Changement d’heure ou changement d’ampoules ?

Le changement d’heure, instaurée en France après le choc pétrolier de 1974, ( en vigueur au Royaume-Uni depuis 1945 ), vise à économiser l’énergie en réduisant l’éclairage nécessaire en fin de journée. L’Ademe estime que 1,3 milliard de KWh sont économisés en France, soit 4% des consommations liées à l’éclairage.

Pour économiser la même quantité d’électricité, il faudrait remplacer 24 millions d’ampoules à filament (incandescence) par des lampes basse consommation (LBC ou “fluo compactes”) d’une durée de vie jusqu’à 10 fois supérieure aux ampoules à incandescence. Ce qui serait possible si nous changions de comportements : un geste qui ne côute que 18 secondes ! La Californie en fait une obligation , l’Australie aussi , l’Europe va suivre.

Le changement est dans l’air à condition de raisonner à moyen terme. A la caisse une ampoule LBC de 14 watt, noté “A”, dure… 8 ans et coûte environ 5 Euros au lieu de 0,90€ pour une ampoule classique. La lumière produite par une lampe basse consommation (LBC) de 15 W équivaut à celle provenant d’une « ampoule » classique de 60 W. Lumière sur ces changements !

Aujourd’hui, plus de 70 pays dans le monde ont opté pour un régime d’été. Aux opposants des changements d’heure qui prétendent que cette heure perdue ou gagnée, trouble les enfants et les animaux domestiques, l’Académie nationale de pharmacie a pris, en 2007, les devants et a assuré, "qu’en aucune manière, un décalage d’une heure ne peut perturber" les rythmes biologiques.

Les ampoules à basse consommation prépare la fin des ampoules à filament

L’Etat de Californie (USA) souhaite voir disparaître les ampoules électriques traditionnelles en les remplaçant par des ampoules fluorescentes à basse consommation. Selon lun de ses députés, Lloyd Levine, veut faire appliquer l’interdiction d’ici 2012 des ampoules à incandescence et les remplacer par des ampoules fluorescentes qui consomment en effet cinq fois moins d’électricité que les traditionnelles et durent huit fois plus longtemps. Cela «fait économiser de l’argent aux usagers et à l’Etat, et économise l’énergie». Il a fait valoir que les ampoules électriques sont une technologie qui n’a pas évolué depuis près d’un siècle et que leur rendement est faible.

La Commission Européenne prévoit de nouvelles mesures d’efficacité énergétique dans les bureaux et l’éclairage public

Afin de lutter contre le réchauffement climatique, les états membres de l’Union Européenne se sont mis d’accord sur une stratégie commune à adopter en 2008. On sait déjà que dès 2009, une décision sera prise pour un changement radical des ampoules à filament contre des ampoules à basse consommation.

Avec 18seconds.org, Yahoo fait la promotion des ampoules LBC ou CFL comme fluorescentes compactes : http://green.yahoo.com/

Source : http://www.ademe.fr

Promotelec lance un nouveau label qui garantit la performance énergétique

Avec le Label Performance, lancé le 1er mars 2007, Promotelec s’inscrit en précurseur des futures normes et réglementations. Ouvert à d’autres énergies et simple d’accès, ce nouveau label pour l’habitat neuf s’intègre pleinement dans une démarche de développement durable.

L’objectif du Label Performance est de tirer les performances vers le haut et de dépasser les exigences de la RT 2005 (1). Conçues pour favoriser la diminution de la facture énergétique et le recours à des techniques innovantes, les constructions neuves concernées doivent pouvoir justifier par un calcul de performance énergétique leur conformité a minima aux prescriptions du label avec mention “haute performance énergétique” (HPE) (2).

(1) : Inscrite dans la continuité de la précédente réglementation, la RT 2005 renforce les exigences au niveau de la performance énergétique des bâtiments, de la climatisation et de l’éclairage. Elle intègre, en outre, la conception bioclimatique et l’utilisation des énergies renouvelables. (2) : Le calcul de performance énergétique doit s’effectuer à l’aide d’un logiciel, réalisé conformément aux dispositions énoncées dans le décret et l’arrêté du 24 mai 2006, et ayant fait l’objet d’une évaluation favorable par le CSTB.

Un emploi rationnel de l’énergie

Orienté qualité thermique et solutions à énergies renouvelables, le cahier des prescriptions techniques du Label Performance porte également sur d’autres énergies : énergies fossiles avec boucle d’eau chaude (gaz naturel, GPL, bois, systèmes solaires combinés…). L’objectif est de développer l’emploi rationnel de l’énergie notamment à l’aide de dispositifs de gestion et de pilotage appropriés. Par exemple, les systèmes thermodynamiques (pompes à chaleur) et les systèmes utilisant des énergies renouvelables (solaires ou bois) sont mis en avant. Le recours à la climatisation est plutôt déconseillé (lourdement pénalisée par la RT 2005 pour le logement), le coefficient de performance minimal de ces produits a été revu à la hausse pour favoriser en priorité la qualité de conception de l’enveloppe (bioclimatique) devant assurer un confort d’été à un coût énergétique moindre.

Pour les promoteurs, constructeurs et bureaux d’études

Promotelec leur proposera des solutions d’accompagnement dans leurs démarches de label :
- en favorisant les échanges de compétences entre les constructeurs et les bureaux d’études,
- en facilitant l’accès à des solutions techniques : catalogue de maisons types, démarche “qualité de l’étanchéité à l’air” (service qui sert à mesurer la perméabilité à l’air d’un bâtiment et assure un gain de 3 à 8 % sur le calcul du C, facilitant d’autant l’accès au niveau HPE).

Autre avantage concret : le COS (coefficient d’occupation du sol) pourra être augmenté de 20 % en cas de Label HPE / THPE, comme prévu dans le texte de loi paru en juillet 2005 (appelé communément “Loi énergie”). L’arrêté d’application de cette modalité devrait être publié au cours du premier semestre 2007. Pour les constructeurs souhaitant s’inscrire dans cette nouvelle démarche sur plusieurs de leurs opérations, un suivi annuel de la qualité de réalisation pourra leur être proposé par une exploitation personnalisée des résultats de contrôle sur site. De leur côté, les promoteurs sociaux peuvent bénéficier du prêt “Energie Performance” à un taux très avantageux qui a été mis en place, en octobre 2006, par la Caisse des dépôts et de consignation de Paris. Ce prêt est accordé aux projets de construction sur l’ensemble du territoire français, faisant l’objet d’une demande d’attribution d’un label Haute Performance Energétique (HPE).

Pour les installateurs

L’ouverture du label à d’autres énergies leur ouvre de nouveaux marchés, notamment pour la partie gestion et pilotage des installations énergétiques. L’évolution de leur savoir-faire va de pair avec le développement du volet maintenance de ces équipements.

Pour les particuliers

Certains de disposer au final d’un meilleur confort, les particuliers bénéficient avec le label d’un suivi de la qualité de la réalisation de leur construction. Enfin, et surtout, le label répond à leurs préoccupations actuelles d’économie d’énergie et d’adhésion à une démarche de développement durable.

Mieux économiser l’énergie

Le nouveau Label Performance devrait bientôt être reconnu dans le cadre du futur label très basse consommation d’énergie, porté par l’association Effinergie. le Label Performance peut être réalisé en parallèle d’une démarche de label HQE (haute qualité environnementale), car il répond à l’esprit des cibles “performance énergétique” de ce dernier. Conditions d’attribution : Ce nouveau label concerne les logements (individuels ou collectifs) dont la date de dépôt de demande de permis de construire est postérieure au 1er septembre 2006. Pour les opérations comportant plusieurs logements et faisant l’objet d’un permis de construire collectif (ou groupé), le label s’applique à l’ensemble des logements. Une réelle simplification de la démarche Grâce à la mise à disposition d’un site Internet dédié (à partir du 15 mars), le dépôt et le suivi des demandes de labels sont désormais possibles en ligne pour tous les demandeurs. En outre, différentes phases dans l’attribution du label ont été allégées : demande, paiement, déclenchement du contrôle sur site et échange d’informations.

Promotelec : http://www.promotelec.com/
Effinergie : http://www.effinergie.org/fr/

La Semaine du Développement Durable

La France organise à partir de dimanche , le 1er avril, la Semaine du Développement Durable. 1.636 actions auront lieu partout en France jusqu’au 7 avril, date de clôture des festivités. En marge de cette semaine de sensibilisation et suite à l’approbation en février dernier en France du groupe de travail I du GIEC « Bilan 2007 des changements climatiques : les bases scientifiques physiques », le groupe de travail II du GIEC se réunit à Bruxelles , du 2 au 5 avril prochain.

Ce sont à nouveau plusieurs centaines d’experts climat du monde entier qui se regrouperont pour approuver le résumé à l’intention des décideurs de ce groupe : « Bilan 2007 des changements climatiques : conséquences, adaptation et vulnérabilité », en vue du quatrième rapport d’évaluation du GIEC. Cette année le climat mobilise tous les publics ce qui pourrait faire de cette semaine du Développement durable un succès national malgré une campagne présidentielle timide sur ce sujet universel.

Mode d’emploi

La Semaine du développement durable est l’un des deux grands rendez-vous annuels, pilotés par le ministère de l’écologie et du développement durable. Dates A l’instar de la Semaine Européenne de la Mobilité qui se tient chaque année du 16 au 22 septembre, le ministère a décidé de rendre les dates de la Semaine du Développement Durable fixes : dorénavant, la Semaine du Développement Durable se déroulera du 1 er au 7 avril.

Objectifs

Informer largement le grand public sur le développement durable, les domaines qu’il recouvre (transports, biodiversité, changement climatique, déchets…) et les enjeux, à travers des actions concrètes. ß motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

Mobiliser le public sur des objectifs nationaux de développement durable (par exemple, dans le cadre de la réduction de 3% par an des gaz à effet de serre d’ici 2050). Les quatre précédentes éditons de la Semaine du développement durable ont permis une prise de conscience collective et une mobilisation sans précédent.

Impacts

En décembre 2006, 64 % des Français affirment avoir déjà entendu parler de développement durable. Rappelons qu’ils n’étaient que 23% en 2002. Parmi eux, 41% se sentent bien informés, (7% en 2002) et 86 % estiment qu’ils ont un rôle à jouer en matière de développement durable, au même titre que les autres acteurs de la société (collectivité, Etat, entreprises). Sources : Baromètre de la communication gouvernementale (CSA/juillet 2002 – IFOP/ décembre 2006)

Qui peut participer ?

Tous les acteurs de la société peuvent participer à la Semaine du développement durable : entreprises, collectivités, associations, services publics, établissements scolaires, particuliers… Quel type d’action organiser ? Il est demandé aux porteurs de projet d’organiser une action de sensibilisation pendant la Semaine : animations, actions pédagogiques, actions de terrain, conférences, débats, expositions, journées portes ouvertes…

Critères de sélection

Pour être inscrite au programme officiel de la Semaine sur le site internet de l’opération, www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr, l’action doit :
1. se dérouler du 1 er au 7 avril 2007
2. sensibiliser au développement durable
3. valoriser au moins 2 ou 3 composantes du développement durable (le progrès social, le développement économique, la protection environnementale). Pour les projets d’éducation à l’environnement et au développement durable, une seule des composantes peut être acceptée.
4. s’inscrire dans une démarche pérenne. Ce n’est pas la politique globale du porteur de projet qui est jugée mais son investissement dans des actions de sensibilisation en faveur du développement durable.

Source : http://www.ecologie.gouv.fr/evenementiel/rubrique.php3?id_rubrique=13

COMMUNICATION-BLOGS

Rien de plus difficile de différencier une banque d’une autre dans la masse médiatique. Chez HSBC , la banque née à Hong-Kong , la communication publicitaire est fondée sur la diversité des cultures et des points de vue . Ce qui donne de savoureux contrastes dans leur publicité magazine ou d’affichage. Côté web, même combat, la banque exploite ce concept avec l’interactivité d’internet : Le site mi-blog, mi-portail institutionnel invite à la confrontation des points de vue (le nom du site) pour , affirme-t-elle “enrichir le monde et le faire avancer”. (Photo: gamme d’écrans-plats Sharp 2007) D’où cet espace de dialogue où chacun est libre d’exprimer son point de vue et de le confronter à celui des autres tout en injectant un contenu attractif sur les thèmes sociétaux destinés à faire “passer son message” consensuelle de l’entente cordiale universelle. Exemples de rubriques et de sujets de débats : La télévision est-elle condamnée à disparaître ? Que pensez-vous des éoliennes ? Tout ce qu’il faut pour créer du trafic avec en prime un diaporama caustique de notre société vue par Martin PARR. Craquant , révoltant ou croustillant ? c’est vous qui voter !

A la rubrique un labo de l’innovation: La télévision est-elle condamnée à disparaître ?
L’interactivité est entrée dans le monde des médias et dans le quotidien de chacun avec l’avènement d’internet, de la téléphonie mobile, des jeux en réseau et de leurs multiples applications. Une télévision de plus en plus riche et souple . La télévision telle que nous la connaissons depuis 40 ans impose aux téléspectateurs certaines contraintes : consulter les programmes, être devant son téléviseur à la bonne heure, choisir entre plusieurs émissions intéressantes passant au même moment? Différentes évolutions ont commencé à gommer peu à peu ces contraintes. L’offre de chaînes et de programmes s’est considérablement élargie et diversifiée. Des chaînes spécialisées, transmises par câble ou satellite, permettent à chacun de trouver, à tout moment, un programme qui correspond à ses attentes (musique, sport, cinéma?). Tournant essentiel, l’apparition de la télévision à la demande permet au téléspectateur d’être acteur et de choisir ses propres émissions ou films. Il s’agit de chaînes de télévision payantes où chaque programme que l’on désire voir doit être commandé et payé. Le téléspectateur s’affranchit alors des horaires de diffusion. Parallèlement, de nouveaux usages concurrents se sont développés sur internet.

Match entre la TV et le web : qui gagne ?

Les téléspectateurs sont devenus également internautes et passent autant de temps, voire plus, sur la toile que devant leur téléviseur. Internet serait-il donc en passe de devenir le média n°1 et de détrôner la télévision ? Internet dispose dans ce match de 2 atouts : sa réactivité et surtout son interactivité. Le web s’est imposé comme un moyen privilégié de diffusion de l’information. De plus en plus de gens consultent les actualités (générales, économiques, scientifiques?) sur le net, plutôt que d’attendre le journal télévisé. Puis, la vidéo a fait son entrée sur la toile. L’apparition de la vidéo à la demande concurrence directement la télévision. L’internaute commande un film ou une émission sur un site internet et le loue pendant un certain temps pour le regarder chez lui comme un programme de télévision. La vidéo à la demande est très souple et accessible. Ces contenus peuvent être lus sur un PC, mais également sur des lecteurs DVD, des téléphones mobiles de 3ème génération et certaines consoles de jeux. Suivant les tendances collaboratives et participatives du web 2.0, des sites de partage de vidéo tels que YouTube ou DailyMotion se sont largement développés. Ils permettent à tout internaute de mettre en ligne une vidéo (reportage, clip, extrait d’émission ou de film?) que chacun pourra ensuite regarder. La concurrence du net est donc rude. Toutefois, la télévision ne devrait pas disparaître pour autant. Jusqu’à présent, aucun média n’en a remplacé un autre. Le dernier venu fait évoluer profondément tous ceux qui l’ont précédé.

Le meilleur de la télévision et d’internet réuni

Une nouvelle révolution se profile, modifiant le paysage des médias. Il s’agit de la plateforme Joost, jusque là connue sous le nom de projet Venice. C’est un site qui permettra de télécharger gratuitement des vidéos à la demande issues de producteurs travaillant habituellement pour la télévision. Son lancement est annoncé pour le 1er semestre 2007. Pour « regarder la télé » sur Joost, l’internaute téléspectateur accède sur son ordinateur à des listes d’émissions ou de films grâce à un programme dédié. Il choisit les contenus qu’il souhaite regarder et les visionne quand il veut. Il s’agit de vidéo à la demande, mais gratuite et à grande échelle. A cela s’ajoute des fonctionnalités interactives, comme la possibilité de faire des commentaires sur un programme. Ils seront lus par tous les internautes téléspectateurs qui regarderont ce programme. Joost s’orienterait donc vers une télévision communautaire reprenant les principes du web 2.0. Joost dessine ainsi une nouvelle génération de télévision, libérée des contraintes des débuts et enrichie de l’interactivité du web.

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L’hyper-consommation vue par Martin PARR en macro-photo, voir le diaporama (agence Magnum):
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Ex projet Venice de vidéo en anglais:
[->http://www.joost.com]

Plate-forme vidéo en français:
[->http://www.dailymotion.com/fr]

Le sofa solaire climatisé et éclairé

Les accros de la télévision, de la vidéo à la demande (VOD) , du cinéma ou des jeux vidéo vont pouvoir enfin découvrir la "société du canapé" dans son expression la plus environnementale. Pas seulement parce que la très attendue PlayStation 3 (PS3) de Sony, sera lancée vendredi 23 mars en Europe, après les Etats-Unis et le Japon mais parce que le sofa solaire à siège chauffant vient agrémenter cette activité de loisirs du 21éme siècle.

Le solaire s’invite partout, surtout là où on ne l’attend pas : un sofa solaire, quoi de plus inutile ? Et pourtant, les cellules photovoltaïques disposées sur le dossier de ce canapé ont bien leur utilité. Pour alimenter les deux petites lampes qui le surplombent, mais aussi et surtout pour y assurer une température idéale par le biais d’une climatisation autonome.

Les étudiants du New York Institute of Technology (NYIT), concepteurs du prototype, ont cherché à repenser les dépenses énergétiques liées à la vie quotidienne. Avec ce sofa, il s’agissait de ne climatiser que l’endroit que l’on occupe et son environnement immédiat. Inutile de gaspiller l’énergie pour chauffer une pièce entière quand on reste des heures vissé au fond de son canapé. De là à accuser ses inventeurs d’incitation à la paresse, il n’y a qu’un pas !

Source : http://www.enerzine.com/enerblog.html

Interview de Radomir Jovanovic – Président de Spidcom Technologies

Alors que le marché de l’accès large bande via les lignes d’électricité demeure dans une phase d’émergence, 2007 verra l’explosion des ventes d’adaptateurs CPL (Courant Porteur de Ligne) pour la diffusion de flux TV et TVHD sur les fils électriques d’une habitation.

Tel est l’avis de Radomir JOVANOVIC, président de Spidcom Technologies, fournisseur de circuits CPL haut débit. Interview parue dans le magazine Electronique International le 14.12.2006

Electronique International : Peut-on affirmer que les procédés de transmission haut débit par courants porteurs en ligne (CPL) ont enfin trouvé leur marché ?

Radomir JOVANOVIC : Sans contestation.Les ventes en volume d’adaptateurs CPL haut débit pour le marché des réseaux résidentiels multimédias ont vraiment démarré.Elles devraient sans nul doute avoisiner plusieurs millions d’unités cette année et exploser en 2007. Et ce pour la simple et bonne raison que ce type de produits répond à un besoin réel: ladiffusionde signaux TV dans une habitation à partir d’un décodeur IP/TV ou d’une passerelle tripleplay. Les adaptateurs CPL, qui s’installent de façon plugandplay et dont les coûts sont passés sous la barre des 50 dollars, tirent profit des câbles électriques existants et assurent enpermanence une diffusionde qualité,cedont est incapablela radio Wi-Fi à l’heure actuelle. Aujourd’hui,dans leur très grande majorité, les produits CPL déployés pour cette application sont compatibles HomePlug et supportent un débit brut de 85Mbit/s. En pratique,ils soutiennent un débit net de10 Mbit/s, suffisant pour la TV standard,mais trop juste pour la TVHD. Avec leurs 200 Mbit/s bruts, les produits HomePlug AV, qui arrivent sur le marché et dont le coût sera rapidement de l’ordre de 50 dollars, devraient répondre à ce nouveau besoin.

Electronique International : La technologie CPL a-t-elle des concurrents sérieux sur ce marché ?

Radomir JOVANOVIC : Il existe deux alternatives principales : la technologie développée pour le câble coaxial par l’alliance MoCA et celle conçue pour la paire téléphonique par l’alliance HomePNA. Le standard HomePlug AV utilise toutefois le réseau électrique, toujours présent, et offre le plus grand nombre de points d’accès réseau, puisqu’il y a plusieurs dizaines de prises électriques par foyer. Par ailleurs HomePlug AV, tout comme HomePNA, fonctionne sur les réseaux à câbles coaxiaux. Les techniques CPL vont aussi être utilisées dans les véhicules dès 2007.

Electronique International : Qu’en est-il du marché de l’accès large bande via les lignes de distribution d’énergie ?

Radomir JOVANOVIC : Le potentiel est considérable, principalement dans les pays ou régions sans infrastructures téléphoniques ou câblées. Il faut néanmoins tenir compte du fait que le réseau de distribution d’énergie est un médium partagé,ce qui limite le nombre de nœuds pouvant profiter au même instant d’applications très gourmandes en bande passante comme la vidéo. Je pense donc que la boucle locale électrique sera principalement déployée dans les pays aux infrastructures téléphoniques et câblées insuffisantes comme la Chine ou l’Inde, par exemple, ainsi que dans certaines régions des pays développés en complément d’autres technologies comme l’ADSL ou le Wimax –pour éviter de poser un nouveau câblage. En tout cas, pour moi, il est clair que le marché de volume pour les produits CPL en 2007 est celui des réseaux multimédias résidentiels, et non celui de la boucle locale électrique.

Electronique International : Voyez-vous d’autres débouchés à terme pour les technologies CPL ?

Radomir JOVANOVIC : Il faut bien voir que certaines technologies de transmission CPL, et notamment celle conçue par Spidcom, sont utilisables sur n’importe quel type de câble et pas seulement sur du câblage électrique. Aussi intéressent-elles les câblo-opérateurs qui utilisent leur réseau uniquement pour diffuser des programmes TV et qui sont dans l’obligation de proposer de nouveaux services à valeur ajoutée pour survivre. Ils évaluent donc aussi bien les technologies CPL que les approches de type Docsis, HomePNA ou MoCA (nous avons d’ailleurs signé des contrats avec des câblo-opérateurs chinois). Les câbles d’alimentation dans les automobiles ou dans les trains constituent également des débouchés potentiels pour le CPL. Cette technique permet de transporter des flux vidéo issus de caméras de surveillance, de caméras embarquées ou de systèmes de divertissement, sans qu’il soit nécessaire de tirer de nouveaux câbles. Les premières applications concrètes dans l’automobile sont attendues dès l’année prochaine.

Propos recueillis par PIERRICK ARLOT pour le magazine Electronique International : http://www.electronique.biz

Réduire de 20% la production d’énergie en Europe

Les dirigeants des 27, désireux de rester à l’ "avant-garde" environnementale, sont tombés d’accord ce vendredi 9 mars sur une série d’objectifs pour lutter contre le réchauffement de la planète, passant par un coup d’accélérateur dans les énergies renouvelables.

Cette ambitieuse stratégie de lutte contre le réchauffement climatique incite non seulement les plus gros pollueurs de la planète, Etats-Unis et Chine en tête, à suivre son exemple mais fixe très concrètement la Commission à faire des propositions d’économies d’énergie, notamment sur l’éclairage des bureaux, des rues et des éclairages privés avec notamment des ampoules à basse consommation. Le plan d’action des 27 permettra d’économiser 20% de la consommation totale d’énergie d’ici 2020 et jusqu’à 70% en 2050. Cet avenir plus propre devrait générer plus de 40.000 emplois selon le président JM Barroso. Un beau relai dix ans après le protocole de Kyoto ! 

"Ma satisfaction n’est pas mince que nous soyons arrivés aujourd’hui à des objectifs si ambitieux et crédibles", qui permettront à l’Union européenne "de jouer un rôle d’avant-garde" dans la lutte contre le réchauffement, s’est félicitée la chancelière allemande Angela Merkel, qui préside actuellement l’UE. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lui aussi salué un accord "historique", "le plus lourd en conséquences auquel un sommet européen soit jamais arrivé".

Comme prévu, les 27 se sont engagés à "réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici 2020 par rapport à 1990". Mais pour y parvenir, une politique énergétique ciblée et de préférence contraignante était incontournable, insistait la présidence allemande. L’organisation écologiste Greenpeace, souvent critique sur les décisions de l’UE, juge que c’est "la décision la plus importante" prise depuis l’adoption du protocole de Kyoto.

Les Etats membres ont peiné à trouver un compromis sur un quota obligatoire de 20% pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la bio-masse) consommées d’ici 2020, qui va les obliger à investir dans de nouvelles sources d’énergies souvent coûteuses et en pleine évolution technologique.

Ce point était le plus controversé du premier "plan énergétique" d’envergure dont s’est dotée vendredi l’UE, qui ambitionne à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’accroître l’indépendance énergétique des 27.

Le compromis adopté mentionne explicitement la contribution de l’énergie nucléaire à la réduction des gaz à effet de serre, une demande pressante de la France, soutenue par la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie ou la République tchèque.

Les 27 prennent ainsi acte de l’évaluation de la Commission sur "la contribution de l’énergie nucléaire dans le cadre de préoccupations grandissantes sur la sécurité des approvisionnements d’énergie et de la réduction des émissions de CO2". Une première version mentionnait de manière plus laconique "la contribution de l’énergie nucléaire".  

Les conclusions rappellent toutefois "qu’il appartient à chacun des Etats membres de décider s’il aura ou non recours à l’énergie nucléaire". De quoi rassurer l’Autriche et l’Irlande, antinucléaires convaincus. Des Etats initialement réticents, comme la Pologne productrice de charbon, s’étaient dits prêts à se rallier à l’objectif européen moyen de 20% (contre environ 7% aujourd’hui) à condition que la répartition future de l’effort entre Etats tienne compte de leurs spécificités énergétiques.

La Pologne a également insisté pour que la stratégie énergétique européenne se développe "avec un esprit de solidarité". Au sein des énergies renouvelables, les 27 ont en outre décidé de s’imposer un sous-objectif obligatoire consistant à porter la part des biocarburants dans leur consommation totale de carburants à 10% d’ici 2020.

Chaque pays membre va désormais devoir se fixer des objectifs nationaux. Une discussion qui promet d’être pour le moins houleuse. Le président de la Commission européenne fera de premières propositions en ce sens dès le "troisième trimestre" 2007. M. Barroso souligne qu’il consultera dûment les pays membres. Ces objectifs nationaux tiendront compte de leur recours actuel aux renouvelables, de leur "palette énergétique" et de leur potentiel, stipule le texte adopté au sommet.

Dans le cadre de leur plan d’action, les 27 souhaitent aussi économiser 20% de la consommation totale d’énergie d’ici 2020. Ils invitent très concrètement la Commission à faire des propositions sur l’éclairage des bureaux et des rues, ainsi que sur les ampoules classiques ou autres éclairages privés.

Source TV5 – AFP : http://tv5.org/TV5Site/info/sommaire-14-Science_environnement.htm

Prix Descartes 2007

Le prestigieux prix Descartes de cette année qui constitue désormais «une sorte de prix Nobel européen» selon Annette Schavan, Ministre allemande pour la recherche et l’éducation, a été remis le 8 mars aux chercheurs ayant élaboré une méthode de production d’hydrogène basée sur l’utilisation de l’eau et du soleil.

Le prix de l’Union Européenne, d’un montant de 1 million Euros, sera remis en partage aux trois équipes gagnantes. C’est Claudie Haigneré*, première femme astronaute en Europe, qui a présidé à Bruxelles le jury chargé de désigner les lauréats du prix Descartes 2007 de l’excellence dans la recherche scientifique. Compte-rendu et entretien avec Mme Haigneré.

Cependant, l’honneur d’être sélectionné parmi les meilleurs vulgarisateurs scientifiques d’Europe a dû être partagé entre cinq équipes pour leurs travaux sur un projet visant à éveiller l’intérêt des adolescents dans la science, un musée interactif, la sensibilisation du grand public à l’océanographie, un magazine pour enfants et un documentaire. Les prix constituent désormais «une sorte de prix Nobel européen» selon Annette Schavan, Ministre allemande pour la recherche et l’éducation. Elle a présenté les récompenses avec le Commissaire européen chargé de la science et de la recherche, Janez Potocnik, qui a caractérisé les prix d’«Oscars européens de la science».

Le projet HYDROSOL, l’un des trois vainqueurs du prix Descartes d’excellence, a élaboré une méthode de production d’hydrogène par dissociation de l’eau à l’aide de l’énergie solaire. Les résultats pourraient permettre une production d’hydrogène respectueuse de l’environnement comme source d’énergie. «Avant le Conseil européen de printemps, qui se concentrera sur le climat et l’énergie, venez nous parler si vous souhaitez une énergie renouvelable pour l’avenir, nous disposons de la technologie, nous sommes passionnés, nous sommes prêts à vous écouter», a déclaré Athanasios Konstandopoulos, coordinateur d’HYDROSOL. Le projet regroupe des équipes du monde universitaire et d’entreprises venant d’Allemagne, du Danemark, du Royaume-Uni et de Grèce.

Le système stéréoscopique à haute énergie (High Energy Stereoscopic System – HESS) a révolutionné les techniques d’observation astronomique existantes et élargi nos connaissances et notre compréhension de la voie lactée et de l’univers. Le système comprend quatre télescopes construits et mis en activité en Namibie par un consortium de partenaires européens et africains. Il regroupe environ une centaine de scientifiques venant d’Allemagne, de France, du Royaume-Uni, d’Irlande, de Pologne, de la République Tchèque, d’Arménie, d’Afrique du Sud et de Namibie. Les télescopes détectent la lumière émise lorsque les rayons cosmiques gamma à énergie téra-électron-volt sont absorbés dans l’atmosphère de la Terre. Les scientifiques sont alors capables de générer une image du ciel en rayons gamma en retraçant la trajectoire des rayons gamma. Le troisième vainqueur, le projet APOPTOSIS, a enrichi de façon significative notre compréhension de l’apoptose (mort cellulaire programmée), qui devrait contribuer au développement de traitements futurs du cancer et du SIDA. L’équipe regroupe des scientifiques venant d’Autriche, du Danemark, de France, d’Allemagne, d’Italie et de Suède. L’apoptose excessive est l’une des causes d’accidents cérébrovasculaires et de crises cardiaques, ainsi que des maladies héréditaires et du SIDA. L’apoptose déficiente est également l’une des marques du cancer, et peut résulter en une résistance à la chimiothérapie et à l’échec d’autres traitements. Les découvertes du projet sont importantes pour l’analyse du processus de mort cellulaire. Les écrits scientifiques de l’équipe ont déjà été cités plus de 50 000 fois dans d’autres publications. Les lauréats sont désignés parmi les 13 nominés par le grand jury, présidé par Mme Claudie Haigneré ancien ministre français déléguée aux affaires européennes et ancien astronaute de l’Agence spatiale européenne (ASE). Lors de la remise du prix Descartes sur la communication scientifique, M. Potocnik a remarqué que, «sans l’aide des personnes ou des langues pour combler le fossé entre les connaissances des scientifiques et la compréhension du grand public, personne ne comprendrait – seulement une minorité.»

Les personnes ayant contribué à combler ce fossé cette année sont:
- Sheila Donegan et Eoin Gill pour «la revue Eureka, hebdomadaire scientifique spécialement conçu pour les enfants».
- le documentaire «Europe, une histoire naturelle» («Europe, a Natural History»), coproduite par ÖRF, la BBC et la ZDF.
- Le Professeur Vittore Silverstrini pour sa «Città della Scienza» (Cité des sciences) à Naples, comprenant un musée interactif de la science et de la technologie ainsi qu’un centre d’innovation industrielle.
- Le Dr Odd Askel Bergstad et autres scientifiques du réseau MAR-ECO pour leurs travaux concernant la participation du grand public au recensement de la vie marine du projet.
- Wendy Sadler pour son projet «La science à la portée de tous» (Science Made Simple) visant à éveiller l’intérêt des jeunes pour la science.

Lors de la remise des prix, le vainqueur de l’Année de la science et de la technologie Wendy Sadler, du Pays de Galles, a déclaré: «je suis ravie de recevoir ce prix et d’être dans le sillage d’un de mes héros, Sir David Attenborough.» Le même prix avait été décerné à Sir David en 2005. La cérémonie de remise des prix a précédé une célébration en plein air des sciences européennes au coeur du quartier européen à Bruxelles. Le président de la Commission José Manuel Barroso, Janez Potocnik, Annette Schavan et 500 invités scientifiques et politiques ont célébré le lancement du nouveau programme de recherche de l’UE, le septième programme-cadre (7e PC), en visualisant des images de science et de recherche sur un écran géant. «Nous devrions profiter d’évènements comme la manifestation d’aujourd’hui. La prochaine inauguration d’un programme-cadre de l’UE n’aura pas lieu avant 2014. Et le prochain grand anniversaire de l’UE ne sera célébré qu’en 2057. D’ici là, les résultats de recherche que nous commençons à financer au titre du 7e PC ne seront plus de nature théorique, mais pratique», déclare le Président M. Barroso. La manifestation a lieu à la veille du Conseil européen de printemps 2007, et cela n’est pas une coïncidence. Le rôle primordial de la recherche en termes de création et de maintien de la compétitivité et de la viabilité de l’Europe est désormais rarement contesté.

Site officiel du prix Descartes : http://ec.europa.eu/research/descartes/news_en.htm

Entretien avec Susan Greenfield – directrice de la Royal Institution of Great Britain : "Un progrès aura réellement été réalisé lorsque les jeunes femmes choisiront de ne pas abandonner le secteur scientifique" : http://www.setwomenresource.org.uk/

Un soutien financier à la recherche est fourni principalement à travers les appels de propositions, qui sont publiés pour chaque programme spécifique du programme-cadre : http://cordis.europa.eu/news/calls_fr.html

Appels d’offres publiés au titre du septième programme-cadre (7e PC) de l’UE, 2007-2013 : http://cordis.europa.eu/fp7/dc/index.cfm?fuseaction=UserSite.FP7CallsPage

Le frigo magnétique Suisse ne réchauffe pas la planète 

D’ici 2010, les réfrigérateurs devront réduire leur émission de gaz peu sympatique pour la couche d’ozone. En attendant le frigo solaire toujours en développement en Afrique du Sud, voici un frigo magnétique développé à la haute école d’ingénierie  d’Yverdon en Suisse qui pourrait tirer d’affaire les fabricants d’électroménager. Reportage vidéo de Carine Jaggi pour nouvo.

Couche d’ozone, réchauffement climatique, le frigo est un gros pollueur de la planète. C’est dire si l’invention de la Haute Ecole d’Ingénierie d’Yverdon tombe à pic. Son frigo magnétique ne contient pas de gaz nocif pour l’environnement et consomme deux fois moins d’électricité. L’air est refroidi grâce à un matériau spécial qui change de température quand il est en contact avec un aimant.  Par le protocole de Kyoto, la Suisse s’est engagée à réduire sa consommation d’électricité mais on est loin des objectifs. Avec sa faible consommation énergétique, le frigo magnétique représente un énorme potentiel. «Tout le froid dont nous avons besoin est produit à partir d’électricité et cela représente 15 à 20% de la consommation nationale» estime Fabrice Rognon de l’office fédéral de l’énergie, qui finance une partie des recherches. Le calcul est donc vite fait. Avec ces frigos magnétiques, la Suisse pourrait théoriquement consommer 8% d’électricité en  moins. 

La biomasse avec la canne à sucre

Les industriels aussi s’intéressent de près à cette invention suisse. La Haute Ecole d’Ingénierie d’Yverdon vient de signer avec un fabricant d’électroménager qui pèse plusieurs milliards d’euros. Le frigo écolo, un bon filon qui pourrait débarquer sur le marché en 2010. Lutter contre le réchauffement climatique, c’est devenu un vrai business. Exemple avec la société zurichoise South Pole Carbon Asset Management, qui fait de l’argent en réduisant les émissions de CO2. Un de leur projets en Inde: une centrale électrique qui produit de l’énergie verte à partir de déchets de canne à sucre. Les économies de CO2 sont revendues aux pays européens, qui préfèrent payer que de réduire eux-même leur pollution. Il faut dire que réduire la pollution, c’est beaucoup plus facile en Inde, car les usines y sont moins efficaces. 
Et notre frigo magnétique alors, celui qui pollue deux fois moins. Peut-il se faire de l’argent avec un tel système ? «Les fabricants devraient avoir un programme de distribution de ces frigos en Inde par exemple, affirme Renat Heuberger de South Pole. A chaque frigo vendu, on pourrait générer un certificat de réduction de CO2 revendu à un client européen». Bref à chaque frigo vendu, on touche de l’argent. De quoi encourager les industriels à se lancer dans le frigo écolo. 

Haute Ecole d’Ingénierie d’Yverdon : http://www.heig-vd.ch/
South Pole Carbon Asset Management : http://www.southpolecarbon.com

Source : http://mediaplayer.nouvo.ch/116-3/01/1

La ville numérique existe, je l’ai rencontrée !

Imaginez la ville de demain. La biométrie, les étiquettes intelligentes (RFID), le réseau sans fil (Wifi)… toutes ces nouvelles technologies préfigurent le devenir de nos cités. Mais à quoi ressembleront-elles vraiment ? Les films de science-fiction nous donnent-ils de vraies pistes à explorer, ou tout reste-t-il encore à inventer ? En compagnie de chercheurs, petit tour dans la ville du futur en Corée du Sud avec Cécile Blanchard pour le magazine Digital World qui explore les nouveaux usages et les solutions très proche d’un nouveau quotidien. A trois pas de 2010 !

Dans son film Minority Report, Steven Spielberg inventait un monde, pas si loin du nôtre, où les affiches publicitaires étaient personnalisées, et où votre entrée dans un magasin était immédiatement suivie d’un "Bonjour Monsieur Untel. Avez-vous été satisfait de votre dernier achat chez nous ?", indiquant que vos emplettes précédentes avaient été archivées dans une base de données et qu’une borne biométrique avait pris vos empreintes visuelles. Cauchemar ou réalité ? Il paraîtrait que Steven Spielberg avait demandé conseil auprès des sociétés informatiques pour imaginer un futur plausible… A l’heure où la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) exprime ses inquiétudes sur les nouveaux moyens de traçabilité de l’individu, attirant l’attention sur "la diversification des catégories d’objets tracés : outils communicants, objets passifs de consommation, titres d’identité…" et soulignant que "le corps humain lui-même peut, avec la biométrie, devenir un objet tracé", que nous réserve la ville de demain ? De plus en plus d’entreprises mettent actuellement au point des technologies qui viendront s’intégrer au mobilier urbain du futur. C’est ainsi le cas de JCDecaux, grand spécialiste du mobilier urbain, qui vient de signer un partenariat avec l’Innria dont l’objectif est d’"inventer une nouvelle génération de mobiliers communicants".

M2M : bientôt l’intelligence artificielle ?

France Télécom va encore plus loin avec le développement du "machine to machine" (M2M) , qui, comme son nom l’indique, est un dialogue de machine à machine où les objets seraient capables de "réagir aux situations, de communiquer entre eux et de déclencher une action sans aucune intervention humaine". Terminator à notre porte ? Pas encore tout à fait, même si l’idée de machines pouvant communiquer entre elles sans avoir besoin de l’homme peut faire froid dans le dos. Un exemple (inoffensif) de M2M déjà mis en place : le télépéage, où il suffit aux abonnés d’installer un petit boîtier sur le tableau de bord pour que la barrière de péage s’ouvre automatiquement à leur passage. Mais les possibilités sont multiples. Comme l’explique Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing) : "L’automobile de demain communiquera avec les autres véhicules et avec les infrastructures routières pour éviter (ou détecter) des accidents. Après-demain, les chercheurs travaillent sur des véhicules capables de se conduire tout seuls, ou encore de nouveaux concepts de voitures partagées et automatisées, à mi-chemin entre transports individuels et transports en commun. Dans la ville, qui est déjà peuplée de capteurs de toutes sortes, le M2M sera utilisé pour gérer les grandes infrastructures urbaines, les transports en commun ou les péages urbains (comme celui de Londres)…" De nombreux chercheurs, notamment en France, travaillent sur ces nouvelles technologies. Mais nul ne sait vraiment dire quand elles pourront véritablement être mise en place. Albert Asseraf et Jacques Le Gars restent évasifs : "Il faut encore améliorer les contenus que l’on pourra proposer, développer l’interactivité. On est dans une période où tout est en train de se construire. Ça risque d’être encore assez long, même si la plupart des technologies sont opérationnelles, car il faut aussi prendre en compte la logique administrative des villes. Ce qui est sûr, c’est que les téléphones ont une richesse fonctionnelle phénoménale et qu’on n’en utilise actuellement qu’une toute petite partie. Il faudra le faire par étape pour que les gens ne se sentent pas perdus." La ville de demain n’est donc pas encore tout à fait pour… demain.

A Busan : la ville du futur existe !

Vous en avez rêvé, les Coréens l’ont fait. A Busan, la seconde ville et le plus grand port du pays, la ville du futur n’est plus un concept de science-fiction, c’est une réalité. Baptisé U-City (pour Ubiquitous City), le projet se base sur les technologies ambiantes. Dans cette cité du futur, les RFID seraient utilisées comme clés de maison ou de parking, jusqu’à la surveillance des eaux usées. Le but est également que ses habitants puissent se connecter au réseau n’importe quand, et de n’importe où. Pour cela, il faut installer dans chaque coin de la ville un accès au réseau sans fil. Ce sera la première ville au monde du genre. Pour réaliser ce projet, la ville de Busan s’est donné jusqu’en 2010…

Source : http://www.digitalworld.fr/maison-numerique/