Le 5éme Salon de la Réception Numérique fête le succès de la TNT et s’étend à la sécurité domotique

La 5éme édition du salon de la Réception Numérique vient de se tenir du du 29 au 31 mars 2006 au Palais des Congrés de la Porte Maillot à Paris. Conjointement aux succès du SRN 2005 avec le lancement de la TNT, SRN 2006 maintiendra son offre TNT avec les innovations du marché ainsi que sur la TVHD. L’année 2006 marquera une étape importante du développement de la TNT, pour les ventes d’abonnements satellite et d’équipements TVHD.

De grands espoirs reposent sur la Coupe du Monde de football 2006 qui popularisera la TVHD, incitant les téléspectateurs à renouveler tout leur équipement, du téléviseur au décodeur en passant par les appareils d’enregistrement. L’Europe se prépare ainsi à vendre… 15 millions de téléviseurs HD d’ici à 2008, sans compter la vente de décodeurs MPEG-4 et les effets induits sur marché des antennes collectives à adapter ou rénover pour “prendre“ la TVHD. Coté contenus, le bouquet satellite TPS parle d’un lancement proche, Canal+ veut être prêt pour début 2006. La chaine française TF1 promet un match par jour en HD. Les fabricants de téléviseurs marqueront aussi l’événement de la Coupe du Monde en animant les points de ventes. Pour la TNT, la croissance se poursuit avec une offre enrichie de quatre nouvelles chaînes gratuites qui seront lancées le mois prochain. Parallèlement, l’offre payante se met en place. Déjà les ventes de décodeurs ont dépassé toutes les espèrances dans les villes où la TNT a démarré, et bientôt les premiers téléviseurs TNT prendront le relais des ventes.

Après la seconde étape de déploiement attendue ces prochaines semaines, le marché de décodeurs et des travaux sur les antennes collectives sera une nouvelle fois soutenu par l’implantation de la TNT dans 19 nouvelles villes au printemps 2006, puis 24 autres à l’automne. Le mode de diffusion DVB-H ouvre pour sa part d’autres perspectives pour les fabricants d’équipement sur le marché de la mobilité… Ainsi, c’est dans une conjoncture extrêmement favorable pour le développement des activités de l’Electronique grand public, portée par la TVHD et la numérisation des équipements télévision, que s’est déroulé le Salon de la Réception Numérique avec les grands acteurs tels que WORLDSAT, TPS, CANALSAT, EUTELSAT, VISIOSAT, ASTRA…

Sécurité et domotique

Les courants-faibles tiennent également une place importante au sein de la manifestation, en réunissant les grands noms des domaines de la sécurité et de la domotique. Ce pôle d’intérêt s’inscrit dans une logique d’activité complémentaires des installateurs, en particulier les antennistes qui sont les prescripteurs d’alarmes chez le particulier, de moyens de vidéosurveillance chez les commerçants et dans les immeubles, de contrôle d’accès – portiers… Convergence et distribution multimedia sont également au cœur du rendez-vous avec les systèmes Media Center et de câblage résidentiel avec les nouvelles normes de câblage en RJ-45 sur le marché de la construction.

Les conférences :
>La TNT et la THVD >Convergence et distribution domestique des services VDI >Les normes, la formation et la qualification des entreprises >La protection-sécurité du personnel >Les systèmes Media Center >TNT payant – Canal + >TVHD nouveaux terminaux – Canalsat >L’offre HDTPS >Les moyens mis à disposition pour la distribution – TPS > Les grands évenement HD à venir – TPS

l’organisateur du Salon de la Réception Numérique: www.spat.fr/srn

Parmi les exposants, on notera l’entrée du fabricant Italien de Vidéosurveillance/ alarme sur téléphone mobile disponible avec CastSentinel présenté au Salon Réception Numérique/ sécurité et domotique par Alpha Surveillance, Paris. CASTS ouvre une nouvelle voie en vidéosurveillance sur IP via les téléphones mobiles. Le logiciel CASTSENTINEL permet de visualiser les images vidéo des caméras de surveillance où que vous soyez. Le système est basé sur un logiciel résidant sur votre PC connecté aux caméras et transmettant les images (15 à 30 fps) vers un téléphone mobile via GPRS ou UMTS.Les applications de surveillance: vidéo surveillance de commerces, d’entreprises, de propriétés ou d’enfants. Messages d’alarmes sur son téléphone mobile. Assistance aux gardiens, patrouilles de sécurité et véhicules d’intervention. Avec les cartes d’extension d’entrées/ sorties CASTSENTINEL gère les applications de sécurité et domotique: ouverture/ fermeture de portes, commande de caméras, de sirènes, d’éclairages à distance, etc. par combinaison du logiciel et du matériel électrique.

http://www.castsinternational.com/

Le haut-débit par courant porteur (CPL)

Le syndicat intercommunal Sipperec confie à Mecelec, qui remporte ainsi la concession de service public, avec le déploiement d’un vaste réseau d’accès internet haut-débit avec la technologie CPL (Courant Porteur de Lignes) en Ile de France. Une nouvelle concurrence dans l’offre ADSL des fournisseurs d’accès Internet (FAI) . C’est le premier projet en France et au niveau mondial portant sur un déploiement d’une telle ampleur. Au total 86 communes de la première couronne parisienne soit un potentiel de 1,5 million de foyers sont concernés. Explications sur les enjeux d’une technologie qui est la seule capable de véhiculer à la fois la vidéo, la téléphonie, l’internet et l’électricité dans la maison.

Avantages et applications du CPL

1 – Le courant porteur en ligne (CPL et PLT pour Powerline Telecommunications) : une technologie désormais mature apporte l’Internet haut débit et le téléphone (Voix sur IP) par la prise électrique et offre l’énorme avantage d’exploiter le réseau électrique existant dans tous les bâtiments publics ou privés avec de nouveaux services aux habitants comme aux collectivités locales.

A – Le CPL, qui était encore considéré il y a 5 ans comme une chimère technologique, est aujourd’hui utilisé de façon commerciale dans de nombreux pays (Allemagne, Autriche, Etats Unis, Espagne, Suisse…) pour raccorder des foyers à Internet. C’est un concurrent direct de la technologie ADSL. Le principal avantage de la technologie est son très faible coût à la fois d’installation et d’exploitation. Cette technologie consiste à : > injecter par modem le signal sur les lignes électriques basse tension au niveau des transformateurs moyenne tension / basse tension, > renforcer à intervalles réguliers ce signal par des répéteurs, > équiper l’utilisateur d’un modem final branché dans la prise électrique. Plusieurs transformateurs peuvent être couplés entre eux par le CPL sur le câble moyenne tension. A partir des transformateurs, l’accès au réseau Internet peut se faire par le câble téléphonique classique, une fibre optique ou une liaison hertzienne ou WI MAX (réseau dit de « collecte »). De nombreuses entreprises développent les équipements nécessaires (Corinex, Intellon, Main.net, Mitsubishi, Schneider, Sumitomo …), ce qui fait que les performances s’accélèrent et que les coûts baissent. De grands acteurs comme Google et IBM ont en 2005 décidé d’investir dans cette technologie.  

B – En outre, la technologie est très compétitive pour un ensemble de services aux collectivités tels que: > la vidéosurveillance, >le contrôle d’accès des bâtiments, > la gestion technique des énergies. En effet, ces applications peinent à se développer actuellement du fait des coûts importants des réseaux télécoms qu’il faut construire pour les activer. Le très faible coût d’installation des CPL rendra accessible ces nouveaux services au plus grand nombre. Avec ces perspectives, le CPL aura à coup sûr une place majeure et mondiale à 5 ans dans le panorama des technologies télécoms.  

2 – Un projet de grande ampleur qui fondera le développement de cette technologie en zone urbaine. Le SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication) a engagé en 2002, en partenariat avec EDF et plusieurs opérateurs de télécommunications, un programme d’expérimentations destiné à valider la pertinence au plan technique et économique de la technologie des courants porteurs en ligne (CPL) pour mettre en œuvre des services de télécommunications sur le réseau de distribution publique d’électricité. Une première série d’expérimentations, conduite sur le territoire des communes de Courbevoie, Levallois-Perret, Nanterre et Rosny sous Bois, en partenariat avec les opérateurs télécoms, a permis de tester le recours à la boucle locale électrique pour mettre en place une offre d’accès Internet haut débit à destination des particuliers et des entreprises. C’est ainsi qu’environ 1 500 utilisateurs ont pu tester ce service. Par ailleurs, une expérimentation, menée en partenariat avec la commune de Villeneuve-la-Garenne, est en cours afin de tester la mise en œuvre d’un système de vidéosurveillance sur la boucle locale électrique.

3 – MECELEC remporte la délégation de service public Le délégataire retenu par le comité du SIPPEREC, dans sa séance du 30 mars 2006, est la société MECELEC. La durée de la concession a été fixée à 15 ans. MECELEC avait présenté sa candidature à cette Délégation de Services Publics (DSP) dans le cadre de son activité d‘équipementier de réseaux électriques et télécoms et parce qu’il avait décidé il y a deux ans d’investir la technologie du CPL (courant porteur en ligne). La mission de MECELEC porte sur la constitution d’un réseau d’accès télécoms construit sur le réseau électrique de distribution dont les collectivités sont propriétaires et notamment : • La constitution du réseau CPL par l’installation des équipements CPL dans les postes de transformation et les colonnes montantes des immeubles (soit 7 714 transformateurs à équiper correspondant à 130 000 immeubles). • L’exploitation du réseau télécoms ainsi constitué. • La commercialisation de cette capacité de transport auprès des fournisseurs de service ( voix sur IP et/ou Internet haut débit, services aux collectivités).   4 – Début d’équipement en 2007 et déploiement total en moins de 5 ans Le plan de travail développé par MECELEC (créé en 1934) prévoit 5 étapes successives de la sélection des fournisseurs de la technologie CPL, le début du déploiement en 2007 jusqu’à l fin du déploiement au plus tard en 2011.

Jacques Poulet, Président du SIPPEREC et Maire de Villetaneuse, s’est félicité de l’aboutissement de cette procédure lancée en juillet 2004. «  Le SIPPEREC valorise ainsi le réseau de distribution électrique qui appartient aux collectivités locales et est exploité par EDF réseau de distribution (ERD). Les expérimentations menées depuis 2002 ont montré que le service proposé de téléphonie et d’Internet est de qualité et qu’il ne perturbe en rien le réseau de distribution électrique. Les opérateurs, clients du délégataire, pourront proposer à leur clientèle une offre différente de celle aujourd’hui offerte par le dégroupage, une offre compétitive qui s’affranchit des contraintes opérationnelles de l’ADSL et de l’abonnement téléphonique. Cette boucle locale alternative a le grand avantage de pouvoir être déployée sur un réseau existant et ne nécessite aucun travaux de génie civil. Cette offre pourrait être élargie à de nouveaux services liés à la distribution électrique. Avec l’ouverture du marché de l’électricité, de nouveaux besoins apparaissent en matière de services. Les CPL devraient aussi permettre d’améliorer la gestion et la sécurité du réseau basse tension. ». Le Président de MECELEC, Bruno Estienne , ajoute :  « Pour nous, il s’agit d’une réelle opportunité de développement et d’une vitrine au niveau mondial de nos compétences. Nous sommes très confiants dans l’aboutissement favorable de ce projet qui validera définitivement une technologie vouée à un très grand avenir. Les courants porteurs en ligne offrent de réels avantages techniques et seront très compétitifs. L’autre aspect important est toute la déclinaison de cette offre au niveau d’autres applications et notamment la vidéosurveillance en milieu urbain. »

Le SIPPEREC regroupe 86 communes des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val de Marne, des Yvelines et du Val d’Oise, pour lesquelles il exerce plusieurs compétences dans le domaine de l’électricité et des télécommunications. En tant qu’autorité concédante le syndicat représente les villes et agit en leur nom. Il garantit le bon exercice des services publics, leur développement et leur modernisation.

SANS FIL

Les plus grandes entreprises d’électronique ont décidé d’utiliser une nouvelle norme de la technologie Bluetooth de connexion sans fil à courte portée pour relier entre eux les différents appareils de la maison et permettre notamment le transfert de vidéo haute définition, ont annoncé deux associations du secteur. 

Cette décision, annoncée mardi 28 mars, devrait permettre de déterminer la façon dont des centaines de millions de téléviseurs, magnétoscopes et ordinateurs seront connectés sans fil les uns aux autres d’ici la fin de la décennie. Jusqu’à présent, les professionnels n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un standard unique assez rapide pour relier les appareils numériques de nouvelle génération. Le Bluetooth Special Interest Group et la WiMedia Alliance, deux associations qui comptent parmi leurs membres Intel, Nokia et Microsoft, ont expliqué qu’ils coopéreraient pour proposer d’ici 2008 des appareils Bluetooth capables d’envoyer et de recevoir des contenus multimédia à des vitesses cent fois supérieures à celle de la norme actuelle. ""Cette nouvelle version de la technologie Bluetooth répondra à la demande de synchronisation et de transfert de gros volumes de données tout en autorisant l’usage des applications audio et vidéo de haute qualité pour les appareils portables, les projecteurs mutimédias et les téléviseurs"", a déclaré dans un communiqué le Bluetooth SIG.

La nouvelle version de Bluetooth, qui utilise les fréquences de l’Ultra Wideband (UWB)

Elle permettra des connexions de 100 mégabits par seconde, contre moins d’un mégabit pour la plupart des téléphones portables actuels. Des vitesses d’au moins 10 megabits sont nécessaires pour transférer une vidéo de qualité entre différents appareils. L’Ultra wideband, qui fonctionne sur un spectre de fréquences radio très élevées, impose une distance maximale entre deux appareils de 10 à 15 mètres. Selon les deux associations le nouveau module Bluetooth utilisera une fréquence radio au-delà de la bande des 6 gigahertz. Bluetooth SIG s’attachera à conserver les points forts de la technologie actuelle, comme la faible consommation en énergie et les fonctions de sécurité, a assuré Michael Foley, directeur général du groupe. Ce nouveau standard sera également compatible avec la technologie actuelle qui équipe plus de 500 millions d’appareils. Les appareils Bluetooth devraient dépasser le milliard d’unités à la fin 2006, a-t-il précisé. Les deux associations estiment que les prototypes seront disponibles au deuxième trimestre 2007. Les premiers appareils Bluetooth nouvelle génération devraient être commercialisés début 2008.

Bluetooth SIG (Special Interest Group): https://www.bluetooth.org
WiMedia Alliance:
http://www.wimedia.org
Revue Réseaux & Télécoms: http://www.reseaux-telecoms.net

Interview de Dominique Voisin, SARL Cabinet Contrôle Habitat

M. Dominique Voisin, expert technique du bâtiment et directeur de la société SARL CCH ,Cabinet Contrôle Habitat près de Toulouse, s’exprime sur son métier en évolution avec les nouvelles enseignes de franchise et expose les très prochaines contraintes de la loi sur l’obligation du Bilan énergétique des bâtiments en vente à partir du 1er juillet 2006… si le décret parait. Il estime notamment qu’"Avec le Bilan énergétique, l’expertise du technicien du bâtiment s’estimera sur des critères légers, de la consommation de chauffage en trois ans jusqu’au type d’isolation". Gros chantier en perspective pour eux et petit choc dans l’immobilier pour les vendeurs de biens qui vont découvrir un nouveau critère d’évaluation du prix de vente au moment où le marché se calme.

Domoclick : Quel a été le niveau d’acitivité de votre métier en 2005 ?

Dominique Voisin : L’année a était très bonne, elle continue dans la lancée de l’activité immobilière de 2004. Au deuxième semestre, nous avons commencé, à plein temps, le contrôle des DTA, c’est à dire les Dossiers Techniques Amiante qui s’imposent à tous les propriétaires d’immeubles comportant plus d’un seul logement , principalement les Mairies, les immeubles collectifs et depuis quelque temps les agriculteurs.

Domoclick : Quelle est la nouveauté par rapport à ce type d’habitat ?

Dominique Voisin : Le DTA s’impose sur toute l’exploitation à l’exception de la partie réservée à l’habitation. Nous recherchons la présence d’amiante au même titre que les autres expertises dans le but de dégager la responsabilité civile du propriétaire par l’information des personnes habitant, travaillant ou appelées à travailler dans l’immeuble, de tous les bâtiments servant à l’explotation. Le but est de protéger la santé des personnes, y compris des travailleurs des entreprises extérieures. Exemple: l’électricien qui vient modifier l’installation d’un bâtiment doit savoir s’il contient ou non de l’amaiante, et sous quelle forme. L’amiante étant interdit, il doit être signalé et le professionnel doit en tenir compte. La responsabilité du propriétaire peut être engagée pour mise en danger de la vie d’autrui. Cela vaut aussi en cas de dépose pour mettre tous ces déchets dans le cycle de l’amiante et non pas dans celui des décharges.

Domoclick : Parmi les 2 familles d’amiante, quelle est celle qui touche principalement les particuliers ?

Dominique Voisin : Il y a d’abord les amiantes dangereux , les floconneux, représentés notamment par les tresses enroulées autour des tuyaux , dans les bureaux…. La deuxième ce sont les amiantes liées dans le ciment, les plaques de toît ondulées, les lambris de décoration. et enfin les amiantes dans les résines, notamment dans les revêtements de sol (Gerflex, hélium, balatum), qui n’offrent aucun danger pour les particuliers tant qu’on n’y touche pas, ne pas le meuler, ni le découper pour ne pas libérer de poussières d’amiante.

Domoclick : Quels changements se profilent dans le cadre de l’application prochaine de la loi sur la performance énergétique des bâtiments ?

Dominique Voisin : Nous attendons les textes pour le 1er juillet 2006. Le gouvernement est en face d’un dilemme, entre l’option lourde et l’option légère. L’option lourde, dans laquelle la loi demanderait aux techniciens du bâtiment de faire une recherche soignée pour connaître très exactement la déperdition : calcul des surfaces, de plafonds et de murs isolés ou pas, calcul des surfaces de menuiseries et de vitres isolées ou pas, de calculer précisément l’énergie dissipée par un volume., calculé en KWH par m2 de surface habitable. Cette option a deux inconvénients, longue sur le calcul technique, chère en raison de l’utilisation de caméras thermiques pour rechercher les fuites et les ponts thermiques dans les bâtiments.. Ce qui représenterait plusieurs centaines d’euros par contrôles sur site. L’option légère, celle qui serait retenue, ne correspond pas à la protection de la responsabilité du vendeur que l’on couvre par l’information à lacquéreur, mais il s’agit de l’application de l’engagement de la France dans le traité de Kyoto. L’état s’est engagé à réduire ses consommations de ( ) . Ce n’est donc plus le vendeur qui s’engage mais le Notaire à travers un document informatif , s’appuyant sur l’expertise d’un technicien du bâtiment qui estimerait le niveau de consommation avec des critères légers : la consommation de chauffage sur trois ans, le type d’isolation etc….

Domoclick : A votre connaissance, où en est l’actualité de la publication de ce texte ?

Dominique Voisin : La décision devrait déjà être prise et les textes devraient être déja écrits, ce qui n’est pas encore le cas, donc on entend dire maintenant de façon plus pressante que le bilan énergétique et l’expertise seraient repoussés au 1er semestre 2007.Au conditionnel !

Domoclick : Quels conseils donnez-vous à ceux qui souhaitent s’investir dans ce métier d’expertise qui va se développer en 2006-2007 ?

Dominique Voisin : “L’expert” est un technicien du bâtiment a pour caractéristiques d’être assuré. Dès 2002, à l’apparition des 1ers experts a vu s’installer un certain nombre de gens peu ou pas qualifiés et un nombre de sinistres très importants a limité le nombres d’assureurs. Ils sont maintenant peu nombreux sur le marché et ont gelé le nombre de nouveaux cabinets. Il est aujourd’hui pratiquement impossible de trouver un assureur.

Domoclick : Et du côté des réseaux de franchisés ?

Dominique Voisin : Les réseaux apportent cette couverture de l’assurance et les formations qui vont avec. Il est au possible au candidat à cette profession de passer par le monde de la franchise pour développer une création d’entreprise. A titre individuel, c’est très difficile de la part d’un candidat qui n’aurait pas une expérience de plusieurs années au sein d’un cabinet. Le problème des cabinets est de trouver des candidats avec un niveau de compétences suffisant pour ne pas engager inutilement la responsabilité du cabinet et surtout de ne pas décevoir le client. Personnellement, mon fils m’a rejoint l’année dernière avec la même optique de qualité et a profité ainsi de mon expérience.

Domoclick : Quel investissement faut-il compter pour démarrer ?

Dominique Voisin : Il faut du matériel de base , un poste informatique chez soi ou dans un bureau ), du matériel de contrôle, machine à plomb à louer , l’achat étant de 10 000 à 40 000 € . Le plus difficile quand on se lance, c’est la mise en portefeuille avec l’attente de la signature définitive chez le notaire qui génère le règlement. On se retrouve avec 2, 4, 6 mois de travail en stock . De plus en plus de clients demandent le règlement de 200, 400 ou 2 000 €, selon la taille des bâtiments parce qu’ils n’ont pas prévu cette dépense obligatoire .

Le site de D. Voisin : http://www.cch-dv.com

FAQ sur l’ECO-CONSTRUCTION

Le site www.ecologie-pratique.org organise une campagne d’information intitulée ""100 questions pour comprendre l’éco-construction"". Pour participer à la rédaction du premier guide ""open source"" sur les constructions écologiques…

De quoi s’agit-il?

Lorsque que l’on découvre les constructions écologiques et que l’on décide de réaliser ou de faire faire des travaux, en neuf ou en rénovation, de nombreuses questions éthiques, financiéres ou techniques se posent. Ces questions, ceux qui ont expérimenté des solutions alternatives depuis quelques années (autoconstructeurs, artisans, architectes…), ont trouvé des réponses. Sur le forum d’ecologie-pratique.org nous souhaitons lister vos questions puis y répondre de mars à mai 2006.

Comment participer?

Il vous suffit de poster une question que vous vous êtes posé ou qui vous semble nécessaire de se poser pour découvrir et comprendre une des facettes des constructions écologiques. Avec l’équipe de rédaction bénévole nous apporterons le plus grand soin à la rédaction des réponses et à leur diffusion sous la forme d’un document téléchargeable par tous. A tout moment vous pourrez, si vous le souhaitez apporter vos commentaires aux questions comme aux réponses afin de participer à la réalisation de ce document partagé. Pour poster votre question, une fois identifié dans l’espace membre, cliquez sur ""Nouveau"" en haut à droite sur la page suivante:

http://www.ecologie-pratique.org/construire/forum/viewtopic.php?forum=8&showtopic=40

Les sites Internet deviennent vocalisés avec ReadSpeaker

ReadSpeaker permet d’écouter le contenu d’un site web grâce à une synthèse vocale de très haute qualité.  Ce service gratuit, sans logiciel à télécharger, fonctionne sur la quasi-totalité des navigateurs web. Il suffit d’être équipé d’un ordinateur connecté à Internet, d’un casque ou de haut-parleurs. Mais ReadSpeaker ouvre Internet à tous ceux qui préfèrent écouter que lire et notamment pour tous ceux qui ont des problèmes de lecture du texte. Ces catégories de personnes représentent plus de 20% de la population dans la plupart des pays européens. Ecoutez voir ces exemples !

Des exemples avec des sites d’informations sanitaires, marchands ou éducatifs

Les informations sont vocalisées à la volée grâce à la technologie Readspeaker et ensuite téléchargées sous forme de fichier mp3 grâce à un logiciel de podcating (ce mode de diffusion de l’information permet l’émission de fichiers sonores ou vidéo sur Internet via un fil d’infos RSS).

L’Université de Montpellier I est la premier site éducatif à vocaliser une partie de son site avec ReadSpeaker. En l’occurence, il s’agit de l’espace public de formation aux technologies de l’information et de la communication Portices.

Leroy Merlin a décidé de vocaliser une partie de son site web grâce à ReadSpeaker Lis-Moi. C’est le premier grand distributeur a choisir notre solution pour aider ses utilisateurs à mieux profiter des conseils "Réaliser pas à pas" qui proposent des fiches détaillées pour avancer étape par étape. La possibilité de télécharger le fichier mp3 associé à une étape permet à l’utilisateur d’écouter le conseil sur son baladeur mp3 tout en effectuant le travail par exemple. C’est la première fois que nous vocalisons le site d’un acteur majeur dans le domaine de la distribution.

inXL6, le portail jeune de l’Eglise catholique en France vient de vocaliser certaines parties de son site Internet. Les internautes peuvent dorénavant écouter les dernières brèves et la biographie du Saint du jour en s’abonnant gratuitement au podcast associé ou en écoutant directement le fichier audio au format mp3.

ReadSpeaker vocalise les comptes-rendus des débats de l’Assemblée Nationale

ReadSpeaker vocalise les comptes-rendus des débats des députes à l’Assemblée Nationale lors de la session parlementaire en cours. Pour écouter ces débats, cliquez sur le lien comptes-rendus des débats dans la colonne de gauche dans la page d’accueil puis sur le lien ""Compte-rendu de la séance en cours ou de la dernière séance"" ou sur le lien ""Session ordinaire 2004-2005"". AgoraVox est désormais le premier journal en ligne permettant la lecture de tous ses articles par synthèse vocale de très haute qualité et proposant un podcast d’un nouveau type, grâce à la technologie ReadSpeaker. Répondant à l’esprit citoyen qui préside au développement d’AgoraVox, ses fondateurs, Carlo Revelli et Joël de Rosnay, ont souhaité mettre à disposition du plus grand nombre les informations développées sur le site avec un système de lecture automatique des articles et ce grâce à la technologie proposée par ReadSpeaker. L’idée est de rendre les actualités consultable pour tous ceux qui préfèrent écouter que lire et notamment pour tous ceux qui ont des problèmes de lecture du texte. Ces catégories de personnes représentent plus de 20% de la population dans la plupart des pays européens. Techniquement, le système transforme automatiquement le contenu web en audio, à partir des articles publiés sur AgoraVox. Aucun enregistrement des articles n’est réalisé, tout se fait en direct, avec une voix synthétique qui lit le contenu des pages au visiteur. Avec ce système, AgoraVox diffusera également ses articles dans un Podcast pour que chacun puisse écouter les articles du site sur son logiciel favori (Itunes ou autre) ou sur son lecteur mp3 (Ipod, Creative entre autres).

Le blog de ReadSpeaker : http://readspeaker.blogs.com/mon_weblog

Le pôle construction écologique devient le Salon Ecobat

Devant le succès croissant du pôle construction écologique et à la demande des exposants , SPAS qui organise également le salon Marjolaine , a décidé de développer le Pôle construction en un salon spécifique . la création d’un salon à part entière permet de valoriser toutes les solutions pour un habitat plus respectueux de l’environnement et du bien-être.

L’édition écobat 2006 proposera à côté du salon “Vivre autrement”, la rencontre des spécialistes d’un secteur encore peu connu en région parisienne. Le salon écobat, situé auParc Floral, à Paris bénéficie de la notoriété du salon “Vivre autrement” qui attire chaque année un public sensible aux questions d’éthique, de respect de l’environnement et de l’impact de la construction sur la santé. Une clientèle motivée et fidèle à la recherche de produits naturels de qualité et respectant notre environnement.
Un salon qui renforce un marché en pleine expansion .Loin derrière l’Europe du Nord, la France n’a développé que récemment le secteur de la construction écologique. Pour se déployer, ce marché encore jeune nécessite des opérations de communication destinées aux consommateurs et aux décideurs. Le salon offre au public la possibilité d’acheter des produits liés à l’habitat sain, mais aussi de s’informer sur les techniques et savoir-faire à travers un programme d’ateliers pratiques.

• UN CYCLE DE CONFÉRENCES POUR TRAITER DES GRANDS THÈMES

• DES ATELIERS POUR DÉCOUVRIR TECHNIQUES ET RENCONTRER DES PROFESSIONNELS

• DES DÉMONSTRATIONS DE MISE EN ŒUVRE DE MATÉRIAUX

La société SPAS, organisatrice du salon écobat s’est assurée le concours technique d’APS, cabinet d’architectes spécialisés dans l’écoconstruction.

APS (Architecture Patrimoine Santé) :
71, rue Robespierre – 93100 Montreuil
Tél : 01 48 59 28 91 – Fax : 01 48 57 46 80
a-p-s@club-internet.fr

ECOBAT: 17-20 mars 2006 au Parc Floral de Paris 10h -19h -nocturne 21h -le vendredi 17 mars
Métro Château de Vincennes (navette gratuite) Organisation du salon :
contact: Mélanie Batzen ou Florence Roublot
SPAS • 86, rue de Lille – 75007 Paris
Tél.: 0145560909 Fax: 0144189900
E-mail:
ecobat@spas-expo.com
Site:
www.spas-expo.com

Le livre électronique revient quand la presse papier va mal

Malgré un lancement dès 2003 par un fabricant français et une mise en vente notamment au BHV de Paris, le livre électronique est resté en grande partie lettre morte. Il revient pourtant grâce à l’apparition de l’écran flexible, du papier et de l’encre électronique. Ces technologies vont probablement bouleverser la presse et notre rapport à la lecture. Un bel  exemple  à voir au cinéma dans le film  de S.Spielberg "Minority Report" avec Tom Cruise. L’action se déroule à Washington, en 2054, une société du futur où l’on découvre dans le métro des lecteurs de journaux couleurs dont les pages numériques se mettent à  jour en temps réel par le réseau sans fil WIFI, déjà en place à New York en 2006.

Sans être totalement enterrée, la technologie du e-book n’a jamais véritablement marché. Trop gourmande en énergie, l’invention a toujours été pénalisée par son écran rigide qui n’offre pas à l’œil un bon confort de lecture.   Les nouveaux e-books, dont la sortie sur le marché américain est prévue dans le courant de l’année 2006, n’ont plus rien à voir avec leurs ancêtres. Ils utilisent désormais des écrans si flexibles qu’ils se présentent plutôt sous la forme de « papier » électronique. De plus, l’« encre électronique » utilisée sur ces écrans supprime tous les problèmes d’éclairage et de reflets. Last but not least, une encre électronique en couleur devrait bientôt voir le jour. Le taux de « rafraîchissement » de ce papier électronique allant sans cesse croissant, ce nouveau support ne devrait pas tarder à diffuser de la vidéo.  

En partenariat avec Hitachi, le quotidien japonais Nikkei s’apprête déjà à lancer une édition sur papier électronique qui présentera sous forme « téléchargée » la une du quotidien. Il suffira d’appuyer sur un bouton pour passer à une autre page. D’une durée de vie de 3 mois, ce quotidien électronique pourra même s’enrouler sur lui-même comme un vrai journal. Chez Fujitsu, on promet au lecteur un papier électronique que l’on pourra griffonner, annoter et surligner tout au long des pages téléchargées. Aux quatre coins de la planète, la révolution du papier électronique s’enflamme…

Minority Report sur Allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=34917.html

RÉSEAUX TPE , APCE

Président de Ricol-Lasteyrie et Associés, une société d’expertise-comptable, René Ricol est également à la tête du réseau TPE (Tous Pour l’Emploi) et de l’APCE (Agence Pour la Création d’Entreprises). Il a annoncé récemment l’existence d’un gisement de 300 000 emplois dans les TPE (Très Petites Entreprises, de moins de dix salariés). Explications.

Comment pouvez-vous annoncer 300 000 emplois non pourvus dans les TPE ? 

René Ricol: Ce chiffre fait suite aux enquêtes réalisées par l’observatoire du réseau. Lorsque je l’ai eu, il y a dix-huit mois, je n’y ai pas cru. Le réseau Tous Pour l’Emploi, qui rassemble les principales organisations d’accompagnement des TPE, est, si j’osais une comparaison, l’équivalent pour les TPE de ce qu’est l’ANPE pour les chômeurs. Il nous fait remonter les chiffres semestriellement. A quatre reprises, nous avons eu confirmation qu’il existe un réservoir quasiment à croissance zéro de 300 000 emplois environ dans les TPE.  Dans les deux millions de TPE en France, il y a une idée de proximité, une nécessité de service, d’immédiateté. Des analyses beaucoup plus fines sont en cours pour indiquer dans quels secteurs les gisements d’emplois sont les plus importants et quelles sont les qualifications recherchées. A priori, c’est sur l’ensemble du territoire français. Il y a bien sûr les domaines de la restauration et du bâtiment, mais il y en a d’autres. Nous allons croiser nos pistes avec celles de l’ANPE. 

Que pensez-vous du Contrat Nouvelles Embauches (CNE) ? 

René Ricol: C’est un excellent outil, justement destiné aux TPE. En effet, il y a un risque lorsqu’on augmente d’un ou deux le nombre de salariés. Très vite, l’expérimentation d’une embauche peut s’avérer catastrophique, non pas d’un point de vue humain mais par la fragilisation de l’entreprise. Par exemple, un électricien qui a un carnet de commandes plein peut s’adjoindre l’aide d’un autre électricien. Et si son nombre de commandes vient à diminuer ? Son entreprise est en péril et il faut qu’il puisse se séparer de son nouvel employé. Avec le CNE, en cas de séparation avec l’employé, il n’y a pas de perdant car l’employé a une meilleure couverture de chômage. En revanche, si au bout de deux ans l’expérimentation est confirmée, l’entreprise prend de l’assurance et l’employé est conforté en son sein. 

Vous êtes désormais à la tête de l’ACPE (Agence Pour la Création d’Entreprises). Quels sont vos principaux objectifs ? 

René Ricol: Bien souvent, on évoque l’idée de « chercher un emploi » ou de le « créer ». J’aimerais décloisonner pour faire plus simple, revenir à la source « d’entreprendre », quelle que soit la forme du travail. Je souhaite aussi que l’ACPE poursuive sa mission d’information complète du grand public. J’aimerais enfin que nous puissions travailler en partenariat avec les enseignants, à tous les stades de la scolarité. Un projet peut se décliner dès le plus jeune âge pour oser et entreprendre des choses, comme salarié ou futur entrepreneur !

Interview publiée le 3 janvier 2006 sur : [->http://www.anpe.fr]