Habitat et développement durable

Quelle marque ne surfent pas sur la vague verte ? Mais laquelle a de bonnes raisons de faire connaître ses innovations autant que son implication dans l’habitat durable ? Une webtv c’est un peu lourd tandis que de lancer un concours c’est tout de suite plus impliquant. L’événement se dilue mieux dans le temps et exploite à fond l’interactivité du Web 2.0. Démonstration avec l’Alme, Rockwool et EDF.

Lancement du 2éme concours «La maison économe» par l’ALME

L’Agence Locale de Maîtrise de l’Energie (Alme) de Saint-Quentin-en-Yvelines vient de lancer la deuxième édition du concours «La maison économe». Cette opération vise à récompenser les particuliers pour leurs réalisations dans le domaine de l’utilisation des énergies renouvelables et des économies d’énergie.
L’Alme qui organise cette compétition, en partenariat avec le Conseil Régional d’Ile de France, l’Ademe Ile de France, la Maison de l’environnement, des sciences et du développement durable de Saint-Quentin-en-Yvelines et EDF, vient d’ouvrir les inscriptions.
Ce concours a pour objectif de promouvoir et récompenser les habitats à faible impact environnemental. Ouvert aux particuliers, propriétaires ou locataires, le concours vise à mettre en avant des réalisations de performance énergétique dans son habitat du sud des Yvelines. Le concours propose 4 catégories : sobriété énergétique, énergies nouvelles et renouvelables, gestion économe de l’eau, éco-construction. Clôture des inscriptions le 25 mai avec une remise des trophées en juin 2008.

Renseignements et inscriptions au 01 30 47 98 90 (Laurence Mondon, ALME)
ALME – Maison de l’environnement
6, rue Haroun-Tazieff à Magny-les-Hameaux
> www.energie-sqy.com

EDF a lancé un concours d’idées sur l’habitat bas carbone

EDF, convaincue du rôle essentiel que joueront les architectes dans l’efficacité énergétique des bâtiments de demain, a décidé d’organiser deux concours d’idées afin de promouvoir l’habitat bas carbone.

1/ Concours "Maisons individuelles bas carbone – EnR"
- Une maison entrée de gamme (cible primo accédants) : surface égale à 110/120 m2 ; coût de construction d’environ 1.100 euros/m2 shon ; situé en zone pavillonnaire semi-urbaine en Bretagne ou façade Atlantique (Zone H2) ; classes A en CO2 et au moins B en énergie primaire dans le référentiel du Diagnostic de performance énergétique (DPE) ; Part de l’énergie consommée produite à partir d’ EnR supérieur à 50%.
- Une maison moyenne gamme : surface autour de 150 m2 ; coût de construction d’environ 1.300 à 1.500 euros/m2 shon ; situé en Ile de France ou dans le Nord (Zone H1) ; classe DPE A + en CO2 (inférieur à 3 kg/m2/an) et A en énergie primaire ; part de l’énergie consommée produite à partir d’ EnR supérieur à 60%.
Le concours "Maison individuelle bas carbone – EnR" est organisé en partenariat avec l’UNCMI (Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles) et l’UCI (Union des Constructeurs Immobiliers).

2/ Concours "Bâtiment collectif bas carbone – EnR"
Un bâtiment résidentiel collectif : 30 à 50 logements ; coût de construction d’environ 1.500 euros maxi/m2 shon en superstructure ; situé de préférence dans le Sud de la France (Zone H3) ; classe DPE A + en CO2 et A ou B en énergie primaire ; art de l’énergie consommée produite à partir d’EnR supérieur à 50%.
Le concours "Résidentiel collectif bas carbone – EnR", est organisé en partenariat avec la FPC (Fédération des Professionnels de la Construction).
Outre l’atteinte des cibles précitées (CO2, consommation énergétique et taux de couverture EnR), les trois objets devront avoir une "force architecturale" évocatrice du caractère bas carbone et EnR du bâtiment. Ils devront avoir un caractère bioclimatique, avec notamment la prise en compte du confort d’été et de l’éclairage naturel et intégrer dans l’architecture les solutions énergétiques pour le confort thermique et la production d’eau chaude sanitaire. La date limite de réception des dossiers de candidature est déjà passé ( 15 février 2008) mais

Contact :
Eric Plantive, EDF Recherche et Développement, Département EnerBAT, Site des Renardières, avenue des Renardières – Ecuelles, 77818 Moret-sur-Loing Cedex, téléphone 01-60-73-75-36. Courriel : eric.plantive@edf.fr

Rockwool invite à inventer la maison de demain

Une idée simple : construire une maison abordable bénéficiant de très hautes performances énergétiques, mais pas seulement. Cette maison offrira un confort acoustique exceptionnel et une garantie de sécurité maximale contre le risque incendie. Cette maison doit être le standard de 2020.
Pour cela la marque danoise a ouvert un concours réservé aux professionnels de la construction de maisons individuelles (hors DOM). Les lauréats bénéficieront de subventions, de la gratuité des produits d’isolation et de toute l’ingénierie du Groupe Rockwool.
Le concours Maison Respekt, lancé par Rockwool, récompensera des projets de constructions neuves atteignant un niveau élevé de performances énergétiques et acoustiques. Lors de la remise des prix en juin prochain, les quatre lauréats sélectionnés bénéficieront d’une dotation de 35 000€ et de produits Rockwool, d’une valeur de 15 000€, à mettre en œuvre dans la réalisation du projet.
- Date limite de dépôt des dossiers de participation: 30 avril 2008.

http://www.maison-respekt.fr

TPE, PME, Logement

Comment expliquer que l’institution financière la plus protégée de France , la CDC, investit pour tous les français et les françaises ? Et comment faire passer le message auprès de toutes les générations, en particulier les personnes âgées qui n’aiment pas trop les claviers d’ordinateurs ? La CDC a là aussi la solution: développer une kyrielle d’exemples concrets en passant au micro car sa campagne de publicité actuelle, dite institutionnelle, fait la part belle à l’audio. Chacun des exemples sont décliné en spots audio (losange rouge) et en dépêches courtes à télécharger au format Pdf (flèche grise). Très instructif pour calmer le jeux à l’heure où on se demande toujours "où est passé l’argent public". Quatre exemples avec un dénominateur commun; le développement durable.

La Caisse des Dépôts gère en toute sécurité une partie de l’ épargne des français, dont le livret A, ainsi que les fonds qu’ils confient aux professions juridiques, en particulier aux notaires. Elle finance la construction et la rénovation des logements sociaux. Elle verse la retraite d’1 Français sur 5. Avec ses filiales (assurance, capital investissement, immobilier, services), elle constitue un groupe unique au service du développement des territoires et de la croissance des entreprises. En 2008, le groupe Caisse des Dépôts se mobilise pour apporter des réponses aux urgences du pays : le logement et la ville, les universités, les PME et le développement durable.

LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES : 1600 PME financées partout en France

« Comparés aux grands fonds de capital investissement, les fonds régionaux ont souvent
une capacité d’investissement plus faible. Or, ils jouent un rôle essentiel pour soutenir et
développer les PME partout en France. Comment la Caisse des Dépôts soutient-elle le développement de ces fonds régionaux depuis plus de 10 ans ? À travers sa filiale CDC Entreprises, elle a investi plus de 400 millions d’euros dans leur capital. Ces fonds régionaux financent aujourd’hui environ 1 600 entreprises qui représentent près de 80 000 emplois.
Elle a d’ailleurs inscrit le développement des PME comme une de ses 4 grandes priorités
pour les années à venir. Le groupe Caisse des Dépôts est ainsi fidèle à sa vocation :
soutenir la croissance économique, l’innovation et l’emploi grâce à des solutions durables ».
Avec sa filiale CDC Entreprises, la Caisse des Dépôts a pour ambition d’aider les PME à créer de la valeur et à exporter pour favoriser la croissance économique. Elle s’engage aussi à accompagner les très petites entreprises et le secteur de l’économie sociale qui créent de nombreux emplois sur le territoire. Plus de 2 milliards d’euros pour les PME, avec France Investissement1 600 PME financées partout en FranceUn "capital patient" pour appuyer Paule KaEmertec : des capitaux pour les entreprises jeunes et technologiquesFeu vert reste en FrancePays de la Loire : un fonds d’investissement pour les entreprises solidaires
> La suite des solutions pour les PME-PMI
http://www.solutionscaissedesdepots.com/pme.html

LE LOGEMENT ET LA VILLE : 90 000 nouveaux logements par an dès 2010

« Aujourd’hui, on estime qu’il manque en France près d’un million de logements.
Comment le groupe Caisse des Dépôts répond-il à ce besoin majeur ? En s’engageant à
financer et construire 90 000 logements par an dès 2010, soit 50 % de plus qu’aujourd’hui.
Côté financements : la Caisse des Dépôts trouve des solutions adaptées aux besoins des
bailleurs, en baissant le taux de ses prêts ou en allongeant leur durée. Côté construction :
ses filiales immobilières, le groupe SNI et ICADE lancent de nombreux chantiers partout en
France, depuis les maisons à 100 000 euros jusqu’au logement résidentiel.
En 2007, la Caisse des Dépôts a financé plus de 55 000 logements et en a construit plus de
10 000. Le groupe est ainsi fidèle à sa vocation : répondre à une des priorités nationales, le
logement ».

Poitou-Charentes : économies d’énergie à tous les étages

« En Poitou-Charentes comme ailleurs, les organismes de logement social sont déterminés
à construire des logements plus économes en énergie, mais ont souvent du mal à financer
le coût supplémentaire des travaux. Comment la Caisse des Dépôts leur apporte-t-elle son appui ? En mettant à leur disposition son nouveau Prêt Énergie Performance, pour la construction de logements sociaux labellisés Très Haute Performance Énergétique. Mais aussi en nouant un partenariat avec la région Poitou-Charentes, qui permet d’accorder à taux 0 ce prêt dans toute la région. Les économies d’énergie réalisées permettent par ailleurs de diminuer les charges des locataires tout en augmentant la valeur des logements. Grâce à ses solutions innovantes, la
Caisse des Dépôts contribue sur le terrain à la politique de développement durable de l’habitat ».
> La suite des solutions pour le logement et la ville:
http://www.solutionscaissedesdepots.com/logement.html

LE DEVELOPPEMENT DURABLE : Des innovations financières pour lutter contre le réchauffement climatique

« Les conséquences de l’effet de serre et du réchauffement climatique sont désormais bien
connues : hausse du niveau des mers, sécheresses, inondations, déséquilibres écologiques
etc. Comment la Caisse des Dépôts s’engage-t-elle face à cet enjeu mondial qu’est la réduction
des gaz à effet de serre ? En favorisant le développement du marché du carbone mis en
place par la communauté internationale. En tenant le registre national des émissions. En
créant, avec d’autres investisseurs, le Fonds Carbone Européen, qui finance des projets
économes en CO2 et en tant qu’actionnaire de BlueNext, la bourse internationale de
l’environnement, aux côtés de NYSE Euronext.
Le groupe Caisse des Dépôts est ainsi fidèle à sa vocation : apporter des solutions
financières innovantes pour lutter contre le réchauffement climatique ».
> La suite des solutions pour le développement durable :
http://www.solutionscaissedesdepots.com/devdur.htm

La CDC dans votre région:
http://www.caissedesdepots.fr/spip.php?article189

J. Robert pour Domoclick.com

La domotique en Europe

"Un gigantesque potentiel d’économie d’énergie sommeille encore dans nos bâtiments et n’attend que l’utilisation de techniques appropriées pour être mis à profit " déclare Werner Ueberrhein, président de l’association professionnelle Automation + Management für Haus + Gebäude à l’occasion du Salon de Light+Building 2008 qui s’achève aujourd’hui.

Ce Salon International de l’Architecture et des technologies de l’éclairage, du 6 au 11 avril 2008 à Francfort-sur-le-Main offre également une vision mondiale de la domotique face à des marchés qui "n’acceptent plus des coûts élevés de consommation d’énergie". Werner Ueberrhein reste optimiste et critique, ingénieur, membre du directoire de Sauter-Cumulus GmbH, il est président de l’association professionnelle Automation + Management pour la maison + le bâtiment au sein de l’Association des constructeurs allemands (Fachverband Automation + Management für Haus + Gebäude im VDMA, Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau e.V.). Il expose ici les tendances fortes de la domotique. Qu’il s’agisse de la construction neuve ou de rénovation, des standards d’automatisation dont les prévisions météo dans les process d’économie de l’énergie qui contribue à réduire durablement les coûts énergétiques. Le raisonnement en coût global , les solutions modulaires et le "bien-être technologique" sont clairement l’avenir, en Allemagne et en Europe !

-Monsieur Ueberrhein, comment se présente le contexte du marché de la domotique à l’occasion de ce Salon Light + Building 2008 ?

W. Ueberrhein: Les différents secteurs des constructions neuves se développent très différemment. Nous constatons actuellement une très forte régression du marché des bâtiments à usage d’habitation. Le secteur de marché des bâtiments administratifs reste au même niveau alors que les bâtiments tertiaires connaissent une légère augmentation, surtout dans le domaine de la logistique et des bâtiments industriels. Il faut tenir compte aussi de l’effondrement notable du marché des constructions neuves en Allemagne et du fait que nous partons ici d’un niveau relativement faible.

-Depuis de nombreuses années, le chiffre d’affaires du secteur de l’automatisation de l’équipement technique des bâtiments, dont les prestations de services d’ingénierie, stagne à un ordre de grandeur d’environ 1,1 milliard d’euros. Comment expliquez-vous cette hésitation à investir ?

W. Ueberrhein: En considération de la diminution indiquée du volume de constructions neuves, on s’étonne, en fait, que le chiffre d’affaires du secteur n’ait pas régressé encore plus. Cela a surtout été compensé par la remise en état de bâtiments qui s’étaient avérés être de véritables gaspilleurs d’énergie. De nombreux bâtiments administratifs continuent toujours d’être inoccupés. Cette absence de locataires est en grande partie due au fait que le "second loyer" les rend totalement inintéressants pour ceux-ci. En raison de l’augmentation des coûts énergétiques, le thème du "second loyer" concernera dans l’avenir de plus en plus de propriétaires de biens immobiliers car ils ont omis d’effectuer à temps des investissements permettant d’économiser l’énergie. Les gens n’acceptent plus des coûts élevés de consommation. La discussion actuelle sur l’énergie offrira aux fournisseurs innovants une chance d’ancrer encore plus fortement et plus largement sur le marché leurs produits efficaces en matière énergétique. Le manque d’enthousiasme à investir se transformera en disposition à investir.
Concrètement, cela signifie aussi que la performance énergétique n’est pas achetée par une perte de confort, de sécurité ou de fiabilité. Au contraire: l’utilisation ciblée d’une technique ultramoderne permet une amélioration durable à long terme de la "performance" d’ensemble. Cela commence dès la saisie des données. Il faut effectuer des mesures correctes pour savoir où l’on consomme de l’énergie, comment et combien et pour effectuer un pilotage adéquat. Il s’y ajoute de nouvelles possibilités comme la télémaintenance par l’intermédiaire d’Internet ou l’intégration de pronostics météorologiques dans les processus d’économie de l’énergie. Si je sais aujourd’hui qu’il fera froid demain, je peux effectuer un réglage adapté de la chaleur. Un gigantesque potentiel d’économie qui n’attend que l’emploi de techniques adéquates pour être utilisé sommeille donc dans nos bâtiments

-Comment se répartit le marché dans les différents domaines du secteur?

Ueberrhein: Fondamentalement, nous avons dans notre secteur des entreprises couvrant les trois parties du marché: les fournisseurs de produits (environ 40 %), les fournisseurs de systèmes modulaires (50 %) et les entreprises de services couvrant le domaine des services et de la gestion des bâtiments (10 %). Différentes entreprises tendent à la stricte responsabilité de leurs produits. En complément, certaines de nos entreprises sont devenues des fournisseurs de systèmes modulaires pour les fonctions du bâtiment et fournissent le savoir-faire adéquat et les prestations qui vont de pair.

-Qu’attendez-vous des prochaines années ?

Ueberrhein: La directive Européenne sur l’économie d’énergie devra permettre d’effectuer au cours des prochaines années les investissements que les communes avaient repoussés à plus tard. En outre, il faudra moderniser de nombreux bâtiments. Le maintien de la valeur joue, de plus, un rôle croissant. C’est pourquoi on se pose fréquemment la question de savoir si une remise à neuf vaut la peine et s’il n’y a pas de nouvelles et meilleures possibilités d’économiser à long terme l’énergie. En tout cas, l’utilisation ciblée des nouvelles technologies contribuera à abaisser durablement les coûts énergétiques et donc à renforcer considérablement la performance.
Toutefois, la situation actuelle va encore durer un certain temps. Le marché traverse actuellement une phase de consolidation, marquée par un fort changement des mentalités en matière écologique. Ce qui signifie que les clients sont tout à fait prêts à payer légèrement plus si la solution adaptée est durable, ce qui signifie qu’elle est performante en matière énergétique et écologique à long terme. Cela annonce un changement de paradigme qui développera de plus en plus fortement son effet au cours des prochaines années. Nous sommes convaincus que cette tendance se maintiendra et que les fournisseurs réagiront en proposant les produits innovants correspondants qui contribueront à économiser les coûts et les ressources.

-Quelle place occupent actuellement les solutions modulaires?

Ueberrhein: Malheureusement, le bâtiment pense encore trop peu aux solutions interdisciplinaires au sens d’une "Total Building Solution". Ceci s’explique par des raisons historiques: de nombreux corps de métiers du bâtiment sont placés sous la responsabilité de différents concepteurs. Les adjudications sont délimitées et classées par corps de métiers, ce qui entraîne un manque total de largeur de vue et provoque de multiples et inutiles redondances dont les maîtres d’œuvre et utilisateurs du bâtiment n’ont, en fait nullement besoin. Ce qui revêt une importance décisive, c’est une vue globale alliée à l’expérience indispensable et à la compétence technique. De toute évidence, les solutions modulaires sont l’avenir, même si on en est encore aujourd’hui fréquemment fort éloigné. En considération de la pression croissante exercée par les coûts, je souhaite pour l’avenir, au sens où l’entend le client, des solutions modulaires interdisciplinaires et espère que nous abandonnerons ce manque d’ouverture. C’est pourquoi nous approuvons beaucoup la conception modulaire de Light+Building, qui répond à notre demande d’analyse énergétique globale du bâtiment.
L’EPBD, la directive européenne sur la performance énergétique globale des bâtiments me permet de me montrer très optimiste. Éditée à la fin de 2002 par l’E.U., cette directive est une grande chance, car elle oblige à prendre une mentalité interdisciplinaire. Dans l’avenir, on établira aux bâtiments des passeports énergétiques qui les classeront en fonction de leur consommation d’énergie. Mais il faut aussi indiquer clairement à ce sujet que, évalué en lui-même, un investissement technique ne représente pas toute la vérité. Les bâtiments doivent être soumis en permanence à des inspections régulières.

-Quels effets sur le marché attendez-vous des nouvelles directives de l’Union européenne en matière de performance énergétique globale et de performance énergétique finale ?

Ueberrhein: Je suis très heureux que l’Union Européenne ait pris les choses en main. En particulier les PME, et il en existe beaucoup dans notre secteur, qui doivent avoir la chance de mettre en œuvre leurs développements dans toute l’Europe. Ceci met fin aux actions et aux mentalités limitées à un pays. Cela signifie qu’on ne se pose plus la question de savoir où un produit est fabriqué, mais qui offre la meilleure solution. Nous sommes naturellement favorables à ce développement. La volonté politique de préférer les solutions intégrant froid/chaleur/éclairage/énergie/domotique etc. forcera ici aussi notre secteur à trouver les systèmes adéquats pour offrir les bonnes solutions.

-Dans quelle mesure le secteur est-il aussi concerné par la nouvelle directive en matière d’éco-design ?

Ueberrhein: Fabricants de technique de mesure, de pilotage et de réglage, nous sommes concernés indirectement par cette directive. Nous ne sommes pas nous-mêmes consommateur d’énergie. Mais, bien entendu, nous influons par notre technique sur la consommation d’énergie et donc sur la performance énergétique globale des bâtiments. Personnellement, je pense que les prescriptions de ces directives sont bonnes. Mais nous ne sommes qu’au début. Le développement va prendre de la vitesse et offrir de bonnes chances à notre secteur.

-Considérez-vous que les nouvelles directives de l’Union Européenne en matière de performance énergétique globale, d’éco-design et de performance énergétique finale constituent plus un défi qu’une chance pour la domotique ?

Ueberrhein: Le sommet du G8 à Rostock a démontré que les thèmes de l’économie d’énergie, de la protection de l’environnement, du renforcement de la performance ne sont pas des notions éphémères, mais que c’est une préoccupation durable de tous les Etats et marchés, qui influe d’ailleurs sur leur développement. Cela signifie qu’il s’agit là d’un phénomène social et global dont l’importance s’accroît plutôt qu’elle ne diminue. Voilà déjà longtemps que des thèmes comme l’écologie et la performance énergétique sont admis dans le débat social. Dans ce contexte, la discussion sur les coûts revêt une grande importance. Les réductions des frais de fonctionnement jouent un rôle croissant, non seulement dans le contexte de la compétitivité, mais aussi en ce qui concerne l’utilisation des ressources limitées. Ici, l’utilisation d’une technique performante adaptée aux besoins joue un rôle décisif. Car il ne s’agit pas seulement de mettre en œuvre les directives de l’Union Européenne mais, en règle générale, d’apporter une contribution à l’amélioration de l’environnement.
La réduction des frais de fonctionnement joue un grand rôle dans tous les domaines de l’industrie. De nombreux clients ont indiqué, par exemple, que la réduction des frais de fonctionnement était un objectif qu’ils poursuivaient personnellement. En outre, nous devons garantir ensemble l’approvisionnement en raison de la diminution constante des ressources. Ainsi, les techniques de notre secteur connaissent une demande décisive.

-La technique mise à part, quel rôle jouent les concepteurs pour réaliser une conception globale des bâtiments optimisée en matière énergétique?

Ueberrhein: Ici aussi, nous sentons de plus en plus nettement le changement de paradigme, tout autant dans le secteur privé que dans le secteur public. Le concepteur global de technique des bâtiments est plus demandé que jamais. Il réalise la conception intégrant les systèmes, au sens où l’entend l’EPBD. Dans un bâtiment novateur, les maîtres d’œuvre prennent en compte aujourd’hui non seulement l’architecture, mais aussi les solutions qui économisent l’énergie tout en accroissant parallèlement le confort. Je souhaite que les échanges d’idées avec les architectes s’intensifient encore parce que les économies d’énergie ne commencent pas seulement sur la façade, mais aussi au cœur du bâtiment, dans la technique de pilotage des bâtiments. Quelquefois, il faut faire un graphique des consommations d’énergie évaluées. Je pense que l’on pourrait aussi les intégrer, dans l’avenir, au contrat passé avec les différents constructeurs. Mais cela exige encore un changement de mentalité des participants du marché. L’objectif est clairement formulé, mais les avis divergent encore sur la voie à emprunter. En particulier, je trouve de bonnes idées dans notre secteur qui développe aujourd’hui des produits permettant d’apporter la preuve des économies d’énergie réalisées. Cela sera l’un des axes principaux de la domotique de l’avenir.

-Considérez-vous que l’unification des standards de communication en matière de domotique progresse?

Ueberrhein: Exerçant mes activités depuis 27 ans, je connais fort bien le développement des standards de communication de notre secteur, qui a accompli des efforts en ce sens: FND / LON / EIB / BACnet etc. Je ressens un grand consentement du marché dans le domaine de BACnet, probablement aussi parce que BACnet constitue une norme mondiale. Dans notre secteur, de nombreuses entreprises se sont appropriées un standard de domotique, ce à quoi contribue aussi, du reste, l’informatique avec ses normes pour les logiciels et le matériel. Toutefois, ce n’est pas l’échange des différents produits de réglage qui figure au premier plan, mais bien plus, la progression en direction de solutions interfonctionnelles dans le bâtiment.

-En règle générale, la domotique est associée aux grands parcs d’immeubles de bureaux. Dans quelle mesure a-t-on pu déjà exploiter le domaine de l’immobilier résidentiel , le secteur des maisons familiales ?

Ueberrhein: Dans le domaine de l’immobilier résidentiel, la domotique en est encore à ses premiers pas. La pénétration est encore très lente, bien qu’il existe déjà d’intéressants projets de démonstration et pilotes. Un grand nombre de choses encore impensables autrefois dans le domaine de l’immobilier est devenu la réalité d’aujourd’hui. Et l’exigence posée à l’habitat de l’avenir ne sera plus "un bâtiment pour tous" mais "des unités immobilières conformes aux besoins de groupes individuels".

-Quel rôle joue ici le thème d’un "habitat adapté aux personnes âgées"?

Ueberrhein: L’habitat adapté aux personnes âgées est un bon exemple de l’influence exercée sur le marché par certains groupes de besoin. En plus des thèmes du confort climatique, les domaines des alarmes jouent un rôle important. Dans l’avenir, le changement démographique entraînera un accroissement d’exigences envers nos techniques. Pour y répondre, il faut des systèmes intelligents et des conceptions durables. Finalement, nous ne concevons rien moins que nos espaces de vie future. Ce domaine recèle un grand potentiel pour notre secteur.

-Comment se développe le domaine des prestations de services dans votre secteur ?

Ueberrhein: Nous nous apercevons que nos clients ont besoin d’une assistance plus rapide. La technologie Internet nous permet de satisfaire ce besoin. En outre, la compétence technique de nos collaborateurs, également grâce à l’informatique, est nettement mieux développée que ce n’était possible autrefois. Aujourd’hui, nos clients veulent des interlocuteurs responsables, ce que l’on peut en fait résumer en deux mots: le client exige aujourd’hui de nous un "bien-être technologique".

Source: Light + Building 2008

URGENCE CLIMATIQUE

A l’occasion de son Assemblée générale annuelle à Perpignan, la CAPEB dévoile en avantpremière
l’ « Eco-artisan® ». Ce label, qui sera déployé sur l’ensemble du territoire d’ici début
2009, distinguera les artisans du bâtiment capables de conseiller les particuliers en matière
d’efficacité énergétique, en toute indépendance. Réponse concrète aux objectifs du Grenelle
de l’environnement, le lancement du label « Eco-artisan® » constitue une étape décisive de la
mobilisation de la profession en faveur du développement durable.

Face à l’urgence climatique, la maîtrise des énergies est devenue une priorité. Le bâtiment, secteur le plus énergivore à l’origine de 46 % de la consommation d’énergie finale et de 26 % des émissions de gaz à effet de serre, se retrouve en 1ère ligne. Or, les artisans du bâtiment sont les conseillers indépendants et privilégiés des particuliers en matière de rénovation du parc existant.
La mise aux normes des 31 millions de logements, rendue nécessaire par le Grenelle, entraîne un
accroissement d’activité soudain et considérable. Face à ce défi, les entreprises artisanales du
bâtiment s’organisent. Jean Lardin, Président de la CAPEB, révèle ainsi :
« En 2008, nous sommes passé à la vitesse supérieure ! Avec la marque Eco-artisan®, nous
proposerons aux entreprises du bâtiment les outils pratiques permettant de répondre aux
objectifs fixés par le Grenelle et d’être en phase avec les demandes des consommateurs.»
Marque déposée par la CAPEB et gérée par un organisme indépendant, le label Eco-artisan® est
ouvert à l’ensemble des entreprises du bâtiment. Son objectif est de proposer aux particuliers les
techniques les plus pertinentes en matière d’efficacité énergétique en capitalisant sur les métiers
existants et en renforçant une nouvelle compétence : l’efficacité énergétique du bâti.
« Avec Eco-artisan®, nous allons clarifier et rendre visible, pour les clients, les compétences
détenues par les entreprises artisanales dans le domaine de l’efficacité énergétique. Il ne
s’agit pas d’inventer de nouveaux métiers mais de mobiliser les entreprises artisanales afin
qu’elles soient exemplaires sur le marché de la rénovation thermique des logements à travers
toute la France. J’insiste mais il s’agit bien de TOUS les métiers du bâtiment, le peintre et
autres professions de la finition y compris », explique Jean Lardin.

Ce label repose sur 3 critères-clés de qualité :

- Engagement n°1 : Evaluation thermique globale
L’artisan devra être capable de proposer à son client une évaluation des performances
thermiques globales de son logement.

- Engagement n°2 : Conseil global en matière d’efficacité énergétique
L’artisan devra conseiller au client des techniques cohérentes, améliorant l’efficacité
thermique de son logement (isolation, énergies, menuiseries extérieures, système de chauffage
et ECS, ventilation…)

- Engagement n°3 : Réalisation des travaux et contrôle qualité
L’artisan devra être en mesure de proposer des solutions adaptées et efficaces dans son corps de
métier, établir des devis avec des variantes en vue d’optimiser la performance énergétique du
bâtiment ou encore vérifier la qualité des travaux réalisés, notamment à l’aune de la satisfaction du client.

La CAPEB accompagnera les artisans en mettant à leur disposition des formations, comme le
rappelle Jean Lardin :
« Il va de soi que la CAPEB accompagnera les entreprises dans cette évolution. Celles qui le
souhaitent pourront bénéficier des formations établies par les professionnels de la filière »

En complément sur www.capeb.fr :
- le logo Eco-artisan®
- les 3 engagements d’Eco-artisan®
- le parcours en 4 étapes pour devenir Eco-artisan®