La guerre mondiale contre le CO2 est déclaré

Les dirigeants du G8 , des huit pays les plus industrialisés, se sont accordés le 7 juillet à Toyako ( Japon) sur la nécessité de réduire "d’au moins 50%" d’ici 2050 les émissions mondiales de gaz à effet de serre et sur la définition ultérieure, pays par pays, d’objectifs à moyen terme, selon la déclaration du Sommet sur le changement climatique repris par l’agence AFP.

Le G8, y compris les Etats-Unis, souhaite "envisager et adopter lors des négociations sous l’égide de l’ONU un objectif de réduction d’au moins 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050, reconnaissant que ce défi mondial ne peut être relevé que par une riposte globale", indique le texte. Y parvenir "nécessitera des objectifs à moyen terme et des plans nationaux" de réduction des émissions, souligne-t-il également.Ces plans, qui seront adoptés par chaque pays, "pourront refléter diverses approches".L’an passé à Heiligendamm (Allemagne), le G8, qui comprend les Etats-Unis, s’était simplement accordé pour "envisager sérieusement" une réduction de moitié des émissions polluantes d’ici le milieu du siècle.

Les négociateurs du G8 ont travaillé jusqu’à 04h00 (19h00 GMT) dans la nuit de lundi à mardi 8 juillet sur les rives du lac Toya, dans le nord du Japon pour arrêter une position commune, selon une source européenne.Selon cette source "95% du texte" était prêt mardi matin: "Nous sommes optimistes", avait-elle ajouté.La présidence japonaise souhaitait voir figurer la référence à une réduction "d’au moins 50%" des émissions de gaz à effet de serre des pays du G8 d’ici 2050, ainsi que la nécessité de définir des "objectifs de réduction à moyen terme d’ici 2025", sans précision chiffrée ni mention de date de référence, ont indiqué plusieurs sources suivant les négociations.

Par ailleurs, le texte de la présidence suggère que les termes de cet accord soient ultérieurement traduits en "objectifs contraignants à moyen terme", arrêtés pays par pays, ce qui posait encore problème mardi matin.Interrogée sur le sujet, la chancelière allemande Angela Merkel s’est néanmoins dite "très satisfaite" du travail accompli jusqu’ici par le G8 sur le climat."Si les Etats-Unis signent ce texte, ce serait la première fois qu’ils acceptent de souscrire à des objectifs contraignants", avait remarqué Kim Cristensen, directeur du Climat au WWF international, qui n’y croyait toutefois guère."C’est le dernier sommet du président Bush sur le climat, les présidents font parfois des choses curieuses au moment où se pose la question de l’héritage qu’ils vont laisser", avait fait valoir Phil Clapp, directeur du climat au Pew Center, l’une des plus importantes ONG environnementalistes américaines.Le sommet du G8 sera suivi mercredi d’une réunion des "Major Economies" (16 pays), les principales économies qui représentent au total 80% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et intègrent les grands pays émergents comme la Chine.

Marchés financiers

Wall Street s’oriente vers une nouvelle séance de hausse, les résultats trimestriels meilleurs que prévu de Citigroup et IBM faisant passer au second plan les déceptions causées par Merrill Lynch, Microsoft et Google. Parmi les hausses, signalons celle d’Honeywell International à + 18% de son bénéfice net (723 millions de dollars au deuxième trimestre) à la faveur d’une forte demande dans les secteurs de l’aéronautique et de la domotique. Le chiffre d’affaires progresse de 13,3% à 8,54 milliards de dollars. Pour le trimestre en cours, le conglomérat table sur une croissance à deux chiffres de son bénéfice par action. Faute d’indicateur économique, la tendance sera essentiellement animée par les nombreuses publications d’entreprises. Investir.fr fait ici le point des valeurs technologiques et bancaires lors de la séance du 18 juillet. Extraits

Les marchés d’actions américains s’orientent vers une troisième séance de hausse d’affilée, la perte moins forte que prévu du numéro un de la finance Citigroup faisant passer la déception causée par Merrill Lynch au second plan. De la même manière, le relèvement par IBM de ses prévisions annuelles prend le pas sur les piètres performances de Microsoft et Google. « Il semble que les investisseurs et les analystes ont exagérément joué la baisse du marché. Mais la volonté de la Fed à rétablir le système financier semble mettre du baume sur les blessures », commente le président de Princeton Financial Group, cité par Reuters. Jeudi 17 juillet les trois grands indices new yorkais ont poursuivi leur rebond entamé la veille grâce aux résultats meilleurs que prévu de JPMorgan Chase et de United Technologies. Trente minutes avant l’ouverture, le contrat future septembre sur indice Dow Jones gagne 49 points à 11.450 points.
Aucune statistique majeure ne figure au programme de la journée.
Le baril de brut de qualité WTI prend 4 cents à 129,33 dollars, après un recul de près de 15,89 dollars en trois jours et de près de 18 dollars par rapport au record atteint vendredi dernier à 147,27.

> Microsoft a annoncé une croissance de 41% de son bénéfice net à 4,3 milliards de dollars au premier trimestre de son exercice fiscal, mais cette performance est inférieure aux attentes de Wall Street dans la mesure où le trimestre de l’an dernier avait été grevé par une charge de 1,06 milliard de dollars liée aux problème de sa console de jeux Xbox 360. Le chiffre d’affaires progresse de 18% à 15,84 milliards de dollars. Le géant du logiciel a révisé en baisse ses prévisions de résultats annuels.

> Google a enregistré une hausse de 35% de son bénéfice net à 1,25 milliard de dollars au deuxième trimestre. Hors coûts liés aux stock options, le résultat du moteur de recherche sur internet s’établit à 4,63 dollars par action, contre 4,72 dollars escompté par le marché. Les revenus ont augmenté de 39% à 5,37 milliards de dollars.

> IBM, le géant de l’informatique a fait état d’une progression de 22% de son bénéfice net à 2,77 milliards de dollars au deuxième trimestre et relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice, dopé par la croissance de son activité à l’international et au Etats-Unis en dépit du ralentissement économique. Ramené à une action, le profit ressort à 1,98 dollar, contre 1,82 dollar estimé par Wall Street. Les facturations se sont appréciées de 13% à 26,8 milliards de dollars.

> Schlumberger a publié un bénéfice net en hausse de 12,7% à 1,42 milliard de dollars au deuxième trimestre grâce à la forte augmentation des dépenses d’exploration des compagnies pétrolières. Ramené à une action, le profit atteint 1,16 dollar, contre 1,13 dollar prévu par les opérateurs. Les revenus ont augmenté de 19,6% à 6,75 milliards de dollars.

Mattel a dégagé un bénéfice net de 11,8 millions de dollars au deuxième trimestre, en baisse de 48%, le déclin des ventes de poupées Barbie contrebalançant les bonnes performances des produits dérivés du film « Kung Fu Panda ». A 3 cents par action, le résultat est néanmoins supérieur d’un penny aux prévisions des analystes. Les ventes ont progressé de 11% à 1,11 milliard de dollars.
John WIBURG pour Investir.fr

Honeywell France, Automatismes et solutions de contrôle de l’environnement, des personnes, des biens et des bâtiments.:
http://www.honeywell.com/sites/acs/

Investir:
http://investir.fr/index.html

High-tech

Qui achète une nouvelle télévision pense d’abord à la qualité de l’écran et au prix. Pourtant, il est un autre argument exploité à qui mieux mieux par les champions de l’électronique nippons, celui de l’électricité consommée.

"Dans un foyer japonais, un quart du courant sert à alimenter la climatisation (99% des maisonnées en ont), 16% le réfrigérateur et autant l’éclairage", explique une porte-parole de Matsushita, au centre d’exposition de ce groupe d’électronique à Tokyo.

Suivent la télévision, qui est responsable de 10% de l’électricité absorbée, les tapis chauffants (4%) et les toilettes électroniques (4%), selon la même source. Autant de produits que fabrique le groupe Matsushita (marques Panasonic et National).

"Il est de notre devoir d’améliorer les performances de nos appareils, puisqu’ils sont les principales causes de la consommation d’électricité des foyers", ajoute la démonstratrice.

Dépourvu de ressources, le Japon a pris conscience de sa grande vulnérabilité énergétique lors du premier choc pétrolier en 1973. Il mise depuis sur ses innovations technologiques pour contrôler sa consommation, sans pour autant perturber le quotidien des citoyens.

De fait, les industriels japonais de l’électronique et de l’électro-ménager se battent incessamment pour améliorer le rendement de leurs appareils, afin d’éviter les déperditions d’énergie ou l’usage excessif d’autres ressources comme l’eau dans le cas d’une machine à laver, d’une chasse d’eau ou d’un lave-vaisselle.

"Sho-ene" ("économie d’énergie"), expression vedette depuis trois décennies, est ainsi en passe d’être supplantée par "cho-sho-ene" ("super-économie d’énergie"), grâce à une nouvelle vague de technologies. Un combat d’autant plus impérieux qu’un appareil moins gourmand, c’est aussi moins de production électrique en amont et donc moins de rejets de dioxyde de carbone (CO2).

Tous rivalisent en produits vantés comme "super-économes", qu’il s’agisse de téléviseurs ou d’autres appareils domestiques.

Matsushita a ainsi mis en vente en 2007 un téléviseur à écran à cristaux liquides (LCD) de 32 pouces qui, au moment de sa sortie, affichait une consommation de 128 kilowatts-heure par an, contre 131 kWh/an pour le produit concurrent le mieux placé.

Son compatriote Sharp a répliqué cette année avec un modèle de même taille qui n’engloutit que 120 kWh par an. Sony vient de son côté d’annoncer "sho-ene number one" une TV de dimensions identiques qui fait encore beaucoup mieux: 86 kWh par an.

"Il faut se souvenir qu’en 2004, un téléviseur LCD de format similaire consommait 238 kWh par an. Autrement dit, en quatre années, nous avons divisé par deux la quantité d’énergie absorbée", se félicite une porte-parole de Sharp.

"Et nous par trois", renchérit Sony.

Du coup, l’argument de la consommation électrique pèse lorsqu’il faut remplacer une télévision, qu’il s’agisse d’un des premiers modèles à écran plat ou a fortiori d’une vieille lucarne à tube cathodique.

Les hypermarchés de l’électronique de Tokyo n’hésitent pas à placer un compteur à côté des téléviseurs allumés pour afficher leur voracité électrique et permettre aux clients de comparer non seulement le rendu des images, mais aussi le rendement à l’usage.

La course aux performances à grand renfort de technologies se poursuit.

Sharp, spécialiste des cellules photovoltaïques, imagine en effet de coupler l’écran du téléviseur avec un panneau solaire pour que le poste s’auto-alimente.

"Cela pourrait aussi permettre aux 1,6 milliard d’humains qui n’ont pas l’électricité de profiter quand même de la télévision", espère le groupe.

AFP

Téléphonie mobile

Le moyen de paiement du Cesu (chèques emploi service universels) qui tire le nouveau marché des services à la personne, pourraient bénéficier à l’outil suprême de la mobilité, le téléphone mobile pour gèrer les employés à domicile ; garde d’enfants, aide aux personnes âgées, ménage et cours à domicile… toujours en déplacements. C’est sur cette vague que Prylos prépare son offensive auprès des entreprises, collectivités, Etat, mutuelles, caisses de retraites qui ont distribué le Cesu à leurs salariés et bénéficiaires.

L’Association professionnelle des émetteurs de Cesu (Apecesu), regroupant les six émetteurs du marché (Accor services/Caisses d’épargne, Chèque domicile, Domiserve, La Banque postale, Natixis Intertitre et Sodexho Chèques)a annoncé que la demande a été multiplié par 45 en 2 ans. Le chiffre de 12.300, annoncé par l’Apecesu, reste cependant très loin des 50.000 entreprises et collectivités offrant le Cesu qu’avait claironné en février l’Agence nationale des services à la personne (ANSP). Maintenant que le "réflexe Cesu" est entré dans les esprits au point de donner des idées aux séniors à la recherche de nouvelles ressources, ces métiers se professionnalisent. Et Prylos entend bien proposer de nouveaux moyens d’y parvenir.

Qu’y a-t-il de commun entre un VRP, un commercial, un livreur, un coursier, un enquêteur et un dépanneur de matériels ou encore de flottes de véhicules ? Tous pratiquent un métier qui leur impose de se déplacer constamment au quotidien. Or pour les suivre à travers leurs différents déplacements sur le terrain, voire leur transmettre des informations qui leur sont indispensables, les entreprises qui les emploient souhaitent les équiper d’outils à la fois simples et peu coûteux. La solution ? Le téléphone mobile, un outil dont les capacités sont encore loin d’avoir été toutes exploitées. Mais encore faut-il qu’il puisse embarquer de l’intelligence. "Nous avions vu apparaître la technologie J2ME, le langage de développement Java Mobile qui permettait alors de proposer des jeux sur des mobiles. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de développer une offre professionnelle autour de cette technologie", résume Caroline Noublanche.

Prylos, entreprise d’une quinzaine de personnes, fête ses cinq ans. Co-fondée en aout 2003 par deux anciens de Phonevalley, Caroline Noublanche, diplômée HEC, qui y dirigeait l’équipe commerciale, et David Lacan, diplômé de l’Epita, qui en était le directeur technique, Prylos développe des logiciels sur téléphone mobile, les uns destinés aux collaborateurs nomades des entreprises, les autres conçus à façon pour le grand public. Parmi les clients de cette "petite" qui ne cesse de monter, des poids lourds comme la SNCF, la RATP, SFR ou encore Neuf Cegetel. A terme, les services à la personne devraient constituer la principale activité de cette entreprise qui réfléchit déjà à son développement à l’international.

Services à la personne, un domaine prometteur pour Prylos

Installée aujourd’hui au coeur de Paris, Prylos compte une quinzaine de personnes réparties entre un pôle technique, un pôle de gestion de projets et un pôle commercial. L’entreprise s’est positionnée autour de deux activités. D’un côté, elle conçoit des logiciels destinés aux collaborateurs nomades au sein des entreprises. "Nous proposons notamment des solutions pour les techniciens de maintenance qui peuvent ainsi faire remonter des informations quant à leurs interventions tout en consultant leur planning. Mais nous avons développé également des solutions pour les chauffeurs livreurs, les enquêteurs des instituts de sondage et, plus récemment, les services à la personne". De l’autre, Prylos développe des logiciels à façon pour le compte d’éditeur, une activité pour laquelle ses équipes sont amenées à travailler avec beaucoup d’opérateurs de téléphonie mobile, de grands acteurs du web ou encore des transporteurs comme la RATP. "C’est une activité relativement avant-gardiste qui nous permet de travailler en avance de phase sur de nouvelles fonctionnalités dont se nourrissent ensuite nos applications entreprises", précise Caroline Noublanche.

L’esprit d’entreprise avec Paris innovation

Tout aussi décidé l’un que l’autre à créer une entreprise, d’autant plus que David Lacan avait co-fondé précédemment une société Internet, Caroline et David vont donc se lancer dans l’aventure en août 2003, gagnant dans la foulée un concours organisé par Sun et Orange qui finit de les convaincre, s’il le fallait encore, de la faisabilité technique de leur projet. "Nous sommes parvenus à développer une application mobile grand public, en l’occurrence une carte de score pour le golf, en quasiment quatre jours", se rappelle amusée la présidente de Prylos. Commençant par vendre du conseil, ce qui leur permet de "tâter le terrain", notamment auprès des opérateurs mobiles avec lesquels ils commencent à travailler, les co-fondateurs de cette entreprise ne tardent pas à concevoir leurs premières réalisations, en particulier pour l’Inra qui cherche alors pour son réseau d’épidémiologie un système qui facilite les déclarations des vétérinaires contrôlant les élevages. Ainsi, leur projet s’affine petit à petit ce qui les conduit a déposer un dossier à Paris Développement, une structure de développement qui dispose d’un incubateur, Paris Innovation, dans lequel l’entreprise va être hébergée dès septembre 2004 pour une période d’un an.

La vocation de Prylos est aujourd’hui de croître. Ainsi dans trois ans, cette entreprise, dont l’objectif pour 2008 est de réaliser un chiffre d’affaires d’environ 1,4 million d’euros, pourrait compter jusqu’à trente personnes et atteindre un C.A de 5 à 6 millions d’euros aux dires de ses créateurs. Mais pour y parvenir, il reste encore beaucoup à faire, en particulier en matière de développements technologiques. "Nous travaillons d’ores et déjà à déporter notre outil vers le grand public et à faire le lien avec la technologie émergente que représente le sans-contact", précise la présidente de cette SAS qui, par ailleurs, tout comme son associé, croit beaucoup à l’émergence prochaine du domaine des services à la personne. Seule interrogation quant à ce dernier qui, soulignons-le, pourrait représenter demain la première activité de Prylos, la date et la rapidité à laquelle il va réellement décoller.

Jean-François Desessard pour l’ADIT
http://www.adit.fr

Prylos:
http://www.prylos.com

Présentation du CESU ,le Chèque Emploi Service Universel:
http://www.servicesalapersonne.gouv.fr:80/le-cesu-(1020).cml?

VIDÉO :
http://ansp1.ecritel.net/partagez-leur-experience-(5391).cml