Electriciyé solaire

De l’Europe à la Chine, de la Suisse aux Etats-Unis, le business de l’électricité solaire s’active à tel point que chaque inauguration de centrale solaire semble dépasser le record de production de la dernière . Prochainement 64 MW (mégawatts) seront en service à Nevada Solar One aux USA). Ce marché en hausse de +60%/an va passer de 12 milliards de $ en 2005 à 70 milliard$ d’ici 2010. (Photo: Panneau solaire individuel au Maroc, dna) Les Suisses découvrent de meilleurs rendement avec des panneaux photovoltaîques installés en altitude tandis que la France , parti un peu tard dans ce marché inéluctable, semble se mobiliser avec de nouveaux accords. Tour du monde des brèves

France : Saint-Gobain s’associe à Shell dans les panneaux solaires

Le pôle vitrage de Saint-Gobain va s’associer à Shell Erneuerbare Energien, une filiale du géant pétrolier britannique, pour créer une co-entreprise de production et de commercialisation de panneaux photovoltaïques. La joint venture, détenue à parité entre les deux groupes et baptisée Avancis, va construire une usine à Torgau, en Allemagne.

Le site aura une capacité initiale de 20 MW, qui sera augmentée ‘rapidement’ selon les termes du communiqué.La production des panneaux solaires de nouvelle génération devrait démarrer en 2008.Cette opération se déroule en conformité avec les procédures de l’Union européenne, précise Saint-Gobain dans le communiqué. Le groupe de matériaux de construction rappelle que le partenariat fait suite à un protocole de co-développement technologique signé entre les deux groupes en début d’année. Source: 2006 Cercle Finance.

Espagne : les panneaux solaires deviennent obligatoires

En Espagne, la présence de panneaux solaires va devenir obligatoire sur tous les bâtiments neufs ou rénovés. Les nouvelles maisons devront désormais être équipées de panneaux solaires couvrant entre 30% et 70% de la consommation d’eau chaude du logement, en fonction de son emplacement et de la consommation prévue. Les nouveaux immeubles non-résidentiels, comme les centres commerciaux ou les hôpitaux, seront pour leur part dotés de panneaux photovoltaïques générant une partie de leur électricité.

""Nous devons rattraper le temps perdu"", a déclaré la ministre de l’Environnement, Cristina Narbona, à l’ouverture d’un colloque sur le nouveau code d’urbanisme. ""Ces nouvelles normes vont permettre des économies d’énergie de 30 à 40% pour chaque bâtiment et une réduction de 40 à 55% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dues à la consommation d’énergie"", affirment les ministères de l’Environnement et du Logement dans un communiqué conjoint. Source: publiée le 14/11/2006 par Enerzine.com

Chine : la Chine travaille sur un méga projet de centrale solaire

A Dunhuang, une ville du nord-ouest aride de la Chine, le gouvernement local projette de construire une des plus importantes centrales solaires au monde, de 100 mégawatts. Les autorités de cette municipalité de la province du Gansu ont signé une lettre d’intention avec une entreprise de Pékin, Zhonghao New Energy Investment, pour ce projet dont le coût est estimé à plus de 764 millions dollars. D’après l’agence Chine nouvelle, la construction de l’usine devrait prendre cinq ans.
Dans leur quête d’énergies propres et renouvelables, différents pays ont entrepris des projets de ce type de plus en plus grands. L’Australie a ainsi annoncé le mois dernier un projet de 154 mégawatts, pour couvrir les besoins énergétiques de 45.000 personnes sans une seule émission de gaz à effet de serre.

Suisse : Une centrale solaire à 3700m offre un meilleur rendement

La centrale solaire la plus haute du monde pourrait voir le jour au Jungfraujoch, sommet qui culmine à 3700 mètres dans l’Oberland bernois. La société d’électricité FMB Energie SA va tester la faisabilité d’un tel projet au cours des prochains mois. Des panneaux solaires semblables à ceux utilisés sur le toit du Stade de Suisse, ainsi que des dispositifs de mesures ont déjà été intégrés à un bâtiment de la société Jungfraubahn, a expliqué FMB Energie SA jeudi 23.11 dans un communiqué. Le rendement énergétique est de 50 % à 70 % supérieur que la centrale du stade de Suisse.

Cette différence est due à un ensoleillement plus intense et à des températures plus basses. Des essais seront effectués jusqu’à l’été pour réunir des informations sur la technologie énergétique et la technique de construction mais aussi sur l’accueil réservé au projet d’une centrale solaire en haute altitude.

Source : http://www.enerzine.com/

Ségoléne Royal pose la première pierre du Lycée Kyoto à énergie positive

Ce jeudi 16 novembre Ségolène Royal a bien orchestré sa journée. Le matin : pose de la première pierre du nouveau lycée écologique de 16.500 m2 et dans la soirée, la présidente du Conseil Régional Poitou-Charentes a remporté dès le premier tour la primaire socialiste pour 2007. Elle devient ainsi la première femme désignée par un grand parti avec une chance réelle d’accéder à la présidence de la République, poursuivant sa politique environnementale fondée sur l’indépendance énergétique. Lundi 13 c’est le plan Climat et la charte flex-fioul qui était présenté par le gouvernement Villepin.

Dans un peu moins de trois ans, 500 élèves effectueront leur rentrée à Poitiers dans le premier ""lycée Kyoto"" d’Europe, concrétisation de la politique d’excellence environnementale promue par Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes. Mme Royal a posé la première pierre de ce nouveau lycée écologique de 16.500 m2 jeudi matin, quelques heures avant l’ouverture du scrutin de désignation du candidat socialiste à l’investiture pour l’élection présidentielle. ""Nous avons voulu démontrer qu’il était possible de faire un bâtiment public qui consomme zéro énergie fossile (énergie obtenue à partir de gaz, charbon, pétrole)"", explique Ségolène Royal. ""Ce bâtiment qui produira plus d’énergie qu’il n’en consomme s’inscrit dans une préparation à une indépendance énergétique, l’après-pétrole, et dans le respect de nouvelles normes environnementales"", se félicite l’ancienne ministre de l’Environnement. Ce nouvel établissement regroupera à la rentrée 2009 le lycée hôtelier de Poitiers et le lycée agricole Grand Pont de Chasseneuil-du-Poitou (Vienne). La dénomination ""lycée Kyoto"" correspond à l’engagement de la Communauté Internationale de réduire les gaz à effet de serre (GES), concrétisé par le Protocole dit de Kyoto. Ainsi, l’Union européenne doit diminuer de 8% ses émissions de GES à l’horizon 2008-2012.

Le lycée, qui coûtera 20 à 30% plus cher qu’un établissement classique, se veut exemplaire en matière de dépenses d’énergie. Il sera équipé de 1.000 m2 de capteurs photovoltaïques et produira la chaleur et l’électricité par une cogénération à base d’huile végétale. Il utilisera des éclairages et équipements à faible consommation et sera équipé de récupérateurs des eaux pluviales. ""Ce sera un lycée écologique et confortable qui permettra de réduire la consommation de chauffage de 90 kWh/m2 à 7 KWh/m2 par an et celle d’électricité de 45 kWh/m2 à 2kWh/m2"", souligne la Région. Cet objectif est d’autant plus ambitieux qu’un lycée hôtelier est un équipement ""énergivore"" avec ses formations de cuisine, selon les architectes.

Le coût de fonctionnement de ce bâtiment, qui comprend des espaces d’enseignement et d’hébergement ainsi qu’un atrium, ""est estimé à 7.800 euros par an contre 108.000 pour un lycée de conception 2000"", affirme la Région. ""Avec ce lycée, on va diviser par plus de dix la consommation énergétique. On voit bien qu’il existe des solutions pour faire face aux problèmes de l’environnement"", s’est récemment félicité l’animateur écologiste Nicolas Hulot lors d’une visite à Poitiers. Outre ce ""lycée Kyoto"", la région Poitou-Charentes a notamment décidé de mettre en circulation début 2007 des trains express régionaux utilisant du bio-carburant.

Développement durable : présentation du plan Climat et de la charte flex-fioul par le gouvernement Villepin

Dominique de Villepin a présidé, le 13 novembre 2006, un comité interministériel sur le développement durable. La Stratégie nationale de développement durable est mise en cohérence avec la stratégie européenne et contient des mesures regroupées en dix plans d’action. Le plan Climat est renforcé. Il prévoit une réduction de 10 % des émissions françaises de CO2 à l’horizon 2010. La France est le premier pays à mettre en cohérence sa stratégie avec celle de l’Europe. En agissant ainsi, elle a reçu le soutien de plusieurs autres Etats membres, notamment sur la création d’une Organisation des Nations unies pour l’environnement (ONUE) et pour une ""fiscalité carbone"" aux frontières de l’Europe.

L’incitation par une fiscalité de l’environnement

Le Gouvernement souhaite d’abord réformer la fiscalité pour inciter à la protection de l’environnement. Une réforme qui sera inscrite dans un futur projet de loi de finances rectificative. Première des incitations : bâtir en obéissant à certains critères de performance énergétique. Les collectivités locales pourront exonérer de taxe foncière, à hauteur de 50 %, les constructions ainsi conçues. L’incitation consistera également à soutenir fiscalement toute la filière ""flex-fioul"". Ce soutien concernera tant la construction de véhicules que les installations de distribution. Aujourd’hui, une énergie comme le charbon est exempt de toute taxation spécifique, alors qu’il figure parmi les plus polluantes. Le Gouvernement s’apprête donc à instaurer une taxe sur sa consommation. Une vision positive et ""désirable"" du développement durable Les citoyens doivent intégrer et accepter la modification de leurs comportements. Afin d’y parvenir, le Gouvernement agit pour une stratégie englobant l’éducation, la recherche ou encore l’agriculture. Les nouvelles mesures engagent tous les champs des politiques publiques. C’est ce que vise, par exemple, l’éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD), dans le cadre d’un programme des Nations unies piloté par l’Unesco. En France, les nouveaux programmes d’enseignement, qui prennent effet pour l’année scolaire 2006-2007, comporteront tous des éléments relatifs au développement durable. Par ailleurs, l’agriculture biologique connaît, en France, une hausse de production de 10 à 16 %. Pour aller plus loin, le Gouvernement prévoit, notamment, de proposer aux collectivités locales d’exonérer totalement l’agriculture biologique, pendant cinq ans, de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. L’Agence BIO, elle, est reconduite pour cinq ans supplémentaires.

Plan Climat 2004-2012 : priorité aux bâtiments et aux transports

A l’occasion du comité interministériel, le Gouvernement a validé le plan Climat pour une période allant jusqu’en 2012. Ainsi, dès 2007, les réhabilitations importantes dans les bâtiments de plus de 1 000 m2 devront respecter une performance énergétique minimale. Côté transports, le Gouvernement accélère le développement des biocarburants. Le comité interministériel a ainsi été l’occasion pour l’Etat de signer, avec des partenaires sociaux et des entreprises, la charte pour le développement de la filière superethanol E 85. Le superéthanol E85 est un carburant composé d’un maximum de 85 % d’éthanol d’origine agricole et de supercarburant sans plomb pour la partie restante. Ce carburant doit contribuer à réduire la dépendance énergétique de l’Hexagone et diversifier ses approvisionnements. La charte part aussi du principe qu’il permettra aux consommateurs de réduire fortement leur exposition au risque de hausse du prix du pétrole.

Blog sur la Région Poitou Charentes: http://blogs.poitou-charentes.fr/kyoto/
Site du Premier Ministre: http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/

Thierry Breton fait l’éloge du nucléaire et des énergies renouvelables

Epidémies, catastrophes naturelles, prolifération nucléaire et terrorisme ont pris le pas jeudi 26 au Forum de Davos (Suisse) sur la Chine et son insolente santé économique, tandis que la rock star Bono a réussi une nouvelle fois à mobiliser le monde des affaires. La veille, mercredi, le ministre des finances Thierry BRETON a donné une conférence de presse sur l’importance que va prendre le nucléaire sur la planète.

En 2005, année où le prix du pétrole a pratiquement doublé, la croissance française a été amputée de 0,7 point de pourcentage par le renchérissement du brut, a rappelé Thierry BRETON , Ministre des Finances. Il a confirmé les prévisions de croissance 2006 de 2 à 2,5%, en dépit des prix du pétrole élevés qui ne devraient pas se traduire par une reprise de l’inflation. ""Nous ne voyons pas d’inflation même si nous avons à faire face au prix élevé du pétrole"", a déclaré le ministre. M. Breton a rappelé la position française de promotion des énergies alternatives, notamment nucléaires, au niveau du G7 et au niveau européen. Au G7, ""nous avons tous décidé de lancer des nouveaux programmes de recherches d’énergie alternatives, y compris sur le nucléaire"", a-t-il déclaré.

La ""France est en train de pousser pour que nous ayons le même type de programme pour les 25 pays de l’UE"", a-t-il affirmé, ajoutant qu’il avait mardi présenté un mémorandum dans ce sens à ses partenaires. ""L’énergie sera un des plus gros problèmes que nous aurons à gérer dans les décennies à venir"", a-t-il prévenu. De 60 dollars en tout début d’année, le prix du baril était mercredi à un peu moins de 67 dollars. ""Nous parlons tous du +peak oil+ (apogée du pétrole suivie d’un déclin en raison du renchérissement du coût de l’extraction, ndlr), cela signifie que dans deux décennies, ou trois, la production de pétrole va baisser (…), la ressource est de moins en moins importante, nous avons besoin de développer des sources d’énergie alternatives, c’est pourquoi la France a un important programme nucléaire"", a déclaré M. Breton. ""Iter (réacteur expérimental de fusion thermonucléaire) est extrêmement important pour nous, et nous allons y investir lourdement"", a-t-il ajouté, mentionnant ""également les autres sources alternatives, éolienne ou géothermie"".

Le ministre devait repartir mercredi dans la soirée. Il s’est notamment entretenu au cours de son passage à Davos avec les membres de l’International Business council, une réunion informelle quarantaine de grands chefs d’entreprises présents à Davos. Davos 2006 est le rendez-vous de 735 dirigeants d’entreprises parmi les plus importantes du monde comme Richard Branson (Virgin), Bill Gates (Microsoft), Michael Dell (Dell), Peter Brabeck (Nestlé), Daniel Vasella (Novartis) ou encore Carlos Ghosn (Renault).

Source : AFP

Interview de Mery Belmont, fondatrice de BM Architectures

Les jeunes architectes déplorent le manque de visibilité et de volonté pour favoriser l’habitat économe. Rencontre au 1er Salon Eco-building avec une équipe d’architectes parisiens, orientée vers l’éco-construction de projets d’extensions qui affrontent avec lucidité et ambition ce marché récent en pleine révolution. Un choc de générations qui ne plait pas à tout le monde parce qu’il bouscule les habitudes !

Domoclick : Depuis quand avez-vous créé votre entreprise d’architecture ?

Mery Belmont : Depuis deux ans. Nous voulons développer notre marché vers la clientèle des particuliers pour des raisons d’échelle. Nous avions a coeur d’adopter une démarche environnementale liée aux énergies propres et à l’habitat sain mais nous nous heurtons à la difficultée du surcoût des installations, à la complexité technique des mises en oeuvre et à la déperdition de l’énergie difficile à mesurer pour les constructions existantes avec les extensions, notre principale clientèle.

Domoclick : Dans le domaine de la toiture d’une maison non-isolée, c’est connu, elle compte pour 30% de perte de chaleur : Vous avez un autre exemple ?

Mery Belmont : Oui, pour la couverture c’est flagrant, particulièrement avec les maisons des années 30, très présente dans le tissu urbain de la banlieue parisienne où la déperdition thermique est difficile à calculer

Domoclick : Parmi vos difficultés, d’où vient principalement le problème avec vos partenaires ?

Mery Belmont : Le deuxiéme problème est de constater que les entreprises partenaires avec qui nous travaillons, les bâtisseurs, ont des habitudes de construction et des problématiques assez éloignés d’un habitat sain. Et aujourd’hui, ils restent avec le parpaings, enduits, couverture tuiles et charpentes traditionnelles qui sont toujours les mêmes, pas forcément ce qu’il y a de mieux. Il faudrait “rééduquer” à d’autres modes de construction. Ce qui prend du temps et crée un surcoût parce que les ouvriers ne sont pas formés aux nouveaux types de construction.

Domoclick : Il faudrait former qui en premier ?

Mery Belmont : Il faudrait former les entrepreneurs quand il font leurs choix de matériaux auprès des gros fournisseurs pour des produits facilement montables, et qui répondent également à une directive écologique.

Domoclick : Pourquoi pas ? Font-ils obstacles à l’adoption de ces matériaux face à la demande ?

Mery Belmont : Non, mais comme ils ont un doute sur la mise en oeuvre parce qu’ils n’ont pas l’habitude de travailler avec ces nouveaux matériaux, ils mettent un surcoût sur l’ouvrage avec une marge de sécurité. Ça peut jouer également sur les délais de chantier. Ce changement d’habitude se ressent comme une crainte. du coup c’est plus cher !

Domoclick : Mme Anne Soussay, vous êtes d’accord ?

Anne Soussay : Tout à fait, c’est un changement d’habitude. Adopter un nouveau type de construction et de matériaux ça change des habitudes. Pour nous, cette situation nous inciterait aussi à trouver d’autres partenaires fournisseurs.

Domoclick : Si on parlait d’exigence clientèle et de l’architecte ?

Mery Belmont : Effectivement, d’un côté, le client fait appel à un architecte pour avoir la meilleure réponse possible, faire des économies d’énergie et d’intérieur sain avec des matériaux propres. De l’autre côté, nous sommes confrontés à des entreprises qui sont frileuses pour construire autrement.

Domoclick : Y compris pour des extensions dont les chantiers sont moins importants ?

Mery Belmont : Si on parle d’extensions ossature bois, nous sommes déjà avec une filière d’ intervenants soucieux de l’environnement, tels que les menuisiers, et les ébennistes. Il y a énormément de demande de projets d’extensions dans ce secteur.

Oui, non seulement les gens se renseignent sur les performances des produits et leurs coûts mais nous aussi, nous devons savoir expliquer aux clients toutes les solutions qui sont présentés dans ce Salon et lui les proposer. Ce qui n’est déjà pas facile pour nous non plus. Il y a une perte d’informations entre les professionnels d’une marque, produits ou services, et nous qui devons le proposer comme solutions et le “vendre” au client.

Domoclick : Que suggèrez-vous pour favoriser cette familiarisation ? Du côté des fédérations professionnelles des architectes ?

Mery Belmont : Je sais que l’Ordre des Architectes a pris de nouvelles directives pour la HQE et ils ont l’air de s’écarter des directives de l’Ademe parce qu’ils considérent qu’elle dirige trop le mode de construction d’un bâtiment…

Domoclick : Aujourd’hui, comment considérez-vous votre rôle d’architecte ?

Mery Belmont : Notre métier c’est l’organisation de l’espace de vie. Nous sommes obligés de devenir de plus en plus techniciens, de se former nous-même. L’espace, on connait alors que nous ne sommes pas formés pour les techniques de lénergie.

Domoclick : Sur quels sujets, quelles solutions vous avez le plus de demandes ?

Mery Belmont : Le solaire, le chauffe-eau solaire, l’énergie photovoltaïque. Et pour nous, ce qui nous intéresse le plus c’est l’habitat autonome.

Domoclick : C’est un rêve d’architecte ?

Mery Belmont : Oui, c’est la plus grande des libertés, on n’a pas besoin, ni d’un état ni d’une ville pour faire fonctionner sa maison. Finalement , l’environnement géoclimatique que fournit notre planète permettrait pratiquement d’être en autogestion dans un habitat. C’est formidable ! Et c’est notre objectif !

Source : http://www.bmarchitectures.com

La “construction verte” et les Etat-Unis

L’approche respectueuse de l’environnement dans la construction est en train de s’imposer rapidement aux Etats-Unis comme une nécessité. Avec des entreprises aussi variées que Bank of America, Genzyme, Goldman Sachs, IBM, et Toyota, cette tendance lourde se popularise dans la notion de construction durable ou “constructions vertes” selon Charles Lockwood .

Ce consultant dans les domaines de l’environnement et l’immobilier vient de se distinguer avec la sortie de son livre ""Building the Green Way"". Il y démontre comment construire des lieux de travail économe à un prix standarisé et présente dans un article de la Harvard Business Review (21 juin 2006) LES 10 RÈGLES POUR CONSTRUIRE DURABLE où il plaide pour l’attitude « verte » en citant le SystemT d’évaluation des bâtiments verts  utilisé par le U.S. Green Building Council (USGBC). L’article examine la crise nationale de l’énergie, balaie bien des idées reçues et considère la menace qui pèse à moyen terme sur la valeur des biens immobilier… Et prévient que l’impact de la banalisation de l’approche durable sera tout aussi profond sur le parc immobilier que l’a été l’invention de la climatisation dans les années 50 et 60, ou des ascenceurs au 19e siècle.

Notre Avenir est Vert « L’avenir vert est déjà là » dit Lockwood. « Tout comme les changements apportés par la lumière électrique, le téléphone, les ascenceurs ou la climatisation, toujours critiques, parfois dérangeants mais toujours positifs à long terme, les principes de la construction durable sont en train de changer la manière de construire et d’utiliser nos lieux de travail, aussi bien que nos maisons, écoles, magasins, institutions de santé publique, administrations et de la culture. ». Grâce au dix règles du Harvard Business Review, les entreprises n’ont plus d’excuses pour négliger la durabilité et la certification LEED* (Leadership in Energy and Environmental Design) – elles ont les outils qui garantissent de diminuer leur charges fixes, améliorer leur productivité et renforcer leur rentabilité.  

L’USGBC et le LEED

Le U.S. Green Building Council est la principale coalition nationale d’entreprises, constructeurs, universités, administrations et organismes sans but lucratifs qui travaillent ensemble pour promouvoir une construction responsable envers l’environnement, rentable et saine pour la vie et le travail. Depuis sa constitution en 1993, le Council a reçu l’adhésion de plus de 6.300 entreprises et organismes. il a maintenant une équipe professionnel de 60 personnes, un large portefeuille de produits et services LEED. de nombreuses initiatives de sensibilisation comme la Conférence et Exposition Internationale Greenbuild, toujours très bien fréquentée. et un réseau de plus de 60 relais locaux, affiliés et de regroupements actifs.

Le point de basculement vert

Avant 2000, les entreprises estimaient que les constructions vertes étaient des expériences intéressantes mais pas réalistes pour le monde réel des affaires. Depuis lors, plusieurs facteurs ont créé un changement majeur dans l’attitude des grandes sociétés et ramené l’approche verte jusqu’à son point de basculement économique:

> D’abord, avec la création de systèmes de notation de bâtiments et de mesures de performance fiables pour la construction comme pour la rénovation, tel que le System de Classement utilisé par le USGBC, le LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), très rigoureux.

> Ensuite, des centaines d’études ont démontré les avantages financiers de l’approche “verte”, de réductions dans les coûts de construction à des diminutions dans les frais opérationnels.

> De plus, les employeurs ont constaté des avantages importants au niveau du personnel travaillant dans des constructions respectueuses de l’environnement : plus grande attractivité et rétention du personnel, moins de maladies et d’absentéisme, réduisant des coûts de santé. En particulier, les constructions vertes peuvent augmenter la productivité par quelque 15%.

> Enfin, selon Lockwood, les bâtiments respectueux de l’environnement ne coûtent pas plus cher à construire aujourd’hui que des bâtiments de série, grâce au prix réduit des matériels et des technologies, la disponibilité accrue des produits de construction verts, et l’expérience cumulée par l’industrie du bâtiment dans la conception et la construction de bâtiments respectueux de l’environnement.  

La Solution de l’Energie Verte

Avec le prix des carburants qui dépasse allégrement les $3 par gallon dans plusieurs villes US, on parle beaucoup de concevoir des voitures plus économe en carburant, mais personne ne parle de nos bâtiments gourmands en énergie. Aux USA, les bâtiments représentent 39% de la consommation annuelle nationale en énergie, tandis que le transport (voitures comprises) ne représentent que 27% de notre consommation globale d’énergie, selon les Départements de l’Energie et des Transports. Une stratégie pour la réduction de la consommation en énergie, et qui a fait ses preuves c’est la construction respectueuse de l’environnement. , qui réduit la consommation et les coûts de l’énergie de façon considérable par rapport aux bâtiments de masse. Pendant sa première année d’opération, le siège à 12 étages de Genzyme’s, à Cambridge dans le Massachusetts, a utilisé 42% de moins d’énergie que des bâtiments de taille comparable.  

Savoir se préparer à une obsolescence massive

Au moment où la tendance vers la construction respectueuse de l’environnement. apporte beaucoup d’avantages à de nombreuses entreprises, elle occasionne une obsolescence massive d’une valeur de centaines de milliards $ dans le patrimoine actuel de l’espace commercial aux USA et à travers le monde. « Les propriétaires des bâtiments classiques doivent agir tout de suite pour protéger leur capital, » dit Charles Lockwood. L’impact de la banalisation de l’approche verte sera tout aussi profond sur le parc immobilier que l’était l’invention de la climatisation centralisée dans les années 1950s et 1960s, ou des élévateurs au 19e siècle.

Révisions vertes de parcs immobiliers

Certains propriétaires de bâtiments ont commencé à analyser leurs portefeuilles pour évaluer la notation verte de leurs bâtiments, et les transformations nécessaires pour répondre à la demande croissante du marché. Citigroup, par exemple, est en train d’évaluer ses 100 bâtiments les plus hauts selon les nouveaux critères verts standard. Cela fait, l’entreprise évaluera son parc immobilier à travers le monde.

Rénovations vertes

Il y a quatre fois plus d’installations existantes que de constructions en cours. Pour protéger leurs investissements, les propriétaires de bâtiments vont faire de la rénovation verte de bâtiments standard une tendance majeure dans un proche avenir, dit Lockwood. Et il énumère 10 règles pour construire un lieu de travail vert avec un budget standard.

Le référentiel LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) : http://leedonline.usgbc.org/Login.aspx

U.S. Green Building Council (USGBC) : http://www.usgbc.org

Le Salon Greenbuild 2006 à DENVER (Colorado) du 15 au 17 novembre 2006 : http://www.greenbuildexpo.org

L’installation électrique face à un nouvel environnement

Changement d’ère technologique, développement des prestations énergétiques, émergence de nouvelles exigences de flexibilité, de confort, de sécurité, de qualité environnementale… A la convergence de ces évolutions, l’électricien invente aujourd’hui ses métiers de demain. Quelles sont les tendances actuelles et à venir ? Dans quelles directions vont s’orienter les marchés, les techniques et les stratégies ? A quel impact peut-on s’attendre et comment s’adapter ? Les réponses les plus avisés à ces questions seront exposés lors du 28éme Colloque du 7 novembre* avec un invité de poids , Henri LACHMANN, le président du Conseil de surveillance de Schneider Electric et le président de la Mission Apprentissage à la demande de Jean-Louis Borloo (ministre de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement).

Pour mieux anticiper, la CSEEE organise la 28e édition de son Colloque le 7 novembre 2006 sur le thème « L’installation électrique : un nouvel environnement, un nouveau métier ? ». Animé par Pierre-Luc SEGUILLON et avec comme grand témoin Henri LACHMANN, Président du Conseil de Surveillance de SCHNEIDER ELECTRIC, ce Colloque bénéficiera de la réflexion d’intervenants de renom, spécialistes, professionnels et acteurs de terrain.

Le nouveau président de la CSEEE depuis le 9 janvier , Emmanuel GRAVIER écrit dans l’éditorial de son invitation ""La voie est aujourd’hui ouverte pour la réalisation d’installations personnalisées répondant aux nouvelles exigences des clienst et exploitants notamment celles d’une meilleure maîtrise énergétique et d’une électricité propre"" . Il sera entouré de l’astrophysicien Jean AUDOUZE, ancien Président du Palais de la Découverte, de Patrick BERARD, Directeur Général France et Europe du Sud de REXEL, de Thierry LASGORCEIX, Directeur Commercial de l’activité Maintenance et Services de SPIE, de Jacques RILLING, Conseiller Scientifique auprès du Président du CSTB, de Philippe MONLOUBOU, Directeur du Marché des Particuliers et Professionnels d’EDF, et de Patrice CHASSERIAUD, Directeur Technique MCT SA (Equipements photovoltaïques). Georges RIGAUD, Président de la FFB Région Paris Ile-de-France, clôturera ce Colloque.

En plein renouveau et face à une pénurie en Ile-de-France , la profession est à la recherche d’électriciens

A l’occasion de ce 28éme Colloque , la CSEEE publie une enquête de la CSEEE (Chambre syndicale des entreprises d’installation électrique de Paris et sa région) qui révèle que 85% des entreprises ont du mal à recruter des électriciens. En plein renouveau, la profession est à la recherche d’ouvriers qualifiés. Le marché de l’installation électrique en Ile-de-France représente un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros, soit 20% du total national. Et le marché progresse de 2% par an ! « Il suffit de survoler Paris la nuit pour comprendre que le marché de l’électricité est quasiment illimité », explique Emmanuel Gravier.

Mais face à une réglementation de plus en plus exigeante et aux évolutions technologiques, le métier d’électricien a évolué. « L’avènement des matériels électriques, en bouleversant profondément les tendances de consommation et les attentes des consommateurs a totalement changé le métier de l’électricien qui devient à la fois technicien, prescripteur, spécialiste énergétique et développement durable et même architecte d’intérieur », explique le CSEEE . Résultat : les entreprises d’Ile-de-France peinent à trouver des électriciens qualifiés ! Sur ce secteur en pleine évolution, les compagnons et chefs d’équipe sont les plus recherchés chez les ouvriers. Côté ETAM, les chefs de chantiers, conducteurs de travaux et agents techniques sont les plus demandés. Une tendance à la qualification qui se confirme, selon la CSEEE, par la part de plus en plus importante des compagnons sur le secteur, à 56%. « Le demande en personnel compétent s’accroît alors même que l’installation électrique attire de nouvelles recrues : 6150 jeunes ont achevé leur formation dans ce domaine en 2005 en Ile-de-France », affirme la CSEE.

Source : http://www.cseee.fr/secteur/secteur.htm