Le lancement de l’iPhone chez Orange marque l’avénement de l’internet mobile

Après SFR, Bouyques Télécom c’est à Orange de lancer des forfaits intégrant le web dans un climat euphorique. L’iPhone d’Apple, l’objet déjà culte de l’internet mobile arrive le 28 au soir "dans les bacs" d’Orange après son arrivée fracassante en juin aux Etats-Unis puis lors du lancement tout aussi remarqué en Grande-Bretagne et en Allemagne le 9.

Malgré la négociation de commercialisation exclusive que le PDG de France Télécom, Didier Lombard, a su négocier avec Apple, l’iPhone est en vente sur d’autres site en ligne. Pourtant, le 29 novembre, toutes les boutiques d’Orange auront l’iPhone disponible au prix de 399 € lorsqu’il sera couplé à un abonnement de 49€ par mois. Déjà « 55 000 clients » ont manifesté leur intérêt sur le site officiel déjà piraté. Au delà du buzz , l’enquête de l’AFP montre pourquoi ce lancement marque l’avénement de l’internet mobile universel et de la vidéo sur mobile.

L’internet du futur évoluera pour devenir plus mobile, plus coopératif, davantage orienté vers la connaissance et les services et connecté au monde physique par des milliards de capteurs, assure François Baccelli, spécialiste des réseaux et membre de l’Académie des sciences.

"L’internet n’a pas été conçu pour servir d’infrastructure critique à toute l’économie, à toute la société, voire la défense", et il doit donc s’adapter pour survivre à son propre succès, déclare à l’AFP ce chercheur, interrogé à l’occasion d’un colloque sur les Sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC) à Paris.

Les deux défis majeurs que doit affronter internet sont la sécurité et la gestion de la mobilité, ce qui
suppose la conception de nouveaux protocoles. L’enjeu est énorme: les pays qui ne sauront pas organiser la recherche et l’industrie pour attirer les meilleurs scientifiques seront évincés de la course à l’innovation, souligne le chercheur.

Pour répondre à ces nouveaux défis, M. Baccelli entrevoit une évolution autour de six axes :
> Le premier est la conception de nouveaux types de routeurs afin d’accroître de beaucoup les capacités des coeurs de réseaux.
> Le deuxième consiste à mieux utiliser les capacités actuelles grâce à des "overlays applicatifs", permettant la réalisation d’une tâche grâce à la collaboration d’un grand nombre de stations de  travail reliées à internet. A l’instar du web dans son ensemble, ces "overlays" peuvent se développper sans vision centralisée. "C’est par exemple un groupe de stations de travail qui collaborent à la diffusion d’une vidéo, chacun étant à la fois récepteur-consommateur et transmetteur-relais pour un autre utilisateur de la vidéo". "La télévision en Asie se transporte comme ça, maintenant, complètement indépendamment d’un opérateur", constate M. Baccelli, membre du Groupe de réflexion sur l’internet du futur animé par l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et automatique) pour le compte du gouvernement.
> La troisième tendance est l’auto-organisation des utilisateurs pour partager leur accès internet. L’internaute peut laisser une partie de sa bande passante ouverte à d’autres utilisateurs et
bénéficier en retour de la capacité des autres.
> Quatrièmement, l’internet des documents que nous connaissons actuellement va devenir un internet de la connaissance et des services, bien au-delà de l’échange d’informations du web 2.0
actuel. Se développeront notamment "des services à base de localisation, en fonction de l’environnement de l’utilisateur", ainsi que le web sémantique grâce au traitement automatique du langage (traduction, etc.).
> Cinquième facteur: L’ évolution plus radicale encore est l’interconnexion entre internet et le monde physique. Selon M. Baccelli, "on peut imaginer l’internet tel qu’on le connaît, relié à des dizaines de milliards de capteurs dans les milieux naturels, dans les villes, dans les véhicules, dans les vêtements, absolument partout". Une fois lancés, tous ces changements pourraient se produire de manière "explosive", estime le chercheur, car toutes ces innovations sont distributives et décentralisées.
> Enfin, il existe "une possibilité de refondation de l’internet autour d’objets encore plus surprenants que ceux que l’on voit actuellement", même s’il est impossible de dire à ce stade lesquels ils seront.
L’actuel protocole TCP/IP serait alors dépassé aussi vite que l’a été le téléphone de papa.

Site officiel d’Orange pour l’iPhone d’APPLE :
http://iphone.orange.fr/ 
http://www.logam.info/iphone/

Etudes de l’IDATE sur les marchés européens de la 3G (le haut-débit internet sur mobile) et de la vidéo sur mobile :
http://www.digiworldsummit.com/2007/pages/?all=accueil&idl=21  

À l’occasion de ses 40 ans, l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et automatique)
organise le Forum Informatique et société les 10 & 11 décembre à Lille :
http://www.inria.fr/

Des maisons 0 énergie en Californie dès 2020

Fin octobre, la California Public Utilities Commission a validé l’objectif pour 2020 de construire à cet horizon uniquement des maisons passives sur le sol californien. Et la barre est placée à 2030 pour les locaux commerciaux.

La Californie devient le (très) bon élève américain en matière de respect de l’environnement en prenant de l’avance sur le reste de sa propre nation et en rejoignant les meilleurs pratiques mondiales. La Californie espère ainsi modifier les habitudes de tout un pays qui construit près de 1 millions de nouvelles maisons chaque année. Tout d’un coup, les mesure du Grenelle de l’environnement français prennent un sacré coup de vieux !

Source : LA Times

Le succès du Grenelle annonce-t-il le succès du salon Batimat ?

Jamais un salon professionnel, de mémoire d’observateur, ne s’est ouvert dans un climat aussi porteur. Vitrine des sept secteurs de la construction, BATIMAT 2007, qui ouvre ses portes toute cette semaine du 5 au 10 novembre, profite de la convergence des grands facteurs d’expansion (500.000 logements neufs à construire par an, dont 120.000 sociaux) avec un dénominateur commun, l’objectif de construire des bâtiments durables à basse consommation (50 kWh/M2/an) annoncé par la“ révolution verte” le 25 octobre par le Président de la République à l’issue des quatre mois du Grenelle de l’Environnement. Une concertation nationale unique. Autre première, les organisateurs et les 2700 exposants de 49 pays dont la Pologne, invité d’honneur, vont pouvoir accueillir trois ministres (aucun n’était venu en 2005) dont le Premier Ministre, M Fillon et M Borloo pilote du Grenelle. Après tant d’années de retard de politique environnementale, un vent fort de produits innovants, de réglementations positives et d’emplois neufs souffle sur la planète du Btp. Domoclick présente ici les cinq grands enjeux au programme et vous donne rendez-vous toute la semaine au fil des événements !

> Les architectes au premier rang avec les électriciens.

Formidable plate-forme d’informations et d’échanges pour “bâtir autrement”, le nouvel objectif de tous les métiers qui gravitent autour de l’acte de bâtir sont désormais destinés à travailler davantage en amont de la construction avec la concertation qui ne prévalait pas auparavant. L’exemple le plus marquant est à la fois la Conférence Internationale des Architectes (Salle Sirius, Hall 7) et la main tendue des métiers de l’électricité auprès des architectes avec le colloque organisé par la CSEEE.

- La Conférence Internationale des Architectes avec l’Union Internationale des Architectes et BATIMAT ont décidé d’organiser conjointement une conférence à destination des architectes. Principalement orientée sur les 7 secteurs couverts par le salon, la conférence sera organisée sous la forme de rencontres entre architectes et industriels, permettant de mettre en relation innovations techniques et innovations architecturales. Les sujets développés constituent une grande partie de l’actualité de la construction touchant principalement la conception des bâtiments.

Mais Batimat met cette année les architectes à l’honneur au delà de nos grands noms avec la CSEEE et son président Emmanuel GRAVIER qui invitent les architectes le mardi 6 novembre lors du

- 29éme colloques sur le thème “L’électricien & l’Architecte (Salle LYRA , Hall 7). On suivra avec intérêt Olivier le BERRE, responsable marketing de Legrand avec Dominique PERRAULT, architecte et urbaniste lors de la table ronde. C’est le président de la FFB Ile de France, Georges RIGAUD, qui clôturera cette mise en perspective de deux métiers guidés par une autre convergence des réseaux, celle du multimédia et de la télégestion de l’habitat dont les économies d’énergie électrique.

> Les 7 piliers du programme BATIMAT 2007

Si le développement durable reste le thème fédérateur comme en 2005, cette année, il est décliné en quatre problématiques : la maîtrise de l’énergie, la sécurité, la rénovation et l’accessibilité. Tous ces sujets seront développés dans 3 Forums d’accès libre, tout au long du salon :
• Le Forum Qualité et Développement Durable organisé en partenariat avec l’Agence Qualité Construction,
• Le Forum Nouveaux Equipements du Bâtiment organisé en partenariat avec ArchitecturalBUS,
• Le Forum Nouvelles Technologies de Construction.

1. Vers des bâtiments à énergie positive
– Mardi 6 novembre de 10h à 12h30

2. Façades multifonctionnelles
– Mardi 6 novembre de 14h30 à 17h

3. Architecture et lumière
– Mercredi 7 novembre de 10h à 12h30

4. Les nouvelles matières pour l’architecture
– Mercredi 7 novembre de 14h30 à 17h

5. Impact des nouveaux équipements sur la conception globale des bâtiments – Jeudi 8 novembre de 10h à 12h30

6. Architecture pour tous
– Jeudi 8 novembre de 14h30 à 17h

7. Conception des bâtiments et développement durable
– Vendredi 9 novembre de 10h à 12h30

> RT et facteur 4 : un impératif de réduction de toutes les consommations d’énergie

Le bâti ancien est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. A cela plusieurs raisons, mais au premier chef , la prise de conscience que la France ne pourra sans doute pas atteindre l’objectif "facteur 4" avant 2050 si elle se contente, pour réduire les dépenses énergétiques, de réglementer la construction neuve. Résultat : le coup d’envoi le 1er novembre 2007 d’une réglementation destinée à encadrer les travaux de rénovation, pour qu’ils soient effectués dans le cadre d’une amélioration des performances énergétiques des logements et bâtiments tertiaires existants. On mesure d’autant mieux les répercussions qu’aura cette réglementation quand on sait que les deux tiers des logements ont été construits avant 1974, c’est-à-dire avant la mise en place des premières réglementations thermiques (RT). D’après une étude de la Sofres et de l’Ademe, au moins 2,9 millions de ménages devraient être touchés par cette "RT existant".
Dite "élément par élément", elle fait suite aux prescriptions de l’arrêté du 3 mai 2007 et fixe des niveaux de performances minimales pour tous les équipements remplacés ou installés (fenêtres, isolation thermique, équipements énergétiques, systèmes de chauffage, de ventilation, de refroidissement, de production d’eau chaude, d’éclairage). A partir du 1er avril 2008, il y aura, en plus, une obligation de performance énergétique globale pour toutes les opérations d’au moins 1.000 m2 qui feront l’objet d’une réhabilitation lourde (correspondant à plus de 25 % de la valeur du bâtiment hors foncier).

Selon Marc Colombard-Prout, responsable du laboratoire Services, process, innovation au CSTB, "cette marche en avant vers une amélioration énergétique du bâti a déjà commencé à bouleverser l’organisation des professionnels. Le secteur est en train de se réorganiser pour que toutes les techniques liées aux énergies renouvelables qui existent déjà puissent être diffusées et appliquées le mieux possible. Une réorganisation qui passe par beaucoup de pédagogie."

> Formation: Au delà des plombiers Polonais

Pour atteindre l’objectif de 50 kwh/m2/an, un vaste plan de formation à destination des artisans du bâtiment et des jeunes doit être engagé, estimé à environ 200 000 emplois induits par cette révolution énergétique. La CAPEB (Confédération de l’artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) se félicite que les propositions des artisans du bâtiment, futurs maîtres d’œuvre du Grenelle, soient reprises dans les conclusions de Jean-Louis Borloo. La plus importante de ces mesures est la mise en place d’un vaste plan de formation qui, seul, permettra d’atteindre les ambitions du Grenelle aux différentes échéances proposées : 2010, 2012 et 2020 ! La CAPEB a établi ce plan, pour défendre la formation des 352 000 chefs d’entreprise et de leurs 680 000 salariés. Selon Jean-Marie CARTON, représentant de la CAPEB au Grenelle de l’Environnement, « L’ensemble des mesures retenues par le groupe de travail sont de nature à développer fortement l’activité des artisans du bâtiment, qui sont les premiers conseillers du particulier en matière d’amélioration de l’habitat. Nous estimons le nombre d’emplois nets qui pourraient être induits par ces mesures à 200 000 ». La Capeb, qui était représentée au sein du Grenelle pour construire un vaste plan de formation, se sent déjà prête à relever le défi : "Nous allons mettre en place un réseau d’entreprises au niveau national, pour proposer une offre globale aux particuliers en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique.

> L’Eco-artisan : 31 millions de logements à rénover pour un coût de 600 milliards d’€uros, 200 000 emplois induits !

Le passage à une norme de 50 kWh/M2/an a fait l’objet d’un "consensus total" lors de la première table ronde du Grenelle de l’Environnement, consacrée à la lutte contre le changement climatique. L’enjeu de cette révolution est la rénovation de l’ensemble du parc résidentiel existant, soit 18 millions de maisons individuelles et 13 millions de logements collectifs dont 400.000 logements par an. Un chantier autant qu’un marché jugé “énorme” par Pierre COPPEY , dg adjoint de VINCI qui représente un coût total d’environ 600 milliards d’euros. Selon Jean-Marie Carton, représentant de la Capeb au Grenelle de l’Environnement : "L’ensemble des mesures retenues par le groupe de travail est de nature à développer fortement l’activité des artisans du bâtiment, qui sont les premiers conseillers du particulier en matière d’amélioration de l’habitat. L’Eco-artisan est notre cap 2008", a déclaré Jean Lardin, président de la confédération. Cependant, la Capeb attire l’attention du gouvernement sur certaines mesures qu’elle estime nécessaire :

- la pérennisation de la TVA à 5,5 %,
- le renforcement des crédits d’impôt pour porter sur la main-d’œuvre et les produits et matériaux,
- la mise en place d’un prêt à taux zéro, dit "prêt vert",
- un plan de recherche et de développement sur les produits et techniques innovantes pour le patrimoine ancien.

Le pouvoir d’achat moyen des Français suivra-t-il ? Les banques y travaillent pendant que les parlementaires se préparent. Le Codevi, rebaptisé “Compte du développement durable” est une première réponse pour adapter les surcoûts de financement des rénovation évalués dans l’ancien entre 15 et 20 000 €uros. Pour Jean Lardin, « Il est essentiel que les mesures d’accompagnement, en particulier destinées à soutenir la demande des particuliers, soient cohérentes et à la hauteur des objectifs retenus dont 50.000 nouveaux logements par an aux nouvelles normes d’efficacité énergétique. De défis en défis !

Jérôme ROBERT

Le Salon international BATIMAT 2007 du 5 au 10 Novembre à la Porte de Versailles à PARIS :
http://www.batimat.com

La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment :
http://www.capeb.fr

La Chambre Syndicale des Entreprises d’Equipements Electriques :
http://www.cseee.fr

Lire aussi l’interview Exclusive de Jean-Christophe VISIER du CSTB :
http://www.domoclick.com/index.php?option=com_content&task=view&id=405&Itemid=30