Portes ouvertes sur les énergies renouvelables

Les 13 et 14 octobre 2007 : portes ouvertes au soleil, au vent, au bois et à l’eau.

Les pionniers des énergies renouvelables vous invitent… chez eux !
=> Comment ont-ils installé leur chaudière, leurs panneaux solaires, leur éolienne… ?
=> Comment ont-ils adapté leur maison ?
=> Avec qui, quelles aides, quelles joies, quelles difficultés ?

Le samedi 13 et le dimanche 14 octobre prochain, une centaine de pionniers des énergies renouvelables vous ouvrent leurs portes, gratuitement : entrez chez eux, et découvrez comment ils produisent de l’électricité ou de la chaleur, grâce au soleil, au vent, au bois, à l’eau…

Pour la quatrième année consécutive, depuis 2004, le Comité de Liaison Énergies Renouvelables (CLER) organise son week-end "portes ouvertes", avec le soutien du Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et de l’ADEME, dans le cadre de sa campagne "Faisons vite, ça chauffe".

90 habitations, bâtiments publics, sièges d’entreprises ouvriront leurs portes, pendant au moins une demi-journée, dans 19 régions et 55 départements français. Toutes les énergies renouvelables sont concernées : solaire thermique ou photovoltaïque, éolien, petit hydraulique, bois, et vont souvent de pair avec des pratiques d’isolation et de construction innovantes. En 2006, plus de 6 000 personnes avaient rendu visite à 94 pionniers dans 18 régions françaises.

Les visites sont destinées au grand public : propriétaires en train de construire leur maison, ou de la rénover, propriétaires de maisons secondaires, passionnés, journalistes, enseignants, étudiants, professionnels… Objectif : donner envie à tout un chacun de maîtriser sa consommation d’énergie et d’avoir recours aux énergies renouvelables.

Rappelons que le Comité de Liaison Énergies Renouvelables (CLER) est une association Loi 1901 créée en 1984 pour promouvoir la maîtrise des énergies et développer les énergies renouvelables en France, à laquelle adhèrent aujourd’hui plus de 150 professionnels, entreprises ou associations locales.

Pour retrouver tous les sites, les horaires de visite, les installations présentées, près de chez vous :
http://www.cler.org/portesouvertes (dès la mi août)

Avec Wattson, surveillez votre consommation électrique

Qui resterait les yeux rivés à son compteur afin de surveiller sa consommation d’électricité ? Avec le Wattson branché sur votre installation électrique, on peut désormais récupérer l’historique de sa consommation directement sur son PC.

Le Wattson est vendu pour l’instant uniquement en Angeleterre mais on est prêts à parier que ce type de produit va se généraliser dans les mois et les années à venir. Des sociétés aux USA se sont déjà spécialisées sur ce créneau en permettant de surveiller eau et électricité, que ce soit celle provenant du réseau local ou celle produite par la maison (panneaux solaires, récupérateur d’eaux de pluie, etc.). L’intérêt est alors évident : on voit combien on consomme et on voit combien on a économisé !

Source : Homemedia

Le salon EcoBuilding Performance

Le salon de la construction énergétique et durable se déroulera du 18 au 20 septembre prochains à la Porte de Versaille, à Paris. Domoclick en tant que partenaire du salon sera, comme l’an dernier, présent. Retrouvez-nous sur le stand A18 !

Nous sommes maintenant à moins de deux mois de l’ouverture d’EcoBuilding. Voici un petit résumé de ce que vous pourrez y découvrir :

Programme des conférences

Mardi 18 Septembre 07
Efficacité énergétique et environnementale des bâtiments

Mercredi 19 Septembre 07
Cadre de Vie Bâti Durable

Jeudi 20 Septembre 07
Bâtiments de très grande hauteur

Les Événements Partenaires

Notons d’ores et déjà l’organisation par Fondaterra du colloque “Efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments : modalités de mise en oeuvre des projets“, le 20 septembre. Il s’articulera autour de trois tables rondes : “Connaître son patrimoine et évaluer les scénarios d’améliorations possibles : mode opératoire “, “Du bâtiment au service rendu à l’utilisateur : une nécessaire évolution des compétences et des métiers “ et “Faciliter le montage financier de ces projets : enjeux, partage des risques entre acteurs, exemples “. Pour en savoir plus :
nadia.kartit@fondaterra.fr

Les Grands Prix Ecobuilding Performance

A l’occasion du salon Ecobuilding Performance, seront décernés les Grands Prix Ecobuilding Performance. Les trois thèmes des Débats Ecobuilding Performance, qui seront les phares des préoccupations des acteurs du secteur, visiteurs et exposants, seront déclinés selon trois grands prix, sous la houlette d’un jury en cours de constitution :

• Grand Prix "Efficacité énergétique et Environnementale des bâtiments"
• Grand Prix "Cadre de Vie Bâti Durable"
• Grand Prix "Bâtiments de Très Grande Hauteur"

Plus d’informations : Télécharger la plaquette du salon

Source : http://www.ecobuilding-performance.com

La consommation électrique des européens augmente de 10,8% !

Mauvaise nouvelle révélé par Centre commun de recherche (CCR). Malgré les efforts des Etats-menbres et des mesures adoptées par l’Union Européenne pour réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2 qui en résultent, la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel des “25” a progressé à un rythme comparable à celui du PIB global , soit 10,8 %, neutralisant ainsi les progrès pourtant obtenus entre 1999 et 2004.

Selon le rapport du CCR , la consommation d’énergie dans le secteur des services a augmenté de 15,8 %, (le secteur industriel s’est accrue de 9,5 %). La consommation moyenne par ménage dans l’UE-25 était de 4098 kWh en 2004. Les responsables d’études expliquent cette hausse de la consommation par de multiples facteurs différents, parmi lesquels:

- L’usage généralisé dans l’UE d’appareils domestiques: le lave-vaisselle, le sèche-linge et le climatiseur , grand énergivore,

- L’ordinateur personnel avec l’essor de l’électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, comme les décodeurs, les lecteurs de DVD, les “box” à haut débit et les téléphones sans fil.

- L’augmentation du nombre d’appareils détenus en double ou en triple exemplaire dans les foyers Européens, essentiellement les téléviseurs et les réfrigérateurs/congélateurs,

-L’augmentation générale du nombre de maisons unifamiliales et la taille des logements en augmentation.

Pourtant, le remplacement des appareils et équipements existants et l’abandon total des ampoules à incandescence (à fil) par des ampoules basse consommation permettrait par exemple de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20%. Ce rapport précise comment de légères modifications dans nos habitudes d’utilisation des appareils domestiques peuvent engendrer d’importantes économies d’énergie.

Exemples:

-Quand de nouveaux appareils sont installés dans un ménage,les anciens sont simplement déplacés à un autre endroit de la maison, et non remplacés, ce qui contribue à accroître la consommation d’électricité

- Les ampoules à incandescence (à fil) entraîne le gaspillage effarant de 95 % de l’électricité consommée pour produire de la lumière visible. Alors que ce secteur est porteur d’économies potentielles avec l’adoption les lampes fluorescentes compactes (LFC) qui consomment 4 fois moins et les diodes électroluminescentes (DEL) blanches qui réduisent la consommation de plus de 30% avec une durée de vie 3 à 10 fois supérieures, pénètrent enfin le marché.

Le rapport fournit des conseils pour réduire la consommation d’électricité avec l’installation de chauffe-eau fonctionnant à l’énergie solaire, le remplacement des ampoules à fil (dont la suppression généralisé serait adopté dans l’Union en 2009) et l’adoption des appareils automatiques de mise en veille. Ce qui pourrait réduire de 20%, note le rapport, la consommation d’électricité de chaque ménage ; Soit 800 kWh par foyer et par an contre 4.098 kWh en 2004 par foyer. Et cela en encourageant activement le remplacement des appareils et équipements existants et l’abandon total des ampoules à incandescence.

Ce rapport qui analyse des résultats passés rejoint les projections encore plus préoccupantes de l’Energy Saving Trust britannique qui prévoit que la part de la consommation d’électricité dédié aux appareils électroniques devrait représenter 45% d’ici 2020. La maison multimédia devient décidément très gourmande avec les ecrans-plats (à plasma) dotés de tous les nouveaux périphériques multimédia qui gravitent autour.

Le rapport du CCR : Consommation électrique et tendances à l’efficacité dans l’UE élargie: http://re.jrc.ec.europa.eu/energyefficiency/pdf/EnEff%20Report%202006.pdf

Source : AFP

Jean-Louis Borloo et le Grenelle de l’environnement

L’organisation du “Grenelle de l’Environnement” vise à "Inventer collectivement les conditions d’une nouvelle croissance compatible avec les limites d’un monde fini”. C’est l’ambition du Grenelle de l’environnement capable d’influence, voire d’autorité, sur l’ensemble des actions menées par les différents ministères»,  a déclaré Jean-Louis Borloo le 6 juillet pour replacer le développement durable au cœur des priorités françaises. Six groupes de travail viennent de se mettre en place depuis mardi 16 juillet.

Présentée, le 6 juillet, l’organisation du “Grenelle de l’Environnement” portée par Jean-Louis BORLOO, Dominique BUSSEREAU et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, vise à "Inventer collectivement les conditions d’une nouvelle croissance compatible avec les limites d’un monde fini”. C’est l’ambition du Grenelle de l’environnement, un “ministère révolutionnaire, capable d’influence, voire d’autorité, sur l’ensemble des actions menées par les différents ministères»,  a déclaré Jean-Louis Borloo le 6 juillet.

La démarche engagée par le Gouvernement vise à replacer le développement durable au cœur des priorités françaises. Les principaux enjeux ? Le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, la prévention des effets de la pollution sur la santé, le développement de modes de production et de consommation durables. Six groupes de travail viennent de se mettre en place depuis mardi 16 juillet. Le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad), Jean-Louis Borloo, seul membre du gouvernement à avoir le rang de ministre d’Etat a déclaré «Nous avons des objectifs ambitieux et précis, et ce ministère permet d’avoir tous les leviers pour mener ces objectifs à bien.» 

Comme celui , non seulement de reporter d’un quart le trafic routier vers d’autres modes de transport mais de passer de la parole aux actes en exigeant que les centaines d’ampoules des locaux du ministère soient désormais à basse consommation. Ce qui n’était pas encore le cas sur les lustres de l’hôtel de Roquelaure, à Paris, quand le numéro 2 du gouvernement a émis le souhait de limiter la consommation d’énergie. Un plan d’action sur cinq ans Réunissant les représentants de l’Etat, des collectivités et de la société civile – entreprises, syndicats, associations -, il doit déboucher fin octobre sur un plan d’action de quinze à vingt mesures concrètes et quantifiables, défini pour cinq ans.

Pour préparer ce grand rendez-vous, six groupes de travail ont été constitués sur des thématiques précises. Ils sont présidés par des personnalités indépendantes et indiscutables et comptent, chacun, une quarantaine de personnes. Leurs propositions attendues pour mi-septembre seront ensuite enrichies par les observations des acteurs locaux, consultés via des réunions interrégionales, et par celles du grand public qui pourra s’exprimer au moyen de "chats" et forums sur internet.

Les six groupes de travail seront constitués pour préparer cette échéance : Premières réunions des groupes de travail le 16 juillet: En fonction du calendrier établi, les 6 groupes de travail constitués dans le cadre du "Grenelle Environnement" se réunissent dès cette semaine. Cette première phase est consacrée au dialogue et à l’élaboration des propositions au sein des groupes. Leur objectif est de faire émerger des mesures qu’examineront les parties prenantes au mois d’octobre. Calendrier et membres des 6 groupes de travail

1-Groupe* « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » Présidents : Jean Jouzel et Sir Nicholas Stern – Vice-Présidents : Edouard Bard et Yves Lion Dates des réunions : 17-25 juillet ; 4-19 septembre

2-Groupe « préserver la biodiversité et les ressources naturelles » Président : Jean-François Le grand – Vice-Présidente : Marie-Christine Blandin Dates des réunions : 17-26 juillet ; 4-25 septembre

3-Groupe « instaurer un environnement respectueux de la santé » Président : Dominique Maraninchi – Vice-Président : Alain Grimfeld Dates des réunions : 19 juillet ; 2 août ; 6-20 septembre

4-Groupe « adopter des modes de production et de consommation durables » Président : Jean Robert Pitte et Denis Tillinac – Vice-Présidente : Laurence Tubiana Dates des réunions : 16-31 juillet ; 3-24 septembre

5-Groupe « construire une démocratie écologique » Présidente : Nicole Notat – Vice-Président : Michel Prieur Dates des réunions : 23-30 juillet ; 4-11 septembre

6-Groupe « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité » Président : Roger Guesnerie – Vice-Présidents : Dominique Bourg et Bernard Ramanantsoa Dates des réunions : 16-25 juillet ; 17 ou 28 août ; 6 ou 7 septembre (Ce calendrier est établi à la date du 16 juillet, il est susceptible d’être modifié)

Les groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

OBJECTIFS : Les six groupes de travail proposeront les mesures pour :  > lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie ;   préserver la biodiversité et les ressources naturelles ; >  instaurer un environnement respectueux de la santé ;  > adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêt et usages durables des territoires ;  > construire une démocratie écologique : institutions et gouvernance ; >  promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi.

CALENDRIER : Le "Grenelle de l’environnement" comprendra trois phases échelonnées entre juillet et octobre 2007:

1-  la première, entre mi-juillet et mi-septembre, correspond à la période de dialogue et d’élaboration des propositions au sein des groupes de travail ; les conclusions de la première phase seront enrichies par une consultation des acteurs locaux et du grand public qui se tiendra entre mi-septembre et mi-octobre ;

2- une table ronde réunira alors tous les acteurs, pour dégager les propositions les plus consensuelles, mettre en lumière les points d’accord et les éventuels blocages.

3- L’État arbitrera et la table ronde se conclura par un plan national pour l’environnement. Le plan d’action sera mis en œuvre après avoir été soumis au président de la République. Inscrit dans la durée, le plan sera complété et modifié au regard de son état d’avancement et de ses résultats. Deux rendez-vous seront prévus en 2009 et 2011.

Le "Grenelle de l’environnement" ne constituera pas un point d’aboutissement, mais plutôt le point de départ d’une nouvelle donne française pour l’environnement.

Le site officiel : http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/

A NE PAS CONFONDRE avec le nom http://legrenelleenvironnement.fr déposé par le député Européen Vert Alain Lipietz qui écrivait sur son blog être “disposé à revendre ce nom de domaine à Monsieur Borloo, pour la somme de 20015 euros : 15 euros qu’il m’a coûté et 20000 à partager entre quelques organisations méritantes et nécessiteuses, telles que France Nature Environnement, Sortir du nucléaire, Crii-rad, Acro, Kokopelli, Cniid, etc. Hélas, il semble que le super ministère, s’apercevant que la place était prise, ait préféré couper l’accés à son houèbe pendant toute la fin de soirée du 7 juillet et modifier légèrement le nom de son site…” Domoclick suggère de déposer le nom www.greenelledelenvironnement.org pour rassembler toutes les confessions écologique dont Greenpeace.

Site du Ministère: http://www.ecologie.gouv.fr

* Les membres participants du groupe « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » : -Co-président : Sir Nichola STERN. 61 ans. Docteur en économie de l’université d’Oxford. Ancien économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale. Auteur en 2006, d’un rapport de référence au gouvernement britannique sur l’impact économique du réchauffement climatique. -Co-président : Jean JOUZEL. 60 ans. Docteur ès sciences. A longtemps travaillé au sein du laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (CNRS), puis au laboratoire de modélisation du climat et de l’environnement (CEA). Directeur de recherche au CEA. Représentant français au sein du GIEC depuis 1994.  Vice-président : Edouard BARD : 45 ans, climatologue, titulaire de la chaire de l’évolution du climat et de l’océan au Collège de France, chercheur au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege),  Vice-président : Yves LION : 62 ans. Architecte et urbaniste, Il est le tout récent lauréat du grand prix de l’urbanisme 2007.

Les futurs écrans interactifs d’Intuilab

Intuilab est une jeune société innovante (JEI) fondée en 2002 à Toulouse. Elle est spécialisée dans la conception d’Interactions et Interfaces Homme-Machine (IHM) intuitives et innovantes.

Les clients d’IntuiLab sont principalement issus du secteur industriel français, avec par exemple la DGAC, Thales, PSA, Renault, France Telecom, Eurocontrol ou la DGA. « Environ un tiers du chiffre d’affaires de la société provient de projets de R&D et IntuiLab dépense par ailleurs l’équivalent de 15% de ce CA en R&D autofinancée pour accroître sa compétitivité. », explique Vincent Encontre. « Avec comme objectif constant l’anticipation des IHM de demain, nous travaillons depuis quelque temps sur des dispositifs de type surfaces interactives. Divers projets autour de ce type de dispositifs, dont un financé par l’ANR, un par le Centre Expérimental d’Eurocontrol et un par un grand industriel de la défense, sont l’illustration d’une exploration de plus en plus avancée chez IntuiLab. »

Frédéric Dessort, Mid e-News : Beaucoup de vidéos circulent sur Internet présentant ces nouveaux grands écrans tactiles interactifs, popularisés par le film de Steven Spielberg "Minority Report". En quoi consistent-ils et quelles principales innovations apportent-ils ?

Intuilab : Nous appelons ce nouveau type d’objet numérique des surfaces interactives. Une surface interactive est effectivement un grand écran placé horizontalement (on parlera alors d’une table ou de sol interactif) ou verticalement (mur interactif). Sur cette surface, un ou plusieurs utilisateurs peuvent interagir simultanément, le plus souvent par toucher et gestes de la main, du doigt ou d’un objet. Dans ce dernier cas, la surface interactive sera qualifiée de « tangible » c.a.d. qu’elle sera capable d’identifier et interagir avec d’autres objets physiques situés à proximité (par exemple posés dans le cas d’une table) tel que des modèles réduits ou appareils numériques.

La principale innovation, et c’est le paradoxe, est le retour à une interface naturelle (au sens étymologique du terme) pour l’homme. Tout d’abord une surface interactive a vocation à couvrir tout le champ de vision de l’être humain et a donc des dimensions bien supérieures aux écrans actuels (jusqu’à plusieurs mètres de longueur). Ensuite l’interaction tactile (geste, plusieurs doigts, etc.) possède une dimension naturelle et intuitive qui ne peut être mise en doute (cf. l’interaction entre des hommes en devenir et le monolithe dans « 2001 Odyssée de l’espace »). C’est enfin la possibilité pour plusieurs individus de collaborer sur une même surface via des interactions tactiles (la surface reconnaitra donc qui fait quoi).

En revenant aux sources de l’interaction humaine, la surface interactive ouvre ainsi tout un univers de possibilités d’expressions hors d’atteinte par nos écrans, claviers et autre souris actuels.

Frédéric Dessort, Mid e-News : Quels types d’applications existantes ou à inventer peuvent tirer avantage de ces surfaces interactives ?

Intuilab : Leur large surface permet tout d’abord d’augmenter le volume d’informations visualisées. Ensuite elles facilitent la navigation à travers ces informations via l’interaction à plusieurs doigts. Par exemple, les activités de zoom et de déplacement (Pan) pour des activités de recherche sont grandement accélérées. Enfin, la reconnaissance de l’utilisateur et, de nouveau, la taille de la surface offrent des moyens pour faire véritablement collaborer plusieurs utilisateurs autour d’un même support.

Ces qualités prennent tous leurs sens pour des applications de type Systèmes d’Information Géographique, simulation et planification, supervision de situation complexes (par exemples des crises), « story telling », etc. dans les domaines civils ou militaires. Pour le Grand Public, on pensera à tout ce qui touche au tri et mix de sons, photos et vidéos, les jeux de plateau, la surveillance de la maison, le « Street Marketing », des comptoirs de bar favorisant les rencontres, etc. Bref, nous ne sommes limités que par notre imagination !

Frédéric Dessort, Mid e-News : Est-ce que ce concept d’écran tout-tactile pourra s’appliquer à l’ordinateur personnel ? Est-ce la fin du clavier ?

Intuilab : Le clavier est pour l’instant le pire moyen informatique pour produire du texte… à l’exception de tous les autres ! Paradoxalement, le clavier devient lui aussi naturel, en tout cas pour toute la génération qui a été élevée avec des ordinateurs familiaux. Les 11-15 ans écrivent plus rapidement avec un clavier qu’avec un stylo. Cependant, toute activité interactive ne se réduit pas à de la production de texte (exemple : le browsing internet) et l’usage du clavier devrait être réduit au regard des tâches pour lesquelles il convient parfaitement jusqu’à ne plus apparaitre qu’au moment où il est pertinent. A un tel point que l’on essaie maintenant de reproduire le concept de clavier sur surface tactile avec, il faut le reconnaitre, des résultats assez peu satisfaisants pour l’instant puisque l’absence de sensation du toucher rend plus aléatoire la détermination de la bonne touche.

Frédéric Dessort, Mid e-News : A plus long terme, imaginer que l’ordinateur se réduira à une feuille électronique voire holographique, connectée à un réseau ambiant relève t-il de la science fiction ? Que nous préparent les laboratoires ?

Intuilab : Non, ce n’est absolument pas de la science-fiction. On remarque d’ailleurs la rapidité avec laquelle les films dits de science fiction (vous mentionniez « Minority reports ») se font rattraper et dépasser par la réalité.

Première tendance lourde : le service offert à un utilisateur est de plus en plus fourni par le réseau. C’est tout le phénomène illustré par le « On Demand », le mode ASP, etc. Une deuxième tendance lourde en découle : toute la puissance de calcul de l’ordinateur personnel devient donc disponible pour rendre naturelle l’interaction avec son utilisateur. Il y a alors trop de puissance et elle va être réduite pour notamment accroitre l’autonomie de tels ordinateurs interfaces (ceux-ci deviennent des capteurs intelligents, connectés et ubiquitaires). Ou alors les possibilités d’interactions seront enrichies pour revenir à ce caractère naturel dont nous parlions au début. L’homme sera ainsi en contact permanent avec son environnement. Celui-ci captera et interprètera son comportement (geste, tâche, émotions, etc.) et agira sur celui-ci à travers des interfaces naturelles (et donc intuitives) et très contextualisées. Il évoluera alors effectivement dans une ambiance digitale personnalisée.

Prenons quelques exemples, en partant des sens. L’homme voit en 3D : d’où le succès actuel des représentations et manipulations 3D conduisant inévitablement à l’holographique. La sensation de toucher (par exemple des touches d’un clavier) simulée par les technologies haptiques, l’ouïe mise de nouveau à contribution via le son spatialisé, ainsi que les études autour de l’odorat et du goût (n’oublions pas que la recherche du plaisir est l’une des grandes motivations de l’espèce !). Poursuivons avec les objets physiques de notre quotidien : la feuille de papier qui est reproduite par la feuille électronique qui met à jour notre journal en temps réel, la table du salon qui devient interactive, le lit qui s’adapte à notre morphologie et forme du moment, la cuisine qui nous propose une liste de course en fonction du stock, de nos habitudes alimentaires et des saisons, etc. Bien sûr tout cela pose de nouvelles questions éthiques auxquelles il faudra répondre comme la protection de la vie privée, mais ceci est une autre histoire…

Quelques autres applications développées par IntuiLab, sur Youtube : http://www.youtube.com/results?search_query=intuilab

Propos recueillis par Frédéric Dessort, Mid e-News : http://www.midenews.com/fr/presse/article/lire?id=1440

Les prises “T” de communication téléphonique entrent dans l’histoire

À partir du 1er janvier 2008, les prises communication en forme de "T" inversés laisseront définitivement la place aux prises informatique et de télécommunication RJ45. Pour les permis de construire déposé après le 1er janvier 2008, toutes les prises de communication seront de type RJ45 (normes de la série NF EN 60603-7).

Une fiche d’interprétation UTE de la norme NF C 15-100 parue en juin 2007 met fin à la dérogation autorisant des conjoncteurs en forme de "T" inversé pour les prises de téléphone dans les locaux d’habitation. Limitée pendant de longues années à l’unique prise téléphonique installée par France Télécom, la communication au sein de l’habitat entre aujourd’hui dans une ère nouvelle où de nombreuses fonctionnalités et équipements se côtoient et parfois même interagissent. Dans ce contexte, plusieurs groupes de normalisation (dont ceux de l’UTE) travaillent sur ce thème, afin de structurer équipements, appareillages et règles de l’art d’une installation d’un nouveau genre. Les constructeurs de matériels continuent d’enrichir leur catalogue en conséquence. Assurément, le traditionnel conjoncteur téléphonique en forme de “T” inversé vit ses dernières heures, face au standard de connectique “RJ45” désormais universel ! Parfois sceptique face à ces changements, l’installateur a pourtant toutes les cartes en main pour proposer une prestation évolutive et de qualité, qui va de pair avec son savoir-faire.

Source : http://www.promotelec.com

Le premier immeuble dont chaque étage tourne

Dubaï est actuellement l’endroit dans le monde où se déroulent quasiment toutes les innovations dans la construction. Après l’immeuble tournant sur lui-même présenté l’an dernier, voici une tour dont chaque étage est indépendant pour pouvoir tourner sur lui-même, histoire de partager la meilleure vue avec ses voisins à tour de rôle.

Côté construction, 85% de cette tour de 59 étages est préassemblé en usine. Ce qui permettra un temps de construction ramené à 18 mois, au lieu de 30 mois pour une tour traditionnelle équivalente. Respectueuse de l’environnement, cette tour pourra également produire une partie de son énergie grâce à 48 éoliennes placées à l’horizontal entre chaque étage. A quand de telles réalisations plus proches de chez nous ?

Le site du constructeur : http://www.dynamicarchitecture.net/
 
Source : http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/07/08/si-ma-chambre-tournait/

Des étudiants américains construisent la maison écologique de demain

Des étudiants de l’université Georgia Tech d’Atlanta s’attèlent cet été à la construction d’une maison totalement écologique pour participer à la compétition Solar Decathlon qui sera organisée l’automne prochain par le Département américain à l’Energie.

Les élèves de la Georgia Tech affronteront d’autres étudiants des plus grandes universités américaines, dont ceux de l’université du Colorado, déjà trois fois champions.

Mutualiser les connaissances pour une maison verte

Le but du Solar Decathlon est d’interpeller les consommateurs américains en leur démontrant que la construction d’une habitation écologique peut devenir, à terme, synonyme de réduction du prix des factures et de préservation de l’environnement. Les étudiants de la Georgia Tech, provenant des différentes filières de la faculté, comme le College of Architecture, le College of Engineering, le College of Management et le College of Sciences, unissent leurs forces et leurs compétences pour bâtir une maison écologique.

Une feuille de route à respecter

Ainsi, l’équipe doit respecter un certain nombre de critères, notés chacun sur plusieurs centaines de points. La catégorie "Architecture" (200 points) , doit estimer la pertinence de la forme de la bâtisse et des matériaux mis en œuvre, le secteur "Visibilité sur le Marché" (150 points) doit permettre de montrer aux consommateurs combien le fait de posséder une maison écologique est facile et possible. Les étudiants doivent ainsi évaluer les coûts de revient des matériaux et leurs facilités de production. La catégorie "Eau chaude" (100 points) soit permettre aux équipes d’échafauder une stratégie pour rendre la température de l’eau suffisante tout en réduisant efficacement la pression de celle-ci pour en limiter la consommation. Les étudiants devront aussi développer assidûment l’énergie solaire dans cette maison pour en faire la principale source d’énergie. Le Département américain à l’Energie a fourni à chaque équipe participant au Solar Decathlon 100 000 dollars pour leur permettre d’initier leur projet de maison écologique. Cette somme étant loin d’être suffisante - le coût total de l’habitation est estimé à 600 000 dollars - les universités ont fait appel à des sponsors. La Georgia Tech a ainsi reçu le soutien d’entreprises telles que National Instruments, SunPower, Biobase, Miele, South East Solar, BP, Home Depot ou Mitsubishi Electric. Et les dons sont reçues de 10 à 50 000 $.  

Solar Decathlon : http://www.solar.gatech.edu/contests/getting_around.php

Lire aussi “Les 10 règles pour construire dans le respect de l’environnement à un prix maîtrisé”  publié par la Harvard Business Review, en français sur demande auprès de Domoclick.

Source: http://www.atelier.fr/

Le 1er comparateur de prêts bancaires dédiés aux économies d’énergie

Face à la multiplicité des offres bancaires, comment s’y retrouver ? Pour y voir plus clair, l’ADEME et Testé Pour Vous (Observatoire des produits financiers) ont développé le premier comparateur de prêts "vert" : Eco-prêts™.

Le chiffre est mal connu du grand-public : en France, le secteur du bâtiment représente 21% des émissions de CO2 et 43% de la consommation d’énergie finale. C’est donc l’un des trois premiers principaux secteurs d’émissions de gaz à effet de serre. La réduction de ces impacts nécessite d’importants investissements par les particuliers afin de rénover leur logement et les rendre plus économe en énergie.

Pour accompagner ces investissements, les banques françaises proposent des prêts spécifiques. Face à la multiplicité des offres bancaires, comment s’y retrouver ? Pour y voir plus clair, l’ADEME et Testé Pour Vous (Observatoire des produits financiers) ont développé le premier comparateur de prêts "vert" : Eco-prêts™. Une initiative salutaire pour chaque propriétaire qui supporte de moins en moins la hausse des prix de l’énergie.

L’ADEME et Testé Pour Vous (Observatoire de produits financiers) ont créé une méthodologie de comparaison permettant de classer ces prêts en trois catégories : "bon", "moyen" et "insuffisant". Chaque prêt est analysé sur la base de quatre critères : coût, montant/durée, souplesse du prêt et caractéristiques techniques des investissement éligibles. Une fiche détaillée est consultable pour chacun de ces prêts, une soixantaine classée par type et par région. La Banque Populaire et le Crédit Mutuel , selon la région, “raflent” les six premières places !

Eco-prêts™ sera mis à jour tous les trois mois pour tenir compte des nouvelles offres qui apparaîtront sur le marché et de l’évolution des conditions financières des offres existantes. Afin de compléter leur offre, certaines banques proposent également des prêts spécifiques pour l’acquisition de véhicules propres et pour la construction de bâtiments neufs énergétiquement efficaces.

Sources : http://www.testepourvous.com & http://www.ademe.fr/internet/EcoPrets/