TVA à 5,5% sur la rénovation

Les ministres européens des Finances n’ont pas pris de décision mardi sur les services pouvant bénéficier d’un taux réduit de TVA, en raison de l’opposition inattendue de la République tchèque, de la Pologne et de Chypre, qui ont toutefois jusque dimanche pour changer d’avis. »Nous avons pu dégager un accord à 22 Etats membres et la Pologne, la République Tchèque et Chypre sont fermement invités à rejoindre les 22 d’ici la fin de la semaine.

C’est à prendre ou à laisser», a affirmé le ministre des Finances autrichien Karl-Heinz Grasser, dont le pays préside l’UE, au terme d’une réunion de plusieurs heures quelque peu surréaliste. M. Grasser s’est en effet dit »irrité» par le comportement de ces pays. »Le ministre chypriote n’a pas parlé pendant la réunion. Lorsqu’il est parti, son ambassadeur a découvert que sa position était contre» l’accord proposé, a-t-il raconté. »Le ministre des Finances polonais n’était pas là et son secrétaire d’Etat n’avait pas de mandat pour négocier. Nous avons essayé de joindre le vice-Premier ministre qui nous a dit que le secrétaire d’Etat avait un mandat», a-t-il ajouté, visiblement courroucé. Le ministre tchèque était lui bien là et en contact permanent avec le Premier ministre à Prague. Les 22 autres Etats membres sont tombés d’accord pour prolonger jusque fin 2010 les taux réduits dans les services dits »de forte intensité de main d’oeuvre» (rénovation de logement et soins à domicile principalement). Appliquées depuis 1999 par neuf Etats, dont la France, ces dérogations ont expiré le 31 décembre, plongeant ces secteurs dans un vide juridique.
»Si ces trois pays refusent de rejoindre les autres, ils prennent la responsabilité de blesser sévèrement neuf Etats membres», a averti M. Grasser. Le commissaire européen à la Fiscalité Laszlo Kovacs a prévenu qu’il n’aurait alors d’autre choix que d’engager des procédures d’infraction contre ces neuf Etats membres s’ils ne rétablissaient pas le taux normal de TVA. Pour éviter toute discrimination, le compromis autrichien propose que tous les Etats membres, anciens ou nouveaux, puissent appliquer ces dérogations sur la rénovation de logement. Mais la République tchèque et la Pologne demandent en outre le droit de continuer à appliquer un taux de TVA réduit aux constructions de logement, un droit dont ils bénéficient seulement jusqu’à la fin 2007 selon leurs traités d’adhésion à l’UE.

»Nous n’allons pas renégocier les traités d’adhésion. Beaucoup de ministres ont été très clairs. C’est une question de principe», a affirmé M. Grasser. La France et l’Allemagne, longtemps au centre du débat, acceptent dorénavant le compromis de Vienne. Celui-ci ne propose pas de taux réduit de TVA pour la restauration, demandé par Paris mais refusé par Berlin. La Commission européenne devra toutefois présenter un rapport d’ici la fin 2007, »faisant une évaluation globale de l’impact des taux réduits sur les services fournis localement, dont la restauration». Ce qui a permis au ministre français Thierry Breton de déclarer que le »dossier de la restauration n’était pas clos». Le problème de fond est que les nouveaux Etats membres s’estiment lésés par rapport aux anciens, dont certains ont obtenu dans le passé des dérogations particulières, illimitées dans le temps.
La Commission européenne avait proposé en juillet 2003 de mettre de l’ordre dans ce maquis et de réduire le nombre d’exceptions. Mais les Etats membres concernés ont catégoriquement refusé de perdre leurs avantages acquis. Or, comme toute harmonisation fiscale dans l’UE, cette liste de taux réduits, c’est à dire inférieurs au taux normal minimal de 15%, doit être adoptée à l’unanimité des 25.

http://www.tageblatt.lu

STRATÉGIE CISCO

 Le groupe américain, premier fournisseur de solutions réseaux pour Internet, affiche ses ambitions dans l’électronique grand public. Objectif désormais : batailler ouvertement avec Sony ou Samsung dans la fabrication de téléphones, de radios ou d’équipements home cinéma.

Pour Charles Giancarlo, directeur général en charge du développement des produits, Cisco a une carte à jouer. Car le marché évolue. Jusqu’à présent, « les groupes d’électronique grand public se sont fait concurrence avec des produits autonomes », explique-t-il lundi 16.01 dans un entretien au Financial Times. Mais le déploiement massif d’Internet et l’intégration de connexions réseau dans une part croissance de ces appareils électroniques « suffisent à bouleverser la donne pour permettre [au groupe américain] d’entrer sur ce nouveau marché ». Bref, Cisco entend capitaliser sur son expérience dans les matériels communicants (la majorité des données d’Internet circulent sur ses machines) pour se faire un nom dans le grand public. Actuellement, ce marché ne représente que 4% de son chiffre d’affaires, bien loin des services aux entreprises et aux fournisseurs d’accès.

Cisco a déjà eu l’occasion de manifester son intérêt pour le grand public en empilant les rachats. Mais c’est la première fois qu’il se lance officiellement, en son nom, sur le marché. En 2003, il a payé le prix fort, 500 millions de dollars, pour s’offrir Linksys, bien connu pour ses routeurs, ses modems et ses bornes WiFi. Depuis peu, Linksys commercialise des produits « convergents » qui doivent donner des idées à la maison-mère, par exemple des adaptateurs pour utiliser des téléphones standard en voix sur IP ou pour diffuser du contenu audio ou vidéo depuis son ordinateur vers une chaîne hi-fi ou une télévision. Autre acquisition remarquée : Kiss. Fabricant de lecteurs et d’enregistreurs de DVD, premier à commercialiser un lecteur DivX de salon, le groupe danois a été avalé en juillet 2005 pour 69 millions de dollars. En novembre, Cisco a surtout racheté pour 6,9 milliards de dollars, son record, Scientific-Atlanta, fabricant de décodeurs et de modems-câble, spécialiste du triple-play. Début janvier 2005, c’est Zensys, spécialiste de la domotique, qui a fait les frais du développement de Cisco dans les foyers. Ne reste plus maintenant au groupe américain qu’à organiser son jeu. Dans cette entreprise, rappelle Charles Giancarlo, Cisco pourra aussi compter sur ses relations privilégies avec les fournisseurs de contenus, tels Google et Yahoo, qui lui confèrent un avantage sur les fabricants traditionnels.

LExpansion.com: http://www.lexpansion.com/NLTech/0.0.html

MACWORLD

SAN FRANCISCO (Reuters) – Apple Computer a lancé un nouvel ordinateur iMac équipé de processeurs Intel et des ordinateurs portables et a annoncé un bond de 63% de son chiffre d’affaires au record de 5,7 milliards de dollars sur le trimestre octobre-décembre, notamment grâce au baladeur numérique iPod. (Photo: Steve JOBS à gauche face à son partenaire INTEL le 10.01.06 lors de son show à Macworld) Apple a vendu 14 millions d’exemplaires de lecteurs de musique et de vidéo iPod au cours du trimestre, soit un total de 42 millions d’unités à ce jour, a précisé Steve Jobs, cofondateur et directeur général du groupe, à l’ouverture du salon MacWorld de San Francisco. Il a également fait savoir que le magasin en ligne iTunes du groupe avait vendu pour l’instant 850 millions de chansons. »Et ce n’est pas encore assez », a ajouté Steve Jobs.  »De nouveaux iPod arrivent ». Les analystes financiers tablaient en moyenne pour le trimestre à fin décembre – le premier de l’exercice pour Apple – sur un chiffre d’affaires trimestriel de 5,04 milliards de dollars, contre 3,49 milliards un an plus tôt, selon Reuters Estimates. Apple a également lancé de nouveaux ordinateurs dotés de puces Intel, les premiers découlant de sa décision d’abandonner les processeurs IBM PowerPC qu’il avait utilisés pendant des années. Steve Jobs a ajouté que la nouvelle gamme d’ordinateurs iMac auront la même forme et la même taille que les iMac de la gamme G5 existante avec des prix démarrant à 1.299 dollars.
Les nouveaux iMac sont équipés de microprocesseurs Intel Core Duo et doivent commencer à être expédiés dès mardi, précise le groupe américain. L’intégralité de la gamme Macintosh effectuera une transition vers des processeurs Intel cette année.

NOUVEAU PORTABLE MACBOOK PRO

Apple a également présenté un nouvel ordinateur portable haut de gamme baptisé MacBook Pro qui remplacera la gamme PowerBook et sera commercialisé en février à partir de 1.999 dollars.  »Le nouvel iMac est deux à trois fois plus rapide que l’iMac G5 », a déclaré Jobs dans un discours présentant toute une gamme de nouveaux produits, dont une télécommande avec récepteur radio FM pour son baladeur numérique iPod. Le groupe a également remis à jour son logiciel photo et médias iLife dans une nouvelle version de sa gamme d’outils d’édition de médias numériques destinés à l’organisation et à l’édition de musique, photos et films et de sites internet. ILife, qui coûte 79 dollars, comprend aussi une fonctionnalité permettant d’éditer des vidéos de haute définition. La gamme IPod s’est rapidement taillée la part du lion du marché des lecteurs numériques, permettant à l’action Apple de s’envoler de 145% depuis le début 2005.  »Apple a pulvérisé les prévisions pour son chiffre d’affaires et pour l’iPod », a déclaré Shannon Cross, analyste chez Soleil-Cross.  »Et si vous extrapolez les chiffres, ils dépasseront sans doute également les estimations de bénéfice par action ». Les ventes de l’iPod pendant les fêtes de fin d’année prouvent une nouvelle fois que ses rivaux ont fort à faire s’ils veulent détrôner Apple du premier rang mondial du marché de la musique numérique, note Michael Gartenberg, analyste chez Jupiter Research.  »Il est clair qu’Apple a connu un quatrième trimestre époustouflant – 14 millions d’iPod, c’est incroyable », explique-t-il.  »Cela consolide clairement leur position – pas seulement en tant que leader, mais en tant que groupe dominant ». ====L’iPOD RELANCE APPLE==== Apple a également conforté son avance avec diverses versions de l’iPod, dont le Nano et le Suffle à prix plus modérés. Le groupe a lancé en octobre un iPod vidéo parallèlement à son accord conclu avec Walt Disney pour la vente de programmes télévisés tels que la série  »Desperate Housewives ». Les analystes soulignent que la popularité des nouveaux produits d’Apple lui ont permis de se réinventer et notent que la réémergence du groupe dans les ordinateurs personnels pèse sur les ventes de Dell. Dell lui-même a reconnu que l’iPod avait relancé Apple. Le taux de croissance des ventes d’ordinateurs personnels d’Apple était le plus élevé du secteur au troisième trimestre même s’il ne contrôle qu’environ 4% du marché global des ordinateurs personnels. Apple dit avoir vendu 1,25 million d’ordinateurs Macintosh au cours du trimestre octobre-décembre, donnant un chiffre d’affaires d’environ un milliard de dollars. Parallèlement, malgré sa rivalité de toujours avec Apple, Microsoft a annoncé mardi qu’il continuerait à fournir des versions de sa gamme de logiciels Office pour les Macintosh d’Apple. Le numéro un mondial des logiciels est le premier fournisseur externe de logiciels d’Apple.

iLife : la vie numérique est belle

iMac est livré avec iLife ’06. Cette suite d’applications simples à utiliser fait de votre vie quotidienne une œuvre d’art. Retouchez, classez et partagez vos photos via iPhoto. Réalisez un film à grand spectacle dont votre enfant sera le héros, grâce à iMovie. Transformez vos créations photographiques et cinématographiques en DVD de qualité professionnelle à l’aide d’iDVD. Composez votre musique dans GarageBand, même si vous ne savez pas aligner deux accords. Créez des podcasts et des blogs, et publiez-les en ligne grâce à votre compte .Mac et au tout nouvel iWeb2 , application de blog , facile à créer soi-même avec tous les contenus d’iLife: photos, vidéos, albums…

Présentation du nouveau iMAC avec microprocesseur INTEL:
[->http://www.apple.com/fr/imac/]

Le premier iMac G5 :
[->http://www.domoclick.com/site/html/general.php?l=fr&article=115,113,128]

Interview André Joffre, président de Enerplan

Mission accomplie pour l’ADEME qui ,en 1999, dans le cadre du Plan soleil, a enregistré les 9000 professionnels installateurs Qualisol. En 2006, l’Agence passe le relais à l’association Qualit’EnR qui devient la référence unique pour les professionnels. Opérationnel à partir du 16 janvier, Qualit’EnR sera sur le stand de l’Ademe au Salon Interclima où il sera présenté officiellement le 18 janvier. Explications sur ce nouveau label par M. André Joffre, également PDG de Tecsol et président d’ENERPLAN. Dans cette interview à Domoclick, il fait le point sur la place de l’énergie solaire en France et confirme le modèle économique des énergies renouvelables qui séduit également les investisseurs.

Domoclick : Entre les effets d’annonces du gouvernement pour favoriser les énergies renouvelables et ce qui se fait dans les entreprises , qu’est-ce que vous observez de plus significatif sur la situation actuelle ?

André Joffre : Pour l’éolien, ce qu’on peut constater c’est la production en cours de près de 2000 mégawatts, ça s’accélère très vite, il y a de nombreux permis qui débouchent , des appels d’offres d’éoliens terrestres lancés. Ce qui conforte le tarif , sur le prix d’achat du courant électrique éolien qui va rester dans les années qui viennent au même. Cela rassure les industriels qui ont besoin de stabilité dans le long terme. Malgré les projets abandonnés , entre 400 et 500 K€, on peut dire que les opérateurs importants du secteur peuvent répartir les risques sur plusieurs projets avec des tarifs qui restent convenable (NDLR: 69€ minimum/ mégawatt/heure garantis par EDF à ses producteurs pendant 15 ans*** ) pour développer les projets et les financer. D’autant plus rentables que le cadre législatif rend ce secteur très attractif pour les financiers.

Domoclick : Et en ce qui concerne le solaire ?

André Joffre : C’est radicalement différent étant dans le monde du bâtiment. Les éléments forts de 2005, sont guidés par la loi POP du 13 juillet et fixe l’objectif du solaire thermique : un objectif de 2 million de M2 de panneaux solaires/an, d’ici 2010, un objectif très ambitieux. Deuxiéme aspect de la loi, le crédit d’impôts qui passe de 40 à 50%: c’est très positif . Ensuite, la règlementation de la RT 2005, applicable à partir du 1er juillet 2006 va pratiquement rendre obligatoire les chauffe-eaux solaires sur les bâtiments. Il faudra 1M2 de capteur solaire par logement collectif et 2M2 par logement individuel . Sinon, il faudra trouver des économies ailleurs qui remplacent le solaire.

Domoclick : Les installateurs suivent-ils la demande que la hausse du prix de l’énergie a provoqué ? Et l’aide du gouvernement pour s’équiper en chauffe-eau solaires, vous paraît-elle suffisamment incitative ?

André Joffre : Oui, clairement puisqu’il y avait déjà surchauffe de la demande à 40 %. La demande est plus forte que l’offre. Le chaînon le plus absent, c’est l’installateur . Il y a 70 produits qui sont homologués sur le marché français. Il y a donc de la place et beaucoup de clients. Mais trop peu d’installateurs spécialisés en solaire sont encore trop peu nombreux. Depuis 2000 et le début du plan soleil en 2000, un audit démontre la qualité des installations, ce qui n’était pas le cas dans les années 80. Il faut continuer la procédure Qualisol en train de se réformer, avec aujourd’hui la création d’une association Qualit’ENR que nous allons présenter à la presse le 18 janvier dans le cadre du Salon INTERCLIMA à Paris. Ce nouveau label réunit tous les labels de qualification des énergies renouvelables (QUALISOL, QUALIBOIS, QUALIPV ). L’autre nouveauté, c’est la gestion de ce label non pas par l’ADEME mais par les professions avec le syndicat des énergies renouvelables, ENERPLAN, la CAPEB et l’UCF (Union Climatique de France ).

Domoclick : La mise en place et l’harmonisation de ce nouveau label offre t-il l’ouverture à de nouveaux métiers ?

André Joffre : Je suis persuadé que le métier d’installateur solaire va devenir un métier à part entière même s’il y ades zones de superpositions avec d’autres métiers traditionnels du bâtiment. Il touche la couverture par la pose de capteurs en toiture et des normes que ne connaissent pas forcément familires des installateurs de plomberie s’ils ne sont pas couvreurs. On le constate déjà sur le terrain, ceux qui sont les plus productifs et les plus à même de répondre aux attentes du client .

Domoclick : Et pour les jeunes ?

André Joffre : Il existe justement plusieurs formations, notamment celle organisée par les Compagnons du solaire en Savoie, destinée aux jeunes qui veulent se spécialiser dans l’installation solaire. A Perpignan , avec Tecsol, les formations de trois jours démarrent le 31 janvier.

Domoclick : En 2001, l’équipe Domoclick vous avait déjà rencontré pour une interview sur le chauffage solaire en France où 3000 équipements se vendaient quand l’Allemagne en vendaient 10 fois plus. Qu’en est-il aujourd’hui ?

André Joffre : En France, 2005 a permis l’installation d’ environ 12 000 chauffe-eaux solaires et en Allemagne dix fois plus, ce qui comprend beaucoup de collectifs. Soit en France 100 000 M2 de capteurs solaires et en Allemagne 1 Million de M2. Comparativement, cela correspond à un écart de dix après avoir constaté un écart de cent. Les allemands sont restés stables, tandis que la France a enfin progressé. D’après le ministre de l’industrie, François LOOS, la France vise la première place en Europe pour la production d’énergie solaire thermique en 2010*.

Domoclick : Le décret d’application sur l’efficacité énergétique n’est pas encore publié. Que pouvez-vous en dire ?

André Joffre : Nous n’avons pas d’informations plus précises pour la partie solaire. En revanche, c’est clair pour les modèles de référence de la règlementation, il faudra 1 M2 de capteurs par logement collectif et 2 M2 par logement individuel, normalement, à partir du 1er juillet 2006. La règlementation thermique stipule que les logements soient 15% plus performants qu’auparavant. Cela concerne les constructions neuves et les grosses rénovations qui demandent des permis de construire.

Domoclick : Vous qui avez créé votre entreprise dès 1979 dans les technologies solaires, que pensez-vous de la perception du public sur les énergies renouvelables ?

André Joffre : La demande actuelle est très conditionnée par l’environnement médiatique qui est très favorable en ce moment avec la hausse du prix de l’énergie. Ce sujet est largement traité par les médias qui montrent l’intérêt des énergies renouvelables : enfin ! Il y a beaucoup de similitudes avec le phénomène de la bulle Internet . A la fin des années 70, il y avait un engouement effréné pour le solaire. Toutes les grosses entreprises étaient là et ont dû déchanter quand le prix du pétrôle a baissé et “la bulle solaire” s’est alors dégonflée.

Domoclick : Croyez-vous aux nanotechnologies dans les applications de l’énergie ?

André Joffre : Il n’y a pas que l’énergie solaire concernée par les nanotechnologies, en fait, les semi-conducteurs . Je pense que les marchés des écrans plats est beaucoup plus porteur dans un premier temps. On a vu “passer” des brevets et beaucoup d’entreprises y travaillent. C’est très intéressant, mais il restera toujours la question de savoir maîtriser la durée de vie de ces composants, quand on sait qu’une cellule solaire actuelle a déjà une durée de vie de 25 ans.

Domoclick : Ou placez-vous l’énergie solaire parmi les enjeux de la réduction des émissions CO2 dans le bâtiment ?

André Joffre : Il faut donner du temps au temps. Les évolutions et l’appropriation des nouvelles technologies dans le bâtiment fait preuve d’inertie, au sens positif du terme car il faut bien se dire que l’introduction d’une nouvelle technologie dans le bâtiment prend facilement 10 ans. Je crois qu’en matière de nouvelles technologies pour qu’elles intègrent le bâtiment, il faut des objectifs très forts . Les gens du bâtiment sont capables de faire des prouesses technologiques et des échanges fabuleux. Exemple : le viaduc de Millau. L’innovation avance par bonds et aujourd’hui, s’il y a un challenge à “se mettre sous la dent” c’est celui des bâtiments à énergie positive. Des bâtiments qui demain produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

Domoclick : Votre société Tecsol est-elle fournisseur de ces maisons à énergie positive ?

André Joffre : En tant que bureau d’études, nous ne fournissons pas de matériel mais les composants et les capteurs thermiques constituent l’enveloppe de ces bâtiments. C’est d’ailleurs un des thèmes des pôles de compétitivité, le pôle DERBI (Développement des énergies renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie) en Languedoc-Roussillon, qui travaille sur cette thématique là. L’idée est de se fixer un objectif raisonnable dans le bâtiment, aujourd’hui, on saurait réaliser des bâtiments à énergie positive. Il suffit de diviser par trois la consommation, ce qu’on peut faire, et utiliser l’enveloppe des bâtiments pour pouvoir capter l’énergie: faire du chaud ou du froid. Cette division par 3, le programme Suisse Minergie le fait déjà, cela représente une part importante, de 20 à 30 %, sans qu’il y ait de dispositifs d’aides, c’est juste du volontariat !

Domoclick : Que manque-il pour qu’une telle démarche soit adoptée en France ?

André Joffre : La maturité technologique n’est pas suffisante. Je pense qu’on pourrait commencer par les bâtiments publics parce que la volonté politique existe : les conseils régionaux, les conseils généraux , les mairies, a volonté de faire ce type de bâtiments est bien réelle. On va le voir arriver très, très vite, grâce à la maîtrise d’ouvrage et la profession du bâtiment va avoir des challenges qui sont en capacité d’aller beaucoup plus vite, malgré l’inertie dont je parlais, pour atteindre une technologie. Un exemple : dans la région parisienne un hangar logistique de stockage est composé d’un toit de 20.000M2 de panneaux photovoltaïques qui sont intégrés dans l’étanchéité. Avec sa production de 500 kwh de photopiles, il va certainement produire plus d’énergie qu’il va en consommer.

Domoclick : C’est le visage de l’habitat que vous voyez en 2015 ?

André Joffre : Un habitat à énergie positive. Mais cela passe également par l’isolation extérieure, par la création d’inertie thermique, aussi bien en chaud qu’en froid, par l’utilisation de composants très faiblement consommateur d’énergie à l’intérieur avec l’éclairage et l’électroménager. Et puis, il faut utiliser l’enveloppe du bâtiment destiné à la fonction d’eau chaude et au chauffage pour produire du froid pendant l’été. Oui, la climatisation qui fonctionne à partir de l’énergie solaire voilà aussi l’autre challenge des énergies renouvelables.

Association ENERPLAN : http://perso.wanadoo.fr/enerplanweb

Interview de Luc Baranger, responsable FFIE

Ingénieur CESI, Luc Baranger a commencé dans les Télécoms, puis installateur, il a créé son entreprise à Nantes avant de rejoindre en 2002 la direction technique de la FFIE. Dans le processus de normalisation actuel, M. Baranger représente la filière électrique de la délégation française dans le programme européen SMARTHOUSE. Explications sur ce standard universel qui donne un nouvel éclairage à la convergence numérique après le CES et l’ouverture de la Conférence MacWorld qui vient de s’ouvrir à San-Francisco. Et si 2006 devenait la grande année Apple en Europe ?

Domoclick : Vous avez déclaré, lors de ce 4éme Electro Forum, qu’on assiste à la disparition du téléphone classique au profit d’un réseau téléphonique universel. Quelles conséquences cela a-t-il ?
Luc Baranger : Quand la nouvelle norme électrique NF C 15-100 a été lancée, elle n’a pas tout de suite était comprise. Certains se sont demandés pourquoi cette norme oblige à installer des prises téléphoniques dans les cuisines. Il faut reconnaître que comparativement un tél. mobile est infiniment plus pratique. C’est précisément parce que ce sont des prises de communication universelles et non de téléphone qu’elles se justifient partout dans la maison. Elles peuvent ainsi être indifféremment raccordées à un automate, un appareil électro-ménager, une caméra vidéo, un téléphone ou un téléviseur. Le but de cette norme est de l’adapter aux nouveaux usages dans tous les logements , notamment pour les personnes à mobililté réduite et à chacun d’entre nous potentiellement.

Domoclick : Cette mise en réseau de la maison cela revient à “domotiser un bâtiment”, est-ce que cette expression entre dans le langage des installateurs électriciens ?

Luc Baranger : Il faut dire que la domotique à la fin des années 80 a été un échec, beaucoup d’installateurs ne veulent plus entendre parler de ce mot . Pour deux raisons . parce que les techniques n’étaient pas compatibles entre elles, avec des systèmes propriétaires et parce que l’ergonomie n’était pas au rendez-vous.

Domoclick : Alors quel est pour vous le terme idéal ?

Luc Baranger : Nous préférons parler de “maison communicante” et de réseau de communication universel. Quant à l’expression “maison intelligente” , elle est critiquée par les architectes qui ne veulent pas l’opposer aux autres maisons, qui seraient alors  « stupides ».

Domoclick : Quel est le but du programme européen SMARTHOUSE que la FFIE représente pour la France ?

Luc Baranger : C’est un forum ouvert des industriels européens qui a pour mission de répertorier les pratiques existantes et donner des orientations avec des axes de développement du projet. Il s’agit des industriels de la filière électrique tels que LEGRAND et SCHNEIDER-ELECTRIC , des opérateurs télécom et des industriels de l’équipements et de l’électronique grand public comme PHILIPS, SONY, TOSHIBA et MICROSOFT. Nous avons terminé le programme SMARTHOUSE N°2 et son COP (code of practice : manuel des bonnes pratiques). Ce document très élaboré de 228 pages, défini en dix sections, découpe le projet, du client jusqu’aux fournisseurs de services en passant par l’architecture et de la conception à la réalisation.

Domoclick : A ce stade, quels sont les résultats de ce programme ?

Luc Baranger : Il y a un an et demi, on se posait encore la question de savoir qu’est-ce qui pilote la maison. l’ordinateur ? la télévision ? ou un automate ? Aujourd’hui, on a la réponse : aucun des trois. C’est en fait le portail résidentiel, dans notre jargon le gateway qui est l’élément central de pilotage de la maison.

Domoclick : Vous parlez de la Free-box, la Live-box, toutes les passerelles domestiques ?

Luc Baranger : Tout à fait, mais celles-ci sont de la première génération. Clairement, nous passerons au tout IP (Internet Protocole) d’ici deux ou trois ans, ce qui va permettre de résoudre l’intégration de la télévision. Or il existe aujourd’hui, dans le monde, plus de trois mille chaînes de télévision…

Domoclick : La normalisation est en piste ?

Luc Baranger : En ce qui concerne la normalisation, elle ne se fait pas au plan du CENELEC puisqu’il s’agit d’un débat mondial avec un comité technique joint, le SC25 (ISO -CEI) qui normalise Ethernet et le débit 10 Gbits/s sur le câble de 4 paires en cuivre. Alors que le dernier congrès des opérateurs télécom (nov 2005), confirme qu’on va arriver difficilement à quelques Mbits/s seulement grâce au sans-fil. On voit donc que notre « vieux » support de 4 paires torsadées en cuivre a un bel avenir ! et on ne connaît pas encore les limites du cuivre actuellement. Aussi, nous pourrons, avec un cablage de grade 3, avoir chez soi jusqu’à 10Gbits/s, et plus dans le futur. Ce qui est formidable !

Domoclick : Va-t-on enfin aboutir à l’harmonisation des protocoles de ces passerelles et à des installations plus simples ?

Luc Baranger : Ce qui est très important au sujet des passerelles résidentielles en ISO-CEI, c’est la création d’un protocole universel. Depuis 1999, Microsoft est présent avec un protocole UPnP qui a vite trouvé ses limites dans l’étendue du piratage et qui s’est répendu dans tous les PC et tous les disques durs . Dans la norme international, je suis monté personnellement au créneau et nous avons eu gain de cause. Dans le projet de Norme qui sort actuellement , on a presque exclu UPnP, remplacé par l’adressage du présent et du futur qui va s’appeler Bonjour développé par APPLE (NDLR:Apple vient de publier la version Windows du logiciel de connexion de postes Bonjour, ex RendezVous). Il est beaucoup plus performant, gratuit, écrit en Java pour toutes les plates-formes. Les licences sont gratuites et ouvertes à tous. Nous avons “rentré” Bonjour à la place de UPnP qui est désormais marginalisé. C’est une nouvelle extrêmement importante parce qu’il fonctionne pour l’adressage du disque dur de votre ordinateur, de votre frigo ou de votre caméra vidéo. Je crois que ce protocole Bonjour va balayer UPnP.

Domoclick : Cela remet-il en cause les anciennes formes d’adressage ?

Luc Baranger : Non, parce que nous sommes dans l’interopérabilité et le très haut débit . J’ai bon espoir qu’on remporte cette adoption. C’est une bataille à mener tous les jours notamment face à 3 industriels installés en France avec HOMECONTROL ( SOMFY, HONEYWELL ) qui font cavaliers seuls et rejouent la partition de la fin des années 1980, en recréant des protocoles propriétaires. Ce n’est pas la peine de recommencer, le marché étant mondial. Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de gagner une bataille, et de perdre la guerre.

Domoclick : Cette bataille de protocole et l’arrivée de Bonjour est-il un désaveu face à l’emprise de Microsoft ?

Luc Baranger : Absolument , cela fait des années qu’on se bagarre sur des problèmes de fiabilité, des bugs et des pannes intempestives . Il est évident que dans le domaine de la sûreté qu’on fait rentrer dans l’habitat et la GTB (Gestion Technique du Batiment), il ne peut plus être question d’être bloqué chez soi parce qu’il y a un virus. Mais les industriels français sont assez vertueux. Nous épaulons KONNEX qui est entré dans la norme internationale et qui a fait basculer le vote d’adhésion des asiatiques avec la Chine et la Corée au profit de cette norme. Bon vent à Bonjour !

La FFIE : http://www.ffie.fr
SmartHome: http://www.cenelec.org
Protocole Bonjour: http://www.apple.com/macosx/features/bonjour/

CONVERGENCE NUMÉRIQUE au CES

L’édition 2006 du CES, salon high-tech de Las Vegas, a consacré la révolution du tout numérique et du sans fil, permettant la connexion effective entre différents appareils, tout en reflétant les bouleversements en cours chez les éditeurs et diffuseurs de contenus. Cette convergence multimédia consacre la maison communicante depuis déjà trois ans. Ce début d’année consacre belle et bien cette réalité avec un nouvel acteur, après Microsoft et Intel, le fabricant de PC , DELL qui a fait valoir à Las Vegas ses solutions. Les trois plus grands industriels du logiciel, du microprocesseur et du PC entrent en force dans la maison numérique, même combat !

LAS VEGAS (AFP) – 08/01/2006 . La maison communicante, équipée d’appareils numériques assurant gestion logistique, sécurité, divertissement et travail personnel, est une réalité bien tangible qui doit plus que jamais son existence à l’ordinateur, de plus en plus puissant. Dans une maison factice plantée devant l’une des quatre gigantesques halles d’exposition du salon high-tech de Las Vegas, la température de la salle de bains, l’éclairage du bureau, le système de sécurité extérieur ou la cuisson du rôti dans le four peuvent être supervisés depuis les écrans tactiles présents dans chaque pièce. Cette maison, présentée conjointement par le géant des logiciels Microsoft, le leader mondial des microprocesseurs Intel, le fabricant informatique Hewlett Packard et le concepteur de maisons communicantes NextGen Home, est équipée des nouveaux produits de ces derniers, dont le futur logiciel Windows Vista de Microsoft, et des ordinateurs fonctionnant avec le nouveau processeur d’Intel. Celui-ci, Viiv, a été conçu pour faire de l’ordinateur le centre multimédia de la maison. Les écrans tactiles et sans fil permettent également de savoir quelles sont les applications multimédia lancées dans la maison et de voir si un nouvel e-mail est arrivé. Outre cette maison factice, plusieurs exposants du salon ont présenté de leur côté des outils de type centrale audio sans fil, système d’alarme avancé, électroménager intelligent –un robot aspirateur par exemple–, écran géant de téléviseur haute définition, ou installation permettant de raccorder des appareils sans fil et filaires.

La maison domotique, rêvée depuis plusieurs années, prend une tournure concrète

Car ""aujourd’hui, nous sommes dans l’ère de la connectivité effective entre les appareils électroniques et du tout numérique"", rappelle Gary Shapiro, président de l’association regroupant l’industrie de l’électronique grand public (CEA). Si la maison intelligente présentée au CES dispose d’une pièce avec une ""tour de contrôle électronique"" pour la sécurité et la logistique de la maison, telle une chaufferie des temps modernes, c’est l’ordinateur de nouvelle génération qui est le centre névralgique de la communication. Dopé par les capacités accrues des nouveaux microprocesseurs et logiciels, l’ordinateur devient désormais le centre de gestion du divertissement et du travail dans la maison, ont plaidé les leaders du monde informatique, Microsoft, Dell et Intel. Les démonstrations faites par Intel montrent un ordinateur comme centre multimédia, mettant en situation le visionnage simultané d’un programme de télévision par internet sur un téléviseur grand écran au salon et d’une vidéo sur un autre ordinateur dans la maison, tout en ayant la possibilité de recevoir sur chaque écran un message d’alerte, comme un e-mail par exemple. Dell prône la première place de l’ordinateur dans l’équipement multimédia de la maison: le groupe a dévoilé une série d’ordinateurs de bureau destinés à rivaliser avec la télévision à haute définition et les consoles de jeux.
""Le PC devient de plus en plus le centre de la vie numérique"", a fait valoir à Las Vegas le PDG du groupe Michael Dell, avant de présenter un écran à haute résolution dans la série haut de gamme des PC Dell (XPS) et de faire une démonstration avec un jeu vidéo sur la qualité graphique et la rapidité des séquences. L’ordinateur présenté ""a presque le double des capacités d’un écran de télévision à haute définition"", a vanté M. Dell. Pour Microsoft, dont les logiciels équipent et relient l’électronique de la maison, les appareils mobile et même la voiture, le centre média peut être partagé entre l’ordinateur et sa console de jeu de nouvelle génération, la Xbox 360, prévue également pour centraliser des activités multimédia.

La maison communicante de NextGen: http://www.nextgenhome.com/default.asp

CES de Las Vegas

Contre toute attente, les dépenses réalisées par les Américains au cours des fêtes de fin d’année se sont bien maintenues. Internet représente désormais 27 % des ventes de Noël d’après une étude KPMG. Les cadeaux font déjà la place au salon géant professionnel de la high-tech à Las Vegas pour son grand raout annuel. Ce salon américain de l’électronique grand public, qui se veut le rendez-vous mondial des professionnels du secteur, ouvre ses portes jeudi 5 janvier à Las Vegas avec pour dominantes cette année le tout numérique et les technologies du sans-fil.

Le Consumer Electronic Show (CES), à Las Vegas depuis 1978, "est un lieu destiné avant tout aux professionnels, avec des fabricants venus présenter leurs nouveaux produits et des distributeurs choisissant ce qu’ils auront dans leur rayon quelques mois plus tard", explique Jim Barry, porte-parole de l’association représentant ce secteur (CEA), initiatrice du salon.

L’événement rassemble acteurs de l’audio, de l’image numérique, du jeu vidéo, des technologies dites émergentes — téléphonie et télévision sur internet, technologies sans-fil –, mais également de segments en expansion comme le home cinéma, la high-tech pour l’automobile et la radio par satellite. Quelque 2.500 sociétés seront présentes, avec 140.000 visiteurs attendus. Le salon se tient officiellement du 5 au 8 janvier, mais le discours mercredi soir de Bill Gates, cofondateur du géant de l’informatique Microsoft, marquera le coup d’envoi de l’événement.

Parmi les intervenants de renom attendus au cours de la semaine figurent également les dirigeants de Dell, Intel, Google, Kodak, Sony, Yahoo!, et Verizon. Pour M. Barry, le cru 2006 du salon "va refléter deus tendances de fond".

Deux tendances de fond: la transition des appareils électroniques vers les technologies numériques et l’omniprésence du sans-fil, le sans-fil qui permet à la fois de se connecter à internet sans être relié au téléphone mais aussi de connecter chez soi plusieurs appareils entre eux"". Ces deux tendances permettent aujourd’hui ""la convergence des technologies"", poursuit-il: ""cela veut dire simplification des usages, que cela soit un outil mobile personnel réunissant les fonctions de téléphone, de baladeur MP3, d’assistant numérique personnel (PDA) et de navigation par satellite (GPS), ou un appareil central à la maison faisant office de télévision, de console de jeu, d’ordinateur et de chaîne stéréo"". Carmi Levy, analyste chez Info-Tech Research, ne voit pas ""une révolution mais plutôt une évolution. Nous étions déjà dans une approche de convergence l’année dernière, mais désormais, les constructeurs sortent des produits non plus utilisables par les technophiles mais par le grand public, y compris les consommateurs moins jeunes"". Selon cet analyste, les produits-phares de 2006 seront essentiellement les écrans de télévision à haute définition (écran plat, plasma), les produits à mi-chemin entre le travail et le divertissement (outils mobiles, console de jeu de dernière génération), et bien entendu le baladeur iPod d’Apple dans ses derniers développements, ""car ce produit est à lui seul un phénomène de société"".
L’avis est partagé par Sean Wargo, analyste au CEA. Evoquant ""l’effet iPod"" et ""la télévision à haute définition comme un produit moteur"", M. Wargo indique que ce secteur ""est sain, avec 122,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires attendu en 2005, soit une hausse de 8,8%"". Une croissance moins importante toutefois que les 10% enregistrés en 2004. ""La demande a été affectée par des craintes liées à la flambée des prix de l’énergie et par les ouragans"", explique M. Wargo. Mais ""les fêtes de Thanksgiving ont donné des raisons d’être plus optimistes"", affirme Jim Barry. En ce jour férié de fin novembre, démarre traditionnellement la saison des achats des fêtes de fin d’année, qui a donné lieu à de fortes ventes dans les commerces de détail et en ligne. ""Les produits électroniques créent la dépendance et la demande est là"", renchérit M. Levy, ""quitte à ce que les Américains ajustent leur budget à la conjoncture"".""Les produits sont là également"", ajoute-t-il, en référence à la sortie d’objets du désir"" comme les derniers iPod, la console multi-fonctions Xbox de Microsoft, ou encore les accessoires sans-fil.

Le CES en ligne : http://www.cesweb.org