La Maison Sensible vue par France Télécom et Patrice Senn (R&D)

Changement de cap stratégique pour France Télécom qui a présenté NExT le 29 juin. Le nom du plan 2006-2008 destiné "à faire passer le groupe d’une philiosophie de l’accès au réseau à une philisophie d’accès aux services" selon son nouveau PDG, Didier Lombard. Il s’agit de faire face au déclin des revenus tirés de la téléphonie fixe et d’exploiter à fond son atout maître, la convergence de ses services entre le fixe, le mobile et Internet. Signes forts de cette stratégie : la marque Wanadoo va disparaître et la R&D va voir son budget passer de 1,5% à 2% du CA d’ici 2008. Domoclick a rencontré le responsable R&D, objets communicants de France Télécom, Patrice Senn pour découvrir ce qui se dessine déjà de la RFID à l’espace privée de la Maison sensible.

Domoclick : Quelle est l’exemple N°1 d’application de la Maison sensible vue par votre centre de recherche chez France Télécom ?

Patrice Senn : Elle s’adresse à des personnes qui ont des difficultés et des handicaps pour surmonter l’accessibilité aux objets ou à son environnement  au domicile ou en maisons de retraite. Mais La Maison sensible sera interactive et audio-visuelle dans toutes les pièces, sensible aux humeurs et désirs de ses habitants, ce sera un espace de communication ouvert, en phase avec l’environnement de chacun.

Domoclick : Quelles recherches de gestion du contexte menez-vous avec l’Institut Canadien de Sherbrooke ?

Patrice Senn : Nous travaillons avec des spécialistes des sciences humaines et sociales sur un système de gestion de contexte. Pour savoir comment exploiter dans une pièce le contexte de danger, d’alerte, de normalité. Il s’agit d’expérimenter des lieux intérieurs dans lesquels on va tester des scénarii d’usages. Ceci est une étude interne à France Télécom.

Domoclick : Et à Grenoble, dans votre pôle d’innovations, que faites-vous ?

Patrice Senn : Nous expérimentons le début de ce que le web sémantique va apporter, avec des réponses beaucoup plus simple aux questions que posent les gens aujourd’hui. Quand nous obtenons 4000 réponses à une question au lieu de 10 les plus pertinentes parce qu’on aura compris dans quelle contexte la question est posée, qu’elle soit exprimé par la voix ou le texte. Le système est capable de retrouver ce qu’on ""voulait dire"" sans avoir exprimé le mot exact concerné. Aujourd’hui avec web sémantique, nous sommes très lié à la recherche des mots alors que la gestion de contexte va au delà en tenant compte du lieu et de la situation. 

Domoclick : Bientôt, l’IPV6 permettra de multiplier les adresses IP. Pour mieux se représenter ce déploiement vous dites qu’il y aura une adresse par ampoule. Pourquoi croyez-vous que ce sera une vague de fond ?

Patrice Senn : Il faut savoir qu’aujourd’hui avec IPV4 on ne dispose pas d’assez de bits pour coder toutes les adresses. On ne peut donc pas donner des adresses  fixes à des objets qui pourrait devenir communicants. On affecte une adresse au moment où la communication se met en place , le temps de cette communication , ce qui va bien pour une communication de personne à personne. Tandis qu’avec des objets, même en mode endormie et en permanence sur le réseau, il faut qu’il y ait une adresse constante. Avec IPV6 , nous disposerons d’une adresse IP par maison mais cela ne résoudrera pas tout. Je ne pense pas que cela soit pertinent de donner une adresse à tous les appareils de la maison parce qu’il faudrait bien les gérer et qui pourrait gérer ces bases de données ?

Domoclick : N’est-ce pas un territoire qui permettrait à France Télécom de "mettre la main sur la maison" avec tous les appareils électriques numériques ou électroménagers ?

Patrice Senn : Nous pensons fortement que la communication M2M, de machine à machine* sera un domaine important, d’une façon différente d’offrir des services et de facturer. En tous cas, la transmissions de données deviendra prépondérante et ce qui sera plus important c’est de pouvoir garantir la sécurité, la robustesse, la connection permanente, davantage que de facturer le nombre de bits qui passent sur le réseau.

Domoclick : La personne devient le centre de son univers de communication, c’est pour quand ?

Patrice Senn : C’est déjà maintenant , entre les réseaux mobiles, fixes SMS, WIFI sans fil , on voit bien qu’apparait de téléphone mixte, wifi et mobile. Quel que soit le lieu où se trouve une personne, elle pourra communiquer par les meilleurs moyens possible sans avoir à se connecter à un réseau. On y est déjà et cela va s’amplifier. A terme notre environnement au domicile deviendra sensible, capable de s’adapter à nos activités , d’anticiper nos besoins et de réagir sans notre intervention de manière quasi intuitive jusqu’à interagir dans nos activités quotidiennes.

Voir la séquence Maison sensible :
http://www.francetelecom.com/sirius/rd/fr/galerie/maison_sensible/index.php

HAUT-DÉBIT

L’Europe a dépassé les Etats-Unis pour la première fois et devient le deuxième plus important marché du haut débit dans le monde. C’est une des conclusions d’une étude menée par Telecom Paper.

La région Asie-Pacifique, qui abrite la majorité de la population mondiale, demeure logiquement l’endroit de la planète offrant le plus grand nombre d’abonnés à Internet rapide : ils sont en effet soixante et un millions et représentent 39% des parts du marché mondial. Une première place qui pourrait bien être ravie par l’Europe.

A titre de comparaison, la progression du nombre de connexions à haut débit en Corée du Sud, le pays le mieux équipé, n’a été que d’un point et demi en un an, quand elle atteignait vingt et un points aux Pays-Bas ou au Danemark. De tels chiffres permettent à l’Europe de dépasser la zone Amérique d’une courte tête : 47,95 millions de personnes disposent d’un accès haut débit dans la première, contre 47,53 millions dans la seconde.

La bonne place du Vieux Continent, indique l’étude, vient des avantages tirés par ses habitants de la concurrence acharnée que se livrent les opérateurs télécoms et les câblo-opérateurs. Elle est également favorisée par le dynamisme des MVNO, autant d’éléments incitant Viviane Reding, la commissaire européenne chargée des télécoms, à tabler sur plus de la moitié des membres de l’UE reliés au haut débit en 2010.

SANS-FIL

 SAN JOSE, Californie. Micrel Inc. Un des leader mondial en matière de solutions CI Ethernet et de communications à haute largeur de bande analogiques, a annoncé aujourd’hui la disponibilité immédiate de MicrelNet(TM), un bloc microgiciel gratuit qui s’utilise de pair avec les émetteurs-récepteurs MICRF505 et MICRF506 RadioWire(R) pour créer une solution de réseautage sans fil pour la télémesure et la domotique.

Nous constatons qu’un grand nombre de nos clients utilisent les émetteurs-récepteurs RF Micrel et créent leur propre protocole pour implémenter des réseaux locaux sans fil déclare Scott Brown, Directeur, Mixed-Signal and RF Products, de Micrel. Notre mission est de faire des produits RF Micrel les produits les plus faciles à utiliser du secteur.

En offrant cette capacité de réseautage, nous sommes en mesure de réduire encore plus le fardeau technique de nos clients, ce qui leur permet de lancer leurs produits plus rapidement sur le marché. MICRF505 est une solution d’émetteur-récepteur qui fonctionne de 850 MHz à 950 MHz et supporte une modulation FSK à des débits de données allant jusqu’à 200 kbps. Grâce à sa haute intégration, le nombre de composants externes a été réduit à quelques condensateurs, une bobine d’induction et un cristal piézo-électrique, ce qui fait du MICRF505 la solution idéale pour réduire la nomenclature dans une grande variété d’applications RF. L’émetteur-récepteur MICRF506 fonctionne de 410 MHz à 450 MHz et supporte une modulation FSK à des débits de données allant jusqu’à 200 kbps.

Plusieurs fonctions sont programmables par l’utilisateur, dont le synthétiseur de fréquence, par conséquent, le MICRF506 convient aux applications à sauts de fréquence. MicrelNet est un bloc microgiciel qui supporte le réseautage sans fil avec une topologie de réseautage en étoile. La solution peut être configurée pour fonctionner en tant que réseau en étoile de base ou bien en tant que solution complexe, multi clusters, multi niveau à fonctionalité répétée. Micrel, Inc. est un leader mondial en matière de solutions de circuits intégrés pour les marchés analogiques, Ethernet et à haute largeur de bande du monde entier. La société compte parmi ses produits des semi-conducteurs mixtes, analogiques et de puissance de pointe . des CI de communications haute performance, de gestion d’horloge, de commutateurs Ethernet et d’émetteur-récepteur à couche physique.

Site Web : http://www.micrel.com
Pour en savoir plus :
http://www.micrel.com/product-info/Micrelnet/Micrelnet.shtml
Demander écrite à :
MicrelNet@micrel.no

Jean-Louis Borloo inaugure la Cité manifeste, HLM du futur

MULHOUSE (Reuters) – Le ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo, a inauguré à Mulhouse la ""Cité manifeste"", un ensemble de 61 logements sociaux dont la réalisation a été confiée à de grands noms de l’architecture. ""Cela va être conceptualisé comme un virage complet dans l’idée du logement"", a déclaré le ministre. ""C’est un virage aussi important que la charte d’Athènes"", a-t-il ajouté avec enthousiasme, soulignant que cette idée de l’habitat social, formalisée en 1936 à l’initiative d’architectes français, avait engendré ""les cages à poules des années 60"".

Très loin des barres et autres tours anonymes, ""la Cité manifeste"" s’inspire plutôt des cités ouvrières du siècle dernier, groupes de maisons individuelles accolées avec jardin attenant. Les rues intérieures de la Cité, interdites aux voitures, favorisent par exemple les échanges. La variété des formes intérieures et extérieures, comme les matériaux employés – béton, acier, bois, bardage et larges baies vitrées – signent la modernité d’un ensemble né sur une friche industrielle à l’initiative de la Somco, la Société mulhousienne des cités ouvrières.
""Le logement social n’a pas évolué depuis 50 ans. Ce genre de projet ne fait que remettre l’architecture dans son temps"", a souligné le Français Mathieu Poitevin, l’un des architectes sollicités. Sont également intervenus Jean Nouvel, le Japonais Shigeru Ban associé au Français Jean de Gastines, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, ainsi que Duncan Lewis. Créée en 1853 par le patronat protestant de Mulhouse, la Somco fut à l’origine de la première cité ouvrière de France et souhaitait prouver, pour ses 150 ans, que l’on pouvait produire de l’habitat social de qualité ""en restant dans le cadre économique du logement locatif aidé"".

Les logements reviennent à environ 600 euros le mètre carré avec des loyers d’environ 330 euros pour un trois-pièces.

Au final, les logements reviennent à environ 600 euros le mètre carré. L’enveloppe globale, achat et aménagement du terrain compris, s’élève à un peu plus de six millions d’euros. Quant aux loyers, ils tournent autour de 330 euros pour un trois-pièces auxquels s’ajoutent 40 euros de charges et 40 euros pour le garage.

""Ce qui me plaît le plus, c’est que ça fait petite maison, j’ai le garage, le jardin et des voisins, tout en étant en ville"", a souligné Antonia Wiss, vendeuse retoucheuse à la retraite, qui habite les lieux depuis janvier. Les difficultés à respecter l’enveloppe initiale a cependant empêché de terminer l’opération en 2003, comme cela était initialement prévu.

""Quand on a affaire à des architectes de renom, les entreprises ont une fâcheuse tendance à gonfler leurs prix"", a regretté Pierre Zemp, directeur général de la Somco. Jean Nouvel a de son côté invité le ministre à prendre des initiatives pour généraliser ce genre d’opération, en soulignant toutefois que tenir les coûts sur ""un marché aussi petit"" relevait ""du trapèze"". Message officiellement entendu par Jean-Louis Borloo, qui a évoqué une ""mise en commun"" des quelques expériences similaires menées en France. Le ministre a commandé à ses services la réalisation d’un film sur l’opération mulhousienne.

Haut Débit

 Cette technologie émergente constitue une alternative pour apporter le Haut Débit sans fil, en accès public nomade ou résidentiel. France Télécom évalue régulièrement le potentiel de nouvelles technologies pouvant lui permettre de déployer des infrastructures à des coûts optimisés et adaptées aux besoins croissants en haut débit de ses clients nomades et résidentiels. L’expérimentation menée par les équipes R&D de France Télécom sur le Wifi maillé répond ainsi à cette logique. Le Wifi maillé est une version plus évoluée et ""intelligente"" du wifi classique.

Cette expérimentation est menée sur le campus de Supélec à Gif-sur-Yvette, choisi en raison de son étendue, permettant d’évaluer cette technologie dans des environnements ""outdoor"" et ""indoor"". Le Wifi maillé, une longueur d’avance sur le Wifi Le Wifi classique se caractérise par des points d’accès acheminant les données des utilisateurs vers le réseau filaire via un câble Ethernet alors qu’un réseau wifi maillé permet d’acheminer les données par le biais de noeuds wifi voisins reliés les uns aux autres en radio grâce à un protocole de routage multi-sauts. Cette technologie bénéficie ainsi des principaux avantages suivants :
• L’absence de câblage Ethernet rend l’installation d’un réseau maillé bien plus rapide que celle d’un réseau Wifi classique et facilite sa densification à partir de quelques noeuds passerelles reliés à l’Internet, sans installer d’infrastructure lourde .
• La gestion du réseau est simplifiée et la sûreté de fonctionnement accrue. La mise à jour régulière des tables de routage permet au réseau de détecter une liaison inter-noeuds rompue et de l’auto-réparer en la recalculant immédiatement. et également de gérer automatiquement les connexions et déconnexions de nouveaux noeuds wifi.

Le Wifi maillé offre donc de nouvelles perspectives de déploiement et permet d’étendre rapidement des zones couvertes par les Hotspots actuels ou encore de couvrir des zones étendues qu’il aurait été impossible de couvrir en Wifi classique. En autorisant l’accès internet en résidentiel ou n’importe où à l’extérieur dans le périmètre du réseau déployé, elle représente donc un enjeu particulier pour de grands événements temporaires (sportifs, professionnels, etc.) et est spécialement adaptée aux couvertures des aéroports, centres commerciaux, jardins ou zones urbaines limitées mais à forte densité (réseaux métropolitains) car elle est plus rapide à déployer et moins onéreuse. Une expérimentation grandeur nature

Grâce à ce réseau expérimental, différents types d’utilisateurs (dont 400 en permanents) pourront accéder au réseau interne de Supélec, ainsi qu’à l’Internet via les réseaux maillés déployés. Le personnel enseignant et administratif, les élèves et les visiteurs externes bénéficieront ainsi des avantages qu’offrent déjà le Wifi à des débits équivalents (20 Mbits/s utiles) et des portées similaires (30 mètres en indoor et 100 m en outdoor). Une cinquantaine de noeuds Wifi actuellement en cours de déploiement sur le campus offriront un accès dans les principaux étages du bâtiment dédié aux enseignements et dans les résidences des élèves. Seuls quelques noeuds faisant office de passerelles seront reliés au réseau filaire de l’école, sans nécessité d’un câblage total préalable des lieux.

A Supélec, cet accès réseau quasi omni présent facilitera les échanges entre les différents utilisateurs au travers du Système d’Information, tout en maintenant un niveau de sécurité élevé (authentification, contrôle d’accès selon le profil des utilisateurs et confidentialité des flux réseaux sans-fil). L’expérimentation permettra par ailleurs aux chercheurs de France Télécom de recueillir des informations précises sur les performances et les capacités des réseaux maillés, mais aussi sur la stabilité et la capacité de reconfiguration du réseau. Une étude d’usage permettra également d’évaluer la pertinence économique et la complémentarité du wifi maillé avec les autres technologies d’accès réseau sans fil à haut débit connues.

Lire aussi l’interview EXCLUSIF de Patrice SENN (R&D de France Télécom) sur "" La maison sensible"". En ligne sur www.domoclick.com le 21 juin !

Christophe Gobin (GTM-Construction)

 Il considère le développement durable comme une nouvelle attitude face à l’économie, à laquelle le BTP n’échappe pas. Pour Actu-environnement.com, il décode ce concept forgé par les Anglo-saxons et l’évolution vers un “sustainable business” : Un business du développement durable.  AE : La prise en compte du Développement Durable apparaît comme incontournable. Comment faut-il l’aborder ?

CG : Au-delà de la préoccupation des générations futures, les effets actuels de la mondialisation appellent de nécessaires mesures d’accompagnement. Si les échanges économiques se démultiplient et deviennent globaux, les objets échangés sont bien créés localement. Et cette balance entre les flux marchands et l’inscription locale de la production (glocalisation en terme anglo-saxon) s’avère essentielle pour l’avenir des métiers du BTP. À l’échelle mondiale, trois exigences sont désormais incontournables. D’abord, le poids des utilisateurs finaux s’avère de plus en plus prépondérant dans les décisions. Ensuite, les investisseurs commencent à introduire des critères de respect de l’environnement et de déontologie sociale pour sélectionner les entreprises dans lesquelles ils sont susceptibles de prendre des participations. Enfin, au-delà du seul profit immédiat, les entreprises sont progressivement tenues de jouer un rôle social au sein de la collectivité. Sur le plan local, le statut du bâti (infrastructures et bâtiments) évolue. Plutôt que d’immobiliser leurs locaux dans les bilans, certains industriels choisissent de les externaliser et en attendent un niveau de prestations précis. Peu à peu se dégage une notion de service, faisant du cadre bâti un vecteur de la compétitivité économique qualifiée “d’économie fonctionnelle”. Ce qui compte, c’est le niveau des performances d’usage accessibles et non plus les moyens techniques retenus pour construire !

AE : Qu’elle est l’incidence de cette tendance pour les intervenants du secteur ?

CG : En fait, le cadre de vie perd de sa valeur patrimoniale au profit d’une valeur d’usage. Fournir une performance d’usage suppose une maîtrise globale de la réponse vis-à-vis du marché. Et cette intégration nécessite d’autres modes de travail, en particulier l’ingénierie concourante et la prise en compte du cycle de vie du produit. Garantir une performance, c’est reconnaître les effets d’obsolescence et de vieillissement, et donc de considérer la durée de vie comme un paramètre fort des décisions. Dans cette vision nouvelle, le poids des régions et de leur capitale s’avère central. La concurrence s’opère selon l’attractivité des métropoles (capacités d’accueil, formation, culture, etc) et la réponse – qui découle de l’effort consenti dans les équipements et leur mise à niveau permanente – oblige à revisiter les métiers du BTP. Parce que la technique devient un moyen au service d’une finalité collective et non plus la justification de toutes les procédures, son impact n’est plus prégnant. Jusqu’ici cantonnée au rang d’industrie secondaire à caractère vernaculaire, la construction participe des services et accède comme telle, à une économie post-moderne !

AE : Quelle problématique cet horizon élargi pose-t-il aux professionnels ?

CG : Le développement durable introduit une prise de responsabilité, qui déplace les enjeux économiques. Sur le plan technique, il pose la question de la durée de vie et conjugue trois phénomènes : le vieillissement des composants dans le temps, c’est-à-dire la dégradation progressive du niveau de performance (effet de durabilité) . l’accroissement des attentes de l’utilisateur final lié au progrès (effet d’actualisation) . l’influence des conditions d’exploitation et d’entretien sur la construction. Ce dernier paramètre créant différents scénarios et politiques patrimoniales possibles qu’il convient d’apprécier en fonction du vécu des utilisateurs finaux et des risques encourus. Compte tenu de la nature des intervenants – investisseurs d’une part et gestionnaires immobiliers d’autre part – les plans d’investissement et d’exploitation sont en outre traditionnellement distincts. Le rapprochement de ces deux points de vue entraîne la corrélation entre la conception et l’exploitation, les charges et les activités conduites à l’aide du bâti. La prise en compte de la durée de vie démontre bien toute l’importance à accorder au rendement effectif du bâtiment, car les coûts d’exploitation (consommations énergétiques, dépenses d’entretien) sont prépondérants face aux coûts de maintenance (réparations et remises à niveau). Or, toutes ces dépenses sont inscrites dans les choix techniques de construction ! Sachant aussi que l’incidence financière du bâti s’avère légère comparée aux charges de fonctionnement d’une entreprise et qu’il existe une relation étroite entre le confort au travail et la productivité !

La suite de l’interview sur le lien ACTU / INTERVIEWS. Le Salon BATIMAT 2005 (7-12 Novembre) se tiendra sous le signe du Développement durable et la construction avec un espace Bâtiment intelligent. A voir sur le lien SALONS:

Portes ouvertes d’une maison écologique bioclimatique

Cette maison est équipée depuis 1980 d’un système solaire combiné permettant l’utilisation de l’énergie solaire pour l’eau chaude et le chauffage. Depuis 2000, cette installation à été complétée par une centrale photovoltaïque qui permet la production d’éléctricité avec 20m2 de capteurs tout en étant raccordé au réseau électrique.  

Depuis peu, l’installation d’une chaudière automatique au bois déchiqueté permet un chauffage performant, moins polluant et deux fois moins couteux que le fioul     Cette visite est organisée par Escale Haut-Rhône, en partenariat avec les associations Hélianthe et AGEDEN, dans le cadre de sa programmation 2005 intitulée Énergies, une année pour choisir !  L’objectif principal de cette année de sensibilisation aux énergies est de donner aux citoyens et aux élus le maximum d’informations permettant de faire des choix réfléchis et cohérents en matière de consommation et de politique énergétique.

Chaque trimestre sera l’occasion d’avancer un peu plus dans la réflexion sur cette problématique des énergies.     Hélianthe et AGEDEN, Espaces Information Énergie des départements de l’Ain et de l’Isère, mènent des actions de promotion de la maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables auprès des particuliers, des collectivités et des entreprises.  Escale Haut-Rhône, centre de communication de Terre d’Eaux, est à la fois une structure d’animation du territoire du Haut-Rhône et un centre de culture scientifique autour des problématiques liées au fleuve.

Public :Accès sur invitation/réservation Tarif :Entrée libre Date :D u 25/6/05 au 0/0/00 Lieu :de 14h à 16h  Chez M. et Mme Bouvier à Passins (38) Ville :P assins (38) Pays :France Contact :WIEST Stéphane escale.haut-rhone@wanadoo.fr
 Terre d’Eaux Évènement répertorié dans l’agenda des manifestations sur : http://www.actu-environnement.com

l’ART devient l’ARCEP

IDENTIFICATION DE L’APPELANT L’Autorité lance le 13 juin une consultation publique. Dans le cadre des nouveaux services de communications électroniques qui se généralisent, notamment de voix sur IP, certains opérateurs proposent à leurs clients de passer et recevoir des appels téléphoniques sur des lignes identifiées par des numéros non géographiques.

Dans le cas d’un appel issu d’une telle ligne, les données de localisation traditionnellement transmises aux interfaces d’interconnexion – le numéro de téléphone – ne peuvent suffire à localiser l’appelant. Ces informations de localisation de l’appelant sont pourtant importantes, en permettant notamment aux opérateurs interconnectés d’acheminer certains appels vers les bons centres d’appels (en particulier pour les appels d’urgence), ou encore pour certaines applications de facturation de leurs prestations d’interconnexion. Cette consultation, sous forme de projet de décision, fait suite à la première consultation publique sur le même sujet lancée par l’Autorité le 27 septembre 2004.

La consultation publique est ouverte jusqu’au 11 juillet 2005, disponible en téléchargement  sur le site de l’Arcep: http://www.art-telecom.fr/

ÉNERGIE

Utilisant l’énergie solaire pour produire de l’électricité, cette centrale a été inaugurée mercredi 1er juin en Savoie par le maire de Chambéry Louis Besson (PS) et le président socialiste de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne.

La centrale est composée de deux tranches, l’une de 860 m2 de capteurs, installés sur des réservoirs d’eau potable et d’une autre de 150 m2, posés e sur un bâtiment proche. L’installation a une puissance de plus de 100 KWc (kilowatt crète), au moment où l’ensoleillement et donc le rendement sont au maximum. La production d’électricité annuelle sera d’environ 120.000 kWh. Elle servira en partie à alimenter les pompes des réservoirs d’eau (20% environ), le reste étant revendu à EDF. Le coût total de la centrale est de 530.000 euros dont 450.000 euros pour sa partie photovoltaïque, fabriquée par l’usine Photowatt située dans le département voisin de l’Isère. ""Le montage financier est exceptionnel, avec des participations de l’Europe (35 %), de la région (18%), de l’Ademe (Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie) à (14%), du conseil général de Savoie (13%) et de la ville (20%)"", a souligné M. Besson qui a indiqué qu’en achetant des panneaux solaires, on participait à un processus de baisse des prix de ces équipements. Les recettes de la centrale (12.000 euros par an) seront affectées à de nouveaux projets de développement. L’installation sera aménagée pour permettre de réaliser des visites et des animations pédagogiques. Depuis 2001, Chambéry s’est engagée dans un programme volontariste de développement des énergies renouvelables et veut atteindre l’objectif européen de 8 Wc par habitant en 2010. La ville veut disposer de 4.800 m2 de panneaux photovoltaïques en 2010 contre 1700 m2 actuellement, a indiqué l’adjoint chargé du développement durable Henri Dupassieux. Le département de la Savoie, déjà le plus ""solarisé de France"", selon M. Dupassieux, joue à fond la carte de cette énergie nouvelle puisque ""l’Institut national de l’énergie solaire"" qui devrait employer bientôt 40 à 60 personnes, en majorité des chercheurs, ""est en cours d’installation sur le campus universitaire du Bourget-du-lac"", a-t-il dit. La petite commune savoyarde de Montmélian (4.000 habitants), qui a misé depuis plus de 20 ans sur l’énergie solaire, est désormais l’une des communes les mieux équipées de France, avec un millier de m2 de panneaux alimentant en eau chaude un centre nautique, un hôpital et des logements sociaux et elle a été récemment primée par le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER), une association de professionnels.