Interveiw de Rodrigo Sepulveda, Vpod.tv

"Vous permettre à vous de créer votre propre chaîne de télévision, c’est ça mon métier. C’est très simple, on le publie en deux clics” déclare Rodrigo Sepulveda Schulz, directeur de la jeune pousse Vpod.tv, technologie de publication rapide des vidéos sur Internet et téléphones mobiles. Vpod.tv permet très simplement de publier une vidéo, d’éditer soi-même sa chaîne TV podcast (vlog) et d’assurer l’hébergement et le partage de vidéos, popularisé par l’américain YouTube ou le français DailyMotion. “Rodrigo” a la fougue d’un Conquistador et l’ironie d’avoir comme initiale RSS ( Really Simple Syndication) . Rien d’étonnant qu’il ait avec sa TPE réussit en six mois à lever 5,1 millions de dollars. Rencontre Exclusive avec Domoclick lors du 29ème Carrefour des Possibles organisé par la FING.

Domoclick : Quel est votre métier ?

Rodrigo Sepulveda : Vous permettre à vous de créer votre propre chaîne de télévision, c’est ça mon métier !

Domoclick : Quelle est la fonctionnalité qui peut le plus intéresser les entreprises ?

Rodrigo Sepulveda : Prenons l’exemple d’une marque de sport, fabricant de chaussures. Elle peut proposer à ses 50.000 clients “Filmez-vous dans un moment sportif “ ou un match et gagnez un voyage à Los Angeles pour aller voir Michael Jordan jouer au basket. La problématique pour cette marque serait de gérer tous les différents types de téléphones mobiles, de caméras, de webcams. Mais ces contenus, elle ne saurait pas comment le gérer et sélectionner le gagnant parmi les participants. Vpod.tv facilite le traitement de ce genre de situation événementielle

Domoclick : Et du même coup, de pouvoir réaliser une production intra-entreprises ?

Rodrigo Sepulveda : Exactement, autre exemple : j’ai pu filmer l’introduction en Bourse de la société EmailVision, la 25éme à s’introduire sur Euronext. J’ai suivi le PDG, le matin, midi et soir pendant le road-show dans les coulisses de cet événement avec des entretiens de la société et les conseils des analystes financiers. Cela a eu un impact formidable en interne auprès des collaborateurs. Ils ont beaucoup aimé, les clients aussi. Cela a humanisé la marque et donné rapidement une meilleure relation avec leurs clients.

Domoclick : Quel est votre modèle de développement ?

Rodrigo Sepulveda : Les entreprises m’aident à développer des usages et à montrer que ça fonctionne. Avec EmailVision, leur demande arrivait à un moment crucial de leur développement, l’introduction en Bourse, crucial pour le PDG qui nous a fait confiance et cela a merveilleusement fonctionné.

Domoclick : Dans cette nouvelle écriture audio/vidéo, peut-on se libérer du clavier infernal ?

Rodrigo Sepulveda : Il n’est pas infernal, une fois qu’on l’a maitrîsé, d’ailleurs on n’arrive pas à écrire avec un si petit stylet. Maintenant si l’on veut laisser une mémoire écrite de ce qu’on fait en blog, on peut évidemment le faire en vidéo. C’est très simple, on le publie en deux clics !

Domoclick : Est-ce également une régie audiovisuelle ?

Rodrigo Sepulveda : Oui, c’est une régie personnelle et un outil de montage personnel au sens entité, individuel ou entreprise. Et pour la diffusion vous devenez un média à vous-même avec tous les outils auxquels les professsionnels ont accès mais de façon extrémement simple (montage en ligne, conduite d’antenne, monétisation pour intégrer des spots pub dans les vidéos, interfaçage avec les blogs et les stats de trafic). Et si un jour vous devenez un vrai professionnel de l’audiovisuel, aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire.

Domoclick : D’où venez-vous Rodriguo ?

Rodrigo Sepulveda : Je suis né il y a 35 ans au Chili de parents Chilien, de grands-parents et arrière grand-parents Chilien qui étaient à l’origine Européen. J’ai grandi en Asie dans une école Française et suis à Paris depuis presque 20 ans !

Démonstration d’un blog vidéo édité avec Vpod.tv avec la participation de J.M. Billau et A. Joffre : http://portal.vpod.tv/jmbillaut/12891/videoPlayer/fs/autoPlay/0
Il s’agit de l’exposé en forme de déclaration d’Alain Maugard, Président du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) prononcé lors de DERBI 2006 qui s’est tenu en juin 2006 à Perpignan (DERBI est un pôle de compétivité) sur le "bâtiment à énergie positive". André Joffre, l’initiateur de DERBI et directeur de TECSOL, envisage l’ouverture de “son” Vpod, pour lancer une "chaîne de télé IP" sur le sujet qui est le sien depuis 30 ans : l’énergie solaire !

Le blog TV de Vpod.tv : http://blog.vpod.tv

OBJETS COMMUNICANTS

Créé par la géniale société française Violet, c’est sans doute l’objet fun & tendance le plus astucieux de l’année, alors qu’il a été lancé en 2005, tout simplement parce que pour son prix (115€ !) , il remet le robot domestique à sa place, au rang des tâches ménagères. Pas lui ! Nabaztag est un compagnon personnel connecté à l’Internet par une simple liaison Wifi et se personnalise via son site Internet (www.nabaztag.com) . Ecoutons-le ! ""Je fais partie d’une nouvelle race unique d’objets intelligents et communicants. Je mesure 23 cm, je bouge mes oreilles, je chante, je parle et mon corps s’illumine et palpite en centaines de couleurs pour mieux exprimer ce que j’ai à dire en fonction .Si vous restez méfiant devant les robots domestiques , voici venir la naissance d’un compagnon virtuel qui parle WIFI en couleurs: un lapin ? Il peut communiquer avec vous pour donner les informations pratiques et les réponses à vos courriels. Avec Nabaztag, entrez dans le monde de la communication des objets communicants qui ont l’air de jouets ! Il sait bouger les oreilles, s’illumine en couleurs, joue de la musique et peut même parler pour vous informer sur la météo, la qualité de l’air, l’état du trafic routier, sur les cours de la Bourse, alerte à la réception de vos courriels . Réactif, l’animal selon l’origine de vos appels , s’anime, via les SMS ou les courriels, en vous envoyant des messages qui le feront danser, bouger et chanter. Grâce au Wi-Fi, il est connecté en permanence à l’Internet et peut s’ouvrir à toute une communauté par ses nombreux blogeurs multimédia (on dit Nabcasteurs !) . Installez-moi chez vous ou dans votre bureau et je serai votre compagnon personnel.

-Ce que fait NABAZTAG :
• Abonnement gratuit : Météo, réveil, horloge parlante, qualité de l’air, indicateurs boursiers humeur, alerte Email…
• Reçoit des messages de vos amis (messages vocaux, musique, MP3 personnels)
• Discussion avec les oreilles d’un autre lapin
-Les prestations supplémentaires : • Configuration simple à l’aide d’un navigateur Web • Garantie de 1 an • Service technique et d’assistance par téléphone ou e-mail

Caractéristiques techniques :
• Lapin intelligent connecté à Internet • Type de produit Objets communicants • Designer : Violet • Connecté à l’Internet en Wifi (réseau sans fil) • Matériel requis : Un accès Internet permanent en ADSL ou par le câble, et une borne Wifi (Point d’Accès) sont nécessaires -Mensurations: Moins d’un Kg / 23 cm

Vos questions, ex: Est-ce qu’il marche avec un Mac ? http://www.nabaztag.com/vl/FR/aideNew.jsp

L’annuaire des Nabcasteurs:
En vous abonnant à un Nabcast vous recevrez les messages audio concoctés par d’autres Nabcasteurs : News, nouveautés musicales, blagues, infos ciné, choisissez ou créez le votre … ici:
http://www.nabaztag.com/vl/FR/nabcast_home.jsp

En vente à la FNAC, chez PIXMANIA en ligne : www.pixmania.com Et chez ROBOPOLIS à Paris: 107 boulevard Beaumarchais 75003 PARIS FRANCE

BÂTIMENT FLEXIBLE

Dans le cadre du Cluster ""Bâtiment Econome"" en Midi-Pyrénées, animé par Bernard REYNIER, et pour que les acteurs régionaux découvrent, bénéficient et même s’inspirent des concepts innovants qui se développent en France, en Europe, et même plus loin . Jean Louis BAAL, inventeur du concept ArchitecturalBus, viendra faire une présentation mercredi 3 Aout à 10h30 chez Monné-Decroix à Toulouse.

Il s’agit d’un concept de flexibilité totale du second-oeuvre avec la modularité des espaces de vie, qui diminuerait certains coûts et les délais du second oeuvre, et offrirait la possibilité d’intégrer des systèmes énergétiques performants, économes et évolutifs. Le principal intérêt de cette démarche est de redonner une vraie valeur ajoutée à l’ensemble de spécialistes concernés par l’acte de bâtir. La flexibilité totale est une des conséquences de cette démarche permettant à l’architecte de modifier des espaces sans contraintes liées aux réseaux.

Comment ? -par la reprise à 90% des produits du commerce
-grâce à l’installation et l’utilisation de ces produits de façon beaucoup plus optimisée
-en évitant les redondances existantes pour les transits des réseaux et de leur insertion dans le bâti. Les réseaux adoptent tous un même cheminement linéaire.
-en apportant une cohérence globale des distributions par une même zone de connexion pour tous les raccordements réseaux nécessaires dans une même pièce.
-en prévoyant un second oeuvre bien prédisposé.

Présentation d’ArchitecturalBus: http://www.architecturalbus.net
Jean Louis BAAL présente son concept : Mercredi 3 Aout à 10h30,
Au siège de Monné-Decroix Salle de projection,
78 chemin des sept Deniers , Bât. 6 – TOULOUSE

RÉSERVATION: Merci d’indiquer votre venue par retour mail à Geoffrey DAPOIGNY (Chargé de mission Bâtiment Econome, Monné-Decroix promotion): gdapoigny@monne-decroix.fr

ÉNERGIES RENOUVELABLES

L’Institut National de l’Energie Solaire, INES, vient d’être officiellement créé. François Goulard, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, a signé le 3 juillet le protocole d’accord portant création de cet institut avec le Conseil général de la Savoie, la Région Rhône-Alpes, le CEA, le CNRS, l’Université de Savoie et le CSTB. (Photo: Chambéry , le plus grand site de production solaire photovoltaïque de France)

Parmi les énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolien, géothermie, biomasse), l’énergie solaire occupe une place de premier plan : ->par son abondance et sa répartition de manière assez uniforme sur la planète -> parce qu’elle permet une production délocalisée d’énergie électrique et thermique particulièrement favorable, dans tous les pays, à une utilisation dans l’habitat et le tertiaire. L’énergie solaire est une filière qui croit de 3% par an et représente un fort potentiel d’emplois. En France, le marché est en forte progression, avec 14.000 chauffe-eau individuels vendus (+ 70 % par rapport à 2004) et une surface totale de capteurs installée de plus de 100.000 m2 qui a presque doublé en un an. Pourtant , la production mondiale d’énergie photovoltaïque (PV) est aujourd’hui de 2 TWh pour une consommation mondiale d’électricité de 15.000 TWh. Elle demeure modeste, mais le taux de croissance du parc d’installations photovoltaïques dépasse depuis plusieurs années les 30 %. Malgré les coûts encore trop élevés des systèmes, cette progression devrait se maintenir dans le futur entre 20 et 35 % par an. SITUATION DU MARCHÉ ACTUEL

L’utilisation de 40 % des surfaces couvertes par des bâtiments existants conduirait à produire, selon les pays, de 20 à 60 % de leur consommation électrique actuelle, sans emprise supplémentaire au sol. Le Japon est actuellement leader mondial pour l’équipement en « toits solaires » (860 MW installés au total dont 222 MW en 2003) et la vitalité de ses entreprises, qui se placent aux premiers rangs mondiaux. En Europe, les pays les plus actifs sont l’Allemagne (410 MW de capacité totale dont 133 MW en 2003) suivie des Pays-Bas et de l’Espagne. Le retard français est d’autant plus dommageable que le solaire photovoltaïque peut devenir un élément important de la compétitivité des entreprises françaises et du développement économique, dans un contexte de délocalisation des sources de production énergétique. L’enjeu majeur pour la recherche et le développement est la réduction des coûts des systèmes.

L’analyse du marché de ce nouvel Institut fait ressortir l’autre secteur de marché que représente le solaire thermique . Dans ce domaine, la France installe chaque année 60.000 m2 de capteurs. Ce marché est en pleine expansion. La moyenne varie entre 550.000 et 900.000 m2 par an en Allemagne, 150.000 à 220.000 m2 par an en Autriche. Trois segments de marché devraient être très favorables au développement thermique : la villa individuelle, l’habitat collectif et le tertiaire. Le développement de ce marché passe par un soutien national plus fort aux industries existantes : > une politique de prix incitative, > la professionnalisation d’un plus grand nombre d’acteurs et intervenants, > une aide à l’innovation pour diminuer les coûts et les freins. Le solaire photovoltaïque raccordé au réseau est en fort développement  Les installations solaires photovoltaïques connaissent, après des débuts difficiles, un véritable boom.   Aujourd’hui les technologies sont au point même si une augmentation du rendement des cellules est attendue. Une hausse des conditions tarifaires de rachat de la production d’électricité ainsi produite devrait permettre un développement rapide de la filière. En Savoie, 3 installations ont été réalisées en 2003 et 26 en 2005. Le parc installé représente aujourd’hui une puissance de 82 Wc pour 1.000 habitants. En France, le parc photovoltaïque installé représentait 21,7 MWc fin 2003 et 27,7 MWc fin 2006 soit 360 Wc pour 1.000 habitants.

L’idée de l’INES est née en 1998 : créer un institut dédié à l’énergie solaire. Elle est le fruit de la volonté du Conseil général de la Savoie de constituer une entité de recherche fédérative dans le domaine du solaire et de celle de la Région Rhône-Alpes de développer des sites économiquement porteurs. L’ADEME, de son côté, y a vu un intérêt de créer un centre de ressource, de formation et d’information régional sur le solaire. Le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et le CSTB se sont joints au projet. Avec pour ambition de développer la recherche et le développement du solaire en France. Ce projet, qui correspond à un investissement de 60 M€, affirme la volonté de l’Etat et des collectivités territoriales de faire de l’INES un leader européen et une référence mondiale.   L’INES regroupera sur le site de Savoie Technolac, à proximité de Chambéry, la majorité des acteurs français de la recherche dans le domaine de l’énergie solaire. Plus de 100 chercheurs issus du CEA, CNRS et de l’Université de Savoie sont déjà présents dans des bâtiments temporaires. A terme, les activités de l’INES seront installées dans un ensemble immobilier qui pourra accueillir plus de 250 chercheurs, formateurs et industriels. L’INES est constitué de trois plates-formes intervenant en synergie : une plate-forme ""Recherche, développement, innovation industrielle"", qui constitue le cœur des compétences au niveau international . une plate-forme ""Démonstration"" qui permet de caractériser les matériels et systèmes issus de la première plate-forme . une plate-forme ""éducation"", chargée de quatre missions : l’information, la formation, l’évaluation et la promotion.   L’engagement du CSTB dans l’INES coulait de source. ""Désormais, la recherche et l’innovation accordent une nouvelle place – une juste place – aux énergies solaires, précise Alain Maugard, Président du CSTB, et notamment au solaire photovoltaïque. La création de l’Institut National de l’Energie Solaire en est la concrétisation. Déjà engagés dans la recherche sur les énergies solaires (solaire thermique) sur notre site de Sophia-Antipolis, nous avons souhaité travailler aux côtés de partenaires prestigieux sur le photovoltaïque, d’autant que l’alliance avec le CNRS et le CEA est totalement complémentaire."" La plate-forme « éducation » est chargée de quatre missions à découvrir sur le site où est proposé une palette d’outils tels un référentiel : http://www.ines-solaire.fr
Le CSTB: http://www.cstb.fr

WIMAX de Paris à Cestayrols (Tarn)

 Championne d’Europe du haut débit avec la nouvelle attribution des licences Wimax, le lancement du plan ""Paris ville numérique"" et l’annonce d’un raccordement de 80% des foyers parisiens à la fibre optique d’ici 2010, la France semble vouloir conforter son avantage en matière de haut débit pour tous et sans zone blanche. Car si Paris promet gratuitement à ses administrés la multiplication, via le Wimax + Wi-fi, de l’ Internet sans fil dans les lieux publics, toutes les régions de France en zone blanche devraient être couverte par le standard WIMAX . Depuis l’attribution le 7 juillet de 49 licences régionales par l’ARCEP, les zones les plus inaccessibles ou les moins peuplées qui ont été ""oubliées"" par l’ADSL vont désormais surfer comme les autres . Trois millions de foyers sont concernés !

BOLLORÉ Télécom qui remporte douze régions parmi les 49 licences régionales, le consortium HDRR  (Haut Débit Radio Régional: TDF, Axione, filiale de Bouygues, LD Collectivités et Naxos, filiale de la RATP) mené par TDF qui en gagne onze, et le consortium MAXTEL (Altitude Telecom et les autoroutes Paris Rhin Rhône) avec treize régions sont les trois grands gagnants du concours pour l’attribution des licences d’Internet haut débit sans fil (Wimax). Le régulateur des télécoms a aussi accordé six licences à six conseils régionaux sur quatorze qui s’étaient portés candidats. La SHD (Société du Haut Débit: SFR, Neuf Cegetel et Canal+) a quant à elle obtenu des licences de l’Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur tandis que France Télécom, qui avait postulé pour une licence sur deux dans chaque région métropolitaine, a été écarté de la sélection, n’empochant que celles de la Guyane et de Mayotte. Régis Martin en charge du projet Wimax chez TDF expose les spécificités de ce standard haut-débit sans-fil et les applications possibles en radio. Interview par tdf le 7.04.2006.

-TDF : Qu’est-ce que le WiMAX ?

-Régis Martin: Le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est une technologie de boucle locale, par voie hertzienne (""radio""), qui permet de transporter des données à haut débit (jusqu’à 10 Mbit/s) avec une portée de plusieurs km (plus de 10 km en vue directe avec une antenne extérieure).  Il se décline selon deux variantes de la norme IEEE 802.16, adoptées au niveau mondial : le 802.16-2004, adapté aux usages fixes, et le 802.16e adapté aux usages mobiles. Cette seconde variante, plus récente, a été adoptée à la fin de 2005. Le Forum WiMAX, qui rassemble plusieurs centaines d’opérateurs et constructeurs et dont TDF est membre, veille à la compatibilité et à l’interopérabilité des solutions WiMAX des différents constructeurs, de telle sorte que des terminaux d’abonnés (""CPE"") variés puissent être utilisés sur le même réseau.  Le WiMAX se distingue du Wi-Fi par sa portée (plusieurs km contre quelques centaines de m), et également par les fréquences utilisées, qui sont gérées par les opérateurs attributaires et permettent de gérer différentes qualités de service (best effort, débit minimum garanti, débit garanti, …).

-TDF a déposé en février un dossier de candidature auprès de l’ARCEP pour l’obtention de licences WiMAX dans 22 régions… Comment se positionne TDF par rapport au WiMAX ?

RM: TDF a pris part en France à quatre expérimentations utilisant la technologie WiMAX. Ces expérimentations ont permis de tester les performances de la technologie en vraie grandeur dans des conditions variées (zones rurales et urbaines notamment). Le groupe TDF est également titulaire d’une licence en boucle locale radio en Estonie, au travers de sa filiale Levira qui déploie un réseau national en 2006. TDF a déposé le 1er février des dossiers de candidature pour l’obtention de licences dans la bande des 3,5 GHz au travers de la société HDRR, constituée avec Axione et LD Collectivités, les leaders sur le marché des réseaux des collectivités locales, ainsi qu’avec Naxos (opérateur d’opérateurs filiale de la RATP) dans le cas de l’Ile-de-France.  Le positionnement de TDF est celui d’un opérateur de gros. Les clients de HDRR seront les opérateurs de détail (FAI), qui s’adressent directement au grand public et aux entreprises.

- Le WiMAX : pour quels services ?

RM: Le WiMAX permet de desservir en haut débit fixe les zones non desservies par le DSL (ou mal desservies), car trop éloignées des noeuds de raccordement d’abonnés de France Télécom. Selon les régions, ces zones représentent jusqu’à près de 10% de la population et des entreprises. Il permet également de proposer des offres haut débit nomades, complémentaires d’une part du WiFi (limité en portée et en qualité de service) et d’autre part de la 3G (plus limitée en capacité). Les licences qui seront attribuées par l’ARCEP en 2006 ne permettent pas une utilisation mobile de la technologie, ce qui signifie que le terminal d’abonné doit être fixe tout au long de sa communication avec le réseau.

- Quelles applications de cette technologie peut-on envisager demain dans le monde de la radio ?

RM: A court terme, le WiMAX peut être utilisé comme solution de transport, au même titre que les liaisons filaires ou les faisceaux hertziens. Sous deux à trois ans, les industriels prévoient l’arrivée sur le marché de puces WiMAX dans des terminaux portables (PC, PDA, …), à l’instar de ce qui a fait le succès du WiFi. Ces avancées technologiques favoriseront le développement d’offres haut débit nomades, qui pourront servir de support à des services radiophoniques, ne serait-ce que ceux qui existent sur le web (streaming, podcasting, services interactifs…). L’utilisation du WiMAX en mode broadcast est possible en principe, bien que ce mode ne soit pas implémenté en tant que tel dans les versions actuelles de la norme. Cependant la portée d’un émetteur WiMAX pour une réception nomade est sensiblement inférieure à celle d’un émetteur de radiodiffusion classique, notamment parce que les fréquences utilisées sont relativement élevées (3,5 GHz).

- En conclusion quelles sont les prochaines étapes du déploiement et l’avenir du WiMAX en France ?

RM: Les licences (deux par région) seront délivrées pendant l’été 2006. TDF prévoit de déployer son réseau dans les régions qu’elle aura remportées en 2007 . la priorité de TDF est de couvrir les ""zones blanches"" de l’ADSL.

http://www.tdf.fr

FORUM WIMAX: http://www.wimaxforum.org

Débat sur la fracture numérque avec F.Sultan, coordinateur de l’association Vecam. Donnez votre avis dans le chapitre 10 du wikibook, entièrement consacré à ce sujet: http://www.vecam.org/

FACTEUR 4

Dans un rapport remis lundi 3 juillet au gouvernement, le groupe de travail « facteur 4 » –dont le rôle est d’identifier les pistes pour permettre à la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050– a estimé que des efforts doivent encore être faits dans la bâtiment et les transports. Plusieurs recommandations ont été soumises.
Des efforts restent à faire dans le bâtiment et les transports pour diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, selon l’objectif fixé par Jacques Chirac le 15 février 2005, à la veille de l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto… Telle est la conclusion du rapport du groupe de travail «Facteur 4» intitulé «Zoom sur le groupe ‘Facteur 4’»( Lire en bas de page****), remis à Nelly Olin (photo) , ministre de l’Ecologie, et à François Loos, ministre délégué à l’Industrie.

Le groupe a été installé le 8 septembre 2005. Il est composé de 31 personnalités choisies pour leurs compétences dans des milieux divers : élus professionnels, associations, syndicats, académiques, universitaires. Il a auditionné une vingtaine d’experts extérieurs, dont trois étrangers : un député européen « vert », un scientifique allemand et un économiste américain. Une rencontre a été organisée à Londres avec la « Stern Review » qui assure une mission similaire pour le Royaume-Uni.  

L’analyse du groupe figure dans le rapport* qu’il a rédigé et dans 29 recommandations qui sont classées en trois catégories : 1/ des recommandations stratégiques, pour assurer la pérennité et la visibilité des politiques à mettre en place . 2/ des recommandations visant à assurer la cohérence d’ensemble des politiques publiques, au niveau français, européen et mondial . 3/ des recommandations, plus nombreuses, visant à organiser une mobilisation générale des secteurs d’activité et des acteurs : • mobilisation des politiques sectorielles (logement, transport, industrie) . • sensibilisation et incitation des acteurs . • soutien à la recherche et au développement . • participation des collectivités locales . • outils réglementaires et fiscaux à mettre en place. Les Ministres ont pris connaissance de ces recommandations et ont convenu : • de diffuser le rapport définitif à la rentrée . • d’organiser un colloque pour échanger sur le contenu du rapport . • préparer la mise en œuvre des mesures qui seront retenues.

Dans son rapport, le groupe émet ainsi des recommandations stratégiques et sectorielles et de nature à faire évoluer les comportements individuels. Il propose notamment d’introduire un premier jalon en 2020 avec pour objectif une réduction de 25% à 30% des émissions de gaz à effet de serre de la France par rapport à 2004. Dans le bâtiment, les auteurs du rapport proposent un produit bancaire, «le livret climat», majoritairement dédié aux actions visant à améliorer l’efficacité énergétique dans le bâtiment. En ce qui concerne les Transports, ils proposent de « porter l’effort financier en priorité sur les transports de masse », de réduire les vitesses maximales autorisées, de légaliser le péage urbain et de taxer le kérosène. « On peut avancer très vite sur le logement », mais en ce qui concerne les transports, « tant qu’on n’aura pas des transports qui partent à l’heure, qui arrivent à l’heure, qui soient confortables et sécurisés, vous ne pourrez pas obliger tout le monde à prendre les transports en commun », a estimé Nelly Ollin. Rappelons que les pays signataires du protocole de Kyoto se sont engagés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre provenant de l’usage des énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole pour revenir d’ici 2012 à un niveau inférieur de 5,2% à celui de 1990. Or, « la France est dans les clous par rapport aux objectifs de Kyoto, grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre faite dans l’industrie », a estimé François Loos, ministre délégué à l’industrie. La division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 est aujourd’hui considérée comme le minimum qui puisse être fait pour prévenir des dégradations irrémédiables du climat mondial. Mais le défi est de taille ! Car s’il apparaît possible de limiter les émissions des pays industrialisés, celles des pays émergents devraient au contraire augmenter fortement. Et globalement, la croissance économique devrait générer des émissions supplémentaires.

* Les travaux ont été publié sur le site Internet : [->http://www.industrie.gouv.fr/energie/facteur.htm]

****Zoom sur le groupe «Facteur 4» Composé de 31 personnalités –experts de la société civile et spécialistes de l’énergie–, et dirigé par Christian de Boissieu, président du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, le groupe «Facteur 4» avait pour mission d’identifier des pistes pour permettre à la France de diviser par 4 à l’horizon 2050 ses émissions de gaz responsables du réchauffement climatique, dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2 ou gaz carbonique).

Lire le rapport FACTEUR 4 (format PDF): http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/GroupeF4_RapportV2.9bis_1.pdf
Site du ministére de l’écologie et du développement durable: http://www.ecologie.gouv.fr/sommaire.php3

DPE REPORTÉ

Bien que la planète chauffe et que l’ADEME nous alerte sur l’urgence de changer nos comportements pour optimiser l’énergie, il fallait s’ attendre à ce report de mise en application. Ouf ! tous les professionnels concernés vont pouvoir mieux se préparer. La mise en application de l’obligation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) au moment des ventes des biens immobiliers est décalée de quelques mois. Le projet de décret d’application de l’ordonnance du 8 juin 2005 sur le logement et la construction qui prévoit le contenu, la forme et les modalités d’établissement de ce diagnostic pour les ventes est actuellement en cours de préparation.
La mise en œuvre de cette nouvelle obligation d’information des acquéreurs de biens immobiliers, initialement prévue pour le 1er juillet 2006, est reportée à l’automne pour permettre d’achever la mise au point des textes et la bonne information de tous les professionnels chargés de son application. D’ores et déjà, après une série de tests, une méthode de calcul de la performance énergétique des logements chauffés individuellement est mise à disposition des professionnels sur le site www.logement.gouv.fr. Les professionnels peuvent dès à présent se préparer à la mise en application de cette méthode. Le décret et les arrêtés d’application lorsqu’ils paraîtront, et d’autres documents d’aide à l’établissement du diagnostic seront également disponibles sur ce site. Le diagnostic permettra au candidat acquéreur :   d’être informé sur les caractéristiques thermiques (chauffage, production d’eau chaude, etc.) du bien qu’il souhaite acheter et sur ses consommations d’énergie,   d’être sensibilisé à la lutte contre l’effet de serre, par les « étiquettes énergie » qui classeront cette consommation et la quantité de gaz à effet de serre émise en raison de celle-ci en fonction d’une échelle A à G,   d’être incité à réaliser des travaux d’économie d’énergie, grâce à des recommandations et des conseils de gestion.

RT 2005 : la réglementation thermique passe à la vitesse supérieure en septembre !

Un nouveau renforcement des exigences au niveau de la performance énergétique des bâtiments, la prise en compte de la climatisation et de l’éclairage ainsi qu’un franc coup de pouce donné à la conception bioclimatique et aux énergies renouvelables sont quelques-uns des thèmes forts de la nouvelle réglementation thermique : la RT 2005. A l’horizon 2050, la consommation énergétique de la France devrait être divisée par quatre par rapport à l’année 2000. Cet objectif fort traduit l’engagement des pouvoirs publics français en faveur de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, dans le droit fil des accords de Kyoto et de la politique énergétique européenne qui en découle. Dans ce but, différentes mesures sont mises en œuvre, notamment dans le secteur du bâtiment.
En avant-garde de la directive européenne de performance énergétique des bâtiments, la France a instauré la RT 2000, reprise ensuite dans le plan climat 2004. Tous les cinq ans, la révision de cette réglementation thermique va dans le sens d’une progressive diminution de la consommation énergétique des bâtiments. La RT 2005 se fixe comme principaux objectifs une amélioration de la performance énergétique des bâtiments neufs d’au moins 15 % et la limitation du recours à la climatisation. Mais ce n’est qu’une étape intermédiaire car le but à ne pas perdre de vue est une diminution de 40 % de la consommation énergétique des bâtiments en 2020… Tour d’horizon des principaux thèmes forts de la RT 2005

Quels sont les principaux changements introduits par la RT 2005 ?

Emmanuelle Brière, service technique énergétique et environnement de Promotelec : Les grands principes restent les mêmes : le projet de construction est comparé à un projet de référence. Et pour éviter les dérives, des valeurs garde-fous – autrement dit des exigences minimales – doivent être respectées. Deux méthodes d’application demeurent possibles. La voie royale, car elle permet une meilleure prise en compte des attentes, consiste à réaliser des calculs détaillés à partir d’un logiciel thermique RT 2005 développé selon les nouvelles méthodes de calcul ThC-E. Celles-ci couvrent à la fois le confort d’hiver et le confort d’été pour permettre une approche plus globale. L’autre possibilité est le recours à des solutions techniques développées par les professionnels, mais aussi par le CSTB, puis validées selon le même principe qu’avec la RT 2000. Rappelons qu’elles ne concernent à ce jour que les maisons individuelles non climatisées. Un certain nombre d’évolutions majeures sont à signaler : – la mise en place d’une limite maximale de consommation du projet (en kWh d’énergie primaire par m2 et par an) prenant en compte tous les postes de consommation : chauffage, froid, eau chaude sanitaire (ECS), éclairage… Cela ne concerne dans un premier temps que les logements, mais le tertiaire devrait logiquement suivre. Cette limite sera définie en fonction de la typologie du bâtiment, des zones climatiques et de l’énergie de chauffage.

L’objectif à terme étant d’obtenir une consommation de chauffage et d’ECS par logement inférieure à 50 kWhep/m2/an. La suite sur le site de PROMOTELEC RT : http://www.promotelec.com/actualite/focus/0512/focus_home.htm
Site officiel du Logement: http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5817