façon personnalisée.

5/ Nous n’aurons plus besoin d’être un scientifique pour s’adapter aux déréglement climatique de notre planète,
Avec les terminaux mobiles, en particulier avec les smartphones dotés de GPS et des fonctions du type Twitter, les citoyens de 2015 pourront alerter et faire remonter des informations plus aisément, via des terminaux mobiles connectés, ce qui permettra de prévoir certaines catastrophes. L’utilisation des capteurs présents dans les terminaux mobiles permettra même de détecter certaines informations clés, comme celles liées aux prémices d’un séisme et pour déterminer le niveau de pollution de l’air. Toujours selon les prédictions d’IBM qui développe des solution logicielles dans ces domaines, chaque terminal pourra alors se transformer en station météo portable.

Domoclick.com et David Feugey pour Silicon.fr

http://www.silicon.fr

INTERNATIONAL BUSINESS MACHINE , application bâtiments intelligents (immotique):
http://www.ibm.com/smarterplanet/fr/fr/green_buildings/ideas/index.html?re=spf

IBM France:
http://www.ibm.com/fr/fr/

La valeur travail vaut-elle plus que la valeur capital ? Réponse dans le livre Le capitalisme sans capital

« Ce n’est pas par des manoeuvres financières qu’on fait marcher une économie de plein-emploi » affirme Paul Fabra, auteur du livre « Le capitalisme sans capital », préfacé de Henri Gibier (Echos Editions / Eyrolles) pour approfondir le débat entre capital financier, compétences humaines et rôle des banques. Alors que la crise actuelle nous conduit à repenser le fonctionnement de l’économie mondiale, Paul Fabra nous montre avec brio qu’un capitalisme pérenne est possible. Après un plaidoyer pour une nouvelle conception du profit, l’auteur nous montre à quel point le modèle actuel d’un « capitalisme sans capital » est dommageable pour l’économie mondiale à travers l’analyse de l’actualité économique, riche en événements, de ces dix dernières années. En ces temps de crise financière, c’est à un retour aux fondamentaux les plus sains de la science économique que nous invite l’auteur dont voici les bonnes feuilles du livre

« Rien n’illustre mieux la confusion (reconnue mais rarement, sinon jamais identifié) sur le concept de capital que l’expression galvaudée — on n’en remarque même plus la tonalité « esclavagiste » ! — et absurde de « capital humain ». Prenons pour commencer le cas d’une entreprise qui embauche un ingénieur (ou un physicien, un publiciste, un designer) de haut niveau. C’est pour elle une affaire à laquelle elle attache la plus haute importance. On pourra exprimer cela comme on voudra, mais dire que dans la knowledge economy, le plus précieux « capital », c’est la personne humaine (ou telle ou telle d’entre elles) est une façon de parler propre à donner une idée entièrement erronée de ce qui se passe et de ce qui est nécessaire qu’il se passe pour que, effectivement, l’homme ait toute sa place dans l’entreprise.

Donc, la question qui se posera dans notre exemple est que l’entreprise, pour embaucher ce précieux collaborateur, doit en avoir les moyens ! Le débat devrait porter sur la nature de la « ressource » dont il convient de disposer. Il est facile à comprendre que le management sera d’autant plus en mesure de faire un pari sur l’homme qu’il s’apprête à prix d’or à faire monter à bord qu’il ne courra pas un second risque, celui-là de nature financière : le rémunérer sur des fonds empruntés. La solution satisfaisante découle de ce qui précède : s’il est pour l’entreprise du plus haut intérêt de s’adjoindre la collaboration de cet ingénieur ou de ce publiciste, eh bien qu’elle y consacre une fraction de ses ressources les plus précieuses : ses ressources en capital. Par définition, elles sont les plus stables et sont inconditionnelles (personne ne peut lui retirer ses fonds propres au cas, par exemple, où ses bénéfices auraient diminué — ce qui n’est évidemment pas le cas avec le crédit). Pour des raisons évidentes, ce raisonnement doit être étendu, de proche en proche, à toute la masse salariale. Rien n’est plus vital que la qualité et la motivation de son personnel.

Et c’est un fait inexplicable que le management accorde rarement à cette question la priorité qu’elle mérite. Il s’agit de la tâche inaccomplie à parfaire d’urgence. Pour ce qui est du vocabulaire, la cause est entendue. Un capital n’est pas autre chose qu’une réserve de pouvoir d’achat, latent ou disponible, selon que ce pouvoir d’achat a été employé à acheter des actifs immobilisés ou bien reste à disposition sous forme de « fonds de roulement ». En aucun cas une personne humaine n’est un fonds de roulement. Le caractère totalement inapproprié de l’expression « capital humain » donne l’occasion – c’est bien son seul mérite – de souligner un ordre de préséance à la fois rationnel et historique, mais aujourd’hui ignominieusement renversé. Capitalisme sans capital est un régime catastrophique parce que seul un capitalisme pourvu abondamment de capital est capable de remplir sa fonction essentielle : donner effet au travail. Tant la séquence rationnelle que la séquence temporelle assigne au travail, dans l’activité économique, le rôle de primum mobile. Le capital est le moyen pour développer tout le potentiel du travail. Le discours indigent sur la « création de valeur » à la bourse fait complètement perdre de vue le sens de la relation entre le travail et le capital.

Pourquoi le sous-emploi permanent ?

Par construction, la financiarisation de l’économie s’oppose à la solution traditionnelle et rationnelle, à savoir le financement des « frais de personnel » par les fonds propres. Là réside la cause principale du sous-emploi permanent. Cela personne, je veux dire personne qui détienne une parcelle de pouvoir économique, ne veut en entendre parler. Vu le point où nous en sommes arrivés, ce serait une révolution copernicienne. La relation organique serait rétablie entre le Capital et le Travail dans sa dignité d’origine telle qu’elle apparaît chez Adam Smith, David Ricardo, Jean-Baptiste Say, Alfred Marshall, John Maynard Keynes. Elle serait établie dans son efficacité future. Keynes avait bien vu, au contraire des néo-libéraux, que le salaire n’est pas une marchandise et encore moins une marchandise dont le prix varie au gré de l’offre et de la demande sur le « marché du travail »… Mais il ne s’est jamais intéressé au capital.

La raison pour laquelle la « solution » est rejetée dans l’ombre est qu’elle est exclusive de la course au profit maximum. Si l’entreprise doit financer la masse salariale par des fonds propres, fini pour les grandes et moins grandes entreprises le recours systématique à l’effet de levier(obtenu en combinant une mise en capital aussi faible que possible avec des fonds empruntés) destiné à relever le taux de rentabilité pour l’actionnaire. CQFD.
Il est un concept qui fait dans les manuels de management et de finance l’objet d’un véritable rejet. Les plus honnêtes d’entre eux — c’est le cas de l’ouvrage qui fait référence en France le Vernimmen (Editeur : Dalloz) — ne manquent pas de le qualifier de « dépassé », mais c’est pour y faire référence au paragraphe suivant, tant il est difficile d’exposer clairement ces matières sans y avoir recours. Extrait à la page 298 : « Le fonds de roulement nous paraît dépassé […], mais les enjeux derrière le fonds de roulement resteront toujours d’actualité. » Une entreprise démarre avec des fonds propres d’une valeur de 100 K euros. Elle en emploie soixante à acheter de l’équipement. Elle aura ainsi « immobilisé » à due concurrence une partie de son capital. Il lui en restera quarante sous la forme d’un pouvoir d’achat liquide et disponible qu’on appellera capital circulant ou fonds de roulement. Par définition, le fonds de roulement est positif. S’il est négatif, cela veut dire en bon français qu’il n’existe pas. Du temps où le capitalisme était le capitalisme, on n’aurait pas donné cher d’une entreprise sans FR. Par destination, le fonds de roulement finance le versement des salaires, par excellence une opération portant en totalité sur des « liquidités ». Cela vaut la peine de s’arrêter quelques instants sur ce point. Si les revenus ne se sont pas reconstitués, c’est le signe que la chaîne de l’échange s’est rompue, du fait que l’activité s’est beaucoup ralenti…(coupe)

À première vue, le fait de ne dépendre que de son fonds de roulement (pas d’endettement permanent auprès de la Banque) semble une sérieuse contrainte pour le développement des entreprises. L‘expérience (et le raisonnement) montre qu’il n’en est rien. En temps de paix, l’obstacle au plein emploi et à une stabilité raisonnable de l’emploi, c’est d’abord l’économie d’endettement et la contrainte des frais financiers qui en découle.
Avec le nouveau système né (pendant le « déluge » des années 1971-1974) de la focalisation sur les flux de trésorerie, on est entré dans un autre monde où les mêmes règles ne s’appliquent plus à tout le monde (il y a des gagnants « structurels » et des perdants « structurels »). Ce n’est pas seulement le vocabulaire utilisé pour le décrire qui exige une (petite) gymnastique de l’esprit, mais le mécanisme lui-même. Il consiste en un renversement complet de la logique économique qui est celle du capitalisme. Le point de départ — je ne dirai pas le point d’ancrage, il n’y en a plus, le bon vouloir de la banque en tient lieu —, c’est non plus le fonds de roulement déterminé par les avoirs disponibles de l’entreprise, mais son « besoin de fonds de roulement » (BFR). Et, cette fois-ci, si le BFR est positif, cela signifie que l’entreprise n’est pas capable de financer les dépenses correspondantes (notamment le stock de matières premières, les marchandises à revendre, les frais de personnel) : il lui faudra emprunter auprès de la banque ou émettre des certificats de trésoreries sur le marché (s’il y a des acheteurs). S’il est au contraire négatif, cela veut dire que l’entreprise a cette capacité. Mais pas parce qu’elle dispose d’un montant de fonds propres adéquat, cette hypothèse n’étant même pas envisagée. C’est, dans la plupart des cas, parce qu’elle est en position d’exiger de ses fournisseurs des délais de règlement à plus longue échéance que ne le sont les crédits qu’elle accorde à ses clients, si crédit il y a. L’idéal, si l’on est en position de force pour en imposer les conditions, réside dans une formule simple : règlement le plus tardif possible des sommes dues et encaissement au comptant des produits ou service rendus. Il est de notoriété publique que de grands groupes se sont constitués de cette façon, sans pratiquement d’apport de capital, quasi exclusivement en jouant habilement, le bâton à la main, des flux de trésorerie. La méthode est l’extension indéfinie de la sous-traitance sous toutes ses formes. L’économie duale sous sa forme la plus hideuse. En tout cas, capitalisme des petits salaires et des PME fragilisées. Quant au « rayon d’action » de la grande entreprise, il est indéfini. Le bilan démesurément grossi ne repose sur aucune base solide (pis encore du côté des banques d’investissement). Risque systémique pesant sur l’économie tout entière. À la limite, on pourrait imaginer que toutes les entreprises soient en faillite, l’État payant la totalité des charges sociales et la moitié des salaires directs (on n’en sera pas très loin, pour les petits salaires, avec le RSA et la prime pour l’emploi maintenus !). Cela boosterait, comme ils disent, la compétitivité de l’économie nationale, souci permanent du Medef auquel nos politiciens ont fini par accorder toute leur attention. Mais d’où les contribuables tireraient-ils leurs revenus taxables ? Caricatural ? Ce n’est même pas sûr ! Inexact ?

Qui fait quoi , pourquoi ?

À la faveur de ces pratiques et de ces manipulations du cash flow, on retombe sur l’inversion des rôles qu’on a déjà rencontrée. Si je paie mon fournisseur régulièrement en retard, tout se passe comme s’il me prêtait gratuitement (ou avec de faibles indemnités de règlement différé) les sommes que je lui dois. Le principe élémentaire de l’échange est bafoué. L’entreprise qui dispose, ne serait-ce qu’à cause de sa surface, d’un pouvoir de négociation, impose sa loi. Le marché tout entier cesse d’être le lieu des échanges. Il ressemble plus ou moins à une foire d’empoigne (lire la chronique du 2 novembre 2007, « Baisse ou guerre des prix », page 107). En régime capitaliste, les choses sont beaucoup plus équilibrées. En principe, elles sont naturellement plus favorables pour le fournisseur. Si un grand groupe industriel finançait ses « encours » (stocks) par des fonds propres, c’est lui, donneur d’ordres, qui avancerait le montant du règlement des fournitures dont il aura besoin pendant le cycle de production.

Peter Drucker préconisait la création, au sein de chaque entreprise d’un wage fund qui serait le pendant de l’investing fund des compagnies américaines. Cela serait de nature à relancer une politique de l’emploi remise sur ses pieds, c’est-à-dire tournée vers de nouveaux modes de gestion et de financement des entreprises. De proche en proche, une telle réforme induirait un changement d’optique de la Bourse, qui en serait changée. Si l’accent était mis sur la nécessité pour relancer l’investissement et l’emploi, de recapitaliser les entreprises, les analystes s’intéresseraient plus aux efforts accomplis dans le présent pour préparer l’avenir qu’aux savants montages destinés à influer sur les flux du futur, c’est-à-dire à perpétuer et à aggraver les détournements de pouvoir d’achat auxquels ils donnent lieu. Quant à la valeur d’une entreprise, on aurait tendance à la calculer comme étant égale à son coût de remplacement s’il fallait la fonder maintenant, et non plus sur la valeur présente des flux de revenus futurs qu’on suppute (ou qu’on essaye de deviner).

Du côté du profit, la science économique moderne, et même plus ancienne, n’est pas d’un grand secours non plus. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le capitalisme n’a jamais eu de théorie du profit, hormis celle de Karl Marx, qui est fausse et qu’il n’est pas parvenu à s’expliquer à lui-même (son échec final pour rendre compte du partage de la plus-value entre les entreprises qui « exploitent » la main-d’oeuvre et celles qui ont très peu de salariés par rapport à leur chiffre d’affaires). Cependant, la solution n’en existe pas moins et je prétends qu’elle est accessible pour peu qu’on veuille identifier l’objet de la recherche. De quoi s’agit-il ? Formuler une théorieéconomique du profit. J’ai, dans L’Anticapitalisme, essai de réhabilitation de l’économie politique, proposé de reprendre la question laissée jusqu’à ce jour sans réponse. La solution à laquelle je suis parvenu, en soutenant qu’elle est implicite chez Ricardo, est que le profit est soumis à la loi de l’échange. Il s’agit d’un échange indéfiniment échelonné dans la durée. Une épargne investie dans une entreprise est échangée contre un flux de durée indéfinie de revenus correspondant aux bénéfices de l’entreprise. Bien sûr, il y a le risque que l’entreprise ne fasse pas de bénéfices ou en fasse irrégulièrement. Mais l’incertitude de l’avenir est inhérente à la vie. Elle n’a pas à être « payée ». La définition du profit comme étant le prix du risque et celle du management comme étant l’art de porter au maximum ce profit n’ont rien à voir avec la science économique (a). L’économie a affaire avec les produits du travail des hommes et les revenus qu’ils en tirent en les échangeant. Rien de tout cela ne relève de la théorie des jeux…(…)

Je me souviens de la stupeur, sinon de l’incrédulité qui avait été la première réaction du public lorsqu’à l’occasion d’une table ronde, Jacques de Larosière avait tranché un débat sur la balance des paiements américaine : « Pour être en déficit, il faut un prêteur. » Cette simple constatation est de nature à disqualifier comme contraire à la réalité vécue la notion de déficit structurel. Comme on peut s’en douter, les autres conférenciers et l’auditoire s’étaient lancés sur des considérations de « structures » et de comportement. Les Américains consommaient trop et surtout, les coupables étaient les Asiatiques, enclins à épargner beaucoup au lieu de dépense (lire la chronique du 9 décembre 2005, « L’alibi du système dollar », page 240). On étonne beaucoup de nos contemporains en faisant la remarque que tout cela est certainement très intéressant, mais n’a aucune valeur explicative. C’est pourtant le thème inlassablement repris par les dirigeants américains. Cet épisode me revient à l’esprit, parce qu’il est très significatif de l’effet produit sur les esprits par la financiarisation et l’enseignement de la macroéconomie dont se sont, de loin, inspirés les fondateurs de la science financière…(…).

Mais revenons au déficit américain. Le propre de l’idéologie moderne est de ne pas poser les problèmes financiers en termes financiers. Tel est particulièrement le cas pour la financiarisation. Son objectif unique est de banaliser la dette, d’en faire à la limite la ressource quasi unique. Donc, de faire en sorte qu’elle ne soit plus un problème. Le prêteur n’est plus qu’un instrument au service du débiteur. Or, que s’est-il passé ? Cela fait cinquante ans que les États-Unis ont un déficit de balance des paiements. Pour cela, il suffit que leur dette soit utilisée de facto comme — un instrument de paiement — pour qu’il en soit ainsi. Il en résulte une inversion du transfert de pouvoir d’achat qui a normalement lieu du débiteur vers le créancier. C’est sur ce processus qu’il convient d’agir, pas sur l’épargne des Chinois qui en est la résultante (en quelque sorte, il s’agit d’une épargne forcée)…(…)… Entre ce [processus] et l’utilisation par un gros donneur d’ordre de sa dette vis-à-vis de ses fournisseurs (il en fait une ressource), il existe une analogie…(…). La culture du déficit est une et indivisible. Mais ce n’est pas par des manoeuvres financières qu’on fait marcher une économie de plein-emploi.

* Note rajoutée pour ces bonnes feuilles: Que l’épargnant, en participant au capital d’une entreprise (il lui a apporté son épargne contre remise d’une action) courre un risque, c’est une évidence, mais faire de ce risque la cause du profit, c’est se payer de mot et ne fournir aucune explication. D’une certaine façon, on peut soutenir que le meilleur projet industriel, celui qui se révèlera comme correspondant le mieux à l’ « attente » du marché (attente que l’heureux entrepreneur aura contribué lui-même à façonner) est celui qui était, objectivement, le moins risqué. Mais on ne le saura qu’après coup. Il n’est pas donné à tout le monde de voir juste. Le fait que l’entreprise initiatrice pourra tirer pendant un certain temps de son investissement judicieux un profit supérieur à la norme du marché est entièrement imputable à l’avance qu’elle a su gagner sur ses concurrentes. En attribuer l’origine «aux risques pris » est une façon de parler (et, si cela fait plaisir, pourquoi pas ?) mais ce n’est pas une séquence logique. Un entrepreneur est toujours, peu ou prou, un pionnier. Il n’est, par essence, ni un joueur de casino ni un spéculateur de la bourse.Et, fondamentalement, le succès de son action ne relève pas d’un calcul de probabilité.

Commander le livre chez l’éditeur Eyrolles/Les Echos:

http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/le-capitalisme-sans-capital-9782212545128?PHPSESSID=

Commander le livre chez Leslibraires.com

Données personnelles: AppleLeaks, la « fuite Apple » qui ne pardonne pas !

Apple est accusé de fournir des données personnelles sans autorisation contrairement à sa charte d’utilisation. Un avocat américain a annoncé mardi 28 décembre des poursuites en nom collectif contre Apple et plusieurs éditeurs d’applications pour ses appareils iPhone et iPad, auxquels des plaignants réclament des dommages et intérêts pour utilisation non autorisée de données personnelles. Des fuites (leaks) sur un sujet ultra-sensible (on se souvient du tolé planétaire quand Facebook avait lancé une nouvelle application de géolocalisation lié aux données personnelles) qui risquent de faire des vagues début 2011 contre l’empire Apple. Pourquoi ? quels sont les risques et les véritables enjeux ? Les faits et quelques explications du brulant contexte

apple iphone 071 Données personnelles: AppleLeaks, la « fuite Apple » qui ne pardonne pas !

Le sujet des données personnelles est à haut-risque, les données diplomatiques aussi. On l’a vu toute cette fin d’année avec la cyberguerre politique qui s’est déclaré avec les fuites de WikiLeaks. Mais s’il se confirme qu’il s’agit de fuites dus à une fausse manoeuvre d’Apple, une autre bataille s’annonce; Principalement parce que les deux grands rivaux d’Apple, Google et Facebook (3éme rang mondial, derrière Google et Microsoft selon ComScore) n’attendent qu’une occasion de faux-pas pour déstabiliser la marque à la pomme. Et , plus fondamentalement parce que tout le modèle économique de l’internet fixe et mobile repose sur la « publicité profilisé » de l’internaute. Si les données personnelles sont détournés par les grands fournisseurs de contenus et de trafic c’est toute la crédibilité de l’économie numérique qui pourrait être fragilisé. Les acteurs sont tout simplement parmi les plus grandes capitalisation boursière du monde avec les pétroliers, ce qui laisse supposer qu’ils vont devoir calmer le jeu avant que le buzz des milliards d’utilisateurs contre attaquent.

Pour l’avocat Majed Nachawati, la plainte, déposée la semaine dernière devant un tribunal fédéral de San José (Californie, ouest des Etats-Unis) porte sur la « pleine information » des internautes sur l’utilisation de leurs données personnelles. « Il s’agit simplement d’informer les internautes et d’obtenir leur consentement », a expliqué M. Nachawati lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP.
« Non seulement les données sont utilisées, la confidentialité est violée, mais des sociétés en tirent profit. Si elles tirent profit de ces données, elles doivent informer les propriétaires de ces données de ce qu’elles en font », a-t-il ajouté. La plainte de 28 pages cite quatre internautes texans et californiens, qui s’en prennent à neuf sociétés: Apple, Gogii, qui édite l’application :

- TextPlus4 (pour envoyer des textos illustrés de la photo du « mobinaute »),
- Pandora (éditeur d’une application musicale),
- Backflip (éditeur du jeu « Paper Toss », consistant à envoyer une boule de papier dans une corbeille), – The Weather Channel (météo),
- Dictionary.com,
- Outfit7 (éditeur du jeu « Talking Tom Cat », le chat qui parle et répète ce que l’utilisateur dit),
- Room Candy (jeu Pimple Popper, pour s’entraîner à presser points noirs et boutons) et
- Sunstorm Interactive (jeu « Pumpkin Maker », qui consiste à sculpter une citrouille d’Halloween).

Les éditeurs ont pour point commun de communiquer à des tiers, y compris des régies publicitaires, des données personnelles permettant d’envoyer des publicités ciblées, sans information ni consentement des « mobinautes », selon la plainte. Apple est poursuivi en tant que complice de ces éditeurs, qui faciliterait « la capture et transmission d’informations d’identification personnelle ». Est mis en cause le système d’identification des propriétaires d’iPad et iPhone, contenant des renseignements transmis à des éditeurs d’applications que les utilisateurs n’ont pas la possibilité de protéger. Les plaignants « ont souffert de ce que leur propriété personnelle, à savoir leur ordinateur personnel, a été transformée par les défendeurs en appareil susceptible d’espionner tous leurs mouvements en ligne », est-il expliqué.
M. Nachawati a indiqué que la liste des sociétés visées n’était que provisoire, et que d’autres pourraient être concernées: « c’est une question de temps », a-t-il affirmé. Il a aussi indiqué que des poursuites similaires avaient été lancées à New York, et jugé probable que les procédures soient confondues si elles sont validées par la justice.

Les dommages réclamés ne sont pas chiffrés dans la plainte. Mais les plaignants font valoir que « tous les fonds, revenus et avantages injustement perçus par les défendeurs en conséquence de leurs actes appartiennent en droit aux plaignants », ainsi qu’à tous les autres utilisateurs des appareils et applications en question concernés par la plainte. Ce procès est une nouvelle illustration du malaise qu’inspire le suivi des internautes par les éditeurs de sites internet et d’applications, et leurs annonceurs. Le Wall Street Journal a consacré une série d’articles à ce sujet ces dernières semaines, dont l’un d’eux est explicitement cité dans la plainte. Tandis que Les Echos rappel que la charte d’Apple stipule que « les applications ne peuvent transmettre des données sans obtenir auparavant le consentement de l’utilisateur et indiquer comment et par qui elle seront utilisées. » La convention avec les développeurs avait d’ailleurs été modifiée dans ce sens en avril dernier. Outre des données sur l’identité de l’utilisateur, certaines d’entre elles mentionneraient même la localisation de ce dernier lorsqu’il est connecté. Le gouvernement américain devrait s’intéresser de plus près à ce sujets hautement sensible.

Domoclick.com avec l’ AFP