Le départ en retraite des artisans ouvre des possibilités considérables

Dans son dernier ouvrage, l’auteur du CHOC DE 2006, Michel Godet décrit les causes et conséquences du vieillissement de la population et du chômage. Pourtant, la première entreprise de France voit la situation plus sereinement. Parce que dès que l’on souhaite créer, ou tout simplement reprendre une entreprise de l’artisanat, les chambres de métiers représentent un passage quasi-obligatoire. Pour Alain Griset, président de l’APCM (Assemblée permanente des chambres de métiers), le secteur de l’artisanat offre de nombreuses possibilités d’emploi. Et affirme que "le départ en retraite de nombreux artisans ouvre des possibilités considérables".

- Quel rôle jouent les chambres de métiers ?
-A. GRISET: Les chambres de métiers sont administrées par des artisans élus. Elles représentent les intérêts généraux des artisans au niveau départemental et régional. L’Assemblée permanente des chambres de métiers (APCM) agit, elle, au niveau national et européen. Parmi les actions des chambres des métiers, je citerai la réforme de l’apprentissage : dans sa phase de préparation, le réseau a fait remonter auprès des pouvoirs publics les attentes des jeunes et des entreprises.

-Seuls les métiers de l’artisanat sont représentés ?
-AG: Oui, et c’est une richesse considérable. Plus de 250 métiers figurent dans notre répertoire. L’évolution est constante, expression de la grande créativité de ce secteur et de sa capacité d’adaptation, en fonction des besoins de l’économie. Nous souhaitons pouvoir accueillir d’autres métiers qui répondraient à de nouvelles attentes et travaillons en ce sens avec le gouvernement.

-L’aide apportée par ces chambres de métiers intéresse-t-elle uniquement les créateurs ou repreneurs d’entreprise, ou s’adresse-t-elle à un plus large public ?
-AG: Toute personne s’intéressant aux métiers de l’artisanat est concernée. Chaque porteur de projet bénéficie d’un accompagnement pour le finaliser. 350 000 jeunes sont reçus chaque année dans les CAD (centres d’aide à la décision) qui les aident à s’orienter vers les formations assurées par les CFA (centres de formation des apprentis). Deux événements nationaux sont dédiés au grand public : la Semaine de la création reprise en octobre et la Semaine nationale de l’artisanat au cours du premier trimestre de chaque année.

-Comment se concrétisent ces aides ?
-AG: Une des missions essentielles est d’apporter des services à l’artisan, pour lui permettre d’accomplir toutes les formalités de création de son entreprise. La chambre propose des formations adaptées, un accompagnement en matière d’environnement, d’exportation, de normalisation, une aide juridique, l’association aux groupements d’employeurs… Les demandeurs d’emploi doivent retrouver une insertion pérenne dans le monde du travail. L’artisanat est aujourd’hui un véritable « réservoir » d’emploi, dans tous les secteurs (comme le bâtiment, les métiers de l’alimentaire et les services). Ces métiers ont considérablement évolué. Il y a des carrières valorisantes à y mener.

-Quelles sont les démarches à effectuer pour bénéficier du réseau des chambres de métiers ?
-AG: Il faut s’adresser à la chambre qui correspond à son domicile ou à l’implantation de l’entreprise. La présence de 106 chambres sur tout le territoire permet à chacun une proximité pour répondre à ses besoins.

-Pourquoi un partenariat entre l’ANPE et l’APCM ?
-AG: Nous avons, avec beaucoup de satisfaction, renforcé notre coopération. Elle concerne plus particulièrement la facilitation de la reprise d’entreprises artisanales par les demandeurs d’emploi. Un lien entre nos sites Internet a été créé et nous poursuivons activement notre concertation pour développer d’autres axes de collaboration. Le départ en retraite de nombreux artisans (250 000 entreprises dans les 10 ans) ouvre des possibilités considérables. Cette initiative vise à créer le réflexe « artisanat » auprès des demandeurs d’emploi.

Source : http://www.anpe.fr/actualites/interview/index.html

Intel et la maison numérique

Baroud d’honneur pour Craig Barrett, l’actuel CEO d’Intel, qui passera la main au mois de mai à Paul Otellini, aujourd’hui président. Lors d’une présentation au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas début janvier, Craig Barrett a donné sa vision de l’électronique grand public de demain, en particulier celle de la maison numérique, où, selon lui, le PC est une pièce maîtresse.

>>La technologie transforme tous les aspects de notre vie quotidienne « Les transformations apportées à notre vie quotidienne par la technologie, notamment numérique, viennent de la puissance de calcul et des possibilités de communication fournies par cette dernière. Ces communications, qui deviennent de plus en plus large bande, tendent par ailleurs à perdre leur fil. « La combinaison d’une puissance de calcul accrue, de l’intégration des capacités de communications, le tout complété par un environnement logiciel adapté, ouvre les portes à de nouveaux potentiels pour les utilisateurs[...]. »

>>La notion d’ordinateur personnel est dépassée « La notion d’ordinateur personnel qui signifie "" je veux mon ordinateur avec mes données et mes informations "" est dépassée. Maintenant, le consommateur veut ses possibilités, ses loisirs, ses contenus, et il veut pouvoir y accéder n’importe quand, n’importe où et sous n’importe quelle forme. Or cela change la donne. Cela modifie, en particulier, la manière dont sont délivrées les informations. Nous devons créer de nouvelles plates-formes, fournir de nouvelles possibilités, des dispositifs hautes performances, multi-usages et faible consommation. Des dispositifs accessibles au plus grand nombre et qui puissent être utilisés n’importe où. Traduit au niveau des composants et notamment des processeurs, cela appelle le multitraitement [multiprocessing]. Nous allons être obligés de passer du multitraitement virtuel tel que celui mis en oeuvre dans les processeurs à architecture HyperThreading ou multithread au multitraitement physique, avec des processeurs à plusieurs coeurs. Notamment des processeurs dotés de deux coeurs capables de traiter deux tâches différentes en même temps. Mais le concept va encore plus loin puisque ces deux coeurs physiques seront eux-mêmes dotés de la technologie multithread. Ces futurs processeurs, qui seront disponibles en volume l’an prochain, amélioreront significativement les possibilités offertes au consommateur. -"" L’ePC "" , pivot du réseau domestique [Dans la maison numérique], « pas question pour le consommateur d’être bloqué devant un écran dans une pièce. La portabilité et le sans-fil sont dès lors incontournables. -« L’approche multicoeur multithread ouvre aussi de nouvelles perspectives en termes de jeux, qui sont partie intégrante de la maison numérique. » -« Le PC de divertissement, ou ePC, est vraiment le fondement de la maison numérique. Il est vraiment l’appareil capable de stocker du contenu audiovisuel, de créer ce contenu et de le distribuer. C’est réellement le portail d’accès au contenu. -« Ce PC de divertissement continuera d’évoluer. Demain, les contenus seront plus riches, la qualité sera meilleure. Nous aurons plus d’audio, plus de vidéo, plus d’images, plus de canaux. Les consommateurs eux-mêmes seront plus exigeants. »

>>Eliminer les fils pour une véritable connexion plug and play « L’étape suivante, c’est de retirer tous les fils. De manière à permettre la connexion directe et plug and play de tout dispositif d’électronique quel qu’il soit, appareil photo numérique, caméscope ou autre, au PC. Cette connexion est aujourd’hui assurée via un bus série USB ou IEEE1394. Toutes ces interfaces ont vocation à être intégrées dans le silicium. Pour cela, nous devons mettre les différents protocoles utilisés pour les communications sans fil à courte portée sur une interface radio commune. Cela permettra aux particuliers d’utiliser plus facilement leurs appareils et de transférer le contenu entre le PC et ces derniers n’importe où dans la maison numérique, à des centaines de mégabits par seconde. « Le WiMAX s’annonce parallèlement comme la technologie qui va fédérer tous les autres réseaux en une seule et même nébuleuse du numérique. Ce métaréseau sera omniprésent et, avec lui, tout l’audio-visuel, et les informations qu’il véhicule. »

>>Les femmes, premières adeptes de la technologie numérique « La maison numérique, c’est plus que la maison elle-même. C’est un style de vie et cela a des répercussions sur les ordinateurs portables : écrans plus grands, tuners TV, possibilité d’enregistrement vidéo, commande à distance… Il est d’ailleurs significatif de noter que, durant la période des fêtes de fin d’année, il se soit vendu aux Etats-Unis plus de PC portables que de téléviseurs. Une grande partie du succès des PC portables est à mettre à l’actif de Wi-Fi, qui permet de transférer 10 Mbit/s à 50 Mbit/s sur une distance de 100 m. « Les principaux acheteurs de cette nouvelle électronique grand public sont les femmes. 50 % des femmes préfèrent un portable contre 43 % des hommes et elles sont 39 % à opter pour la connectivité sans fil contre 30 % des hommes. ».

Françoise Grosvalet pour Electronique International Hebdo : www.electronique.biz

Réchauffement climatique

Alors que la neige s’abat sur l’Europe et les Etats-Unis, le point de non-retour dans le réchauffement de la planète, produisant des sécheresses, des mauvaises récoltes et des pénuries d’eau, pourrait être atteint beaucoup plus tôt que prévu à l’horizon de 2015.

Ce rapport, intitulé ""relever le défi du climat"" est destiné aux dirigeants du monde entier et sa publication coïncide avec le début de la présidence de la Grande-Bretagne du G8. Tony Blair a fait de la lutte contre le réchauffement climatique une des priorités de sa présidence. En moins de dix ans, le point de non-retour peut être atteint, avertit le rapport, rédigé par l’Institute for Public Policy Research britannique (institut de recherche sur les politiques publiques), le Centre for American Progress et l’Australia Institute. Ce point est fixé à 2 degrés au dessus de la température moyenne de la planète en 1750, soit avant la révolution industrielle. La température moyenne mondiale a augmenté de 0,8 degrés depuis, a indiqué l’Independent. Les conséquences seront des sécheresses majeures, des pénuries d’eau, la disparition de forêts, des difficultés dans l’agriculture, une montée du niveau des mers, une recrudescence de maladies, selon le journal. ""Il y a une bombe à retardement écologique devant nous"", a dit à l’Independent Stephen Byers, ancien ministre des Transports et proche de Tony Blair, qui a co-présidé le groupe chargé de rédiger ce rapport avec la sénatrice républicaine américaine Olympia Snowe. Ce rapport appelle les pays du G8 à se mettre d’accord pour qu’un quart de leur électricité provienne de sources d’énergies renouvelables d’ici 2025. Rien ne sera obtenu, soulignent enfin les chercheurs, sans la coopération des pays riches et pauvres. Pour l’économiste britannique Adair Turner, un membre du Groupe, ""les pays en développement pensent que les pays développés doivent agir en premier parce qu’ils polluent plus, sont plus riches et ont une certaine responsabilité historique"". Face à eux, a poursuivi Adair Turner, les Etats-Unis, ""poussés par la frange la plus irresponsable de leur communauté économique"", affirment qu’ils ne peuvent rien signer tant que la Chine et l’Inde ne signent pas non plus. ""C’est le problème classique des négociations de désarmement"", a résumé mardi Adair Turner: ""chacun veut que l’autre agisse en premier"". La phase actuelle, a-t-il répété, ""est une négociation pour le désarmement des émissions de CO2"". Le rapport presse les pays riches d’apporter leur aide aux pays pauvres, tout en conditionnant désormais leur aide au développement au respect de critères écologiques. La Grande-Bretagne, qui préside le G8 en 2005, a fait de la lutte contre le changement climatique et de l’Afrique les deux priorités de sa présidence. Le Premier ministre Tony Blair, dont M. Byers est un proche, doit notamment consacrer au climat son discours prononcé mercredi à l’ouverture du Forum économique mondial de Davos (Suisse). Par ailleurs, Londres doit accueillir les 15 et 16 mars des ministres d’une vingtaine de pays pour un colloque sur les rapports entre énergie et environnement. Les 17 et 18 mars enfin, les ministres de l’Environnement du G8 et ceux chargés du Développement se rencontreront pour parler des impacts du changement climatique sur l’Afrique.

Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : http://www.hcci.gouv.fr/lecture/fiches/fi09.html

Le ministère de l’Ecologie et du développement durable : http://www.ecologie.gouv.fr/sommaire.php3

Enjeux du Web 2.0 et du blog face aux médias traditionnels

8-FI, chaque dimanche soir de 18H à 19H, sur la chaîne numérique TNT gratuite Direct8 et présentée par Dominique Delport, propose un panorama des nouveaux outils issus de l’innovation technologique. À travers débats, reportages et témoignages, 8-Fi tente d’aborder toutes les facettes de ce qui constitue une véritable révolution culturelle, commerciale et industrielle. 

Les sujets : Blogs, podcast, Wiki, RSS… Regroupés sous le générique Web 2.0, ces outils permettent de produire des contenus numériques à haute valeur ajoutée, dans des domaines réservés aux médias traditionnels. Est-ce la mort annoncée de certains ""mass media"" ? Pour en parler, autour de Dominique Delport :

- Joël de Rosnay, scientifique, futurologue, auteur de ""La révolte du pronétariat "" (Ed.Fayard), parle de la mainmise de l’internaute sur les nouveaux média interpersonnel en ligne avec le blog, la technologie DNS qui va identifier les objets. La vraie révolution selon lui c’est l’éducation transversale et le PtoP TV

- Loïc Le Meur, vice-président de Six Apart Europe et blogueur, auteur de ""Blog de pros"".

- Olivier Baujard, directeur recherche et technologie d’Alcatel, parle de myowntv : le blog TV ou télévision co-personnelle bientôt disponible en 2006.

- Catherine Nivez, journaliste à Europe 1, anime la Revue du blog en direct sur Europe 1 à 6H15 et le mardi soir à 23h00 et sur le podcasting de la station

- Philippe Leroy, rédacteur en chef de ZDNet.fr parle du grand salon électronique grand-public (et premier salon de l’année) CES à Las-Vegas avec les débuts de la Télévision Haute-défénition TVHD, la convergence numérique avec Viiv d’INTEL.

L’émission 8 FI : http://www.zdnet.fr/partenaires/8-fi

Les mauvais calculs de FT selon UFC-Que Choisir

Malgré un contexte tendu, l’ART (Autorité de régulation des télécoms) a rendu "un avis favorable" à l’augmentation du prix de l’abonnement mensuel fixe souhaitée par France Télécom. L’opérateur historique a demandé à ce que "l’abonnement à la téléphonie fixe soit augmenté de 23% sur quatre ans, en compensation d’une baisse d’au moins 26% des tarifs des communications fixes". Cette demande a entraîné de nombreuses critiques, la plus virulente émanant de l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dont voici le communiqué publié le 20 janvier. Pour l’UFC-Que Choisir les annonces et les chiffrages de France Télécom sont fallacieux :

1 – pour les seuls appels vers les mobiles, la création d’une charge fixe d’appel de 17,9 centimes va renchérir une grande majorité de ces appels notamment ceux dont la durée sera inférieure à 1,15 minute. Pour les autres, la baisse de prix sera inférieure à 20 % et financée par les opérateurs mobiles grâce à la baisse du prix de l’interconnexion.

2 – Globalement et comme le souligne l’ART, au lieu de diminuer, la facture va notablement s’alourdir pour les « petits consommateurs » et en particulier ceux qui sont présélectionnés chez un autre opérateur et qui ne sont pas concernés par les modifications de tarifs de l’opérateur historique.

3 – La baisse du tarif de dégroupage de 30 % proposée aux concurrents coûtera moins de 10 millions d’ euro à France Télécom et constitue donc un effort limité.

4 – Selon les experts, le prix équilibré de l’abonnement se situe autour de 12 euros /mois et non de 16 euros. A ce prix, France Télécom dégagera donc une marge bénéficiaire annuelle comprise entre 0,9 et 1,3 milliard d’ euro, selon l’inflation future.

5 – En 2004 et selon l’ART, l’abonnement à 13 euros a représenté en moyenne 45 % de la facture. A 16 euros, il représentera donc plus de 55 % de cette même facture. Pour Alain BAZOT, Président de l’UFC-Que Choisir : « France Télécom doit troquer sa mauvaise foi par une attitude plus responsable et par conséquent, renoncer immédiatement à son projet de hausse de 23 % du prix de l’abonnement ». A défaut, il estime que c’est au ministre délégué à l’industrie de ne pas valider la proposition de France Télécom.

L’association UFC Que choisir: http://www.ufc-quechoisir.org
L’ART: http://www.art-telecom.fr

Bilan 2004 des TIC selon l’Atelier BNP Paribas

Cela n’a pas été si simple pour sa rédaction de déterminer quelles étaient les actualités les plus marquantes de cette année 2004. Finalement, ils ont choisi de mettre sous le feu des projecteurs trois usages matures (haut débit, logiciel libre et commerce en ligne), trois usages en devenir (la voix sur IP, la 3G et les blogs) et enfin l’Atelier a élu les trois entreprises qui en 2004 ont le plus marqué l’actualité : les lauréats sont donc Google, Apple et Oracle / Peoplesoft.

Les faits marquants Progression du haut débit En juin dernier, l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) établissait que la France comptait plus de 11 millions d’abonnés à Internet. Au total, le chiffre d’affaires des abonnements Internet au deuxième trimestre 2004 s’est élevé à 660 millions d’euros, dont 458 millions sont l’œuvre du haut débit. Le bas débit, lui, régresse et son chiffre d’affaires a fondu de 11 % entre le 1 er et le 2 ème trimestre 2004. Selon l’autorité, la France comptera plus de 6 millions d’abonnements au haut débit à la fin 2004, contre 3,6 millions fin 2003. La principale raison de cette progression réside dans la démocratisation des accès Internet : de plus en plus de débit pour des tarifs de plus en plus bas. Selon une très récente étude du cabinet Nielsen//NetRatings, la France a enregistré ces 12 derniers mois la plus forte progression de sa population internaute : + 16 % Le dégroupage Au 1er octobre 2004, 1.500.000 millions de lignes étaient dégroupées. Le dégroupage concerne aujourd’hui 20 % des lignes DSL en France, qui se place à la deuxième place européenne sur ce segment. Le dégroupage concerne désormais toutes les grandes villes et une partie des villes de taille intermédiaire, mais laisse encore hors-jeu 13 départements. Répercussions sur les usages A 90 % les abonnés Internet se servent du réseau des réseaux pour rechercher de l’information. A 74,2 % ils utilisent le courrier électronique et à 32,8 % ils téléchargent et transfèrent des fichiers. 0,4 % des abonnés téléphonent sur Internet, 21,5 % se servent de la messagerie instantanée, 10 % vont sur des forums de discussion et 13,9 % achètent des produits ou des services en ligne (Source : Datanova) .

L’e-commerce Plus de connections au haut débit = plus de transactions en ligne et plus de recettes publicitaires pour les sites et les portails du web. La banque d’affaires Goldman Sachs a publié une étude prévisionnelle qui démontre que les internautes équipés d’un accès haut débit (DSL ou câble) dépensent 26 % d’argent de plus que les internautes disposant d’une connexion classique bas débit. Les précautions

- Plus de dégroupage : Au début du mois de décembre, certains fournisseurs d’accès Internet ont été contraints d’augmenter leurs tarifs sur certaines offres dans les zones non dégroupées. Tiscali a ainsi augmenté de 5 euros son forfait ADSL à 20 euros pour 512 Kbits seconde, en expliquant que la décision de l’ART de ne pas réguler les tarifs de gros sur l’ADSL ne lui laissait pas d’autre choix.

- Attention à la fracture numérique : l’arrivée du Wimax dans toutes les campagnes non couvertes par l’ADSL n’est pas pour demain. Pour commencer, il faut que l’ART distribue des licences (un seul opérateur en détient une aujourd’hui). – Le rôle des pouvoirs publics : l’opérateur British Telecom a publié cette semaine un rapport prévenant les autorités et les opérateurs, qu’Outre Manche des pans entiers de la population (bas salaires, handicapés, personnes âgées) restent exclus d’Internet. Pour l’opérateur, cette donnée signifierait d’ici peu l’exclusion sociale de nombreuses familles.

Source : http://www.atelier.fr/article.php?artid=28883/

Pourquoi Microsoft tend la main à Sony ?

Dans une interview au Wall Street Journal, Bill Gates envisagerait un accord avec le géant Sony afin de contrer Apple. Pour lui, les deux entreprises "ont nombre de raisons de travailler ensemble, notamment en matière de musique numérique, y compris des services de musique en ligne et des dispositifs anti-piratage". Bill Gates a profité de l’ouverture du C.E.S. de Las Vegas, pour abattre ses cartes en matière de loisirs numériques.

Profitant d’un désormais traditionnel « Keynote » (sur le mode « le roi Bill parle au monde »), il a dévoilé des alliances de poids dans ce domaine. Au-delà d’un accord avec le réseau de télévision MTV et avec Tivo, les magnétoscopes à disque dur qui de l’autre côté de l’Atlantique font un carton et ont proprement modifié en profondeur le mode de consommation de la télévision, il a évoqué un accord avec Yahoo ! et un rapprochement avec l’opérateur téléphonique Bellsouth (remarquez que l’ensemble des domaines de la convergence numérique sont concernés par ces alliances, soit si on compte bien la télévision avec MTV, Tivo pour l’enregistrement numérique, Internet avec Yahoo ! et la téléphonie avec Bellsouth). J’en ai rêvé, Sony n’a pas répondu … Mais ça n’est pas tout. Bill Gates a également répondu à une interview dans les colonnes du vénérable et très lu Wall Street Journal. Une interview dans laquelle il aborde, l’air de ne pas y toucher, la possibilité d’une alliance stratégique avec le géant nippon de l’électronique grand public, j’ai nommé Sony. Dans quel but ? Il suffit de l’écouter : « Nous sommes à l’avant-scène pour réaliser de larges investissements technologiques et offrir des inventions qui vont apporter le style de vie numérique au plus grand nombre ». Et il a ajouté dans l’interview du Wall Street Journal : « Notre stratégie est d’offrir d’excellents logiciels et une plateforme innovante grâce à des partenariats, de manière à ce que les consommateurs puissent choisir parmi une large palette d’appareils et de services fonctionnant en parfaite harmonie et convenant à leur mode de vie ». But évident de Bill Gates derrière ces propos quelque peu lénifiants : l’ambition de la firme de Redmond de toutes les sortes de contenus (musique, vidéo à la demande, programmes de télé, etc. sur la gamme la plus large possible de supports différents, qui exploiteraient tous des logiciels estampillés Microsoft … Apple dans la ligne de mire … Dans ce cadre, la cible toute trouvée pour Microsoft se nomme … Apple, qui rencontre un succès considérable avec ses baladeurs Ipod et son service de téléchargement musical payant iTunes. Mais seul ce dernier peut alimenter en contenu les iPods, au mépris des milliers d’utilisateurs qui disposent d’autres baladeurs incompatibles et des autres plateformes de téléchargement légal qui restent désespérément à la remorque du succès d’Apple qui, comme on dit au foot, a choisi de « jouer personnel » … Bill Gates a du reste officialisé l’accord avec Matsushita Electric (Panasonic) qui adaptera sa puce SD pour qu’elle devienne compatible avec tous les appareils électroniques, en particulier les baladeurs et les APN, qui ont recours au Windows Media Player. Si, comme de coutume, il est resté assez flou sur la question, Bill Gates s’est dit convaincu de la possibilité d’une alliance (de circonstance ?) avec le japonais Sony. Il affirme ainsi que « les deux entreprises ont nombre de raisons de travailler ensemble ». Et il a ajouté dans l’interview au Wall Street : « Nous discutons en permanence avec Sony de choses qui peuvent nous être profitables à tous les deux mais nous n’avons rien de précis à dire au sujet d’une discussion en particulier… ». Langue de bois, ou prudence naturelle ? En tous cas, difficile d’anticiper la réaction du géant japonais – concurrent sur de nombreux terrains avec Microsoft -, d’autant que Sony a toujours eu une prédilection pour les formats propriétaires (ses baladeurs, à l’instar d’Apple avec Itune, ne fonctionnent en théorie qu’avec le format de fichier maison téléchargé depuis Connect, la plate-forme Sony de téléchargement musical et légal.). L’argument massue de Microsoft reste son caractère pluridisciplinaire et ses accords tous azimuts avec des partenaires venant de tous les horizons… Deux exemples de poids viennent encore d’apporter de l’eau au moulin de Bill Gates et de sa firme. C’est d’abord Logitech, pourtant concurrent dans le domaine des périphériques de saisie avec Microsoft, qui vient d’annoncer, quelques semaines seulement après son rachat de la société Harmony – spécialiste des télécommandes multimédias et universelles – qu’il s’apprêtait à fabriquer puis à certifier une nouvelle race de télécommandes universelles Harmony capables de contrôler à distance un PC « tournant » sous Windows XP Media Center, dans sa version 2005, mais aussi tout autre appareil numérique capable de s’y connecter. D’abord disponible en OEM pour les licenciés Microsoft Media Center, la technologie Logitech serait dans un deuxième temps (probablement à l’été 2005) disponible sous la forme de produits estampillés Logitech, disponibles en retail … L’autre exemple, tout aussi probant, concerne le sud-coréen roi du brun et de l’électronique grand public : LG Electronics. Celui-ci vient en effet d’annoncer, toujours en parallèle du Keynote de Bill Gates (qui s’en est félicité) que LG Electronics allait sous peu (en tous cas courant 2005) lancer le premier enregistreur de DVD au monde, baptisé LRM-519, doté des fonctionnalités DVR (pour Digital Video Recorder) directement issues de la technologie et du logiciel estampillé Microsoft, et compatible avec sa gestion des DRM (Digital Rights Management).

Source : http://www.itrmanager.com/article.php?oid=34579 

Les Architectes de l’urgence en route vers l’Asie

Ces deux équipes comprenant cinq architectes au total se rendront au Sri Lanka et en Indonésie afin de tenter d’analyser avec les architectes locaux de leur réseau international les besoins afin de mettre au point rapidement un programme de reconstruction dans les zones touchées par le séisme.

Avant de s’envoler pour l’Asie, les architectes ont procédé à une première évaluation des zones à traiter en priorité sur la base d’une estimation cartographique des dégâts et de l’estimation quantitative du nombre de destructions sur la base d’images satellites. L’association, dont la base logistique est à Amiens (Somme) et le siège social à Paris, a été créée en avril 2001 après les inondations dans la Somme. Les Architectes de l’urgence interviennent notamment après les séismes, comme à Bam (Iran), où ils ont aidé à évaluer les moyens à mettre en oeuvre pour sauver le patrimoine restant après le séisme du 26 décembre 2003.

Le site de l’association des architectes de l’urgence: http://www.archi-urgent.com/

Source : Batiactu