GAZ : Un prix au plus haut niveau historique depuis l’augmentation de 4,7%

Les prix du gaz naturel ont de nouveau augmenté au 1er juillet, de 2% à 4,7%, après une première hausse en avril, retrouvant ainsi leur plus haut niveau historique, alors que les coupures de gaz pour impayés se multiplient en France. Le 24 juin , la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié un communiqué qui constate la conformité du barème proposé par GDF SUEZ au 1er juillet 2010 à la formule tarifaire de ses coûts d’approvisionnement. Domoclick.com présente ici le comparateur entre fournisseurs d’énergie

Depuis le 1er juillet, les tarifs ont progressé de 0,228 centime d’euro par kilowattheure (kWh), selon la Commission de régulation de l’Energie (CRE), qui n’était pas en mesure de fournir une hausse moyenne des prix. L’autorité de régulation a donné son aval (communiqué ci-dessous) à une demande soumise par le groupe GDF Suez, anciennement Gaz de France.
La hausse de la facture sera de 2 euros sur l’année pour les 1,4 million de foyers qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine. Pour ceux qui s’en servent aussi pour leur eau chaude (1,2 million de clients), la facture augmentera de 8 euros par an. Les 6,3 millions de consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuisine, l’eau chaude et le chauffage verront leur facture gonfler de 45 euros sur l’année » conclut Antoine AGASSE pour Les Echos.

Enfin, pour les industriels et les chaufferies de résidences collectives, la hausse des tarifs sera comprise entre 5,5% et 7,4%. Les prix du gaz avaient déjà augmenté de 9,7% le 1er avril, soit une hausse des factures annuelles allant de 12 à 85 euros pour les ménages, la première depuis août 2008 et la plus forte depuis novembre 2005.

Les prix du gaz auront donc bondi de 15% environ depuis le début de l’année, sur fond de remontée des cours du pétrole et de baisse de l’euro.
La flambée des prix intervient alors que le nombre de coupures de gaz naturel pour impayés a augmenté fortement ces dernières années.
Le nombre de coupures est ainsi passé d’environ 6.000 en 2008 à 60.000 pour les cinq premiers mois de 2010, selon le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel GrDF.
L’Association Force Ouvrière des Consommateurs (AFOC) a ainsi réclamé jeudi « un moratoire sur les impayés de factures d’énergie », en imputant la multiplication des coupures à la privatisation de Gaz de France et à l’ouverture des marchés à la concurrence.
GDF Suez met pour sa part en avant un changement de système informatique qui avait entraîné une sous-estimation des coupures en 2008 pour éviter que les clients ne pâtissent d’éventuelles erreurs de facturations.
« Maintenant, le système est rôdé et on est revenu à une gestion normale », affirme un porte-parole, qui évoque « 22.000 consommateurs coupés » soit « 0,2% de nos clients ».
« Les personnes en difficultés sociales ne sont jamais coupées », souligne-t-il. En outre « ceux qui sont coupés le sont au bout de trois avertissements et sont rétablis dès que leur chèque de réglement arrive ».
Le son de cloche est différent à la CGT, principal syndicat chez les agents de GDF Suez. « Les fournisseurs de gaz naturel (GDF Suez, EDF, Altergaz, Poweo, etc…) sont en train de faire du tri dans leurs fichiers: ils ne veulent plus que des bons clients », dénonce Laurent Langlard, de la fédération Mines-Energie.
« Aujourd’hui, les fournisseurs lancent des avis d’impayés pour 100 euros, là où avant ils attendaient 300 euros », explique-t-il. « Les retards de réglements représentent un enjeu énorme pour le groupe en terme de trésorerie », souligne le syndicaliste.
Le contexte de l’hiver 2010 aurait favorisé une hausse des coupures: « L’hiver a été particulièrement long et froid. Si on ajoute à ça, la hausse du prix du gaz et la précarité montante », remarque-t-il.
Pour tenir compte de la forte augmentation du nombre de demandes de coupures, GrDF a décidé d’augmenter leur tarif en le faisant passer de 51 euros à 88 euros (+72%).
« C’est donc le consommateur qui va devoir payer pour se faire couper le gaz », dénonce l’AFOC.

Le communiqué du CRE

Le CRE a vérifié que l’application de cette formule entre le 1er avril et le 1er juillet correspond bien à une hausse de 0,228c€ par kWh. Celle-ci résulte de l’augmentation, sur la période considérée, des moyennes prises en compte dans la formule, à savoir 9,4% pour le fioul lourd, 13,3% pour le fioul domestique et de 11,3% pour le Brent du fait notamment de la hausse de 6 % de la moyenne du taux de change dollar euro sur la même période.
Cette hausse se traduirait par une augmentation moyenne de 4,7% pour les clients se chauffant au gaz au tarif B1, soit 6,3 millions de clients. Par ailleurs, la CRE rappelle que la formule tarifaire fait l’objet d’un audit sur lequel elle délibérera d’ici septembre. Les premiers résultats laissent entrevoir des évolutions modifications fondées sur les renégociations en cours des contrats à long terme entre GDF SUEZ et ses fournisseurs. Celles-ci aboutiraient à l’intégration d’une indexation plus importante sur les prix de marché, inférieurs à ce jour aux prix indexés sur le pétrole ».

COMPARER AVANT DE CHANGER DE FOURNISSEURS D’ÉNERGIE

Consultez le comparateur indépendant proposé par le médiateur national de l’énergie et la Commission de régulation de l’énergie. Il comprend les offres d’électricité (à l’exception de l’offre Tempo) et les offres de gaz naturel proposées et renseignées par les fournisseurs d’énergie signataires de la charte de fonctionnement que vous pouvez consulter ici. Mis en ligne le 5 novembre, le comparateur va s’enrichir de jour en jour pour vous présenter progressivement l’ensemble des offres proposées par les fournisseurs.

Ce comparateur s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des marchés de l’énergie, qui permet à tout consommateur de choisir son fournisseur d’électricité ou de gaz naturel depuis le 1er juillet 2007.

Il est important de savoir qu’il existe deux types d’offres :
> les offres aux tarifs réglementés, dont les prix sont fixés par les pouvoirs publics, et
> les offres de marché.

La possibilité de revenir aux tarifs réglementés après avoir souscrit une offre de marché, ce qu’on appelle la réversibilité, est soumise à conditions, dont le détail est ici pour les clients particuliers et là pour les clients professionnels.

Besoin d’éclaircissements sur l’ouverture des marchés de l’énergie, ce qui change et ne change pas d’un fournisseur à un autre : services, qualité de fourniture, risques de coupure, prix de l’offre, modalités de paiement… ?
Tout est expliqué ici et là !

Munissez-vous d’une facture pour une comparaison précise…et bonne comparaison !
http://www.energie-info.fr/comparateur-offres-electricite-gaz-naturel/criteria.action?profil=particulier

L’AIE est favorable à la suppression des tarifs régulés de l’électricité

Tous les cinq ans, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) publie son rapport des politiques énergétiques de ses 28 Etats membres, réalisée par une équipe d’une dizaine d’experts internationaux sélectionnés par l’AIE. Nobuo Tanaka, son directeur exécutif, a remis officiellement le 26 juillet au Ministère de l’Écologie, qui est aussi celui de l’énergie, le rapport sur la politique énergétique de la France. Il regrette « qu’en réalité la concurrence soit toujours limitée » et ne refléte pas le coût réel de production en raison de la « rente nucléaire » français. Conclusion et recommendations.

Le rapport indique que la France est le deuxième consommateur d’électricité en Europe, pour une part de production nucléaire de 80 %, ce qui constitue une particularité de notre pays. Il rappelle par ailleurs que la France importe la totalité de ses besoins en pétrole, gaz et charbon.
La France est aussi le deuxième pays européen pour la production d’énergies renouvelables. Il souligne également la réussite de notre politique de diversification de nos sources d’approvisionnement qui contribue à notre sécurité énergétique. Il précise enfin que les émissions de CO2 de la France sont parmi les plus basses des pays de l’AIE.
Mais on rapport va plus loin avec plusieurs recommandations en forme de dénonciation. Concernant le marché de l’électricité, le rapport accueille favorablement les travaux de la commission Champsaur ( classé « secret défense » en cette fin juillet 2010 ! ) qui ont débouché sur le projet de loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité)

.

Ce qu’il faut retenir du rapport 2009 de l’Agence Internationale de l’Energie

« En France, la transition vers un marché plus compétitif pose problème en raison de la régulation des tarifs et du rôle dominant de l’opérateur historique. Alors que les secteurs de la production et du commerce de détail sont entièrement ouverts à la concurrence, conformément aux directives de l’UE, cette concurrence reste toutefois relativement limitée. La situation du marché de l’électricité français est d’autant plus complexe en raison du tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché (TaRTAM) destiné aux industriels, un tarif inférieur aux prix du marché de gros. La pérennité de cette structure tarifaire peut être mise en question. La gestion des investissements conséquents à moyen terme, nécessaires à l’entretien et au maintien du parc nucléaire, ainsi que la gestion des investissements conséquents à long terme, nécessaires au renouvellement et au développement du parc de réacteurs en France, peut constituer une menace. »

Il indique cependant que « rien ne garantit toutefois que les propositions de la Commission Champsaur permettront de favoriser le développement en France du secteur de l’électricité et de son industrie nucléaire. Une réforme effective du marché requiert la mise en place de tarifs reflétant les coûts afin que les marchés puissent fournir des indications tarifaires efficaces en ce qui concerne la production et l’investissement. Le développement de la capacité nucléaire dépend donc des tarifs de l’électricité qui reflètent l’intégralité des coûts de production de l’énergie nucléaire, y compris le coût lié à son développement. »

Le rapport souligne également que le développement des interconnexions électriques et gazières est indispensable pour renforcer la sécurité énergétique et pour mieux assurer les équilibres entre la consommation de base et les périodes de pointe.

A ce titre, l’implication de la France dans les initiatives de coopération avec les pays voisins est saluée.

 La part du gaz est appelée à augmenter dans notre mix énergétique, notamment dans la production d’électricité. La France a amélioré sa sécurité gazière depuis la revue précédente de 2004, en diversifiant ses approvisionnements, y compris en gaz naturel liquéfié. En effet aucun pays producteur ne compte pour plus de 20 % nos approvisionnements.

Les quatre recommandations formulées par ce rapport 2009 :

> Mettre en place dans les délais les politiques et mesures fixées
par le processus du Grenelle de l’Environnement ;
contrôler leur efficacité et
s’assurer que le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable
et de la mer met à profit l’opportunité de mettre en œuvre des stratégies
cohérentes et intégrées dans les secteurs du transport et du bâtiment.

> Renforcer la concurrence le plus rapidement possible avec des mesures visant à favoriser la concurrence dans le domaine de la production d’électricité et du commerce de
détail et promouvoir l’investissement ; envisager d’abord la suppression de la
régulation des tarifs pour les clients ; non-résidentiels pour travailler ensuite
aux prix du marché pour l’ensemble des clients, puis clarifier sa position sur la
contribution des exportations d’énergie nucléaire vers le marché émergent de
l’électricité en Europe.

> Promouvoir dès que possible le développement de réseaux de transport au sein
du pays et sur des points d’interconnexion transfrontaliers
afin de faciliter le
commerce et d’améliorer la fiabilité avec les pays voisins ; renforcer la sécurité
de l’électricité et de l’approvisionnement en gaz ; promouvoir la flexibilité des
réseaux électriques et développer l’investissement jusqu’à trouver un équilibre
structurel entre la production de base et la demande de pointe.

> Développer une vision stratégique pour les infrastructures du réseau électrique en tenant compte des tendances émergentes clés telles que la gestion de la demande, les véhicules électriques et la part de marché croissante de la production basée
sur les énergies renouvelables et dispersées, tout en exploitant intégralement le
potentiel du comptage intelligent et les capacités des réseaux intelligents (smart grids).

Télécharger la synthèse du rapport 2009 de l’AIE

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_du_rapport_AIE.pdf

Recharger sa voiture chez soi ou au bureau ? EDF est prêt !

Le salon de l’automobile de Paris en octobre 2010 sera très certainement le plus vert du monde (excepté le salon de Monaco) avec la mobilisation des constructeurs dans l’énergie électrique. L’effet de serre n’est pas la plus grande incitation mais les réglementations vont concrètement modifier l’intérieur de nos garages privés et de nos coins de rues avec des mini-stations de recharge électrique. La loi Grenelle 2 est claire  » toutes les communes peuvent créer et entretenir des infrastructures de charge nécessaires à l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ou mettre en place un service comprenant la création, l’entretien et l’exploitation des infrastructures de charge nécessaires à l’usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Explications sur l’article 57 et essai de la MIniE qui se recharge une fois tous les trois jours … dans son garage !

La première chose qui frappe en voyant la Mini E comme électrique, c’est l’habitacle : qui ne comporte que deux places. Avec une vitesse de pointe de 150 Km/h et une autonomie mesurée entre 160 et 200 Km par charge, elle offre de sérieux atouts pour les clients potentiels les plus frileux. La Mini E sera testée à Paris et en région parisienne dès le mois de décembre, dans le but d’analyser les comportements des utilisateurs et de la voiture. Pour postuler et être l’un des veinards qui pourront l’essayer, il faudra se rendre sur le site officiel. Attention les places sont chères : seuls deux échantillons de 25 testeurs citadins seront admis.

Pas si contraignant. Après l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine, voici donc la quatrième phase d’essais dans l’Hexagone. Les résultats des expériences précédentes étaient plutôt satisfaisants. Il est intéressant de remarquer que 90 % des testeurs ont été satisfaits de l’autonomie de la Mini E, preuve que celle-ci est amplement suffisante dans le cadre d’une utilisation urbaine ou péri-urbaine. Autre point surprenant : finalement 56 % des cobayes n’ont jamais mis la main sur une quelconque station de charge publique, l’autonomie étant suffisamment longue pour pouvoir recharger les batteries la nuit dans son garage.

EDF : « Nous sommes prêts »

Les particuliers ne seront pas les seuls à pouvoir mettre la main sur la Mini E. Veolia, EDF, et la Mairie de Paris récupéreront eux aussi une poignée de voitures électriques pour les essayer en conditions professionnelles. Le producteur d’énergie a d’ailleurs rassuré l’audience en annonçant qu’un système de filtre empêcherait toute recharge de batteries durant les heures de pic de consommation. Contrairement à ce que l’on peut penser, même avec un parc d’un million de véhicules électriques, cela ne représente que 1 à 2 % de la consommation totale d’énergie sur le territoire français.

Quoi qu’il arrive, la Mini E n’arrivera jamais en vente chez le concessionnaire du coin : BMW l’utilise à des fins d’essais avant un autre projet qui devrait aboutir en 2013, le Megacity Vehicle. Un concept à base de fibres de carbone qui propulsera la voiture électrique aux sommets. Mais à quel prix, mystère, rendez-vous en 2013 !

L’article 57 de la loi Grenelle 2

Publication de la loi Grenelle II portant engagement national pour l’environnement
Mesures aidant au développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Cet article encourage la possibilité de créer et d’entretenir des infrastructures de charge électrique nécessaires à l’usage de ces véhicules, pour les collectivités locales, les habitations et les lieux de travail.
Sous réserve d’une offre inexistante, insuffisante ou inadéquate sur leur territoire, les communes peuvent créer et entretenir des infrastructures de charge nécessaires à l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ou mettre en place un service comprenant la création, l’entretien et l’exploitation des infrastructures de charge nécessaires à l’usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. L’exploitation peut comprendre l’achat d’électricité nécessaire à l’alimentation des infrastructures de charge.

-Toute personne qui construit un ensemble d’habitations équipé de places de stationnement individuelles couvertes ou d’accès sécurisé le dote des gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l’alimentation d’une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable et permettant un comptage individuel, ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos. 


-Toute personne qui construit un bâtiment à usage tertiaire constituant principalement un lieu de travail et équipé de places de stationnement destinées aux salariés dote une partie de ces places des gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l’alimentation d’une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos.
Ces obligations s’appliquent aux bâtiments dont la date de dépôt de la demande de permis de construire est postérieure au 1er janvier 2012.
Des équipements permettant la recharge de véhicules électriques ou hybrides ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos doivent être installés dans les bâtiments existants à usage tertiaire et constituant principalement un lieu de travail, lorsqu’ils sont équipés de places de stationnement destinées aux salariés, avant le 1er janvier 2015.

Source juridique :

http://www.net-iris.fr/

Essai MiniE:

La maison passive, sans chauffage, fait-elle son chemin face aux maisons BBC ?

La maison passive consomme dix fois moins d’énergie que les pavillons récents certifiés RT2005. Pourtant face à la hausse du coût de l’énergie, les réalisations en Allemagne (où le label est né en 1996) ,l’Autriche, la Scandinavie, la Suisse et la mobilisation des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation) guidé par la loi Grenelle 2, cette solution très économe tarde à faire son chemin en France. Observons le retour d’expérience d’une équipe pour réaliser le projet de maison passive de Barbesèche en Limousin. Domoclick.com a demandé l’avis de Michel TEISSIER sur ses solutions chiffrés , son chantier et sa récente installation en famille.

La définition de la Maison Passive, souvent appelée « maison sans chauffage », repose sur un concept de construction très basse consommation, basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation des murs, des fenêtres, de la toiture, l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation. Une maison passive consomme 90% d’énergie de chauffage en moins qu’une construction existante selon la réglementation thermique RT2005.
Au delà de la définition officielle, le principe de la maison passive est simple : le soleil entre par les baies vitrées dans la maison et chauffe les matériaux à haute densité dont le bois et le béton qui restituent la chaleur la nuit ou en période de grand froid.

L’avis du maître d’ouvrage

Michel TEISSIER aime bien rappeler que « Chauffer une maison n’est rien d’autre qu’une adaptation constante aux erreurs de construction “ . Cette analyse en forme de dénonciation est de Günter Lang , le grand initiateur de l’organisation autrichienne IG Passivhaus Austria qu’a adopté Michel pour son nouveau domicile familial. Pouvoir stopper définitivement toute dépenses de chauffage n’était pas son seul souhait. Il y a toujours une part de « militantisme éco-responsable » chez les dix ou douze maitres d’ouvrages de maisons passive en France. A lui de s’exprimer:
« La double contrainte du coût de l’énergie et du changement climatique que nous subissons ouvre des opportunités pour progresser dans le savoir-faire des constructions bioclimatiques et passives. Elles permettront d’atteindre deux objectifs essentiels : faire des logements confortables qui optimisent les apports naturels du soleil et réduisent massivement les coût de consommations de pétrole, gaz, ou charbon.
Nous savons que le rayonnement solaire apporte environ cinq fois plus d’énergie que celles, d’origines fossiles, que nous brûlons chaque année pour le chauffage de nos bâtiments : c’est en moyenne, en France, 1400 kwh/m2 et par an !
Mais la consommation en énergies des bâtiments représente encore plus du quart des besoins de notre pays. Savoir capter une partie de l’énergie du soleil afin de l’utiliser de façon intelligente dans un habitat sain et confortable reste une innovation encore insuffisamment répandue en France.
Agir contre le changement climatique nécessite aussi de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. La construction passive, qui permet de réduire massivement les consommations d’énergie, est dès aujourd’hui possible. C’est un savoir-faire à développer dès à présent et qui deviendra un impératif demain, dans le neuf et dans la rénovation des bâtiments existants ».

> Ses conclusions :

• Construire une maison passive avec une
orientation au nord est possible.
• Diffuser les informations sur les exigences de
construction entre les entreprises dès le début
du projet est indispensable (résultats d’étude
thermique, précautions sur l’étanchéité, etc.).
• Noté le surcoût plus important dans la maison
individuelle… Ce qui devrait augmenter
l’intérêt de la construction passive dans
l’habitat groupé et les autres bâtiments publics
ou privés.
• Réussir un transfert de savoir-faire entre trois
pays d’Europe encouragera -nous l’espérons- la
réalisation d’autres bâtiments passifs dans la
région Limousin !
• Souhaiterait une évolution de la réglementations en France afin de ne pas pénaliser les maîtres d’ouvrage qui peuvent faire des choix permettant d’anticiper les normes futures.
Vos questions ? michel.teissier@gmx.fr

Domoclick.com

- Les 8 Domaines de compétence de l’association ALDER présidé par Freddy LE SAUX, associé au projet Barbeseche:
http://www.climat-energie.com/article.php?id_rubrique=15

- LA MAISON PASSIVE FRANCE et les critiques faites aux maisons passives qui se lisent ou s’entendent de temps en temps. Comme elles sont généralement infondées, autant y répondre :
http://www.lamaisonpassive.fr/spip/spip.php?article12

- Visiter la maison de Michel TEISSIER en Limousin: Le projet Barbeseche:
http://web.me.com/mteissier/Barbeseche/Le_projet_Barbeseche_….html

Christine Lagarde : « Le gouvernement envisage un prêt à taux zéro verdi « 

Le gouvernement, qui prépare une vaste réforme d’aides à l’accession à la propriété, envisage un « prêt à taux zéro verdi », a indiqué mardi 13 juillet la ministre de l’Economie, Christine Lagarde (Photo: Lepost.fr) , sur Radio Classique. La cascade des dispositifs d’aides au fil des gouvernements a rendu l’accession à la propriété illisible. En particulier avec la « maison à 15€ par jour » d’une complexité reconnue par tous. Domoclick.com vous invite à vous abonner à son fil RSS afin de vous alerter sur la suite de ce sujet !

Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie et des finances


« Ce qui est envisagé actuellement, c’est de transformer le paquet d’aides au logement en un régime simple, utilisable par la majorité de nos concitoyens, pour accéder à la propriété », a expliqué Mme Lagarde, priée de dire si le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers ferait partie des niches fiscales que le gouvernement allait supprimer.
« L’idée, c’est de favoriser un équivalent PTZ, c’est-à-dire un prêt à taux zéro qui soit verdi, qui encourage l’investissement dans la pierre en basse consommation, (…) et qu’on fusionne l’ensemble des autres aides à l’intérieur de ce prêt à taux zéro rénové », a-t-elle ajouté sur Radio Classique.
« C’est un travail auquel Jean-Louis Borloo (ministre de l’Ecologie), Benoist Apparu (secrétaire d’Etat au Logement) et moi-même nous consacrons », a-t-elle indiqué.
Benoist Apparu avait assuré la semaine dernière que rien n’était encore définitivement arbitré concernant le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers. Jean-Louis Borloo a de son côté évoqué « une accentuation du verdissement » de la fiscalité.
Le gouvernement doit présenter prochainement en conseil des ministres une réforme des aides à l’accession à la propriété applicable dès 2011.
Ce PTZ « verdi » pourrait bien devenir l’argument N°1 de l’accès à la propriété, « rêve de tous les français » , avec l’application de la RT 2012 pour les maisons individuelles et face à la menace de la disparition de la TVA à taux réduit sur les travaux qui fait déjà bondir la CAPEB dont son ancien président , Jean Lardin, avait tant oeuvré pour l’obtenir.

Actuellement, l’Etat consacre sept milliards d’euros par an à cinq dispositifs:

- PTZ,
- Aide personnelle au logement (APL),
- Plan épargne logement (PEL),
- « Pass-Foncier », qui permet de payer le terrain après le logement, et le
- Crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers.

Mme Lagarde a par ailleurs redit que parmi les niches fiscales, deux lui tenaient « particulièrement à coeur »: « celles qui sont favorables à l’emploi » et celles « favorables à l’innovation », comme le crédit impôt recherche.
Si elle entend « se battre » pour maintenir ces niches, Christine Lagarde a reconnu qu’à ce stade, elle avait « zéro garantie ». « Au bout du compte l’objectif prioritaire, c’est la réduction des déficits », a-t-elle toutefois insisté. Souhaitons que notre ministre, aussi à l’aise au G8 qu’à Bercy, puisse arbitrer face à tous ses enjeux contradictoires.

Christine LAGARDE annonce l’augmentation du taux du livret A : 1.75% à partir du 1er août 2010

Pour protéger le pouvoir d’achat des épargnants, Christine LAGARDE annonce le passage du taux du livret A de 1.25 % à 1.75 % (+ 0.50%) . Cette décision fait suite à une période où le Gouvernement a dérogé à l’application de la formule de calcul de ce taux, compte tenu des circonstances économiques exceptionnelles.
Depuis l’application de loi de modernisation de l’économie, le produit d’épargne préféré des Français est disponible dans l’ensemble des agences bancaires et a de surcroît connu un fort succès en 2009.
Domoclick.com

Source: Radio Classique et Le Moniteur
http://www.radioclassique.fr/les-programmes/rechercher-un-morceau-diffuse/rechercher-un-morceau-diffuse.html

Baisse historique de la consommation d’énergie en faveur des EnR

La consommation d’énergie française, corrigée des variations climatiques, a reculé de 5,2 % en 2009, un décrochage lié en grande partie au ralentissement de l’activité économique (2,2 %) dù à la crise. Cela représente une économie de 259 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). En climat réel, la consommation primaire diminue d’un peu moins de 5 % alors que l’hiver 2009 a été particulièrement rigoureux. Cette baisse  »d’une ampleur jamais enregistrée depuis 1975 après le premier choc pétrolier », selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), touche tous les secteurs d’activité. Pour contrôler son niveau d’émission de CO2 et de consommation d’électricité le Réseau de Transport d’Electricité , le RTE, vient de lancer une application pour se familiariser à une gestion économe et avertie de l’énergie

> L’industrie, qui a connu un ralentissement de sa production de 15 %, enregistre une baisse de ses consommations d’énergie de 9,7 %.
> L’agriculture (-3,1 %)
> Les transports (-1,1%) ont également été moins gourmands en énergie. La consommation des secteurs résidentiel et tertiaire est elle aussi à la baisse de 0,9 %.  »Ce résultat est d’autant plus remarquable que le nombre de logements est en hausse constante, même si le rythme a fléchi du fait de la crise : + 1,2 % en 2009 », note le CGDD dans le Bilan énergétique de la France pour 2009.

Ce recul a permis une diminution des émissions de CO2 de 5,7 % en 2009. Elles se situent à 9,1 % en dessous de leur niveau de 2005 et à moins 6,1 % par rapport à 1990. Cette diminution est liée aux baisses de consommation mais aussi au fort développement des énergies renouvelables.

Si l’on exclut l’hydraulique, la croissance de la production des renouvelables est de 6,6 %. Cependant, l’intensité énergétique finale (consommation d’énergie nécessaire pour produire une unité de PIB) ne diminue que de 0,4 % en 2009 alors que l’objectif de maîtrise de l’énergie prévu par la loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de politique énergétique était en réduction de 2 % par an.

Une production d’énergie redessinée en 2009

La production nationale d’énergie primaire est revenue à son niveau d’il y a dix ans en diminuant de 5,4 % en 2009.
Une diminution liée à la baisse de production :
de l’énergie nucléaire (- 6,8 %) et de
l’énergie fossiles classiques (- 9 %).

L’électricité renouvelable a chuté de 5,8 %, du fait principalement de la baisse de la production hydraulique (- 9,5 %), liée à la faible pluviosité, atteignant une part de 13,4 % de la consommation intérieure brute (-0,6 %).

Hormis l’hydroélectricité, les énergies renouvelables ont connu une forte progression (6,6 % en 2009, soit 23 % en deux ans). La production éolienne est passée de 5,7 TWh en 2008 à 7,8 TWh en 2009. En cinq ans, elle a été multipliée par huit.  »Sa progression commence à être perceptible dans le total de la ressource et elle devrait continuer puisque le parc raccordé s’est agrandi comme les deux années précédentes de plus de 1.000 MW pour atteindre 4.540 MW fin 2009 », analyse le rapport qui se garde bien d’évaluer l’impact des nouvelles conditions d’encadrement réglementaire des parcs éoliens issus de la loi dite Grenelle 2.

Si en volume, le photovoltaïque a une production beaucoup plus limitée que l’éolien (164 GWh en métropole), sa croissance a été forte en 2009 avec le raccordement de 140 MW, portant à 200 MW le parc existant fin 2009 (soit un triplement du parc existant fin 2008).

La production primaire des énergies renouvelables thermiques (dont la valorisation des déchets urbains) est en progression de 5,3 %. Alors que les marchés du solaire (SSC, CESI) et des pompes à chaleur sont en repli, la géothermie profonde, la valorisation thermique des déchets, le biogaz et le bois énergie ont progressé.

Une hausse historique des importations d’électricité
Malgré la chute des consommations, le taux d’indépendance énergétique n’est qu’en léger repli, en effet : 50,5 % en 2009 contre 50,7 % en 2008. Les importations ont représenté 19,2 TWh,  »un maximum jamais atteint auparavant, le précédent point haut remontant à 1979 (16,4 TWh). À plusieurs reprises, il a fallu importer pour faire face aux pointes de consommation et le Réseau de transport d’électricité (RTE) a dû appeler à la modération de la demande, craignant une saturation de la capacité du réseau à importer ».

Les importations de charbon ont chuté de 27 %, du fait d’une hausse des stocks en 2008 et donc d’un mouvement de déstockage en 2009. La crise française du raffinage, a entraîné une forte diminution des importations de pétrole brut (- 14 %). En revanche, la France a importé beaucoup plus de produits raffinés (+ 8 %). Quant aux importations de gaz naturel, elles sont relativement stables par rapport à 2008.

Source Actu Environnement :

http://www.actu-environnement.com

Contrôler son niveau d’émission de CO2 et de consommation d’électricité avec le réseau RTE:

http://www.rte-france.com

le Commissariat général au développement durable (CGDD):

Domoclick.com

Jeux vidéo: La pratique des jeux en ligne consomme autant qu’une ville d’un million d’habitants/an

Une récente étude sur les habitudes liées aux jeux vidéo, pointe du doigt la consommation d’énergie gigantesque liée à cette pratique. Les jeux vidéo vont-ils être accusés de faire fondre la banquise et les glaciers ? C’est possible en tout cas au vu des résultats de cette étude du Natural Resource Defense Council (NRDC), une importante organisation américaine de défense de l’environnement, et du cabinet Ecos Consulting. Mais la comparaison vaut pour bien d’autres usages multimedia chez soi. Exemple avec la simple mise en veille d’un téléviseur à écran plat pendant 20 heures qui consomme autant que 4h en marche. Résultat de l’étude liée aux jeux vidéo.

Selon ces travaux les jeux vidéo représentent à eux seuls une consommation d’énergie de 16 milliards de kilowattheures annuels, soit 16 TWh ! A titre de comparaison, les auteurs précisent que ce chiffre équivaut à la consommation d’une ville d’un million d’habitants (3 millions pour l’agglomération) comme San Diego en Californie.
Il faut dire que les consoles de jeu pompent beaucoup d’électricité pour fonctionner. Ainsi l’agence australienne Choice avait démontré dans le passé qu’une console Playstation 3 qui tourne dans le vide consommait 32 kWh par semaine soit l’équivalent de cinq frigos !

Là où le bât blesse, c’est que cette consommation électrique féroce part en large partie en gaspillage. Pas moins de la moitié des gamers américains (soit 30 millions de consoles) laissent en effet leurs appareils tourner 24h/24 ! En supposant que ce soit 30 millions de PS3, on peut donc affirmer que 150 millions de frigos inutiles sont en fonctionnement permanent chez l’Oncle Sam.

Votre verre, à moitié plein ou à moitié vide ?

Restons optimistes et envisageons les économies d’énergie réalisables si ces messieurs daignent se raisonner. Selon le NRDC, pas moins de 11 TWh pourraient être économisés chaque année avec l’ajout de quelques features plus éco-friendly comme par exemple des mises en veille automatiques. 11 TWh, ce n’est négligeable : c’est l’équivalent de 7 millions de tonnes de CO2 et d’un milliard de dollars.

Pas étonnant de retrouver des chiffres aussi aberrants quand on examine la consommation électrique moyenne d’un américain (13 616 KWh) comparée à celle d’un français (7573 KWh).

Faut-il désespérer de voir que de tels comportements ont encore cours aujourd’hui (d’autant que ce qui s’applique aux consoles doit s’appliquer à tous les appareils), ou au contraire se réjouir en gardant à l’esprit que ces défauts sont loin d‘être insurmontables ? A vous de juger…

Source :

http://www.greenzer.fr

Bâtiments neufs RT 2012 : Plus simple et plus lisible, la nouvelle Réglementation Thermique fixe des exigences de résultats et la performance globale

C’est officiel , le contenu de la nouvelle réglementation thermique applicable aux logements et bâtiments neufs, la fameuse RT 2012 (pour Réglementation Thermique 2012) a été présenté le 6 juillet ,après deux ans de travaux et de concertation agitée, par le Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, et Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme . Elle sera officiellement publiée en novembre 2010. La RT2012 fait suite à la RT 2005 et comme elle relève son niveau d’exigences, elle intéressera toute la filière construction, des maîtres d’ouvrage publics et privés (vous qui souhaitez faire construire …durablement. Pourtant elle soulève deux questions clés pour l’avenir du marché du bâtiment durable : que devient la réhabilitation du bâti existant , soit près de 31 millions de logements ? Et comment se fera la valorisation des bâtiments efficients sur le plan énergétique ? Mais reconnaissons l’essentiel : la dynamique de la filière bâtiment , qui ne bouge en France qu’avec la pression des réglementations, va profiter à la fois de l’innovation et de la qualité de construction que la RT 2012 va exiger malgré un surcout de 7 à 15%. Définition et explications

Les critères de la RT 2012 et l’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire : Cmax

La RT 2012 s’imposera progressivement à tous les permis de construire : obligatoire pour tous les logements neufs, elle entrera en vigueur le 1er janvier 2013 pour les maisons individuelles et le collectif privé et dès le 1er juillet 2011 pour le tertiaire, les bâtiments publics et le logement social (zones Anru). Pour ne pas pénaliser le logement collectif, il a été introduit une marge de manœuvre : le niveau de consommation exigée y sera légèrement moins drastique, du moins temporairement, jusqu’en 2015. Enfin, pour ne pas figer le décor et devenir un carcan, plus de souplesse d’intervention est donnée aux maîtres d’œuvre.

Définition de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 »

Le lancement de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » va permettre la généralisation des Bâtiments Basse Consommation dont la facture énergétique ne dépassera pas 50 kWh/m2/an, une ambition sans équivalent en Europe. Comparativement les Pays-Bas sont à 130kWh/m2/an, l’Allemagne à 100kWh/m2/an, la Belgique et le Royaume-Uni sans imposer une norme en valeur absolue.

L’enjeu de l’élaboration de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » est donc, conformément à l’article 4 de la loi Grenelle 1, de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/m²/an en moyenne, tout en suscitant :

une évolution technologique et industrielle significative pour toutes les filières du bâti et des équipements ;
un très bon niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix de système énergétique ;
un équilibre technique et économique entre les différentes énergies utilisées pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
En plus de cet objectif principal, il s’agissait de ne pas fermer le champ des possibles et de donner au maître d’ouvrage une grande liberté dans l’optimisation de son bâtiment tant sur le plan architectural que technique.

Une réglementation « performantielle », plus simple et plus lisible qui offre une grande liberté dans la conception des bâtiments

La Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » est avant tout une réglementation d’objectifs. Elle se compose d’exigences de résultats et de performance globale avec trois exigences.

Trois exigences de résultats relatifs à une performance globale : besoin bioclimatique, consommation d’énergie primaire, confort d’été ;
Quelques exigences de moyens, limitées au strict nécessaire, pour refléter la volonté affirmée de faire pénétrer significativement une pratique (équipements d’énergie renouvelable, affichage des consommations…).
La nouvelle Réglementation Thermique est plus simple et plus lisible que les précédentes réglementations :

Pour une meilleure compréhension et lisibilité, les exigences sont désormais exprimées en valeur absolue, et non plus en valeur relative, ce qui nécessitait de comparer chaque bâtiment à un bâtiment de référence théorique ;
La RT 2012 abandonne la multitude de « garde-fous » techniques de la RT 2005 pour se concentrer sur la performance globale du bâtiment. Ainsi, une plus grande liberté de conception est laissée aux maîtres d’oeuvres. Enfin, l’application et le contrôle de la Réglementation Thermique sont renforcés.

Au coeur de la Réglementation Thermique : Les trois exigences de résultats

1. L’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti : le besoin bioclimatique ou « Bbiomax »

Cette exigence définit une limitation simultanée du besoin en énergie pour les composantes liées à la conception du bâti (chauffage, refroidissement et éclairage), imposant ainsi son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en oeuvre.

Elle valorise notamment le niveau d’isolation, la mitoyenneté et la conception bioclimatique (accès à l’éclairage naturel, aux apports solaires, grâce à un maximum de surfaces vitrées orientées au Sud…). Ce coefficient remplace le « Ubat » (coefficient de transmission surfacique moyenne de l’enveloppe) présent dans la RT 2005 et qui prenait en compte uniquement le niveau d’isolation du bâti. Il s’agit d’une innovation conceptuelle majeure de cette nouvelle réglementation thermique, sans équivalent en Europe : alors que la RT 2005, le label BBC ou encore les labels Passiv’Haus ou Minergie fixent des exigences spécifiques sur l’isolation ou sur les besoins liés au seul chauffage, la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » appréhende, par un indicateur unique, la qualité intrinsèque de la conception du bâtiment.

L’exigence a été placée au niveau des pratiques constatées sur les actuels bâtiments BBC. Avec la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 », les besoins en énergie des bâtiments neufs sont divisés par 2 à 2.5 par rapport à la pratique actuelle RT2005. La valeur moyenne du Bbiomax est modulée selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, et, pour les maisons individuelles, la surface habitable.

2- L’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire : le « Cmax »

Cette exigence porte sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire et d’auxiliaires (pompes et ventilateurs), soit 2 usages supplémentaires par rapport à ceux pris en compte dans la RT 2005.

Conformément à l’article 4 de la loi « Grenelle 1 », le Cmax est de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire, modulé selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre.

S’agissant des émissions de gaz à effet de serre, seul le bois-énergie, dont le contenu en CO2 est quasi nul (13 gCO2/kWh) et incontesté, ainsi que les réseaux de chaleur les moins émetteurs de CO2, font l’objet d’une modulation de cette exigence, limitée à 30% au maximum. L’usage de ces énergies vertueuses en termes de CO2 aurait été fortement limité avec l’exigence de 50 kWhEP/m2/an. Il était donc nécessaire, comme le prévoit la loi « Grenelle 1 », de moduler l’exigence afin de rendre possible, techniquement et économiquement, l’utilisation de ces énergies dans les bâtiments neufs.L’exigence impose, en plus de l’optimisation du bâti exprimée par le Bbio, le recours à des équipements énergétiques performants, à haut rendement.

3- L’exigence de confort d’été dans les bâtiments non climatisés

A l’instar de la RT 2005, la RT 2012 définit des catégories de bâtiments dans lesquels il est possible d’assurer un bon niveau de confort en été sans avoir à recourir à un système actif de refroidissement. Ces catégories (CE1 et CE2) dépendent du type d’occupation et de la localisation (zone climatique, altitude, proximité de zones de bruit).

Pour ces bâtiments, la réglementation impose que la température la plus chaude atteinte dans les locaux, au cours d’une séquence de 5 jours très chauds d’été, n’excède pas un seuil. Outre le fait que cette exigence améliorera le confort des occupants des futurs bâtiments en période de forte chaleur, et participera donc à la limitation des impacts des canicules, elle constitue également une mesure importante de limitation du développement de la climatisation.

D’un point de vue territorial, le site Localtis souligne  » que la RT 2012 intègre une plus forte modulation de l’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire – la Cmax – et ce en fonction des zones d’habitat concernées. Comme l’a fixé la loi Grenelle 1, le Cmax moyen exigé est de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire consommée. Mais son dépassement juqu’à 60-65 kWh/m²/an est toléré dans le quart nord-est de la France, tandis que les logements du quart sud-est, une région forcément mieux ensoleillée, devront atteindre un plafond moyen de 40-45 kWh/m²/an ».

Source:
Domoclick.com avec le Ministère

http://www.developpement-durable.gouv.fr/

Soirée TV: Le carbone, l’ennemi public N°1 et l’impact sur l’eau

Ce soir à la télé, grande soirée sur le réchauffement de la planète alors que Météo France annonce un été de canicule après un printemps pourri par des précipitations intenses. Si c’est une réalité inquiétante sur laquelle chacun a son opinion, deux chaines TV nous offrent ce soir une analyse sous deux angles différents. France 5 avec  » Carbone: ennemi public n° 1″ avec une suite de reportages sur toutes les latitudes et Direct8 avec « Entre terre et ciel », un magazine sur le réchauffeement de la planète vue du ciel et son impact sur l’eau. Deux points de vue, un seul objectif: trouver ensemble les solutions aux emissions croissantes de CO2. Parce que les politiques ne peuvent pas tout, les opinions publiques comptent !


Séquence vidéo avec Christian Vincent, glaciologue au CNRS, du film original: www.carbon-the-film.com

Si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, le dioxyde de carbone pourrait bien rendre notre terre de plus en plus inhospitalière.

L’homme réussira-t-il à limiter ses émissions de gaz à effet de serre et à quel prix ?
Si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, le dioxyde de carbone pourrait bien rendre notre terre de plus en plus inhospitalière.

L’homme réussira-t-il à limiter ses émissions de gaz à effet de serre et à quel prix ?

La communauté internationale parviendra-t-elle à s’entendre pour éviter le pire? Et si, en définitive, le réchauffement de la planète devenait une chance pour l’avenir de l’humanité ?

Ce film aide à comprendre les obstacles, propose des solutions et ouvre les débats essentiels afin que notre planète puisse avoir un avenir.

Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants.

Auteur : NICOLAS KOUTSIKAS
Durée : 53 minutes
Réalisateur : NICOLAS KOUTSIKAS
Production : GEORAMA TV

Télécharger le film sur Vodéo:

http://www.vodeo.tv/94-148-6881-carbone-ennemi-public-numero-1.html

Contacter les auteurs:
carbon.thefilm@gmail.com

Direct 8 vous emmène entre Ciel et Terre…

Mardi 27 avril à 22h40 retrouvez Clélie Mathias dans une émission exceptionnelle dédiée à notre planète. 90 minutes de reportages inédits pour un autre regard sur l’environnement.

Clélie Mathias vous invite à rejoindre le combat pour la planète. Avec elle, partez aux quatre coins du monde, à la rencontre d’hommes et de femmes qui se battent pour la protection de l’environnement.

Pour ce premier numéro, deux sujets de préoccupation majeure : la déforestation et les animaux en voie d’extinction. 130 000 km² de forêts, soit un quart de la superficie de la France, sont rasés chaque année dans le monde. Un mammifère sur quatre est aujourd’hui menacé de disparition.

Quelle place laissons-nous encore à la vie sauvage ?
En Afrique, en Asie, en Amérique, certains sont prêts à tout pour préserver les arbres, les forêts mais aussi les tigres, les éléphants et les autres espèces animales dont la survie ne tient qu’à un fil. Car sauver les arbres, sauver les animaux, c’est sauver l’Homme.

http://www.direct8.fr/program/entre-ciel-et-terre/

Plan national d’adaptation au changement climatique : les groupes de travail présentent leurs idées

Chantal Jouanno a reçu, le 15 juin 2010, le rapport des groupes de travail sur le Plan national d’adaptation au changement climatique. Au total, 200 recommandations sur des sujets aussi divers que la lutte contre les inondations et l’adaptation des zones littorales…. On notera qu’il est question, au chapitre Infrastructures, de passer en revue et adapter les référentiels techniques pour la construction Sur la base de ce rapport, une consultation publique en ligne sera organisée en septembre.

La remise de ce rapport s’est effectuée en présence de Paul VERGES, président de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), par les présidents des trois groupes de travail, Michel HAVARD, député du Rhône, Jean JOUZEL, climatologue et membre du GIEC, et Martial SADDIER, député de Haute Savoie.

Les mesures préconisées par les groupes de travail :

-Biodiversité : Expérimenter l’adaptation sur des territoires volontaires ;
-Ressources en eau : Favoriser les économies d’eau dans tous les secteurs et par tous les usagers
-Risques naturels : Développer des méthodes d’évaluation de l’impact et de l’efficacité des mesures de prévention que l’on envisage de prendre pour permettre une analyse coûts bénéfices ;
-Santé : Faire évoluer les plans nationaux de prévention et de soins pour faire face aux conséquences sanitaires engendrées par les événements extrêmes ;
-Agriculture : Orienter la recherche et le développement vers des systèmes agricoles plus adaptés au changement climatique ;
-Energie : Garantir que les valeurs de référence utilisées dans les contrats de service public restent bien adaptées dans un contexte de changement climatique
-Infrastructures : Passer en revue et adapter les référentiels techniques pour la construction, l’entretien, l’exploitation et la sécurité des systèmes de transport
-Tourisme : Etudier de façon prospective la transformation du tourisme face aux changements climatiques ;
-Urbanisme : Prendre en compte les effets du changement climatique dans les documents d’urbanisme ;
-Financement : Intégrer l’adaptation aux changements climatique dans les critères d’éligibilité des investissements à des financements publics et privés, afin d’exclure les projets « mal-adaptés » ;
-Gouvernance : Mener une réflexion sur les conditions de l’acceptabilité par la population des décisions sur l’adaptation ;
-Information : Définir une stratégie de communication sur l’adaptation en direction du public, en liaison avec des professionnels du secteur ;
Recherche : Créer une Fondation pour la recherche à l’adaptation en lien avec le volet climat de l’alliance ALLENVI (Alliance nationale de recherche pour l’Environnement) et sur le modèle de la fondation pour la biodiversité…
Au-delà des recommandations spécifiques, les groupes de travail ont également souligné que la politique d’adaptation doit davantage passer par l’intégration de l’adaptation dans les politiques actuelles plutôt que par la création d’une politique spécifique, cloisonnée du reste des politiques publiques. Cette politique devra être construite à l’échelle nationale et déclinée à l’échelle territoriale afin de proposer des solutions adaptées aux contextes locaux.

Sur la base de ce rapport une consultation publique en ligne sera organisée entre septembre et octobre ainsi qu’une consultation en régions. Une table-ronde se réunira fin octobre pour partager l’ensemble des résultats et commencer le travail de rédaction du plan national d’adaptation qui sera adopté en 2011, tel que prévu par la loi Grenelle 1.

Le GIEC dévoile les auteurs de son cinquième rapport, attendu entre 2013 et 2014

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dévoilé la liste des 831 scientifiques qui seront chargés de rédiger son cinquième rapport sur le réchauffement de la planète.

Le GIEC, prix Nobel de la paix en 2007, a reçu 3.000 candidatures et les auteurs ont été choisis dans plusieurs domaines: météorologie, physique, océanographie, statistique, ingénierie et économie.
L’organisme a été critiqué pour des erreurs dans ses précédents rapports. Un audit indépendant du quatrième rapport, rendu public en 2007, est actuellement en cours. Le cinquième rapport d’évaluation sera divisé en trois sections, avec des observations climatiques, l’impact du réchauffement et des stratégies pour y répondre. Il sera publié entre 2013 et 2014.
Le GIEC affirme que la nouvelle liste d’auteurs est plus variée que pour le précédent rapport, avec un tiers des scientifiques provenant de pays en voie de développement. Un quart sont des femmes et plus de 60% travailleront pour le groupe pour la première fois.

-Alliance ALLENVI:Alimentation, Eau, Climat, Territoires »,
l’Alliance thématique sur la stratégie nationale de recherche et d’innovation dont l’objectif est de contribuer au développement scientifique et technologique de la France et de l’Union européenne, dans le domaine des sciences de l’environnement.

-GIEC:Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat )
présentation par l’ONU:
http://www.un.org/french/climatechange/ipcc.shtml

Domoclick.com avec Associated Press