Smart Hydro, la douche et la baignoire intelligentes !

Qui n’a jamais rêvé de prendre un bain déjà préparé, à la température exacte souhaitée, et au moment où on le désire ? Ne rêvez plus, ça existe ! Et ça s’appelle la Smart Hydro ! Cette baignoire intelligente est une des créations de la firme brésilienne Innovative House. Elle prend en compte les préférences de température de votre bain et vous demande quand vous souhaitez vous y plonger !

Une fois prête, la Smart Hydro vous informe par téléphone que votre bain n’attend que vous, puis, une fois dedans, vous masse. A la fin de ce pur moment de délice, quand vous le désirez, la baignoire se vide et se nettoie automatiquement ! Et si vous avez un pocket PC, vous pourrez conduire votre massage à votre gré avec un logiciel fourni avec la baignoire ! Et si ce produit ne vous suffit plus, Innovative House commercialise aussi la Smart Door, la smart Shower, le Smart Sauna…

Ainsi, la Smart Shower, autrement dit, "la douche facile", offre les caractéristiques semblables de programmation avec un écran tactile LCD capable de mixer la bonne pression , la bonne température et de mémoriser les préférences de chaque personne dans la maison.  Le bonus de cette intelligence c’est de communiquer ces infos par audio avec une voix charmante. Le fabricant Brésilien de Sao-Paulo qui a déjà des concurrents Européens, n’a pas encore d’importateur identifié mais la marque arrive sur la bonne vague de la nécessité d’économiser l’eau sanitaire.

Innovative House : http://www.ihouse.com.br/

ENERGIE

 Un an après l’ouverture des marchés de l’électricité et du gaz à l’ensemble des entreprises, des professionnels et des collectivités locales françaises, soit à plus de 4,5 millions de sites, POWEO dirigé par Charles Beigbeder, est désormais le 1er opérateur alternatif en nombre de sites clients sur le territoire français depuis juin 2005.

>>Electricité : POWEO a signé à ce jour plus de 51 000 sites clients dont plus de 35 000 alimentés au 1er juillet 2005. Près d’un client sur deux ayant quitté l’opérateur historique est désormais client de POWEO. Par ailleurs, POWEO est désormais le premier fournisseur français en énergie verte avec 2 700 sites clients ayant choisi les options Planète 21 ou Planète 100 correspondant à 21% ou 100% d’énergie renouvelable d’origine micro hydraulique ou éolienne.

>>Gaz : Commercialisée depuis le 1er juin 2005, l’offre gaz de POWEO a déjà été souscrite par plus de 200 professionnels. Les premières livraisons de gaz seront effectives au 1er octobre 2005. Le premier opérateur privé d’électricité et de gaz ,POWEO, confirme ainsi ses objectifs au 31 décembre 2005 de 100 000 sites clients signés en électricité et de 15 000 sites clients signés en gaz, correspondant à un chiffre d’affaires total 2005 de 172 M€.

Une boutique symbolique sous le signe de l’ampoule électrique

Pour ouvrir sa boutique, POWEO a choisi de vendre tout simplement le symbole de l’électricité et des idées neuves: l’ampoule ! Un ensemble d’articles électriques de qualité sont en vente sur la boutique POWEO pour permettre de mieux consommer, et donc de moins consommer. Parce que son souci affirmé est de réduire votre facture d’énergie, POWEO propose ces produits à la pointe de l’innovation… à petits prix ! POWEO poursuit ainsi son investissement dans le développement durable et la protection de l’environnement. Que vous soyez une entreprise, un professionnel ou un particulier, les produits électriques POWEO sauront répondre à vos attentes en matière de qualité et d’économie. L’ampoule à économie d’énergie de 15 W .Prix : 5,90 €

Relations investisseurs : Frédéric GRANOTIER – frederic.granotier@poweo.com  Tél + 33 (0)1 55 70 74 02- Fax +33 (0)1 55 70 74 10 Site POWEO: http://www.poweo.com

AIR DE VACANCES

La villégiature à la Robinson Crusoé, totalement isolée du monde, c’est fini. Les nouvelles technologies mettent Clipperton en contact avec le monde entier par Internet. Au fur et à mesure de l’avancement des études scientifiques, une information est diffusée pratiquement instantanément. Pour cela deux choses sont indispensables : l’électricité, elle est produite par des éoliennes et des panneaux solaires, et des ordinateurs Apple Mac pour stocker, mettre en forme et diffuser les données multimédia. C’est ce qu’explique, dans une interview exclusive (Extraits de l’interview avec la complicité d’Apple France), Camille Fresser, 22 ans, stagiaire ingénieur en charge de la gestion d’énergie, des transmissions satellites et du parc informatique. Morceaux choisis sur le chef de l’éxpédition, le Dr Jean-Louis Etienne (photo) , adepte de l’autonomie énergétique, qui n’était pas là-bas en vacances. A 1 200 km de la côte la plus proche et à 5 000 km de la première côte française, Tahiti.

La famille Étienne est très occupée et se consacre essentiellement à des tâches de communication. Il s’agit du traitement des textes, des photos et des vidéos pour envoyer les mises à jour quotidiennes dans le Journal de bord tenu par Jean-Louis, le Journal des enfants (contes écrits par Elsa ayant Elliot et des animaux clippertoniens pour vedettes), la Minute vidéo. Camille Fresser explique ici les relations informatiques entre le chef de l’expédition et les scientifiques qui se succèdent, et la technologie utilisée pour les visioconférences qui permettent à Jean-Louis, Elsa et Elliot d’être vus dans le monde entier.

A priori, tout est fait sur place à Clipperton, les choix, les mises en forme, les commentaires… pour envoyer par satellite un produit fini . pourquoi tout faire sur place et non pas envoyer les éléments bruts à Paris ? Camille Fresser: Il n’est ni dans la mentalité ni dans les mœurs de Jean-Louis de faire faire les choses par les autres, il est avide de connaissance et se débrouille très bien en informatique, je lui apprends régulièrement des choses qu’il retient presque aussitôt. De plus, cela évite d’avoir des va-et-vient incessants avec quelqu’un à l’autre bout du monde. L’information est ici et part d’ici. Jean-Louis est entièrement autonome aujourd’hui et il aime faire lui-même la mise en ligne de son texte avec les images qu’il affectionne. On n’est jamais mieux servi que par soi-même…. De toute façon, avec le décalage horaire, c’est plus rapide de le faire nous-même que de tout envoyer, et c’est la partie la plus intéressante : préparer c’est bien mais le mettre en ligne c’est mieux.

Vous manipulez du texte, des images et du son. Quels logiciels utilisez-vous ? CF: Elsa est très familiarisée avec iMovie, iChat AV ou iPhoto et Photoshop. Je préfère pour ma part utiliser Photoshop, Illustrator ou encore Final Cut Express pour obtenir des résultats plus professionnels, même si l’apprentissage doit prendre plus de temps. Je trouve en revanche la suite iLife très bien faite, je me rends compte combien cette suite logicielle est étendue, complète, conviviale et accessible.

Chacun de vous a-t-il reçu une formation particulière à ces logiciels ? CF: Elsa a suivi une formation pour iMovie et Final Cut Pro, moi j’ai été formée à Final Cut Pro et je les forme en continu aux autres logiciels. Bien que leur niveau soit déjà très avancé, j’arrive parfois à leur montrer quelques astuces. Combien de temps chacun de vous consacre-t-il chaque jour à ces travaux ? Elsa passe en moyenne 8 heures au bureau, Jean-Louis passe environ 14 heures par jour au télétravail, et ma quantité de travail varie.

Les trois Mac sont-ils destinés à recueillir des mesures scientifiques. Les visiteurs peuvent-ils s’y connecter ? CF: Pour les mesures scientifiques, les chercheurs sont venus en majorité avec leurs propres portables, et nous avons un PC avec plusieurs sorties série afin de connecter les appareils. Il y a quand même une station vernier sur USB que nous pouvons utiliser avec les Mac. Les visiteurs utilisent le PC et bientôt un petit G3 pour l’accès aux mails. En revanche plusieurs données qu’ils nous transmettent sont traitées avec Excel sur nos Mac. Nous utilisons le Power Mac G5 pour cela et les envoyons le cas échéant par mail.

Une des originalités de l’Expédition est la communication établie entre Clipperton et le monde. Pouvez-vous nous en dire plus ? CF: Le réseau Ethernet est assuré par les deux bornes AirPort Extreme, tous ont accès à Internet et au petit réseau de partage, seul le Power Mac G5 a été configuré pour accéder aux différents appareils nécessaires à la gestion de la parabole EADS. Pour alimenter quotidiennement le back office du site web de la mission, nous utilisons Safari et, pour l’envoi FTP des pastilles vidéos destinées à Canal+, le logiciel Transmit.

Les visioconférences occupent une place importante dans cet objectif de communication. Comment s’organisent-elles ? CF: Les visioconférences monopolisent environ 4 heures par semaine, tests compris. Elles sont effectuées avec Marratech et iChat selon la demande. En général les grandes organisations demandeuses de photos et documents simultanés préfèrent Marratech, mais nous utilisons iChat pour les écoles. Je gère les communications, leur planification et les tests pour les visios de Jean-Louis Etienne, alors que Elsa Etienne gère seule les visioconférences qu’elle effectue avec les écoles. Nous sommes équipés de deux iSight. Elles ont une très bonne qualité d’image, mais nous n’utilisons pas les micros intégrés, et préférons des casques USB Logitech qui confèrent une très bonne qualité écoute/transmission. E. : d’un CAP de soudeur à chef d’expédition

La communication à Clipperton COMMUNICATIONS TÉLÉCOM:
Un matériel de haute technologie permet aux habitants de rester en contact avec le monde : >Une parabole à chaque extrémité pour l’envoi et la réception . EADS Astrium s’en charge, permettant d’accéder à une ligne Internet à haut débit de 512 Kbits/seconde . >Un satellite géostationnaire entre les deux pour servir d’interface à 36 000 km d’altitude . c’est le satellite NSS-806 du réseau Newskies qui est de service, relayé par le réseau Iridium en cas de problème .

ENERGIES:
>De l’électricité avec 42 panneaux solaires qui produisent 85 W crêtes, >Une éolienne Bergey tripale livre 1 kV/h, une production stockée dans deux batteries lithium-ion Saft qui ne pèsent à elles deux que 120 kg (les mêmes au plomb auraient pesé 3 tonnes) . >Station vernier : Station de mesures de la salinité, ph de l’eau, UV, rayonnement solaire, infra rouge.

TOPOGRAPHIE de l’île de Clipperton:
12 km de circonférence, 2 km2 de terres émergées et 7 km2 en comptant le lagon en son centre.
26-28°C sont les températures moyennes tout au long de l’année.
Accès: Minimum 3 jours de voyage en bateau.A 1 200 km de la côte la plus proche et à 5 000 km de la première côte française, Tahiti.

Toutes les rubriques de l’expédition peuvent être consultées sur le site officiel: http://www.jeanlouisetienne.fr
Ambiance de l’expédition à voir en vidéo: http://www.jeanlouisetienne.fr/clipperton/video.cfm
Apple à Clipperton : http://www.apple.com/fr/education/articles/clipperton

Les travaux scientifiques de l’Expédition:
Réunissant des chercheurs de toutes les disciplines, l’Expédition Clipperton a pour objectif de réaliser un état de la nature dans cet atoll méconnu : identification, comptage et origine des espèces, répartition de la biodiversité dans le Pacifique, étude du passé climatique et réponse aux agressions environnementales actuelles, recherches de nouveaux principes actifs…

PROFIL de Jean-Louis ETIENNE:
Le docteur Jean-Louis Étienne est né le 9 décembre 1946 à Vielmur (Tarn). Après un CAP d’ajusteur obtenu à 15 ans, il obtient le bac à 20 ans et entre à la fac de médecine de Toulouse. En juin 1975, il soutient sa thèse de médecine et entreprend une carrière de médecin d’expédition dans le massif du Fitz Roy, en Patagonie. 1977-1978, tour du monde avec Éric Tabarly sur Pen Duick. Après l’ascension du Broad Peak, un 8 000 m dans l’Himalaya en 1980, c’est le versant nord de l’Everest en 1985. Parallèlement, dès 1979, il devient chef d’expédition mer-montagne avec la découverte du Groenland à bord du Japy-Hermes puis en 1982, en Patagonie sur le Gauloise III. En 1985, première tentative pour atteindre le pôle Nord et succès en 1986, à l’issue d’un parcours à pied et en solitaire de 63 jours. Les expéditions mer-montagne vont se succéder : Transantarctica en 1989-90 (6 300 km en 7 mois), Antarctica en 1991-92, Erebus en 1993-94, Spitzberg en 1995-96, Mission Banquise en 2002…

MOBILITÉ ET LOISIRS DOMESTIQUE

 ""Les téléphones mobiles pourraient devenir le bien de consommation électronique le plus commun sur la planète"" conclu le communiqué diffusé ce 20 juillet par Gartner. L’institut spécialisé dont le siège se trouve aux Etats- Unis, a réalisé cette étude dans 62 pays. Tandis que Strategy Analytics, vient de publier  pour le futur marché des consoles next-gen, des prédictions tout aussi impressionnantes: 200 Millions de Consoles Next-Gen seront vendues d’ici 2012.  La Xbox 360 représenterait un des meilleurs espoirs pour Microsoft dans sa stratégie de contrôle de l’équipement numérique à la maison.""

Un peu plus d’un milliard de téléphones mobiles seront vendus dans le monde en 2009 dépassant ainsi ""les prévisions les plus optimistes"", selon une étude de l’institut de recherche Gartner, publiée mercredi. ""L’appétit mondial pour les téléphones mobiles dépasse les prévisions les plus optimistes"", déclare le vice-président de la recherche sur les mobiles chez Gartner, Ben Wood. ""Les téléphones mobiles pourraient devenir le bien de consommation électronique le plus commun sur la planète"", ajoute-t- il dans le communiqué diffusé par Gartner. L’institut spécialisé dont le siège se trouve aux Etats- Unis, a réalisé cette étude dans 62 pays. Il estime qu’il y aura au total 2,6 milliards de téléphones mobiles en circulation en 2009.

En 2005, où près de 780 millions de portables seront vendus dans le monde, ce qui représente une hausse de 16% par rapport à 2004, ""le volume des ventes ne peut être attribué à une région en particulier. C’est un phénomène mondial"", juge l’analyste Carolina Milanesi. ""Dans des marchés matures comme l’Europe ou l’Amérique du Nord, les gens renouvellent leurs mobiles. Dans les marchés émergents comme le Brésil ou l’Inde, les nouveaux consommateurs de services mobiles sont encore plus nombreux"", ajoute-t-elle. Les Américains du Nord continuent d’acheter les derniers modèles mais la plus grosse évolution s’observe en Amérique du Sud. Les ventes y ont doublé en 2004 et devraient atteindre 100 millions d’unités en 2009. En 2005, le Brésil représentera un tiers des ventes sur ce continent.
Tous les fabricants de mobiles ne tireront pas leur épingle du jeu de cette ""croissance spectaculaire"", juge toutefois Gartner. Selon M. Wood, ""les chiffres de ventes sont impressionnants mais les grands noms de cette industrie vont devoir délivrer de la valeur en même temps que du volume"". Jugeant que le prix moyen d’un téléphone mobile devrait chuter de 174 dollars en 2004 à 161 US$ en 2009 alors que parrallèlement la technologie embarquée sera de plus en plus complexe, il estime ""que seuls les acteurs les plus malins survivront""(Source: TV5 et AFP)

200 Millions de Consoles Next-Gen vendues d’ici 2012

La multinationale américaine Strategy Analytics, vient de publier ses prédictions pour le futur marché des consoles next-gen. Leur étude est titrée : ""Games Consoles for the Digital Home: Assessing the Prospects for PS3, Xbox 360 and Revolution."" (littéralement : ""Les consoles de jeux pour le numérique domestique : Evaluation des perspectives pour la PS3, la Xbox 360 et la Revolution""). Selon ce rapport, la Xbox 360 sera la console numéro une sur les marchés européens et américains, jusqu’à 2007, date à laquelle ils estiment que la PlayStation 3 révèlera son véritable potentiel.
D’ici les sept prochaines années, ils estiment à 200 millions le nombre de consoles next-gen qui auront été vendues. Parmis toutes ces machines, 121.8 millions (60,9%) seront des PS3, 58.8 millions (29.4%) des Xbox 360, et seulement 18 millions (9%) des Revolution. Toujours selon le rapport : ""Les revenus cumulés, toutes consoles confondues, d’ici cette période, devraient dépasser les 47 milliards de dollars.""
Strategy Analytics s’accorde à penser que la PlayStation 3 et la Xbox 360 seront des facteurs essentiels pour imposer la technologie de chaque fabricant, en-dehors du monde des jeux vidéos. La PS3 permettra à Sony d’imposer son processeur Cell et le format Blu-Ray, et la Xbox 360, assurera à Microsoft sa position de leader dans le monde des ordinateurs, au travers des fonctions multimédias de la console. David Mercer, analyste principal de Strategy Analytics déclare : ""La Xbox 360 représente un des meilleurs espoirs pour Microsoft, afin de controler l’équipement numérique de la maison.""

Source : www.gamespot.com

Interview de Roger Cadiergues, spécialiste du génie climatique

C’est dans les années 60 que le terme "génie climatique" a été lancé pour la première fois par Roger Cadiergues , grand spécialiste de cette multi-activité devenue très (trop) technique et réglementaire où la santé, l’économie d’énergie et la mise en oeuvre se disputent. Entretien avec ce personnage haut en couleurs et en réplique comme en témoigne ses entretiens avec la Lettre hebdomadaire de Roger Cadiergues édité par le site officiel du génie climatique, www.xpair.com

Roger Cadiergues : Avant d’engager de nouveaux thèmes, dont je vous reparlerai bientôt, il m’a semblé nécessaire de recadrer l’avenir de nos métiers du génie climatique, sans en cacher pour autant les crises actuelles. Plaidoyer d’un révolutionnaire pour que le génie climatique recouvre la liberté qu’il n’aurait jamais dû perdre : peut-être …

xpair.com : Qu’entendez-vous par là ?

Roger Cadiergues : Il s’agit de faire un bilan très simple, mais aussi très prospectif des métiers du génie climatique. Depuis 40 ans les installateurs, puis l’ingénierie, victimes de coûts croissants et d’une bataille de prix excessive, se sont progressivement déshabillés de leur rôle, un très petit nombre d’entre eux seulement réussissant à en éviter les pièges. D’où la question qu’il me semble normal de poser : désormais le génie climatique de qualité va t-il ressurgir, oui ou non, et sous quelle forme ?

xpair.com : La situation est-elle, selon vous, si mauvaise ?

Roger Cadiergues : Mauvaise, oui. Parce que, dans un trop grand nombre de cas on est obligé d’obvier aux fuites de responsabilités multiples qui jalonnent un grand nombre de marchés actuels du bâtiment. Et ce sous la forme de cataplasmes du genre ""commissionnement"". Ou sous la forme d’un flot de règlements et de normes accompagné de circulaires ou de notices techniques, qui visent à ""remplir les vides"", ou à corriger les insuffisances. En superposant éventuellement les contrôleurs et les règlements les uns après les autres.

xpair.com : N’est-ce pas exagéré, et que faire ?

Roger Cadiergues : Je ne pense pas que ce soit exagéré. Par contre, plusieurs initiatives récentes me permettent d’espérer de vrais retournements.

xpair.com : Qu’entendez-vous par là ?

Roger Cadiergues : Des retournements de différents niveaux : l’évolution même du génie climatique d’abord (sur laquelle je vais revenir), le renouvellement des hommes et des femmes de ces métiers (un sujet qu’ il nous faudra bien un jour reprendre), le renouvellement des outils (dont j’espère également, un jour prochain, vous entretenir avec des propositions concrètes). Avant de revenir sur le génie climatique il n’est d’ailleurs pas mauvais de voir si l’on peut vraiment en définir les futurs contours.

xpair.com : Pensez-vous vraiment que ces contours puissent évoluer ?

Roger Cadiergues : Lorsque j’ai lancé ce terme ""génie climatique"" au début des années 60, sans prévoir son succès :
- c’était pour éviter de traîner une désignation abusivement longue : ""chauffage, ventilation, conditionnement d’air et techniques connexes …"",
- mais c’était surtout pour essayer de regrouper rationnellement l’ensemble des ""climats artificiels"" en y incluant par exemple l’éclairage.
Cette définition élargie n’a eu aucun succès immédiat, mais la situation a, depuis, beaucoup changé. Dans de nombreux pays, par exemple en Grande-Bretagne avec le CIBSE (Chartered Institude of Building Services Engineers), il y a plus de 20 ans que l’effort de regroupement de l’ensemble de l’équipement technique (Building Services) est réalisé, éclairage compris bien sûr, mais aussi ""ascenseurs"" par exemple. Ce qui prouve bien que, progressivement, les contours évoluent.

xpair.com : Si je vous comprends bien vous voulez dépasser les frontières actuelles du génie climatique en songeant à celles de l’équipement technique ?

Roger Cadiergues : Je vais bien au-delà, car je ne suis pas convaincu que les frontières ""équipement technique"" elles-mêmes seront tenues. Je me demande si d’autres considérations ne vont pas encore élargir l’horizon technique de ce qui fait encore partie du bâtiment, mais qui pourrait bien, tôt ou tard, s’en éloigner, sinon s’en séparer clairement. Et ce pour deux raisons, mais en distinguant bien le résidentiel du non-résidentiel.

xpair.com : Qu’entendez-vous par là ?

Roger Cadiergues : Comme nous l’avons vu par exemple en ventilation, les objectifs et le cadre réglementaire normal ne sont pas identiques selon qu’on se trouve en résidentiel (individuel ou collectif), ou en tertiaire et professionnel. Dans ce dernier cas une prise en compte économique correcte oblige à ne pas considérer le bâtiment comme un investissement neutre et à long terme, mais comme un outil de production. Faisant alors partie intégrante d’un capital évolutif dans son contenu matériel le bâtiment n’est plus une dépense de fond, c’est une partie intégrante de la gestion. A partir de là, l’investissement en cause se scinde naturellement en deux :
- ce qui va ""rester"" plus ou moins tel quel, les structures pour l’essentiel,
- ce qui va ""vivre"", et souvent évoluer afin de s’adapter aux futurs besoins ou aux évolutions des techniques, l’équipement technique bien sûr, mais bien au-delà. Ce n’est pas une utopie, car je vois ces remises en cause croître dans l’esprit des économistes d’entreprise, voulant à tout prix distinguer les investissements (passifs) et les outils (actifs). C’est une véritable révolution, quoi qu’on en pense. Et bien que le génie climatique n’ait vraiment été rattaché au bâtiment que depuis à peine plus de cinquante ans, sa position réelle va de nouveau se poser. Une perspective, en tous cas, à ne pas oublier dans nos examens ultérieurs.

Source : http://www.xpair.com

RÉSEAUX LOCAUX CPL

Par l’intermédiaire d’un groupe d’investisseurs, Google vient d’investir une somme évaluée à 100 millions de dollars dans le capital de Current Communications, fournisseur d’accès à Internet américain spécialisé dans le courant porteur en ligne (CPL).
La nouvelle fait jaser : Quel est donc l’objectif de Google ? Ambitionne-t-il de devenir FAI (fournisseur d’accès à Internet), ou souhaite-t-il juste établir des partenariats qui pourraient lui servir à assurer la promotion de ses logiciels et services en ligne ? Interrogés sur le sujet, les gens de Google se sont contentés d’affirmer que cet investissement était destiné à ""promouvoir un meilleur accès à l’Internet""…Google fait partie d’un groupe d’investisseurs composé entre autres de Goldman Sachs, du groupe de communication Hearst, de EnerTech et de Liberty Associated, filiale de LibertyMedia, qui achète petit à petit des participations au sein des acteurs du monde de l’Internet aux Etats-Unis.
La surprise vient de ce que Google choisisse d’investir dans le courant porteur en ligne, qui permet d’équiper des bâtiments en des réseaux haut débit grâce aux câbles électriques. Le CPL est une technologie prometteuse, notamment dans le cas où le déploiement d’un réseau Wi-Fi n’est pas possible, mais elle reste encore relativement marginale. De quoi entretenir les suppositions !

Les nouveaux conseillers-réseaux de l’habitat arrivent enfin !

Au moment où le gouvernement Villepin propose une prime aux jeunes demandeurs d’emploi (780 000 !) prêts à se convertir dans l’artisanat dont les métiers du bâtiment, Domoclick a enquêté sur l’émergence d’un nouveau métier , le “plombier des réseaux multimédia”. A la convergence de l’électricité, de l’informatique et du câble télécom, ces nouveaux experts deviendraient-ils incontournables depuis que le haut-débit débarque dans nos chaumières avec ou sans fil ? Réponses sur le terrain aux quatre coins de France.

Depuis 30 ans que l’informatique connait la mise en réseau du système d’informations de l’entreprise, il serait temps qu’on s’intéresse à celui de la maison. Déjà les dépanneurs informatiques à domicile font une percée mais là, nous “entrons” dans la maison qui vient d’obtenir son permis de construire, celle qui doit respecter la nouvelle norme d’installation électrique, les pics de températures, la foudre, les générations de télétravailleurs, les séniors souvent absents pour cause de voyages aux tropiques et sans doute les plus exigeants, les 15-25 ans , adeptes des jeux en ligne et de l’information vidéo immédiate. Des besoins et des usages variés qui font désormais appel à la VDI et combinent les réseaux électriques, téléphoniques et sans fil . Ce qui n’a jamais autant compliqué la tâche de l’électricien, courant faible, déjà bien affairé entre la familiarisation aux nouveaux produits à mettre en oeuvre, l’ampleur des contraintes à respecter et les clients “à gérer”. Devant un tel défi , il y a bien plus qu’une place à prendre mais un vrai nouveau métier à définir. complémentaire de l’installateur, cette nouvelle compétence de l’intégration des réseaux multimédias et des automatismes dans l’habitat émerge enfin.

C’est l’avis de Fabien BOURRUT (FREEHOME) “On assiste à une nouvelle demande de la mise en réseau du domicile notamment par le biais des loisirs numérique” . De son coté, Sébastien RAFFENNER (ADH Technologies près de Lyon) a le langage direct pour justifier sa raison d’être et décrire la situation. “D’un côté les constructeurs de maisons ne connaissent pas les réseaux communicants, de l’autre les électriciens sensés mettre en place la norme réseau NF C15-100 ne le font pas partout”. Pourtant, dès 2003 , le président de FEDELEC faisait remarquer “le rôle important de l’installateur pour conseiller son client à trouver des solutions évolutives et interpréter les normes “. Force est de constater que le maillon manquant est du côté de la prescription. Très complémentaire de l’installateur, le métier de conseiller de l’intégration des réseaux multimédias et des automatismes dans l’habitat ést arrivé. Il assure le support de l’installateur pour la mise en œuvre et le support technique durant l’installation des différents réseaux. Selon KIPUSSE Ingènierie (îles et Vilaine) “son rôle est de concevoir l’installation, y intégrer des produits innovants, accès par biométrie, vidéosurveillance, passerelle domestique et superviser le déroulement du chantier, multimédia et automatismes jusqu’à paramétrer l’installation en fonction des souhaits et du mode de vie du maître d’ouvrage” . L’ architecte ou le maître d’œuvre sont des spécialistes de la construction mais ne maîtrisent pas le déroulement d’un chantier aussi complexe au regard d’une installation électrique classique. Son directeur, Bruno de GOUBERVILLE, qui a créé cette structure en 2003, sait de quoi il parle après avoir équipé plusieurs résidences privés dont une sur l’île de Sein où sécurité et autonomie s’imposent. “Je suis devenu un partenaire des architectes de la construction et des promoteurs ”.

”Plombiers du câble” ou consultants en cadre de vie ?

Il n’y a pas si longtemps, rechercher ce spécialiste devenait le parcours de l’inconnu. Soit le client disposait d’un gros budget sans aller jusqu’aux 24 millions d’Euros pour 24 pièces comme la nouvelle villa de Michael Schumacher en Suisse (Vérifié par l’AFP !) , soit le client , au buget moyen très variable de 1500 €, décide finalement devant les difficultés, de faire appel à une relation proche, le même spécialiste qui a monté l’installation de home-cinéma de son frère. Ainsi, le rôle de la prescription s’avère déterminante. Exemple en Provence où l’architecte Hugues Bosc a créé la rénovation d’un mas du Lubéron en préconisant les fonctions de confort télécommandé par bus EIB. Pour 2% du budget global, selon l’électricien, M Tarazona a oeuvré sur cette résidence qui constitue une très belle réalisation centralisée tout électrique rapporte le Journal du Chauffage et du Sanitaire.

Si ces nouveaux conseillers des réseaux haut-débit arrivent et commencent à se structurer à travers des partenariats commerciaux, une question se pose pour la filière électrique: sera-t-elle prête à temps pour exploiter ce qui devient son nouveau marché naturel ? Devant les résistances aux changements M Ramez FAKIH , directeur de la communication du Syndicat Français des Professionnels SVDI (Voix-Données-Images) dont les antennistes, reste réaliste en avouant que dans le résidentiel “ les PME ne perçoivent pas encore bien ce marché en attente et qui nécessite un surcoût ” . C’est également le constat de David DRAY , directeur de Casanov@ , société spécialisé dans le cablâge domestique, qui n’hésite pas à alerter la filière du métier et d’affirmer sans être alarmiste “ l’électricien va devoir monter en compétence s’il ne veut pas de soucis” …

Tous les signes avant-coureurs de la planète multimedia de l’habitat se sont pourtant manifestés depuis le succès public de l’ADSL , depuis la connection haut-débit WIFI sans fil et le succès des offres tripleplay (Téléphone, Internet , TV) avec la Freebox ou la Livebox. Faut-il ajouter la révolution qu’annonce l’intégration du MediaCenter Windows dans les nouveaux PC pour un usage interactif de la télévision ? Le client final découvre le multimédia total et il faudra bien que les professionnels accompagnent son double besoin: l’installation dès la construction du logement et l’assistance au fil de ses beoins. C’est désormais un fait, une maison branchéé se doit d’être une maison communicante dans toutes les pièces jusqu’à être dotée d’automatismes avec des scénarii jour/nuit, présent/absent… puisque les dernières solutions de LEGRAND, HAGER ou SIEMENS le proposent déjà .

Harmoniser des fonctions communicantes et inter-opèrables, accéder à toutes les fonctions de sa maison de manière centralisée en local ou à distance de n’importe quel point de la planète, tel est l’enjeu de ce métier émergeant dont la raison d’être est également d’ y intégrer des réseaux multimédias très performants et évolutifs en téléphonie, informatique et audiovisuelle .

Freehome sweet home

Viser la prescription c’est également l’approche d’une nouvelle société typique de ce qui se dessine en France, Freehome , nouvellement créé à Toulouse par Jean-Baptiste GALAN et Fabien BOURRUT. Typique parce que ces jeunes entrepreneurs sont issu de la génération numérique où l’usage prime sur la technologie, où les loisirs passent par la TV sur ADSL , la Playstation et la webcam. Atypique pour d’autres car ils se positionnent sur les cinq segments des besoins de la maison connectée avec le haut-débit (Confort, centralisation, communication, sécurité et loisirs numériques), celle qui ouvre en continu les accès à l’image, la voix et les données dans toutes les pièces, y compris le jardin. L’équipe commence à réaliser des études globales auprès de PME et précise bien qu’elle reste neutre de tout lien ou partenariat pour assurer l’indépendance de ses choix de solutions d’intégration aux appels d’offres afin de proposer les artisans et installateurs les mieux concernés pour chaque chantier.

Au delà du conseil personnalisés en habitat intelligent, systèmes automatiques et domotiques, Freehome s’est penché sur l’Accessibilité avec le “Choc de 2006” qui annonce le pic démographique d’une population active en baisse pour un % de séniors en hausse et les besoins accrus de maintien à domicile des personnées âgées. “Notre objectif est d’améliorer le bien-être et le quotidien de ces personnes tout en gardant un souci de simplicité d’usage” fait remarquer Jean-Baptiste Galant avec assurance lors de sa visite aux nouveaux locaux domotisés du Lycée Charles de Gaulle à Muret (Toulouse) où il présentait son équipe parmi un cercle de chefs d’entreprises, de formateurs et d’étudiants en BTS domotique. Un pied dans le vivier des futurs installateurs et l’autre dans le salon home-cinéma des particuliers, ces nouveaux conquérants ont trouvé leur biotop.

Finalement, les conseillers-réseaux misent sur une stratégie gagnante. Parce qu’ils préservent et valorisent le métier traditionnel de l’électricien, ils entraînent les autres prescripteurs comme les architectes , hommes de perspectives, et ils “collent” avec la psychologie des nouveaux acheteurs : Se faire plaisir ! Autant une nouvelle chaudière est un âchat de contrainte autant le haut-débit , images et sons, dans toutes les pièces , ça n’attend plus !

- A TOULOUSE : Fabien BOURRUT
FREEHOME : contact@freehome.fr
Tél: 05 61 63 04 48
http://www.freehome.fr/fr/index.php

- A RENNES : Bruno de GOUBERVILLE
KIPUSSE Ingenierie : gd.b@free.fr
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- A LYON : Sébastien RAFFNER
ADH Technologies (Domoconsulting) à Saint Genis-Laval (direction Marseille)
Tél : 04 72 39 94 48
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xMAX, une nouvelle connexion sans fil à fréquence furtive

Un nouvel outil de communication pourrait révolutionner les connexions sans fil sur Internet. On connaissait le Wi-Fi, le Bluetooth, on attend de pied ferme le WiMax… Il va falloir maintenant compter avec le xMax! Ce nouvel outil de connexion Internet sans fil présente comme particularité de fonctionner sur des fréquences radio habituellement encombrées. Sa méthode ? Murmurer au lieu de parler…

xMax utilise les fréquences habituellement dévolues aux système de pagers (bippeurs pour nous autres francophones) et autres signaux de télévisions. Son principal intérêt est donc de rationnaliser l’usage de la bande passante, au lieu de s’arroger une gamme de fréquence bien à lui, comme le font tous les nouveaux standards. Normalement, le fait d’émettre sur une fréquence réservée provoque des nuisances pour les utilsateurs patentés de ladite fréquence, et peut même engendrer des poursuites judiciaires contre de l’importun. Ce n’est toutefois pas le cas de notre xMax, dont le signal est trop faible pour être capté par des antennes classiques. d’autres antennes, spéciales celles-là, reçoivent le signal et le transmettent, en émission ou en réception, aux appareils équipés en xMax.

L’intérêt de ce système réside donc dans le fait que, théoriquement, chaque gamme de fréquence peut être employée deux fois: une fois pour son usage réservé, et une fois pour une connexion locale grâce à xMax. Les opérateurs de téléphonie mobile, ou les fournisseurs d’accés à Internet, qui souhaitent s’implanter sur un marché aux fréquences "fermées" peuvent donc se rabattre sur cette solution, puisque leurs signaux ne gêneront personne. Seul inconvénient, vu la faiblesse des signaux échangés: au fur et à mesure que leur audience (et leur clientèle) augmentera, ces opérateurs devront accroître le maillage de leurs stations-relais, au lieu d’en élever la puissance d’émission, sauf à entrer en conflit avec les utilisateurs primaires des fréquences employées… Les réseaux locaux à très faible densité de population, comme certaines zones rurales chez nous, pourraient également bénéficier à moindre frais d’une couverture Internet à haut débit. Chez XG Technology, la marque propriétaire de xMax, on avance les chiffres suivants: de 400% à 500% d’amélioration en terme de zone de couverture, par rapport aux solutions sans fil (hors WiMax) existantes, même par rapport au Flash-OFDM (Orthogonal/Optical Frequency Division Multiplexing), peu employé chez nous. des puces appropriées s’échangeraient contre 5 à 6 dollars, si elles sont fabriquées en quantités suffisantes. des stations-relais coûtant environ 350 000 dollars, à comparer au million nécessaire à l’établissement d’un réseau WiMax de densité équivalente… Selon des chercheurs de l’Université de Princeton, xMax n’est certes pas le meilleurs outil pour transmettre des données en masse, mais sa grande force réside dans sa furtivité, alliée au fait que la gamme de fréquences qu’il emploie (inférieures à 1GHz) le rend plus efficace dans les zones fortement urbanisées que les WiMax et Flash-OFDM, dont les fréquences plus hautes peinent à pénétrer les murs. Une première expérimentation grandeur nature est en cours de lancement autour de Miami-Fort Lauderdale, en Floride. la station qui y est installée devrait couvrir une zone de plus de 100 kilomètres carrés.

Source : CNET News/Reuters et Ange Gabriel pour Generation-nt.com

Le home cinema au Salon CEDIA UK

Le CEDIA UK, salon qui vient de s’achever (27 -30 juin) à Birmimgham réservé aux professionnels est impressionnant. Tout ce qui concerne l’intégration audio/vidéo était là. De jolis produits, de belles interfaces, des possibilités d’installation sans fin, toutes les nouvelles technologies de la maison électronique à portée de main : le salon du CEDIA a de quoi faire tourner la tête, particulièrement pour les Français car il n’y a pas de manifestation équivalente en France. Place aux experts du son et de l’image intégré à son intérieur : moteur !

L’intégration audio/vidéo prend de plus en plus d’ampleur. De nombreux particuliers ne se cantonnent plus à installer un kit home cinema autour d’un gros téléviseur. Le home cinema a acquis ses lettres de noblesses. C’est en parti dû à la démocratisation des vidéo projecteurs depuis les années 90 mais le plasma a bien participé à cet élan. Dans ce cadre, à côté du passionné qui monte une installation petite ou grosse dans son salon ou dans une autre pièce de sa maison, il y a une autre catégorie de particuliers, souvent plus fortunées, qui fait appel aux professionnels de l’intégration audio/vidéo. Ces professionnels sont encore peu nombreux en France. En Angleterre, ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines. 250 d’entre eux sont réunis au sein du CEDIA (Custom Electronic Design & Installation Association)..

Comme chaque année, le CEDIA UK, qui régit le CEDIA pour l’ensemble des pays européens, organisait son traditionnel salon. L’événement s’est tenu du 27 au 30 juin 2005 à l’International Convention Center de Birmingham. Je me suis rendu à ce salon afin de suivre de prêt les nouveautés dans le domaine de l’intégration. J’ai eu l’occasion d’y croiser les membres CEDIA français qui sont pour la plupart installateurs, et pour certains importateurs. L’ambiance était d’ailleurs excellente. Les soirées au resto avec Bertrand, Marc-Etienne, Stéphane, Christophe, Patrick et François ont été sacrément animées. Une sacrée brochette qui mérite à elle seule de s’intéresser de près au CEDIA et à ses membres. Le CEDIA est un salon, mais ce sont aussi des dizaines d’heures de formation. Techniques ou commerciales, ces formations sont dédiées aussi bien aux professionnels qui souhaitent continuer à évoluer dans leur métier, qu’aux personnes qui veulent entrer dans le métier. A ce titre, les deux formations auxquelles j’ai assisté étaient parfaites pour ceux qui veulent se lancer. Les enceintes in-wall motorisées Kef Ci FDT . Les sessions en français « De la vente à l’intégration », animée par Bertrand de BoosterCorp et « Multiroom audio/vidéo » animée par Marc- Etienne de DSR étaient complètes, très bien documentées et tout à fait passionnantes. Il est cependant dommage qu’elles n’aient pas attiré plus de professionnels ou futurs professionnels français. Il faut dire que la partie française du CEDIA regroupe aujourd’hui seulement 10 membres (dont Multiroom !). La partie salon regroupait quasiment tout ce qui se fait dans le domaine de l’intégration audio/vidéo, l’éclairage et la sécurité. Les plus grandes marques étaient sur ce salon et certaines nouveautés ont été présentées. Pour ma part, je retiens le système multiroom de Systemline complet et évolutif, accompagné de claviers très esthétiques. Les dernières dalles Crestron m’ont attiré l’œil, tout comme les modèles du concurrent AMX. Les nouveaux claviers AMX sont finalement moins jolis que sur les photos diffusés récemment pour leur sortie. Hub Modular, le pivot de la gamme multiroom Systemline Les enceintes in-wall et in-ceiling motorisées Kef méritent le détour. Le media server Arcam et son interface à l’écran est le nouveau challenger du domaine. Chez Digital Living, on prépare une gamme complète de produits au design plus que réussi. Les racks du stand Marantz renfermant appareils home cinema, centrales multiroom et media server étaient impressionnants. Côté « mobilier », les diverses propositions d’intégration d’écran dans les pieds de lit, dans les murs, les plafonds ou les salles de bains sont de plus en plus perfectionnées. Je retiens également les nombreuses dalles tactiles murales que l’on trouvait quasiment chez tous les fabricants. Et pour ceux qui n’en avaient pas, leurs produits étaient compatibles avec les modèles les plus courants du marché. Les diverses configurations d’enceintes hifi ou home cinema prennent une tournure plus design avec des formes et des couleurs rarement vues jusqu’ici. Du côté de l’éclairage, les stands étaient nombreux. Rako, Niko, Lutron, iLight et j’en oublie, tous avaient de nombreux claviers muraux à présenter et des centrales de contrôles toujours plus perfectionnées. Enfin, le contrôle et les transmissions sur IP (réseau Ethernet ou WiFi) prennent de plus en plus d’ampleur et particulièrement chez NetStreams avec ses nombreux modules IP.

CEDIA a de quoi faire tourner la tête. Tout cela n’est que la face cachée du domaine, les coulisses techniques. Le vrai objectif, ce sont toutes ces superbes installations réalisées chez les clients que l’on peut découvrir dans la presse spécialisée et sur quelques sites web. En attendant de pouvoir faire appel aux professionnels du CEDIA pour votre future installation home cinema et multiroom, vous pouvez découvrir les photos du salon après le lien en fin d’article. Pour des contraintes professionnelles autres, je ne pourrais malheureusement pas me rendre à l’édition américaine du CEDIA en septembre qui est grandiose selon Bertrand. Rendez-vous est déjà pris pour l’édition UK 2006 , à Londres cette fois, que je ne raterai sûrement pas.

Source : http://www.multiroom.fr