Cotralim, le premier constructeur de maisons individuelles à présenter une maison passive à ossature bois

Il existe à peine 10 maisons passives en France alors que la norme PassivHaus a été déjà certifiés auprès de 10 000 heureux propriétaires dans le monde. Mais le paysage de l’habitat économe et « passif » (15 kWh/m2/an) est en train d’évoluer rapidement sous la pression des normes BBC (50kWh/m2/an) et BEPOS (Bâtiment à énergie positive , productrice d’énergie, selon la RT 2020 ). Au delà des métiers du bâtiment ce sont les constructeurs de maisons individuelles, notamment avec la maisons en bois comme Guillaumie et ses maisons BBC qui se préparent aux enjeux de la maison basse consommation. Parce qu’ils sont les premiers concernés pour offrir une solution intégrée avec une maîtrise des coûts. Car si une maison passive est chauffée à 90% par le soleil avec une facture d’énergie maximale de 100€ par an, il faut savoir que son prix d’achat est de 1900€/m2. Un surcoût vite amorti par les gains des charges de chauffage qui, elles, augmentent tous les ans. Constructeur aussi passionné qu’averti, Claude Durain, le directeur de Cotralim n’entend pas en rester là. Son objectif est d’industrialiser le concept pour descendre à 1600€/m2. Présentation !

EN COMBIEN DE TEMPS ? Les panneaux de bois ont été assemblés en onze heures par quatre salariés et..d’une grue de 35 tonnes par le constructeur Cotralim sur le chantier de Bellac en Haute-Vienne. Deux ans de conception en bureau d’études dont trois semaines d’étude thermique validé par PassivHaus, trois mois de construction, livraison prévue mi-septembre 2010.

« Imaginez une maison sans branchement au gaz, sans cuve à fioul, sans convecteur électrique… Vous avez l’impression de retourner dans les temps passés ? Non, « C’est la première maison certifiée passive construite en Haute-Vienne » souligne Claude DURAIN , directeur de l’entreprise Cotralim installée à Mézières- sur- Issoire. Mais c’est surtout la première maison réalisée par un constructeur de maisons individuelles et c’est un défi que nous relevons ».

> Les rendements.
« Au total, nous pouvons disposer d’une consommation d’énergie de l’ordre de 50 euros pour le chauffage, tout dépendra des rigueurs hivernales, souligne Claude Durain. Dans tous les cas les rendements sont bien connus, une maison passive consomme 5kw\mètres carrés et par an alors qu’une maison normale en consomme 130 et une maison BBC, 60. ».
Un gain d’autant plus appréciable que cette maison coûte plus cher qu’une construction traditionnelle, pour une maison traditionnelle il faut compter 1.250€ le m2 à la construction, pour une maison BBC 1.500€ et pour une maison passive entre 1800 et 2000€. « Mais le compte y est. Aussi bien en terme économique que sanitaires, grâce à la VMC, l’air est beaucoup plus sain dans une maison passive ». Après travaux, nous effectuons, et c’est cela le plus important, un contrôle d’étanchéité de la maison qui doit être maximale.
Songez que dans une maison passive elle est 2,5 fois plus importante que dans une maison certifiée BBC (Bâtiment basse consommation) ». Des arguments qui font autorité ».

Domoclick.com avec un extrait de Laurent Borderie pour Le Populaire

Constructeurs de maisons-bois en Limousin:
COTRALIM:
http://www.cotralim.fr/

GUILLAUMIE:

http://guillaumie.com/

Le Populaire:
http://www.lepopulaire.fr/accueil.html

La maison passive, sans chauffage, fait-elle son chemin face aux maisons BBC ?

La maison passive consomme dix fois moins d’énergie que les pavillons récents certifiés RT2005. Pourtant face à la hausse du coût de l’énergie, les réalisations en Allemagne (où le label est né en 1996) ,l’Autriche, la Scandinavie, la Suisse et la mobilisation des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation) guidé par la loi Grenelle 2, cette solution très économe tarde à faire son chemin en France. Observons le retour d’expérience d’une équipe pour réaliser le projet de maison passive de Barbesèche en Limousin. Domoclick.com a demandé l’avis de Michel TEISSIER sur ses solutions chiffrés , son chantier et sa récente installation en famille.

La définition de la Maison Passive, souvent appelée « maison sans chauffage », repose sur un concept de construction très basse consommation, basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation des murs, des fenêtres, de la toiture, l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation. Une maison passive consomme 90% d’énergie de chauffage en moins qu’une construction existante selon la réglementation thermique RT2005.
Au delà de la définition officielle, le principe de la maison passive est simple : le soleil entre par les baies vitrées dans la maison et chauffe les matériaux à haute densité dont le bois et le béton qui restituent la chaleur la nuit ou en période de grand froid.

L’avis du maître d’ouvrage

Michel TEISSIER aime bien rappeler que « Chauffer une maison n’est rien d’autre qu’une adaptation constante aux erreurs de construction “ . Cette analyse en forme de dénonciation est de Günter Lang , le grand initiateur de l’organisation autrichienne IG Passivhaus Austria qu’a adopté Michel pour son nouveau domicile familial. Pouvoir stopper définitivement toute dépenses de chauffage n’était pas son seul souhait. Il y a toujours une part de « militantisme éco-responsable » chez les dix ou douze maitres d’ouvrages de maisons passive en France. A lui de s’exprimer:
« La double contrainte du coût de l’énergie et du changement climatique que nous subissons ouvre des opportunités pour progresser dans le savoir-faire des constructions bioclimatiques et passives. Elles permettront d’atteindre deux objectifs essentiels : faire des logements confortables qui optimisent les apports naturels du soleil et réduisent massivement les coût de consommations de pétrole, gaz, ou charbon.
Nous savons que le rayonnement solaire apporte environ cinq fois plus d’énergie que celles, d’origines fossiles, que nous brûlons chaque année pour le chauffage de nos bâtiments : c’est en moyenne, en France, 1400 kwh/m2 et par an !
Mais la consommation en énergies des bâtiments représente encore plus du quart des besoins de notre pays. Savoir capter une partie de l’énergie du soleil afin de l’utiliser de façon intelligente dans un habitat sain et confortable reste une innovation encore insuffisamment répandue en France.
Agir contre le changement climatique nécessite aussi de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. La construction passive, qui permet de réduire massivement les consommations d’énergie, est dès aujourd’hui possible. C’est un savoir-faire à développer dès à présent et qui deviendra un impératif demain, dans le neuf et dans la rénovation des bâtiments existants ».

> Ses conclusions :

• Construire une maison passive avec une
orientation au nord est possible.
• Diffuser les informations sur les exigences de
construction entre les entreprises dès le début
du projet est indispensable (résultats d’étude
thermique, précautions sur l’étanchéité, etc.).
• Noté le surcoût plus important dans la maison
individuelle… Ce qui devrait augmenter
l’intérêt de la construction passive dans
l’habitat groupé et les autres bâtiments publics
ou privés.
• Réussir un transfert de savoir-faire entre trois
pays d’Europe encouragera -nous l’espérons- la
réalisation d’autres bâtiments passifs dans la
région Limousin !
• Souhaiterait une évolution de la réglementations en France afin de ne pas pénaliser les maîtres d’ouvrage qui peuvent faire des choix permettant d’anticiper les normes futures.
Vos questions ? michel.teissier@gmx.fr

Domoclick.com

- Les 8 Domaines de compétence de l’association ALDER présidé par Freddy LE SAUX, associé au projet Barbeseche:
http://www.climat-energie.com/article.php?id_rubrique=15

- LA MAISON PASSIVE FRANCE et les critiques faites aux maisons passives qui se lisent ou s’entendent de temps en temps. Comme elles sont généralement infondées, autant y répondre :
http://www.lamaisonpassive.fr/spip/spip.php?article12

- Visiter la maison de Michel TEISSIER en Limousin: Le projet Barbeseche:
http://web.me.com/mteissier/Barbeseche/Le_projet_Barbeseche_….html

Christine Lagarde : « Le gouvernement envisage un prêt à taux zéro verdi « 

Le gouvernement, qui prépare une vaste réforme d’aides à l’accession à la propriété, envisage un « prêt à taux zéro verdi », a indiqué mardi 13 juillet la ministre de l’Economie, Christine Lagarde (Photo: Lepost.fr) , sur Radio Classique. La cascade des dispositifs d’aides au fil des gouvernements a rendu l’accession à la propriété illisible. En particulier avec la « maison à 15€ par jour » d’une complexité reconnue par tous. Domoclick.com vous invite à vous abonner à son fil RSS afin de vous alerter sur la suite de ce sujet !

Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie et des finances


« Ce qui est envisagé actuellement, c’est de transformer le paquet d’aides au logement en un régime simple, utilisable par la majorité de nos concitoyens, pour accéder à la propriété », a expliqué Mme Lagarde, priée de dire si le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers ferait partie des niches fiscales que le gouvernement allait supprimer.
« L’idée, c’est de favoriser un équivalent PTZ, c’est-à-dire un prêt à taux zéro qui soit verdi, qui encourage l’investissement dans la pierre en basse consommation, (…) et qu’on fusionne l’ensemble des autres aides à l’intérieur de ce prêt à taux zéro rénové », a-t-elle ajouté sur Radio Classique.
« C’est un travail auquel Jean-Louis Borloo (ministre de l’Ecologie), Benoist Apparu (secrétaire d’Etat au Logement) et moi-même nous consacrons », a-t-elle indiqué.
Benoist Apparu avait assuré la semaine dernière que rien n’était encore définitivement arbitré concernant le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers. Jean-Louis Borloo a de son côté évoqué « une accentuation du verdissement » de la fiscalité.
Le gouvernement doit présenter prochainement en conseil des ministres une réforme des aides à l’accession à la propriété applicable dès 2011.
Ce PTZ « verdi » pourrait bien devenir l’argument N°1 de l’accès à la propriété, « rêve de tous les français » , avec l’application de la RT 2012 pour les maisons individuelles et face à la menace de la disparition de la TVA à taux réduit sur les travaux qui fait déjà bondir la CAPEB dont son ancien président , Jean Lardin, avait tant oeuvré pour l’obtenir.

Actuellement, l’Etat consacre sept milliards d’euros par an à cinq dispositifs:

- PTZ,
- Aide personnelle au logement (APL),
- Plan épargne logement (PEL),
- « Pass-Foncier », qui permet de payer le terrain après le logement, et le
- Crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers.

Mme Lagarde a par ailleurs redit que parmi les niches fiscales, deux lui tenaient « particulièrement à coeur »: « celles qui sont favorables à l’emploi » et celles « favorables à l’innovation », comme le crédit impôt recherche.
Si elle entend « se battre » pour maintenir ces niches, Christine Lagarde a reconnu qu’à ce stade, elle avait « zéro garantie ». « Au bout du compte l’objectif prioritaire, c’est la réduction des déficits », a-t-elle toutefois insisté. Souhaitons que notre ministre, aussi à l’aise au G8 qu’à Bercy, puisse arbitrer face à tous ses enjeux contradictoires.

Christine LAGARDE annonce l’augmentation du taux du livret A : 1.75% à partir du 1er août 2010

Pour protéger le pouvoir d’achat des épargnants, Christine LAGARDE annonce le passage du taux du livret A de 1.25 % à 1.75 % (+ 0.50%) . Cette décision fait suite à une période où le Gouvernement a dérogé à l’application de la formule de calcul de ce taux, compte tenu des circonstances économiques exceptionnelles.
Depuis l’application de loi de modernisation de l’économie, le produit d’épargne préféré des Français est disponible dans l’ensemble des agences bancaires et a de surcroît connu un fort succès en 2009.
Domoclick.com

Source: Radio Classique et Le Moniteur
http://www.radioclassique.fr/les-programmes/rechercher-un-morceau-diffuse/rechercher-un-morceau-diffuse.html

Bâtiments neufs RT 2012 : Plus simple et plus lisible, la nouvelle Réglementation Thermique fixe des exigences de résultats et la performance globale

C’est officiel , le contenu de la nouvelle réglementation thermique applicable aux logements et bâtiments neufs, la fameuse RT 2012 (pour Réglementation Thermique 2012) a été présenté le 6 juillet ,après deux ans de travaux et de concertation agitée, par le Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, et Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme . Elle sera officiellement publiée en novembre 2010. La RT2012 fait suite à la RT 2005 et comme elle relève son niveau d’exigences, elle intéressera toute la filière construction, des maîtres d’ouvrage publics et privés (vous qui souhaitez faire construire …durablement. Pourtant elle soulève deux questions clés pour l’avenir du marché du bâtiment durable : que devient la réhabilitation du bâti existant , soit près de 31 millions de logements ? Et comment se fera la valorisation des bâtiments efficients sur le plan énergétique ? Mais reconnaissons l’essentiel : la dynamique de la filière bâtiment , qui ne bouge en France qu’avec la pression des réglementations, va profiter à la fois de l’innovation et de la qualité de construction que la RT 2012 va exiger malgré un surcout de 7 à 15%. Définition et explications

Les critères de la RT 2012 et l’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire : Cmax

La RT 2012 s’imposera progressivement à tous les permis de construire : obligatoire pour tous les logements neufs, elle entrera en vigueur le 1er janvier 2013 pour les maisons individuelles et le collectif privé et dès le 1er juillet 2011 pour le tertiaire, les bâtiments publics et le logement social (zones Anru). Pour ne pas pénaliser le logement collectif, il a été introduit une marge de manœuvre : le niveau de consommation exigée y sera légèrement moins drastique, du moins temporairement, jusqu’en 2015. Enfin, pour ne pas figer le décor et devenir un carcan, plus de souplesse d’intervention est donnée aux maîtres d’œuvre.

Définition de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 »

Le lancement de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » va permettre la généralisation des Bâtiments Basse Consommation dont la facture énergétique ne dépassera pas 50 kWh/m2/an, une ambition sans équivalent en Europe. Comparativement les Pays-Bas sont à 130kWh/m2/an, l’Allemagne à 100kWh/m2/an, la Belgique et le Royaume-Uni sans imposer une norme en valeur absolue.

L’enjeu de l’élaboration de la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » est donc, conformément à l’article 4 de la loi Grenelle 1, de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/m²/an en moyenne, tout en suscitant :

une évolution technologique et industrielle significative pour toutes les filières du bâti et des équipements ;
un très bon niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix de système énergétique ;
un équilibre technique et économique entre les différentes énergies utilisées pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
En plus de cet objectif principal, il s’agissait de ne pas fermer le champ des possibles et de donner au maître d’ouvrage une grande liberté dans l’optimisation de son bâtiment tant sur le plan architectural que technique.

Une réglementation « performantielle », plus simple et plus lisible qui offre une grande liberté dans la conception des bâtiments

La Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » est avant tout une réglementation d’objectifs. Elle se compose d’exigences de résultats et de performance globale avec trois exigences.

Trois exigences de résultats relatifs à une performance globale : besoin bioclimatique, consommation d’énergie primaire, confort d’été ;
Quelques exigences de moyens, limitées au strict nécessaire, pour refléter la volonté affirmée de faire pénétrer significativement une pratique (équipements d’énergie renouvelable, affichage des consommations…).
La nouvelle Réglementation Thermique est plus simple et plus lisible que les précédentes réglementations :

Pour une meilleure compréhension et lisibilité, les exigences sont désormais exprimées en valeur absolue, et non plus en valeur relative, ce qui nécessitait de comparer chaque bâtiment à un bâtiment de référence théorique ;
La RT 2012 abandonne la multitude de « garde-fous » techniques de la RT 2005 pour se concentrer sur la performance globale du bâtiment. Ainsi, une plus grande liberté de conception est laissée aux maîtres d’oeuvres. Enfin, l’application et le contrôle de la Réglementation Thermique sont renforcés.

Au coeur de la Réglementation Thermique : Les trois exigences de résultats

1. L’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti : le besoin bioclimatique ou « Bbiomax »

Cette exigence définit une limitation simultanée du besoin en énergie pour les composantes liées à la conception du bâti (chauffage, refroidissement et éclairage), imposant ainsi son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en oeuvre.

Elle valorise notamment le niveau d’isolation, la mitoyenneté et la conception bioclimatique (accès à l’éclairage naturel, aux apports solaires, grâce à un maximum de surfaces vitrées orientées au Sud…). Ce coefficient remplace le « Ubat » (coefficient de transmission surfacique moyenne de l’enveloppe) présent dans la RT 2005 et qui prenait en compte uniquement le niveau d’isolation du bâti. Il s’agit d’une innovation conceptuelle majeure de cette nouvelle réglementation thermique, sans équivalent en Europe : alors que la RT 2005, le label BBC ou encore les labels Passiv’Haus ou Minergie fixent des exigences spécifiques sur l’isolation ou sur les besoins liés au seul chauffage, la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 » appréhende, par un indicateur unique, la qualité intrinsèque de la conception du bâtiment.

L’exigence a été placée au niveau des pratiques constatées sur les actuels bâtiments BBC. Avec la Réglementation Thermique « Grenelle Environnement 2012 », les besoins en énergie des bâtiments neufs sont divisés par 2 à 2.5 par rapport à la pratique actuelle RT2005. La valeur moyenne du Bbiomax est modulée selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, et, pour les maisons individuelles, la surface habitable.

2- L’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire : le « Cmax »

Cette exigence porte sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire et d’auxiliaires (pompes et ventilateurs), soit 2 usages supplémentaires par rapport à ceux pris en compte dans la RT 2005.

Conformément à l’article 4 de la loi « Grenelle 1 », le Cmax est de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire, modulé selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre.

S’agissant des émissions de gaz à effet de serre, seul le bois-énergie, dont le contenu en CO2 est quasi nul (13 gCO2/kWh) et incontesté, ainsi que les réseaux de chaleur les moins émetteurs de CO2, font l’objet d’une modulation de cette exigence, limitée à 30% au maximum. L’usage de ces énergies vertueuses en termes de CO2 aurait été fortement limité avec l’exigence de 50 kWhEP/m2/an. Il était donc nécessaire, comme le prévoit la loi « Grenelle 1 », de moduler l’exigence afin de rendre possible, techniquement et économiquement, l’utilisation de ces énergies dans les bâtiments neufs.L’exigence impose, en plus de l’optimisation du bâti exprimée par le Bbio, le recours à des équipements énergétiques performants, à haut rendement.

3- L’exigence de confort d’été dans les bâtiments non climatisés

A l’instar de la RT 2005, la RT 2012 définit des catégories de bâtiments dans lesquels il est possible d’assurer un bon niveau de confort en été sans avoir à recourir à un système actif de refroidissement. Ces catégories (CE1 et CE2) dépendent du type d’occupation et de la localisation (zone climatique, altitude, proximité de zones de bruit).

Pour ces bâtiments, la réglementation impose que la température la plus chaude atteinte dans les locaux, au cours d’une séquence de 5 jours très chauds d’été, n’excède pas un seuil. Outre le fait que cette exigence améliorera le confort des occupants des futurs bâtiments en période de forte chaleur, et participera donc à la limitation des impacts des canicules, elle constitue également une mesure importante de limitation du développement de la climatisation.

D’un point de vue territorial, le site Localtis souligne  » que la RT 2012 intègre une plus forte modulation de l’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire – la Cmax – et ce en fonction des zones d’habitat concernées. Comme l’a fixé la loi Grenelle 1, le Cmax moyen exigé est de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire consommée. Mais son dépassement juqu’à 60-65 kWh/m²/an est toléré dans le quart nord-est de la France, tandis que les logements du quart sud-est, une région forcément mieux ensoleillée, devront atteindre un plafond moyen de 40-45 kWh/m²/an ».

Source:
Domoclick.com avec le Ministère

http://www.developpement-durable.gouv.fr/

Les Journées d’Architectures à vivre fêtent leurs 10 ans avec 400 maisons à découvrir

Les Journées d’Architectures à vivre ont pour but de sensibiliser les particuliers à la qualité architecturale. Le fonctionnement est simple : les architectes, avec la complicité des occupants, présentent aux visiteurs, sur réservation, la maison ou l’appartement qu’ils ont conçus ou transformés. Le magazine A VIVRE est l’initiateur et l’organisateur de cette manifestation qui fête sa 10éme édition en France et en Suisse. Belle occasion de se pencher également sur la démarche pour faire appel à un architecte.
Le hors série du magazine A VIVRE
Au-delà des questions de style, les Journées ont pour ambition de faire connaître des professionnels laissés en permanence dans l’ombre. Elles sont avant tout l’occasion de faire des découvertes et des rencontres. Pour se rendre compte sur place, in situ et de visu, que le recours à un architecte est pertinent à bien des égards, et même sur le plan financier. Des maisons en bois, en métal, des extensions, des anciennes fermes réhabilitées, des parcelles compliquées, des maisons avec de la lumière, des vues, des volumes, des petits appartements, des lofts. Vous constaterez au fil des visites que chaque projet est unique, à l’image de ses propriétaires. Vous verrez aussi que les architectes, qui vivent aussi dans les sphères du réel, attendent vos questions avec impatience.
Profitez-en ! Benoît Joly, Rédacteur en chef d’ Architectures à vivre

Où l’événement se produit-il ?
L’événement a lieu partout en France, dans chaque région et si possible cette année dans chaque département, au gré des architectes convaincus par le dessein de la manifestation.

Les Journées d’Architectures à vivre se déroulent sur les deuxième et troisième week-ends de juin, les :vendredi 18 juin, samedi 19 juin et dimanche 20 juin

Dans quels cas faire appel à un(e) architecte ?

Pour les personnes morales, le recours à l’architecte est obligatoire pour concevoir et établir tout projet soumis à une demande de permis de construire, qu’il s’agisse de la construction d’une maison, de la transformation ou de l’agrandissement d’un bâtiment, d’un local professionnel, commercial ou d’activité (article 3 de la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture).
Pour les personnes physiques désirant construire ou réhabiliter pour elles-mêmes, le recours à l’architecte est obligatoire si la surface hors oeuvre nette de la construction (à usage autre qu’agricole) dépasse 170 m2.

Mais l’intervention d’un architecte s’avère toujours profitable, même si les travaux
d’aménagement d’une construction existante ne portent pas la surface à plus de 170 m2 ou relèvent de la liste des travaux soumis à simple déclaration préalable.
Lorsque vous n’avez pas recours à un architecte, des organismes existent pour vous aider dans vos démarches en complétant votre information. Vous pouvez, pour ce faire, vous rapprocher du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de votre département qui vous informera gratuitement du déroulement des étapes préalables à l’établissement d’un projet et des contraintes du lieu sur lequel vous souhaitez intervenir. Un architecte du CAUE vous conseillera sur les meilleures possibilités d’intégration de votre maison sur le terrain et vous proposera, éventuellement, des modifications de nature à vous satisfaire au mieux, en accord avec les règles d’urbanisme en vigueur.
Il existe aussi dans la plupart des régions des « Maisons de l’architecture » qui donnent également au candidat constructeur de plus amples informations.
Si choisir un architecte, c’est choisir une compétence reconnue par la loi, une relation de confiance entre le maître d’ouvrage et son architecte est une donnée fondamentale pour la réussite du projet.

Domoclick.com

Comment faire appel à un architecte ?
Maisons individuelles : guides, méthodes et annexes à télécharger :
http://www.architectes.org/travailler-avec-un-architecte/vous-et-l-architecte/maisons-individuelles-guides-methodes-et-annexes/maisons-individuelles-guides-methodes-et-annexes

VOIR LA VIDÉO: L’imagination au pouvoir des architectes et du développement durable :
http://www.architectes.org/developpement-durable/dvd-rom/bande-annonce-et-sommaire

Le magazine A VIVRE :
http://www.avivre.net/~avivre/Avivre/category.php?id_category=5

INTERVIEW : « La micro-cogénération produit 3 kW d’électricité à partir de 20 kW généré avec une chaudière à granulés de bois »

Interview d’Arnaud DESRENTES, directeur et cofondateur d’Exoes (Photo par Jean Bernard NADEAU)

Edifiant, 65% de l’énergie produite dans le monde est perdue sous forme de chaleur par manque d’efficacité énergétique. Le système breveté « S.H.A.P.E » pour Sustainable Heat And Power Engine, développé par Exoès convertit les calories issues d’une source chaude renouvelable en électricité et chaleur avec un rendement global de 90%.Créé en 2009 Exoes est le résultat de l’essaimage d’entreprise du groupe Exosun, sa société mère. Dirigé par un ingénieur des Arts&Métiers, Arnaud DESRENTES était au forum d’investissement Innovaday à Bordeaux à la recherche de 500 000euros pour une augmentation de capital nécessaire à sa conquête du marché européen. Domoclick.com l’a rencontré parmi les 27 entreprises innovantes qui ne se chauffent plus à l’electricité.

Domoclick.com : Votre nouvelle entreprise se situe dans le secteur de l’énergie en micro-cogénération mais quelle est la base de votre technologie ?

-Arnaud Desrentes: Il s’agit d’un moteur qui convertit la chaleur en électricité. Lorsqu’on couple notre produit à une chaudière biomasse de granulés de bois, génératrice de chauffage et d’eau chaude sanitaire pour l’habitat, notre système produit de l’électricité. Nous passons ainsi d’un produit ECS* /chaleur à un produit capable de générer chaleur et électricité qu’on appelle la cogénération.

C’est un moteur ? Et de quelle puissance ?

-AD: Les premières chaudières développent 20 kW thermique pour produire 3 kW électrique. Ce moteur à pistons n’a pourtant rien à voir avec l’automobile, il est du type moteur à rapport de chaleur externe. Il lui faut une source de chaleur extérieur, typiquement cet apport provient d’une chaudière bois.

Dans ce rouage, comment fonctionne votre modèle économique ?

-AD: Notre business model est de vendre notre moteur à un fabricant de chaudière qui , via son réseau de distribution, le diffuse partout en Europe. Il faut voir notre système comme une option liée à une chaudière. On peut avoir une chaudière qui aujourd’hui produit seulement de la chaleur ou une chaudière qui produit chaleur + électricité. Nous vendons notre moteur aux chaudièristes qui, via leur réseau de distribution, le revendront aux installateurs pour des petits logements collectifs.

A quel stade de votre développement en êtes-vous ?

-AD: En pleine phase de développement, durant deux ans et demi nous avons développé notre technologie qui a donné naissance à deux brevets , l’un en expansion internationale, l’autre en expansion Européenne. Aujourd’hui , nous avons un démonstrateur à notre base de Martillac en Gironde et à la fin de l’année ,nous aurons achevé 80% de la conception. Dès 2011, nous aurons développé le système complet avant d’associer le moteur avec la chaudière.

Peut-on dire qu’Exoes un « fournisseur d’énergie «  ?

-AD: Oui mais pas dans le sens vendeur d’ énergie comme EDF mais , nous sommes un fournisseur de système énergétique. Le but d’Exoes est d’être un fournisseur dans les énergies renouvelables par un système de sous-traitance du moteur qui sera revendue ensuite aux fabricants de chaudière.

PVotre priorité est-elle le marché français avec des cessions de licences aux d’autres pays ?

-AD: Pour le moment, le marché français n’est pas un marché captif pour Exoes sachant que le prix de l’électricité en France est un des moins cher de l’OCDE et qu’il n’existe pas en France de subvention de tarif de rachat à partir du bois, contrairement au solaire avec l’électricité photovoltaîque vendu par le particulier six fois plus que le prix acheté par EDF. Nous ne visons donc pas la France mais les autres pays comme l’Allemagne (3 fournisseurs) l’Autriche (7 fournisseurs). A eux deux , ils représentent les dix premiers clients-fournisseurs suivi par la Suisse et les Pays-Bas. Nous avons créé en groupe de travail sur la microcogénération avec le club de l’AD2E et GDF-Suez qui souhaite développer cette technologie à très grande échelle.

Par quel chemin êtes-vous passé pour « cogénérer » ?

-AD: Je suis ingénieur, j’ai fait les Arts et Métiers à Bordeaux puis le master de l’IFP (Institut Français du Pétrole) en section moteur. Je suis entré chez PSA , comme responsable au service cahiers des charges, moteurs diesel du groupe avant de rejoindre la société Exosun. Celle-ci est la société-mère qui a porté le projet à l’origine de la création d’Exoes , une « spinoff » que j’ai rejoint en 2009 avec deux autres anciens salariés. Et très recemment le groupe est entré dans notre capital.

A l’avenir, pensez-vous que ce produit pourrait être vendu avec la maison ?

-AD: Oui , il y a justement des financement qu’on étudie, comparables à ce qui se pratique pour l’énergie solaire. Des financiers louent des toitures photovoltaïques aux industriels ou aux particuliers qui se rémunèrent sur l’électricité revendu . On peut imaginer que notre solution soit vendu avec la maison. Et les contraintes très fortes dans le bâtiment à l’horizon 2020 avec la maison à énergie positive (Bepos) nous y incite. On imagine que la chaudière, productrice d’électricité avec Exoes serait vendue en option de la maison.

Vous participez à Innovaday pour lever des capitaux, que recherchez-vous idéalement ?

-AD: Notre levée de fonds est également ouverte aux particuliers avec la plate forme d’investissement de micro-business angel WiSEED, sous un format participatif, à partir de 100€, directement en ligne jusqu’au 7 juin pour bénéficier jusqu’à 100 % du montant de votre impôt.

Forum d’investissement à Bordeaux INNOVADAY:
www.innovaday.com

Plate forme d’investissement de micro-business angel WiSEED:
http://www.wiseed.fr/wicket/web/catalogue

Exoes:
www.exoes.com

Paris, Munich, Pékin: Le solaire frappe les 3 coups d’une industrie gigantesque

Le secteur photovoltaïque international profite d’ un avenir toujours aussi radieux : + 40% de croissance par an, c’est l’énergie renouvelable du présent et du futur par excellence. Trois villes vont successivement marquer la puissance de cette industrie qui attire les capitaux, les nouvelles technologies et les emplois vert. D’abord à Munich où vient de s’achever le fameux salon Intersolar Europe (9-11 juin) puis le Salon des Energies Renouvelables à Paris (16-18 juin) et en fin d’année le 2éme PV Solar Energy à Pékin (IPVSEE du 30 nov- 2 déc 2010) Synthèse de ces trois manifestations aux trois coins du monde pour entrer par la grande porte sans faire de kilomètres superflus.

l’Allemagne reste l’un des marchés leaders. Dans le reste du monde, les USA, le
Japon, la Chine et l’Italie sont en passe de devenir eux aussi des grands marchés de l’industrie électrique solaire. L’importance du photovoltaïque « indépendant du réseau » (off-grid), soit de systèmes électriques solaires autonomes, sans raccordement au réseau, grandit,
particulièrement en Afrique, Asie et Amérique latine. L’exposition spéciale « BSW-Solar Info- Point Rural Electrification » de l’Association fédérale allemande de l’industrie solaire (BSWSolar) à Intersolar Europe et la séance « PV Off-Grid » de l’Intersolar Europe Conference seront consacrées au sujet. Le marché international du photovoltaïque fait face à un avenir qui reste radieux. Les pronostics de la société d’études de marché iSupli prévoient une forte croissance. Pour l’année 2010, iSuppli compte sur 13,5 gigawatts (GW) environ d’installations photovoltaïques (PV) supplémentaires dans le monde entier. Avec une puissance totale de presque 10 GW et une croissance de 3,8 GW en 2009, l’Allemagne se maintient comme premier marché du PV. Selon iSuppli, le pays continuera de mener la croissance du marché européen au cours des prochaines années malgré la diminution du prix de rachat de l’électricité solaire. L’Italie, les USA et le Japon sont en bonne voie vers le gigawatt, tandis que de grands marchés du PV se forment en France, Chine, Espagne, Belgique et dans la province canadienne Ontario, avec des puissances de 300 à 600 MW.

Le photovoltaïque autonome à Intersolar Europe

Avec le photovoltaïque couplé au réseau, le photovoltaïque autonome (off-grid) est l’un des thèmes centraux d’Intersolar Europe, le plus grand salon professionnel de l’industrie solaire du monde.
L’Association fédérale allemande de l’industrie solaire présentera avec son exposition spéciale « BSW-Solar Info-Point Rural Electrification » des produits, systèmes et services pour l’électrification de zones isolées. L’exposition spéciale se veut surtout une première prise de contact pour les visiteurs internationaux qui souhaitent s’informer sur la gamme de prestations solaires « off-grid ». Le stand présentera diverses applications d’électrification d’institutions publiques telles qu’écoles ou hôpitaux. Des solutions techniques innovantes d’alimentation de villages et de « mini-grids », petits réseaux électriques décentralisés, seront également proposées. Plus de 14 entreprises membres de BSW se présenteront sur le stand, qui couvrent l’ensemble des composants essentiels concernant le « off-grid » : modules solaires, régulateurs de charge, onduleurs, batteries et jusqu’aux petites solutions complètes. Les systèmes présentés seront montés dans une installation centrale. Des projets que les entreprises exposantes ont réalisés en Afrique, Asie et Amérique latine seront également décrits aux visiteurs. Intersolar Europe ouvrira ses portes du 9 au 11 juin 2010 à la Neue Messe de Munich et s’est spécialisé dans les domaines « photovoltaïque » et « solaire thermique ». Plus de 1800 exposants y présenteront leurs produits et services sur 130 000 mètres carrés. Plus de 60 000 visiteurs du monde entier sont attendus.

Le PV off-grid au programme de l’Intersolar Europe Conference

Du 7 au 11 juin, le secteur international des technologies solaires échangera lors de la conférence Intersolar Europe Conference sur les dernières tendances et évolutions de l’industrie solaire.
La conférence aura lieu préalablement et pendant le plus grand salon professionnel des technologies solaires du monde, Intersolar, au Centre international des congrès de la Neue Messe de Munich. Elle comprend trois groupes thématiques : outre le « photovoltaïque » et le « solaire thermique », les « centrales solaires thermiques » seront mises en lumière en 2010. Le photovoltaïque autonome est également au programme de l’Intersolar Europe Conference et joue un grand rôle cette année. Sous l’intitulé « PV Off-Grid Power – Quality Assurance for Products and Services », l’« assurance-qualité des produits et services » dans ce secteur sera étudiée. Le partenaire de la conférence est PSE AG, issu de l’institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (Institut für Solare Energiesysteme/ ISE) de Fribourg en Brisgau. Intersolar Europe à Munich: www.intersolar.de

Salon des énergies renouvelable à Paris du 16 au 18 juin : Pleins feux sur une filière en plein boom !

Le Salon des Énergies Renouvelables rassemblera, du 16 au 18 juin prochain au Parc des Expositions de Versailles, l’offre la plus large sur le secteur des énergies renouvelables : plus de 420 exposants parmi les acteurs majeurs des filières Solaire Photovoltaïque et Solaire Thermique, Éolien, Biomasse, Géothermie, pompes à chaleur, Bois énergie et pilotage régulation. Exclusivement dédié aux professionnels, le salon ouvre ses portes aux spécialistes du bâtiment, de l’énergie, et des EnR, ainsi qu’aux prescripteurs, donneurs d’ordres, maîtres d’ouvrage, collectivités, etc. Ces 3 jours sont une occasion unique de s’informer sur tous les sujets techniques, économiques et sociétaux liés aux énergies renouvelables mais également sur les dernières innovations du marché et les perspectives à venir.

Trois fois plus large que lors de sa précédente édition parisienne en 2008, le Salon des Énergies Renouvelables investit, à l’occasion de sa 8ème édition, le Hall 1 du Parc des Expositions de Versailles et multiplie les occasions de rencontres sur le salon. Le Village Emploi Formation accueille ainsi l’ensemble des acteurs de la filière, mobilisé autour d’un objectif affiché de 220 000 créations d’emploi dans les secteurs du Bâtiment et des Énergies renouvelables d’ici 2020. En partenariat avec le Pôle Emploi, le Salon des Énergies Renouvelables organise, pour la seconde année, le Village Emploi Formation sur un espace de 300 m². Tout est mis en oeuvre pour faciliter les contacts entre les entreprises et les candidats. Des cabinets de recrutement spécialisés et des centres de formation se donnent rendez-vous pour répondre au mieux aux besoins de recrutement et de formation continue des visiteurs et exposants. Également partenaire du Village Emploi Formation, Emploi-environnement.com, leader du recrutement sur les métiers de l’environnement, développe une plateforme spécifique
permettant aux exposants et visiteurs de déposer leurs offres et CV en amont du salon.

Au coeur des derniers développements industriels, l’Espace Énergie et Recherche valorise, sur un espace de 400 m² environ, les filières émergentes et les technologies en devenir. Les acteurs de référence de 4 filières incontournables seront présents pour informer les visiteurs à l’occasion des ateliers des Tribunes Énergie et Recherches ou sur leur stand :
- Pile à Combustibles / Hydrogène en partenariat avec ALPHEA et l’AFH2,
- Stockage de l’Énergie avec Saft et Aerowatt,
- Énergies Marines Renouvelables avec Énergie de La Lune, EDF et Egis-EAU,
- Agro carburant 2ème génération en partenariat avec le Pôle IAR,
Cette dernière filière présentera sous la forme d’une maquette de 5m² le processus de transformation des agro carburants.
Sans oublier l’espace BLUEBAT, en partenariat avec Point.P, qui regroupe une quarantaine d’exposants pour permettre aux visiteurs de découvrir une offre globale de solutions énergétiques et environnementales pour le bâtiment en matière de : systèmes constructifs, structure, rupture de ponts thermiques, toiture photovoltaïque, toiture végétalisée, isolation (ITE, etc.) éclairage, récupération des eaux pluviales, services, etc.

Quatre temps forts rythmeront le déroulement du Salon des Energies Renouvelables :

· La Ville de Paris présente en avant-première le résultat de la thermographie aérienne et de 500 façades de bâtiments représentatifs réalisée intramuros.
· Essec Alumni, l’Association des diplômés du Groupe Essec, s’investit auprès des PME et PMI pour jouer un rôle actif et durable le développement d’une économie plus verte. Afin de les accompagner au mieux, le Trophée Essec Alumni mobilise, pour sa 2ème édition, des expertises techniques, financières, de conseil et de communication ainsi que des acteurs économiques de qualité. Le Trophée sera remis le mercredi 16 juin à 18h dans le cadre du Salon
· Le Grand Prix de l’Environnement récompense les communes d’Ile-de-France vertueuses en matière d’urbanisme, de patrimoine et développement durable, de gestion environnementale de l’espace urbain, etc.). Le Grand Prix sera remis sur le salon à l’occasion d’une soirée de gala le 17 juin 2010.
· Un programme de conférences riche et varié nimé par des spécialistes et des professionnels du secteur Plus d’infos…Paris Beyruth Lyon:

http://www.energie-ren.com/homepage2010/

TECSOL présentera officiellement son application iPhone dédié au contenu rédactionnelle du mensuel PLEIN SOLEIL et de son fameux « fil d’infos du solaire », de calculer avec une grande précision une installation photovoltaïque individuelle ou collective. Une rubrique « solaire thermique » viendra compléter l’application très bientôt. Comme pour les calculs déjà disponibles en ligne, sur le site de TECSOL il est possible de recevoir par courriel, une confirmation de ses calculs.

L’application est disponible gratuitement sur Apple Store ou sur:
www.tecsol.fr

Domoclick.com

Tout ce qu’il faut savoir sur l’énergie solaire photovoltaïque en France

Le Gouvernement a constaté le développement depuis début novembre 2009 d’une bulle spéculative sans précédent dans le secteur du solaire photovoltaïque.

Du fait de ce phénomène inattendu, l’engagement financier (sur 20 ans) correspondant a atteint plusieurs dizaines de milliards d’euros. La prise en charge par la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité, acquittée par chaque consommateur d’électricité) de cet engagement généré en seulement deux mois aurait nécessité à elle seule un relèvement significatif du prix de l’électricité (plus de 10%). La poursuite de ce rythme aurait conduit à un impact financier d’ampleur encore plus massive, insoutenable pour l’économie française.

Face à cette situation inattendue, le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à lutter contre la spéculation, supprimer les effets d’aubaine et protéger le pouvoir d’achat des Français.

1. Un nouvel arrêté tarifaire, daté du 12 janvier 2010 assure une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire, quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …).

2. Ce nouvel arrêté concerne tous les projets n’ayant pas signé de contrat d’achat avec EDF (ou un distributeur non nationalisé) avant le 15 janvier 2010. Néanmoins, des mesures transitoires ont été prises afin que les projets les plus avancés déposés fin 2009 puissent bénéficier des anciennes conditions tarifaires. Ces mesures transitoires sont précisées dans l’arrêté du 16 mars 2010.
Source: 25 mars 2010 – ÉNERGIE ET CLIMAT

Feu vert pour la labellisation BBC de projets isolés en paille

Très bonne résistance au feu, pris le plus bas, excellente résistance thermique avec un « R » de 8* . Il faut enfin l’admettre le mythe des trois petits cochons et de la maison fragile en paille plongent aux oubliettes. Puisque le RFCP pour Réseau Français de la Construction en Paille, le certificateur PROMOTELEC et l’association EFFINERGIE finalisent ensemble une procédure de certification des bâtiments isolés en paille. Cette procédure entrera en vigueur à partir du 15 juin 2010. Un véritable événement pour rassurer tous les adeptes de ce matériau d’isolation aussi populaire que bon marché. A condition de suivre la technique de mise en oeuvre qui s’impose pour rester durablement efficace.

A partir dU 15 juin, pour obtenir le label BBC-Effinergie, les bâtiments isolés en paille devront satisfaire au cahier des charges du certificateur, communs à tous les bâtiments ainsi qu’à une procédure spécifique à la paille.
En effet, dans l’attente de la validation des règles professionnelles de construction en paille, une procédure provisoire et spécifique est mise en place.
Cette procédure consiste en:
– une fiche d’auto contrôle remplie par la personne ou l’entreprise qui met en œuvre la paille et les enduits ou parement sur paille
– une expertise de cette fiche réalisée par un expert choisi sur une liste proposée par le RFCP. Une visite sur site sera réalisée dans certains cas. Une liste des experts et de leur tarif ainsi qu’une carte de France vous permettant de visualiser leur zone d’intervention sera mise en place dès le 15 juin.

Les techniques d’application de la botte de paille.

C’est un formidable matériau de construction. Outre toutes ses qualités précédemment développées, sa mise en œuvre peut être effectuée de multiples façons… Nous vous donnons ici un aperçu des différentes méthodes pouvant être utilisées.
Le seul point commun à toutes ces manières d’utiliser la botte est la qualité de celle-ci. En effet nous vous recommandons d’user de bottes dont le taux humidité n’excède pas 15% et dont la densité est d’au moins 90Kg.m-3.

-Ballots Porteurs

Communément appelée technique Nébraska, cette technique sans structure bois, est celle qui a révélé en premier les caractéristiques mécaniques et thermiques de la botte de paille au 19ème siècle, aux Etats Unis. Très en vogue dans les régions peu boisées (Angleterre) la pratique de cette technique se développe avec l’utilisation de grosses bottes de paille. Le parement est en général un enduit à la chaux ou à la terre crue

-Ossature bois

Issue de la construction bois contemporaine (DTU 31.2), l’isolant classiquement utilisé est remplacé par des bottes de paille. Le parement peut être une plaque, un enduit ou un bardage. Les bottes de paille sont à plat ou sur chant et
comprimées pour limiter les phénomènes de tassement. C’est une technique très courante en France.
-Poteaux poutres

A partir d’une structure massive en poutres et en poteaux, les bottes de paille sont insérées dans le mur avec ou sans structure secondaire plus légère. Le parement est en général un enduit à la chaux ou à la terre crue.
-Parois préfabriquées

Préparé en atelier les murs (et parfois planchers et toitures) des bâtiments sont stockés et transportés semi-finis. La pose des parois prend quelques jours et limite le temps d’intervention en extérieur. Les parement sont très couramment du bardage en bois et des plaques (bois ou plâtre). Cette technique est aussi appelée technique Autrichienne.
-Cellules Sous Tension

Inventée par Tom Rijven, et portée par l’association Botmobil, la technique CST s’appuie sur le postulat que la botte de paille conserve entre ses ficelles une énergie mécanique qui, libérée et cumulée, est utilisable pour participer au contreventement d’une ossature bois. Les bottes sont très courament enduites de terre crue. Cette technique est plutôt choisie pour le rendu esthétique très «organique» du bâtiment et l’empreinte écologique réduite de ses murs.
-Technique du GREB

Innovée au Québec dans les années 90, c’est un système constructif composé d’une double ossature légère en bois et les bottes de paille sont ensuite recouvertes d’un mortier coulé. La technique du GREB est très appréciée pour son accessibilité à l’autoconstructeur de maisons à 2 niveaux.
-Autres techniques et techniques mixtes

Des professionnels ou des amateurs ont aussi utilisé la variété des techniques pour initier de nouvelles pratiques, mélangeant telle ou telle autre technique, ou innovant sur certaines mises en oeuvre ou matériaux.
-Autres usages de la botte de paille

Les usages de la bottes de paille sont variés lorsqu’il s’agit d’isoler un bâtiment. Isolation par l’extérieur, de la toiture, des combles ou des planchers, la seule contrainte à l’usage de la botte de paille est la rendre inaccessible au feu et à l’eau.
D’autres usages de la paille en vrac sont aussi appréciés, principalement issues des techniques ancestrales du torchis.

Les documents ainsi qu’un « mémento – construction paille » sont directement téléchargeables ci-dessous :
– mémento construction-paille
– fiche d’auto contrôle sur chantier
– rapport d’expertise

informations sur la procédure spécifique provisoire – bâtiments paille : contact
informations sur le label BBC-Effinergie
Accés direct au dépôt de dossier du certificateur Promotelec.

*« R » est la Résistance thermique d’un matériau qui traduit sa capacité à stopper le froid ou la chaleur pour une épaisseur donnée. Plus R est grand, plus le matériau est isolant !
Domoclick.com

Lire le Mémento 1/7: Labels énergétiques de bâtiments
avec des parois extérieures isolées en bottes de paille:
http://www.compaillons.eu/construction-en-paille/label-bbc

L’association APPROCHE-PAILLE milite pour la Promotion et la Formation à la construction en paille. Le site présente une carte des correspondants locaux très pratique pour vous renseigner près de chez vous:
http://www.approchepaille.fr/

INTERVIEW: François Bertière  » Il faut investir dans les logements BBC « 

Invité du Club Immo, François Bertière souhaite des mesures fortes pour soutenir la primo-accession et encourage l’investissement dans les nouveaux programmes « verts ». Des déclarations qui suivent à la fois l’adoption de la loi Grenelle 2 et un passage au feu vert du coté des mises en chantier et des demandes de prêts. Interview par Olivier Marin pour Explorimmo.

LE CLUB IMMO : Comment va le marché de l’immobilier aujourd’hui ? Est-on sorti de la crise ?
FRANÇOIS BERTIÈRE : Le marché de l’immobilier va beaucoup mieux. Il s’était effondré en 2008 puis a repris de la vigueur en 2009 grâce aux différentes mesures gouvernementales mises en place dans le cadre du plan de relance comme le prêt à taux zéro ou l’investissement locatif Scellier. Mais il a également profité de la baisse persistante des taux d’intérêts qui sont aujourd’hui à des niveaux historiquement bas. Depuis le début 2010, cette tendance se confirme et nos résultats obtenus au cours des premiers mois confirment que la reprise est bel et bien là.
LE CLUB IMMO : Comment évolue le secteur du neuf ?
F.B. : S’il n’a pas retrouvé ses sommets de 2007, l’immobilier neuf affiche clairement une reprise, une accélération des volumes de ventes. D’ailleurs, nos programmes en cours de commercialisation fonctionnent bien, à condition d’avoir des prix qui soient corrects et en adéquation avec la capacité d’achat de nos clients. Nous sommes spécialisés en entrée et en moyenne gamme, et donc lorsque l’on est capable de proposer des produits à prix convenables, cela se vend. Sur le marché du neuf, les prix ont baissé en 2009 de l’ordre de 5 à 7% en moyenne avec des disparités régionales, puis se sont stabilisés.
LE CLUB IMMO : Quels sont les priorités à mettre en oeuvre pour favoriser l’accession à la propriété ?
F.B. : Il y a déjà toute une série de mesures qui fonctionnent bien. Le prêt à taux zéro doublé jusqu’à la fin du mois de juin, le dispositif du Pass-foncier ou encore la TVA à 5,5 % dans les zones de rénovation urbaine. Le gouvernement réfléchit actuellement à une évolution de ces aides. Pour ma part, je considère qu’il est très important de maintenir la rénovation urbaine car l’objectif est double : aider les familles modestes, voire très modestes, à accéder à la propriété et trouver un mécanisme – ou un prêt- qui solvabilise les classes moyennes. Avec à la fois de la bonification d’intérêt et du remboursement différé. Quoiqu’il en soit, tout le monde est d’accord sur ce point : il faut favoriser l’accession des classes moyennes et des ménages modestes.
LE CLUB IMMO : On parle beaucoup des logements verts. Pourquoi et comment investir aujourd’hui dans les logements BBC ?
F.B. : C’est une mesure qui est prévue par le Grenelle de l’environnement, obligatoire au début de l’année 2013. Nous avons décidé chez Bouygues Immobilier que la totalité de nos logement s seraient des Bâtiments en Basse Consommation (BBC) dès cette année et nous allons d’ailleurs en vendre six mille. Alors pourquoi ? Ce sont des logements plus respectueux de l’environnement, qui consomment moins d’énergie, 50 KwH/m2/an en moyenne, qui émettent moins de gaz à effet de serre. Il y a donc un effort environnemental absolument évident. Et il y a également une raison économique : ils consomment dix fois moins d’énergie par rapport à un logement ancien et trois fois moins qu’une habitation classique. Résultat : la baisse des charges et l’augmentation de la valeur du bien à la revente. Pour nous, il est essentiel d’investir dans des logements BBC qui sont plus modernes, plus écologiques et plus économiques que les logements anciens.

Source:
Olivier Marin pour Explorimmo (Le Figaro), publié le 27/05/2010

http://www.explorimmo.com/

La 6éme conférence des villes durables signent la déclaration Européenne de Dunkerque

La Communauté urbaine de Dunkerque, son président Michel Delebarre, ainsi que la Campagne Européenne des Villes Durables (ESCT) ont le plaisir de vous inviter à Dunkerque, France, du 19 au 21 mai 2010. La 6ème Conférence Européenne des Villes Durables y accueillera les délégations de votre commune, municipalité ou région, Dunkerque 2010 examinera comment le développement durable peut aider les autorités locales à affronter les défis économiques, sociaux et climatiques actuels et comment sa mise en œuvre peut être poussée davantage dans le contexte de crise actuel.
DECLARATION DE DUNKERQUE 2010 SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE LOCAL
Rassemblés à la 6ème Conférence Européenne des Villes Durables organisée par la Communauté Urbainede Dunkerque et ICLEI-Local Governments for Sustainability et co-organisée par tous les partenaires de laCampagne Européenne des Villes Durables;
Se félicitant du progrès de l’intégration de l’Europe avec son entrée en vigueur en 2010 du Traité de Lisbonne,traité qui reconnaît l’autonomie locale et qui introduit l’objectif de la cohésion territoriale.

La Communauté urbaine de Dunkerque, son président Michel Delebarre, ainsi que la Campagne Européenne des Villes Durables (ESCT) ont le plaisir de vous inviter à Dunkerque, France, du 19 au 21 mai 2010. La 6ème Conférence Européenne des Villes Durables y accueillera les délégations de votre commune, municipalité ou région,

Dunkerque 2010 examinera comment le développement durable peut aider les autorités locales à affronter les défis économiques, sociaux et climatiques actuels et comment sa mise en œuvre peut être poussée davantage dans le contexte de crise actuel. La conférence rassemblera des acteurs clés afin d’identifier les changements nécessaires à nos cadres politiques et examinera comment les différents secteurs peuvent coopérer pour pousser davantage le développement durable en Europe. Cette conférence est la plus grande en Europe à traiter du changement climatique après Copenhague 2009 (COP – 15) et elle offrira aux autorités locales une occasion unique de se positionner en tant que partenaires engagés et leaders pour les solutions innovatrices et la réduction des émissions. L’acte final de Dunkerque 2010 comportera un message politique à l’Europe et au monde entier sur le climat et le développement durable local en général.

« Nous, les plus de 1000 représentants de collectivités locales et régionales en Europe, réunis à l’évènement le plus grand sur le développement durable local en 2010, la 6eme Conférence Européenne des Villes Durables, la Conférence Dunkerque 2010, s’accordent sur ce qui suit :
Créer de collectivités innovantes, durables et accessibles à tous
1. Nous sommes unis dans notre ambition de transformer les défis causés par la crise financière et
économique actuelle et leurs impacts sociaux, en opportunités pour créer des collectivités innovantes
durables et accessibles à tous;
2. En tant que niveau de gouvernance le plus près du citoyen, nous intégrerons de manière active des
mesures et politiques d’inclusion sociale dans nos politiques de développement économique; nous
assurerons que tous nos citoyens puissent prendre part à un style de vie qui soit moins carboné;
3. Nous reconnaissons plus que jamais que la transition vers une économie durable, verte et accessible à
tous est la seule façon de combiner qualité de vie, développement économique et protection sociale;
nous constatons que les modèles de production ayant une prédominance d’utilisation de ressources et de
secteurs d’énergie intensifs sont davantage touchés par la crise actuelle;
4. Lorsque nous avons à remédier les effets de la crise à travers des investissements de relance, alors nous donnerons la priorité aux investissements, stratégies et actions qui visent une utilisation plus efficace des ressources et plus verte, qui permettent une cohésion sociale accrue et qui améliorent en même temps
l’emploi, la connaissance et l’innovation;
5. Nous utiliserons tous nos compétences gouvernementales et notre pouvoir de prise de décisions, ainsi
que notre gouvernance, nos systèmes de gestion et nos compétences en matière d’achats publiques
pour transformer nos collectivités à devenir des collectivités moins carbonées, durables et préparées aux
changement climatique;
6. Nous nous efforcerons d’humaniser les défis mondiaux au niveau local, en particulier en matière de
questions climatiques afin que les citoyens et les entreprises puissent mieux comprendre les enjeux et qu’ils puissent prendre part aux responsabilités à leur niveau et agir de manière plus efficace;
7. Nous favorisons un développement durable en élargissant la compréhension, la connaissance et
l’innovation et nous améliorerons la coopération entre nos institutions de recherche locales, nos
entreprises et nos collectivités;
8. Nous accorderons une attention toute particulière aux responsabilités sociales auprès des entreprises en
tant qu’acteurs jouant un rôle accru dans nos opérations locales;
9. Nous continuerons à assurer des services publics de qualité et nous y intégrerons des nouveaux services
à valeur ajouté afin d’accroître la qualité de vie de nos citoyens de manière durable, en particulier dans le
logement, la mobilité, l’énergie et les déchets, la communication, et les infrastructures sociales; nous
nous engageons à multiplier sensiblement le concept de la ville européenne « en ligne » et de la ville
utilisant toutes les connaissances disponibles;
10. Nous nous engageons à promouvoir la mobilité multimodale, moins de trafic ainsi que des choix de
mobilité plus sains et durables pour entrer et sortir de nos collectivités puisque cela constitue des
avantages de compétitivité locale;
11. Nous nous engageons à réduire sensiblement nos émissions de gaz à effet de serre au niveau local et
notre intensité énergétique ainsi qu’à promouvoir et à augmenter l’utilisation des sources locales d’énergies renouvelables en tant que moyens alternatifs aux sources d’énergies non-renouvelables en
accord avec ou au-delà des objectifs de l’Union Européenne; simultanément, nous nous engageons à
accroître la diversité biologique dans nos centres urbains ainsi que la prévention des déchets, la réduction
des déchets à la source, le recyclage, la réutilisation et l’utilisation des ressources plus efficace;
12. Nous nous engageons à promouvoir la coopération décentralisée entre les villes européennes et les villes
faisant partie du reste du monde et d’étendre et de diffuser la connaissance et l’innovation afin d’accroitre
un développement durable et de corriger les déséquilibres d’un monde globalisé;
13. Nous réaffirmons notre engagement de partager les uns les autres nos connaissances et expériences
dans le domaine du développement durable local et d’agir de manière collective pour diminuer les effets
néfastes de la crise mondiale au niveau local ; à ces fins, nous continuerons à nous appuyer sur les lignes
directrices de la Charte d’Aalborg et des Engagements d’Aalborg, actuellement signés respectivement par
plus de 2500 et de 620 collectivités locales et régionales.
Intégrer l’autonomie locale et accomplir une cohésion territoriale en Europe
En accord avec le Traité de Lisbonne, nous demandons au niveau national et européen de:
14. Reconnaitre que les collectivités locales et régionales sont des organisations aux systèmes pertinents et
non plus comme simple exécuteurs des politiques nationales et européennes ou qu’elles soient utilisés
pour corriger les déficits ou erreurs d’autres acteurs;
15. Porter une attention accrue aux effets qu’ont leurs décisions, politiques et stratégies sur les capacités
administratives et financières des collectivités locales et régionales ainsi que de respecter le principe de
l’autonomie locale;
16. Inclure et soutenir d’une manière suffisante les collectivités locales et régionales dans la Stratégie
Européenne 2020 et en particulier dans la conception et la mise en oeuvre des initiatives phares y
proposées;
17. Définir instamment la place de la cohésion territoriale dans la préparation de nouveaux règlements de
fonds structurels pour la période de programmation 2014-2020 et d’y renforcer le rôle des collectivités
locales et régionales; de soutenir les programmes de durabilité locaux et régionaux, en particulier ceux
des villes et régions à économie faible, à travers des programmes nationaux ainsi que par les fonds
structurels de l’Union Européenne, en particulier dans les programmes opérationnels;
18. Inclure les niveaux locaux et régionaux ainsi que les impacts dans toutes les politiques sectorielles
pertinentes de l’Union Européenne;
19. Reconnaitre et soutenir nos actions, notamment celles prises dans le cadre des Engagements d’Aalborg et de la Convention des Maires, comme des mesures substantielles contribuant à la mise en oeuvre des
politiques sectorielles et de la cohésion territoriale de l’Union Européenne.
Adoptée le 21 mai 2010, Dunkerque, France

Le processus d’Aalborg (Danemark)

« Le succès du processus d’Aalborg pour le développement durable local illustre l’ambition grandissante des dirigeants locaux qui souhaitent faire de la durabilité dans nos villes une des grandes priorités dans un cadre européen commun. Grâce à la Charte et aux engagements d’Aalborg, des milliers d’autorités locales européennes se sont réellement engagées à rendre leurs zones urbaines plus durables. Les concepts et idées à la base de ces documents innovants seront à nouveau examinés et confirmés dans un contexte européen et mondial en pleine évolution. »

Témoignages d’Emanuele Burgin – Président de l’Agenda 21 local italien ; au nom des partenaires de la Campagne européenne des villes durables

http://www.dunkerque2010.org/fr/accueil/index.html