INTERVIEW avec Niklas ZENNSTRÔM

Intervenant lors des Journées Internationales de l’IDATE en Novembre 2004, Niklas Zennström avait fait une présentation sans concession et volontiers provocatrice, estimant “qu’à l’avenir, il n’y aura plus de prises téléphoniques”, que “payer pour téléphoner appartient au siècle passé” ou que les stratégies des grands acteurs du marché seront inopérantes s’ils n’admettent pas que “désormais, ce sont les consommateurs qui prennent les décisions”. La Fing et Internetactu lui ont demandé des précisions sur l’avenir de son service. [NB : Skype est à la fois le nom de l’entreprise et du logiciel qu’elle propose. Ce dernier est disponible gratuitement, et permet le dialogue vocal en temps réel (VoIP), gratuitement, d’ordinateur à ordinateur. Un service complémentaire, SkypeOut, permet de téléphoner depuis un ordinateur vers un numéro d’appel classique. Les utilisateurs sont alors facturés pour les appels émis, mais les tarifs pratiqués sont de l’ordre du dixième de ceux des opérateurs traditionnels.] -InternetActu.net : Combien y a-t-il d’utilisateurs de Skype aujourd’hui ? -Niklas Zennström : Aujourd’hui, 16 millions de personnes utilisent Skype dans le monde. Mais nous avons plus de 100 000 nouveaux utilisateurs chaque jour. La version payante du service, SkypeOut, est utilisée par près de 400 000 personnes. Pour utiliser une notion du monde de la téléphonie, cela représente plus de 500 millions de minutes consommées par mois. -Observez-vous des usages spécifiques, différents de ceux d’un téléphone classique ? -Niklas Zennström : Il est clair que les gens passent plus de temps à parler avec Skype qu’ils ne font avec un téléphone traditionnel. Cela vient bien sûr du fait que c’est gratuit, mais aussi parce que c’est plus pratique et plus confortable qu’un téléphone, car on peut utiliser les enceintes et le micro de l’ordinateur… -Qu’allez-vous proposer comme autre type de services ? Quid de la visioconférence ? -Niklas Zennström : Nous sommes en train d’y travailler, et avons réalisé des prototypes, qui sont en cours de test. Cela devrait être opérationnel l’année prochaine, mais je ne peux pas dire quand exactement. Nous avançons pas à pas, et il est difficile de prédire le temps qui sera nécessaire pour parvenir à quelque chose suffisamment bon. Nous proposerons une fonction de vidéo quand la qualité sera bonne. Le but n’est pas seulement d’ajouter de nouvelles fonctionnalités, mais d’être sûr que tout va parfaitement fonctionner. C’est pareil dans d’autres domaines. Si vous prenez le iPod par exemple, la raison de sa popularité est sa simplicité d’utilisation. Il ne comporte pas des milliers de fonctionnalités, mais il marche bien. On peut dire la même chose de Google, qui est très basique, mais fonctionne très bien. -Vous voulez également développer la possibilité d’utiliser Skype à partir d’un téléphone mobile… -Niklas Zennström : Oui, ce que l’on voit, c’est que les téléphones mobiles sont de moins en moins de simples téléphones, et de plus en plus des machines dotées d’un système d’exploitation. La plupart des constructeurs sont en train de déployer des systèmes d’exploitation ouverts, qu’il s’agisse de Symbian, Windows, Linux ou Palm, ce qui veut dire que pour nous, le téléphone mobile est juste un autre type d’ordinateur. Nous voulons donc que Skype soit disponible sur toutes ces plates-formes, pour que les utilisateurs puissent télécharger notre logiciel et le mettre sur leur téléphone. Nous adopterons le même approche que pour Skype en version traditionnelle : la version Windows était disponible sur un site Web, et la plupart de nos utilisateurs viennent le télécharger. Mais nous avons aussi établi des partenariats, basés sur des logiciels préinstallés sur des PC. Si vous achetez un ordinateur Packard-Bell, Skype est installé d’origine. Notre modèle ne repose pas sur ces partenariats, mais c’est une bonne chose, et nous ferons la même chose pour les appareils mobiles. Skype est aujourd’hui disponible pour des PDA, mais vous devez encore le télécharger sur le Web. -SkypeOut est le nom de votre service payant, permettant à un PC muni de Skype d’appeler un téléphone quelconque, fixe ou mobile. Que sera SkypeIn ? -Niklas Zennström : SkypeIn sera également disponible l’année prochaine, j’espère en début d’année. Le service reposera sur le fait que chaque utilisateur peut se voir attribuer un numéro de téléphone Skype. Ce numéro sera un numéro local de votre pays de résidence. Vous pourrez donc être appelé sur ce numéro, et l’appel parviendra à votre logiciel Skype. SkypeIn est donc le contraire de SkypeOut, permettant de recevoir des communications émises à partir d’un téléphone quelconque, sur votre PC. Le service sera couplé à une messagerie vocale, qui permettra à l’appelant d’enregistrer un message si l’appelé ne répond pas. -En termes de prix et de facturation, comment fonctionnera le service ? -Niklas Zennström : Les utilisateurs devront payer pour obtenir un numéro Skype, qui se présentera comme un numéro normal. Ensuite, l’appelant qui cherche à joindre un numéro Skype sera facturé, comme pour un appel traditionnel [NDLR : si l’appelant est en France et appelle un numéro Skype français, il ne paiera que le prix d’une communication locale, même si l’appelé peut recevoir l’appel depuis n’importe où dans le monde, via son ordinateur muni de Skype…]. Nous n’avons pas encore décidé si l’obtention d’un numéro Skype sera assujetti à un paiement unique ou à un abonnement mensuel. -Vous insistez également sur le fait que Skype est une petite entreprise, et sur le fait que “il n’y a plus d’avantage d’être gros, car ce sont désormais les plus rapides qui battent les plus lents”. -Niklas Zennström : Oui, l’industrie a coutume de raisonner par rapport à l’ARPU, “Average Revenue Per User », le revenu moyen généré par chaque utilisateur. Je préfère parler d’ARPE, “Average Revenue Per Employee », qui établit les revenus générés par chaque employé de l’entreprise… Nous sommes 80 personnes dans Skype. Nous voulons continuer à croître, et même si les prédictions sont difficiles à faire, je ne crois pas que Skype deviendra un jour une entreprise de plusieurs milliers de personnes. Je crois qu’il est plus important d’avoir les bonnes personnes que beaucoup de personnes. Plus vous êtres nombreux, plus il est difficile de bouger et de s’adapter. -Comment êtes-vous perçus par les opérateurs traditionnels ? -Niklas Zennström : Ca dépend. Beaucoup d’entre eux travaillent avec nous, notamment sur nos services SkypeOut et SkypeIn. Mais certains nous ignorent, et semblent considérer que Skype est juste un “truc pour les informaticiens ». Ou que Skype ne décollera pas, et que ce n’est qu’un joujou, qui nécessite d’être tout le temps sur l’internet, etc. Lors de la conférence, le représentant de France Telecom parlait “de garantir la qualité” ou de “sécurité »… J’ignore totalement ce dont il parlait. Skype est plus sécurisé que n’importe quoi d’autre. Cela me fait penser à ce que les spécialistes des mainframes disaient quand le micro-ordinateur est apparu : pourquoi les gens voudraient-ils des ordinateurs personnels, qui ne sont pas fiables, et pour lesquels il n’y a pas de marché ? Skype est possible pour plusieurs raisons, qui reposent sur des choses qui se produisent simultanément. La principale est le haut débit, et les opérateurs télécoms vont avoir beaucoup de mal, dès l’année prochaine, à faire payer pour des appels téléphoniques. Leur avantage est qu’ils contrôlent toujours les réseaux, et peuvent facturer l’accès au haut débit. Si vous observez l’évolution des revenus, vous voyez que les revenus du téléphone fixe diminuent, mais très lentement, car c’est compensé par les appels de fixes vers mobiles. Mais les revenus du haut débit, eux, augment considérablement, dans une proportion bien supérieure au déclin des revenus fixes. Donc Skype est bon pour les opérateurs télécom : nous les aidons à vendre plus de haut débit ! -SUITE de l’nterview publiée par INTERNETActu: [->http://www.internetactu.net/index.php?p=5696'' target=''_blank''>InternetActu.net] réalisée par Cyril Fiévet le 30/11/2004, sous licence Creative Commons.

Interview de Roger Torrenti, Net-atHome

L’offre de plus en plus foisonnante, mondiale diversifiée et mature de la maison connectée implique de plus en plus d’acteurs . Sur ce constat , rares sont les observateurs comme Roger Torrenti qui ont une vision à la fois mondiale et multimétiers sans être biaisée par des intérêts de technologies propriétaires ou une place à garder sur le marché. Son parcours le démontre autant que le congrés Net-AtHome qu’il va ouvrir le 30 novembre à Nice avec les plus grandes marques et institutions. Parmi elles, les représentants du projet Européen TEAHA avec qui Roger Torrenti présentera , en première mondiale, les résultats de l’étude, sur les marchés mondiaux de la maison connectée.

Domoclick : Depuis Centrale et le CEA quel électron vous a propulsé à l’habitation communicante ?

Roger Torrenti : C’est un sujet sur lequel mon entreprise s »est en fait spécialisée depuis sa création même, en 1984, à une époque où les "capteurs intelligents" sont apparus et où, en France, on lançait le GIE "Tableau de bord domestique". Depuis cette date, Sigma Consultants, puis sa filiale spécialisée Homega Research ont eu le plaisir de travailler pour le compte de très nombreux acteurs du marché, en France et au niveau international, et de suivre ainsi son évolution. C’est toujours un plaisir pour nous de mettre notre expertise et notre expérience au service des acteurs du domaine, d »autant plus que le marché atteint, enfin, sa phase de maturité !

Domoclick : Vous organisez déjà le 6ème Net-atHome , la conférence dédié aux technologies et services de l’habitat en réseau, qu’est ce que cela représente pour vous qui avez su le premier cataliser ce marché dispersé et naissant en 1999 ?

Roger Torrenti : Net-atHome est devenue la conférence-exposition professionnelle la plus importante au niveau européen et un rendez-vous incontournable, auquel même les acteurs majeurs de la "maison connectée" en Amérique du nord ou en Asie, répondent présents. Nous sommes très heureux, par cet évènement, de donner l’occasion à l’ensemble de ces entreprises et organisations de se rencontrer, d’échanger leur vision, de découvrir les dernières avancées dans ce domaine et… surtout, de faire des affaires !

Domoclick : Les standards technologiques sont en Europe toujours nonbreux donc complexes pour l »utilisateur. Ne craignez-vous pas qu’on assiste à la même confusion que dans le marché de la musique en ligne où 1 lecteur = 1 standard différent ?

Roger Torrenti : C »est en effet un risque, d »autant plus grand aujourd’hui que les développements des marchés de la maison connectée en Asie sont tels que de nouveaux standards sont à attendre. Par exemple, c’est le cas du standard IRGS chinois, apparu récemment et concurrençant directement des travaux de normalisation existant au niveau mondial. Ceci étant, je constate que les acteurs sont bien conscients de la nécessité de convenir d »un nombre réduit de normes et leur fais toute confiance.

Domoclick : La TNT devrait arriver en mars 2005. Selon vous, cette nouvelle offre de programmes gratuits et payants avec la TV interactive va-t-elle ouvrir largement le marché des téléservices à la maison ? Sinon laquelle ?

Roger Torrenti : Attendons de voir l’émergence réelle de la TNT, si souvent annoncée et constamment reportée… Si le succès de la TNT en France était comparable à celui que le Royaume-Uni connaît par exemple, un impact sur le "marché des téléservices à la maison" peut être effectivement envisagée, tout au moins à moyen ou long terme. On constate en effet aujourd »hui que c’est par le biais de telles interfaces, comme les décodeurs ou les modems ADSL, que les réseaux domestiques, et au-delà les téléservices, se développent dans la maison.

Domoclick : La 6ème conférence Net-atHome ouvre le 30 novembre à Nice avec des participants internationaux, pouvez-vous déjà nous révèler une "première" ?

Roger Torrenti : Plusieurs annonces majeures seront faites à Net-atHome, non seulement dans le cadre de la conférence-exposition elle-même, mais également à l »occasion des nombreux évènements parallèles organisés les jours précédants ou suivants Net-atHome. J’ai du mal à mettre en avant telle ou telle annonce, d »abord pour ne pas faire de jaloux, mais aussi pour préserver la confidentialité. J’invite cependant les participants à écouter très attentivement les orateurs de la session d’ouverture et de la session Asie et à découvrir l »initiative NEM lancée à Net-atHome le 3 décembre 2004.

Conférence Européenne Net-atHOME : http://www.net-athome.com

2005 s’annonce prometteur pour la construction

Selon l’INSEE, les perspectives d’activité des professionnels français du bâtiment pour les trois prochains mois demeurent toujours orientées à la hausse. Les entrepreneurs interrogés au cours du mois de décembre constatent que leur activité s’est à nouveau améliorée au cours des trois derniers mois.

Selon les chefs d’entreprise de ce secteur, les carnets de commandes sont toujours très bien garnis. "Leur niveau permet d’assurer 6,4 mois d’emploi à temps plein des effectifs", souligne l’enquête mensuelle de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) sur le secteur publiée jeudi.. D’après les entrepreneurs interrogés, l’emploi a été dynamique au cours des trois derniers mois et il le resterait au premier trimestre de 2005. En revanche, les tensions sur l’appareil productif s’intensifient: plus de deux entreprises sur cinq déclarent être contraintes dans leur production. Quant aux anticipations de prix, elles s’infléchissent en décembre, mais elles restent supérieures à leur moyenne de long terme, indique l’INSEE.

Source : Batiactu

Vinci construira en 2005 une tour HQE à la Défense

Pour réaliser sa troisième tour dessinée par Christian de Portzamparc, la Société Générale a choisi le leader mondial du BTP associé au promoteur Nexity-Sari. Ce projet de 68 000 m2 de bureaux sera réalisé dans la démarche de haute qualité environnemental. Première tour de grande hauteur du nouveau quartier Seine-Arche de Nanterre, cette construction haute de 180 mètres (soit 14 mètres de plus que les deux premières tours de la Société Générale) se situera à la limite du quartier Valmy et s’inscrira ainsi comme le point final de l’extrémité ouest de l’esplanade de La Défense.

Le projet, nommé Granite, a été conçu comme un signal majeur dans le site de La Défense. Il s’affirme d’abord en un prisme triangulaire haut et élancé, comme une proue en première ligne du quartier Valmy. Cette forme triangulaire et les contraintes du terrain (2300 m2) ont constitué un véritable challenge pour l’atelier de Christian de Portzamparc et les équipes dédiées à ce projet de 68 000 m2 de bureaux. Le nouvel édifice qui sera inséré en parfaite harmonie entre la dalle de La Défense et le tissu urbain de Nanterre, accueillera 4800 personnes. Une démarche de haute qualité environnementale (H.Q.E.) a été mise en oeuvre par la Société Générale, conformément à l’engagement politique souscrit par la Direction Générale de la banque en matière de développement durable. L’obtention d’une certification H.Q.E de la part du CSTB visée par la démarche mise en oeuvre, est assujettie à une série de trois audits aux stades de la programmation, de la conception et de l’exécution pour garantir sa conformité à un profil environnemental très exigeant choisi par la Société Générale. Celui-ci est focalisé sur des concepts innovants et très performants dans les domaines de la qualité sanitaire de l’air, du confort hygrothermique, du confort visuel, de l’économie d’énergie, pour lesquels Sogeprom, filiale de la Société Générale, est assistant au maître d’ouvrage. L’architecture technique offre notamment la possibilité à chaque occupant d’agir sur son confort personnel en terme d’éclairement, d’éclairage, de renouvellement d’air, et de température ambiante. L’Etablissement Public d’Aménagement Seine-Arche accompagne le projet pour assurer l’aménagement urbain aussi bien depuis Nanterre vers La Défense, que depuis la dalle Valmy vers la nouvelle tour et Nanterre et son parc. Calendrier de l’opération Le projet architectural de Christian de Portzamparc avait été retenu en 2003 par Daniel Bouton sur recommandation d’un jury. Toutes les études complémentaires sont désormais réalisées. Retenue à l’issue d’une consultation de promoteurs, Nexity accompagne et conseille la Société Générale dans la démarche environnementale mise en place pour ce projet depuis juin 2001. La Société Générale a obtenu le permis de construire le 28 novembre 2003. Un contrat d’acquisition d’un terrain et de droits à construire a été signé avec EPA Seine Arche le 22 novembre 2004 suivi de la signature d’un contrat de promotion immobilière avec Nexity- Sari le 14 décembre 2004 L’aboutissement du chantier est prévu au premier trimestre 2008. La tour est conçue pour pouvoir être soit le lieu de regroupement de services de la Société générale déjà implantés à La Défense, soit mise en location. Cette décision sera prise en 2006.

Source : Batiactu

Une maison solaire au catalogue d’un constructeur

Les Demeures de la Côte d’Argent, la marque régionale du premier constructeur français de maisons individuelles, vient de lancer un tout nouveau modèle de pavillon doté d’un chauffe-eau électro-solaire intégré. Une première en France. A découvrir en Aquitaine ! Au sein de l’offre des Demeures de la Côte d’Argent, Verdélite était une maison présentée comme fonctionnelle et évolutive. Elle a également été conçue pour recevoir les personnes à mobilité réduite affirme MI-SA.

Mais la dernière évolution de ce modèle mérite une attention toute particulière, car pour la première fois elle intègre un chauffe-eau solaire. Une première dans la région et certainement en France. Grâce à l’expertise de la société Jacques Giordano Industries – premier fabricant français de capteur solaires thermiques – 70 à 80 % de la production d’eau chaude de la maison sont assurés gratuitement. Le principe de fonctionnement est classique : un circuit hydraulique, composé d’une pompe de circulation et d’un régulateur, transfère la chaleur du capteur solaire vers un ballon à accumulation destiné à conserver l’eau chaude et à la restituer à la demande. Les jours de faible ensoleillement, une résistance électrique, placée dans le ballon, prend le relais afin de permettre aux occupants de la maison de disposer d’eau chaude en continu. Elle se met automatiquement en route durant les plages horaires bénéficiant de l’option tarifaire « heures creuses » d’EDF. La maison offre par ailleurs une performance énergétique globale supérieure de 17,91 % par rapport à la réglementation en vigueur. Prochainement, les Demeures de la Côte d’Argent proposeront dans cette même optique de préservation de l’environnement un système de récupération des eaux de pluies destiné à alimenter l’arrosage du jardin, les machines à laver, le WC… Avantage intéressant pour les acquéreurs : pour optimiser le financement, ils pourront prétendre au prêt complémentaire Vivrélec de 3.000 euros, et bénéficier de subventions de la part de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), du Conseil Régional ainsi que d’un crédit d’impôt sur les équipements. Rappelons que les Demeures de la Côte d’Argent ont été créées il y a 30 ans et sont un des leaders de leur marché en Aquitaine, avec près de 8.200 maisons construites. En 2003, elle a vendu 588 maisons et ses prévisions pour 2004 sont du même ordre. Les Demeures de la Côte d’Argent ont rejoint, en 2002, le groupe MI SA, qui, avec un chiffre d’affaires de 480,5 millions d’euros HT en 2003 et 9000 ventes, confirme sa place de premier constructeur français de maisons individuelles.

Source : http://www.batiactu.com

Le secteur de la piscine atteint les sommets

En 10 ans, le parc français de piscines privées a doublé et, avec plus d’un million de piscines privées, la France est le premier marché européen. Pour les professionnels du secteur réunis à Lyon du 16 au 19 novembre, cette spectaculaire progression devrait se poursuivre malgré l’arrivée de nouvelles exigences édictées par la loi sur la sécurité des piscines de janvier 2004.

Avec un bassin pour 60 habitants, la France est l’un des pays les plus équipés au monde ! En 10 ans, le parc français a doublé et sa spectaculaire progression continue sur sa lancée : le nombre de bassins a augmenté de plus de 12% entre 2002 et 2003. Une croissance soutenue qui, après la canicule de l’an dernier, s’accélère encore avec des ventes qui, sur le 1er semestre 2004 progressent de 15% pour les piscines enterrées et de 20 à 25% pour les hors-sols. Les piscines enterrées restent les bassins préférés des utilisateurs. Elles arrivent largement en tête avec 790.000 bassins sur le territoire en 2003 soit près de 74% des 1.070.000 piscines privées françaises. Les hors-sol, quant à elles, représentent 26% du marché avec 280.000 bassins en 2003. Un taux en progression par rapport à 2002, où elles représentaient 21% du total des bassins. En effet, en 2003, le marché des piscines enterrées a augmenté de +12% à +15% tandis que celui des hors sol a connu des taux de croissance supérieurs, de +20% à + 25%. Cette forte croissance devrait se répéter dans les années à venir même si une réglementation votée précipitamment impose de nouvelles règles beaucoup plus strictes. Ainsi, depuis le 1er janvier 2004, la loi sur la sécurité des piscines oblige l’installation d’un dispositif de sécurité normalisé pour les piscines non closes privatives à usage individuel ou collectif. Plus d’informations : http://www.piscine-expo.com et http://www.propiscines.com. Par ailleurs, depuis le 1er mai 2004 : toutes les piscines privatives des maisons en location doivent être sécurisées. Même si le délai de sécurisation court jusqu’au 1er janvier 2006 pour les piscines terminées avant le 1er janvier 2004, cette mise au norme est impossible estiment les professionnels de l’immobilier. ""La loi du 3 janvier 2003 modifiée, initiée par Jean-Pierre Raffarin à l’époque sénateur a imposé la mise aux normes des piscines privées"" dans les locations saisonnières pour le 1er mai 2004. ""Or les normes homologuées ont été publiées le 2 mai 2004 pour application au 5 mai 2004"" , indiquait la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) en mai dernier. Les professionnels de la piscine ont du se mobiliser pour adapter leurs capacités de production. ""Nos équipes sont passées au rythme des 3×8 pour produire plus rapidement. Nous avons modifié ou inventé des processus de fabrication et fait tester nos produits selon les nouvelles normes. Les unités de production ont du revoir complètement leur capacité de production et les distributeurs réadapter leurs réseaux"" explique-t-on à la Coordination syndicale interprofessionnelle de la piscine (CSIP). Aujourd’hui, les professionnels de la piscine présentent donc sur le marché 4 types de dispositifs conformes aux normes, dont les premiers matériels sont désormais disponibles : les barrières de protection (NF P 90 306), les alarmes de piscines (NF P 90 307), les couvertures de sécurité (NF P 90 308), et les abris de piscines (NF P 90 309). Un poids économique important – CA 2003 : 1,2 milliards d’euros, soit une progression de 20 % par rapport à 2002. – La France compte 3000 entreprises travaillant dans le secteur de la piscine. – 2500 installateurs se partagent le marché dont 1 000 vivent exclusivement de l’installation de piscines et 250 entreprises travaillent à la fabrication de matériel. – 25.000 personnes travaillent directement ou indirectement dans le domaine des piscines : fabricants et distributeurs de matériels de piscines, spa, balnéo, traitement de l’eau et de l’air, constructeurs et installateurs de piscines. 4 types de dispositifs conformes aux normes sont disponibles -LES BARRIERES DE PROTECTION (NF P 90 306) : La hauteur minimale des barrières doit être de 1m10 entre deux points d’appui. -LES ALARMES DE PISCINES (NF P 90 307) : Plusieurs systèmes existent pour la piscine : système de détection de chute et d’immersion, système de détection de passage. Important : la présence d’un adulte à proximité, pour intervenir si elles se déclenchent, est nécessaire. -LES COUVERTURES DE SÉCURITÉ (NF P 90 308) : La bâche de sécurité : après la baignade, la couverture rigide constitue un véritable ""couvercle"" qui empêche l’enfant de tomber à l’eau. Attention à la confusion avec la bâche souple flottante utilisée pour maintenir une certaine température de l’eau, qui n’est pas un équipement de protection. La couverture automatique : Les lattes doivent être faites d’un matériau suffi samment résistant pour apporter une protection maximale. -LES ABRIS DE PISCINES (NF P 90 309) : L’abri doit être refermé (fermeture sécurisée) après utilisation de la piscine. L’ouverture ne doit pouvoir s’effectuer que par un adulte.

Source : http://www.batiactu.com

Interview de Richard Harper, Appliance Studio (UK)

Au moment où SFR donne le coup d’envoi de la téléphonie de 3éme génération (norme UMTS) en France et que son actionnaire , le N°1 Vodafone, effectue déjà cette offre dans les autres pays Européens, les nouveaux services à haut-débit sur portables (visiophonie, vidéo-mobile, surf sur Internet) arrivent enfin dans les mains des français. L’occasion pour Domoclick d’approfondir la place du portable dans la maison avec l’œil critique d’un des grands spécialistes des usages, Richard HARPER.

Ce passionné des comportements humains dans la vie quotidienne confrontés avec les appareils numériques multifonctionnels co-dirige en Angleterre une société d’études destinés aux entreprises qui cherchent à valider leurs innovations. Une place qui lui permet de ne pas avoir la langue de bois sur la façon de voir des responsables R&D. Son labo des usages est autant dans le métro de Singapour que dans les gradins de Wimbledon.

Domoclick : Lors de votre conférence au dernier 3GSM à Cannes , vous avez parlé de la “distraction de l’usage », qu’entendez-vous par là ?

Richard Harper : Ils sont nombreux dans l’industrie des portables à penser que la facilité d’emploi est tout, sans réfléchir aux services qui vont réellement faire vendre. Ils mesurent un appareil par le nombre minimum de touches qu’il faut : « Moins de 6 ? Moins de 10 ? ». Je leur réponds « Vous pouvez proposer des services en un seul clic, s’il n’est pas utile on ne va pas s’en servir », mais ils persistent à faire aucun effort pour chercher ce qui est utile. Logiquement on s’occuperait d’abord de la recherche sur l’utilité, et seulement ensuite de l’usage. En attendant, l’usabilité est une distraction. Ils ne réfléchissent pas du tout sur les usages que les gens voudraient faire de leur portables. En dehors de la notion du parler, ils n’ont aucune idée.

Domoclick : Comment seront nos téléphones mobiles d’ici 10 ans ?

Richard Harper : Je crois qu’on en aura un qui servira pour téléphoner, et un deuxième ou plusieurs autres pour des usages spécifiques et ponctuels. Vous en aurez un pour la banque, un autre comme agenda, encore un autre pour surfer le Web et pour aller en vacances, peut-être un autre à installer dans la voiture.

Domoclick : Ca paraît compliqué !

Richard Harper : Ca paraît compliqué parce qu’avec les équipements d’aujourd’hui ce serait compliqué, mais si on réfléchit sur la façon qu’on organise sa vie, on a certains petits objets pour le bureau, d’autres pour la tablette de chevet, d’autres pour la cuisine.Les choses qui facilitent la lecture au lit, on ne les amène pas à la cuisine. Quand on limite un appareil à certaines fonctionnalités bien précises, comme les appareils ménagers, on peut les concevoir pour une efficacité et une usabilité maximale. Le seul objet qu’on portera toujours avec soi sera le portable, pour pouvoir parler à ses amis et être accessible par eux. Il restera indispensable, mais on ne va pas l’encombrer avec un tas de services numériques, car cela le rendrait trop difficile à utiliser. On veut être directement en contact avec un minimum de clics et ne pas avoir à naviguer entre des services. Il faut vraiment que ce soit simple comme bonjour  !

Domoclick : Les opérateurs  ne s’efforcent-ils pas de faire simple et efficace , comme Bouygues Télécom, SFR ou Orange ?

Richard Harper : Vous ne voulez pas non plus que ce soit l’opérateur qui sauvegarde votre carnet d’adresses. Il vaudrait mieux que ce soit accompli par le chargeur où vous déposez l’appareil chaque nuit. Comme ça, si vous le perdez, vous en achetez un autre et le chargeur vous réinstalle tous vos numéros. Ca dépend de vous, et c’est une solution beaucoup plus fiable. Vous ne voulez pas confier vos données à un opérateur qui va vous les faire payer pour les retrouver sur un serveur quelque part. Quand vous perdez la clé de la porte d’entrée vous ne contactez pas le fabricant pour rentrer chez vous, vous en aviez prévu un double depuis le début. Les opérateurs ne cherchent qu’à augmenter le trafic sur leurs réseaux – il vaudrait mieux qu’il trouvent des solutions qui facilitent la vie des clients.

Domoclick : Vous évoquez des différences entre les attitudes finnoises et japonaises. Est-ce que nous allons tous adopter les mêmes moeurs numériques ?

Richard Harper : Il n’y a aucune raison ! Chacun parle une version d’anglais, mais ça ne veut pas dire que nous perdons nos spécificités. A l’échelon mondial, ceux et celles qui parlent anglais parlent également une autre langue, qu’ils soient d’origine anglo-saxonne ou non.

Domoclick : En quoi pensez-vous que la mobilité confidentielle du portable jouera sur l’avenir de la maison intelligente ?

Richard Harper : Je crois que les experts en informatique ne comprennent pas ce qui se passe dans une maison. Les fabricants de frigos, de fours, de chauffage central ou de fenêtres, eux, le comprennent très bien, mais les informaticiens se perdent lamentablement quand ils essaient de concevoir des services pour la maison. Le portable est un ordinateur, et puisque on l’amène chez soi les concepteurs pensent « Ah, maintenant nous y sommes, à nous de repenser la maison"" mais ils se prennent très mal à concevoir des applications qu’on voudrait utiliser via un portable chez soi. C’est absurde de chercher à remplacer des technologies bien établies et qui marchent très bien, comme allumer et éteindre les lumières avec son portable. Si on pense un moment aux interrupteurs qu’on a aujourd’hui, ils sont le fruit de décennies de réflexion, et ils marchent formidablement bien. Ils sont situés là où il faut, et ils fonctionnent vraiment à une seule touche !

Domoclick : Pourtant, les capacités du portable pourraient intégrer certaines commandes les plus courantes ?

Richard Harper : Oui, le portable est capable de réaliser la même fonction, mais il est plus difficile à utiliser, et on ne l’a pas toujours sous la main. Ils essaient de substituer des mauvaises solutions pour des choses qui ont été bien conçues pour être utilisées dans la maison. Ils feraient mieux de réfléchir aux fonctions innovatrices que peuvent apporter les portables. On peut enrichir son expérience d’une technologie en utilisant une deuxième technologie pour le partager en direct avec ses amis. Je pense aux jeunes qui s’envoient des SMS tout en regardant leur téléfilm ou Sitcom préféré. Les opérateurs s’en inquiètent parce qu’ils n’en tirent pas un revenu maximal. Mais ils devraient observer ce qui se fait dans la réalité et construire dessus, à la manière du corail. Je n’ai rien vu de plus absurde qu’une « maison intelligente » conçue par Orange, où ils voulaient que tout soit commandé par portable, les lumières, la clé dans la porte, tout. C’était fou !

La société d’études Appliance Studio : http://www.appliancestudio.com

Les bâtiments écologiques ouvrent leur portes

Alors que le prix du baril de pétrole ne cesse de flamber, chaque citoyen va pouvoir découvrir gratuitement et in situ une alternative : le fonctionnement d’installations équipées en énergies renouvelables.

L’initiative de ces journées revient au Cler (Centre de liaison sur les énergies renouvelables) qui fédère depuis 1984 les professionnels des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie : fabricants, installateurs, associations, bureaux d’études, collectivités, universités, etc.

En partenariat avec l’Ademe, 60 sites du réseau Cler, seront ouverts gratuitement durant une demi-journée pendant le week end du 20 et 21 novembre. Ces sites appartiennent à des particuliers, entreprises, associations ou collectivités. Il sera possible d’y voir une ou plusieurs énergies renouvelables, des bâtiments construits suivants les normes HQE ou des concepts bioclimatiques.

Les différentes énergies renouvelables seront représentées : le bois énergie, l’éolien, le solaire thermique, le solaire photovoltaïque, le biogaz, des petites centrales hydrauliques.

Pour connaître les adresses des sites par régions et leurs horaires d’ouverture : http://www.clerc.org

Source : Batiactu