TEMPÊTE Klaus dans le Sud-Ouest

Trois jours après la violente tempête qui a frappé six départements du Sud-Ouest (Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Gironde, Landes et Gers) restaient placés en vigilance orange dimanche soir, en raison de risques d’inondations, selon Météo France. Les services météo signalent des ‘crues significatives sur les bassins de l’Adour, de la Garonne et de la Charente’.
’La mobilisation est générale pour les assurances françaises qui estiment les dégâts à 600 millions d’euros selon la Fédération des compagnies d’assurances et à 3 milliards, selon Le Figaro, en incluant les inondations qui s’en suivent. Pour faire face à l’urgence et les critiques des victimes de la tempête de décembre 1999, un coordonnateur des questions d’assurance serait bientôt nommé par le gouvernement. Le point sur les 10 conseils d’indemnisation, enregistré sur Europe 1.


- Quelles différences y a-t-il , sur le plan de l’assurance entre une tempête et une catastrophe naturelle ?


Les contrats d’assurances multirisques habitation contiennent obligatoirement la garantie tempête et définissent les conditions de son application. Lorsqu’un événement n’est pas assurable (une inondation par exemple) les pouvoirs publics publient un arrêté de catastrophe naturelle. Dans ce cas, les personnes qui ont une garantie incendie verront leurs dommages indemnisés par leur assureur selon les conditions prévues par la loi, notamment par l’application de franchises spécifiques.


- Si je suis locataire, quel assureur va prendre en charge les dommages subis par le toit ? Par mon mobilier ?


Les dommages subis par le toit sont pris en charge par l’assureur du propriétaire, votre assureur s’occupe des dommages subis par le mobilier.

- Du fait de la coupure d’électricité due à la tempête, mon congélateur est tombé en panne. Suis-je garanti pour la perte de tout ce qui était à l’intérieur ?


Il faut que vous ayez souscrit la garantie ‘contenu de congélateur’.


- Des tuiles en provenance de la toiture de mon voisin ont abîmé ma maison. Comment serai-je indemnisé ?


Si vous avez souscrit une garantie tempête, vous serez indemnisé par votre propre assureur. Dans le cas contraire, il est à craindre que vous n’ayez aucune indemnisation. En effet, la tempête pouvant être considérée comme un cas de force majeure, la responsabilité de votre voisin peut ne pas être engagée.


- Mon assureur me dit de prendre des mesures conservatoires, qu’est-ce que c’est ?


Il s’agit de mesures que l’assuré doit prendre pour éviter que le dommage ne s’aggrave. Par exemple le bâchage du toit.


- J’ai une maison secondaire dans le Gers où les moyens de transport sont difficiles. De quel délai est-ce que je dispose pour faire ma déclaration de sinistre ?


De principe, le délai de déclaration est de 5 jours, mais ce délai débute le jour où vous avez pris connaissance du dommage. Il est toutefois préférable d’aviser votre assureur le plus tôt possible en lui faisant part de réserves.


- La garantie tempête comporte-t-elle des franchises ?


En tant que telle, la garantie tempête n a pas de franchise spécifique. Ne peut s’appliquer que la franchise prévue avec la garantie incendie.


- Un arbre de mon jardin est tombé sur ma maison. Suis-je indemnisé pour mon arbre et les dégâts qu’il a causés ?


Les dégâts subis par la maison seront indemnisés par mon assurance multirisques. Elle prendra également en charge les frais de déblai de l’arbre.


- Ma maison a été rendue inhabitable par la tempête. Je dois retrouver à me loger provisoirement. Qui va payer ?


La plupart des contrats prévoit une garantie de ces frais de relogement. Elle est souvent limitée dans le temps.


- Le passage de l’expert est-il indispensable pour que je sois indemnisé ?


Non, compte tenu de l’importance des dommages, les experts ne se déplaceront que sur les sinistres importants. Les assureurs prendront des dispositions pour régler amiablement les dommages de faibles montants.


Document mis à jour le 27/1/09 par la Fédération Française des Sociétés d’Assurances


Les victimes de la tempête assurées devraient pouvoir être indemnisées. Les contrats d’assurance de biens (multirisques habitation, multirisques entreprise) comportent une clause ‘tempête’, rappelle la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).
 Tout détenteur d’un tel contrat sera indemnisé pour les dommages matériels dûs au vent, ainsi que pour des dommages causés par la pluie à l’intérieur du bâtiment concerné. La mise en route de cette garantie ne nécessite pas la reconnaissance de l’état de ‘catastrophe naturelle’.

Concernant les dommages causés aux véhicules par la vent, ils sont pris en charge si le contrat d’assurance du véhicule comporte une garantie ‘incendie’ ou ‘dommages’. La FFSA recommande aux assurés de prévenir leur assureur ‘le plus rapidement possible’ par lettre recommandée de préférence ou d’aller déclarer directement le sinistre auprès d’un agent.

La déclaration comporte une liste chiffrée des biens détruits ou endommagés. L’assuré peut prendre des photos du sinistre.




http://www.ffsa.fr



http://www.europe1.fr


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TV, PC/Mac, Box, PS3 contre chauffage électrique, faut-il choisir ?

Jusque là pas trop de dégâts (sur les autoroutes de l’information) mais « faites vite ça chauffe » trop fort sur la planète numérique et dans nos chaumières. D’un côté, nos éléviseurs, ordinateurs, box internet… peu ‘écolos’, toujours plus gourmands en énergie. De l’autre des records de consommation électrique enregistrés par l’important taux d’équipement en chauffage électrique des français. ‘L’exception française, qui réside dans un très important pourcentage de chauffages électriques, coûte très cher d’un point de vue environnemental, économique et social’, pointe le Comité de Liaison des Energies Renouvelables (CLER). Greenpeace qui chiffre cette part du chauffage à ‘10 % de la consommation globale d’électricité [en France]‘ confirme ; ‘80 % des constructions neuves sont aujourd’hui équipées en chauffage électrique’. Du côté des Verts, on met en cause le modèle nucléaire français : ‘pour consommer la surproduction électrique d’EDF, le chauffage électrique a été implanté massivement en France’, estime le parti. Même discours pour les associations écologistes, le chauffage est directement responsable des pics de demande en hiver : ‘Les jours de grand froid, la demande dépasse l’offre et il faut faire appel aux vieilles centrales au fioul d’EDF et importer du courant d’Allemagne, championne des centrales à charbon’, expliquent les Vetrs. S’appuyant sur une étude à paraître prochainement, Greenpeace en évalue l’impact environnemental : ‘le contenu en CO2 du chauffage électrique approche les 600 g de CO2 pour tout kWh supplémentaire, contre 230 g par kWh pour le gaz, par exemple.’

Alors que faut-il croire ? Dans un entretien au Parisien, M Pierre GADONNEIX , le PDG d’EDF qui dispose de tous les indicateurs, dément ces accusations : ‘Les pics actuels de consommation ne viennent pas du chauffage électrique chez les particuliers… mais de l’usage d’appareils électroménagers’ affirme-t-il. Pas seulement, d’autres familles d’appareils affichent une consommation absolument ahurissante, même quand ils sont éteints, ce qui est extrêmement pernicieux’, remarque Benjamin Douriez, journaliste à ‘60 millions de consommateurs’, le mensuel de l’Institut national de la consommation (INC). De manière globale, ‘la consommation des postes audiovisuel et informatique a complètement explosé’, dépassant les plus voraces des appareils du foyer, à savoir les réfrigérateurs-congélateurs, souligne Alain Anglade, spécialiste du dossier à l’Ademe, qui pointe une évolution ‘inquiétante’. Les consoles de jeux remportent sans doute la palme de la plus forte progression enregistrée, la PlayStation 3 (PS3) de Sony dégageant une puissance de 160 watts, contre seulement 5 W pour la première PS (sortie en 1994) et 20 W pour la PS2 (2000).D’autres produits très ‘énergivores’, les écrans plasma, les décodeurs TNT externe (première génération) ou les ‘box’ ADSL, qui fonctionnent 24 heures sur 24.

Facture high-tech d’un foyer français: 300€ , multiplié par quatre en dix ans.

En moyenne, la facture high-tech d’un foyer français, estimée à 300€ environ selon l’Ademe en 2007, a plus que quadruplé en dix ans. Course aux performances, tailles d’écran en constante augmentation, multiplication des petits équipements mobiles (téléphones, baladeurs…): autant d’éléments qui réduisent à néant les efforts des fabricants en matière d’écoconception. ‘C’est une activité complètement schizophrène’, résume M. Anglade. Pour encourager les clients à acheter des produits moins polluants, le gouvernement, qui vient de lancer un groupe de travail sur les nouvelles technologies ‘vertes’, réfléchit, selon une source proche du dossier, à l’instauration d’une ‘étiquette énergie’ sur les téléviseurs, sur le modèle des frigos et lave-linge.
Ce dispositif ‘ne coûte pas grand-chose et a un effet réel de pression sur les constructeurs’, estime M. Douriez.
D’autant plus que dans un contexte économique morose, la consommation électrique peut devenir un réel argument de vente auprès de clients désireux de faire des économies d’énergie.

Face à ces constats que nous générons , de nouvelles normes européennes et l’instauration d’étiquettes dans les magasins pour guider le consommateur pourraient changer la donne. L’Europe a adopté mi-décembre 2008 un règlement pour réduire la consommation des appareils électriques en mode veille: à partir de 2010, celle-ci devra être inférieure à 1 ou 2 watts, des seuils qui seront divisés par deux en 2013. Rien de surprenant pour Eric Jourde, délégué général de la Fédération des industries électriques et électroniques (Fieec) qui a déjà anticipé ces normes avec la plupart des téléviseurs qui respectent les critères de Bruxelles.
Rapide calcul: chaque foyer possède en moyenne 15 appareils (TV, hi-fi, DVD, imprimante, PC, radio-réveil…) dotés d’une fonction veille dont la puissance moyenne est de 4 watts, selon l’Ademe. Grâce à ces nouvelles normes, leur consommation devrait tomber à 90 kilowatts-heures par an, contre 350 kWh aujourd’hui, soit une économie annuelle de plus de 30€ ! Bonne année

60 millions de consommateurs’, le mensuel de l’Institut national de la consommation (INC):

www.60millions-mag.com/

Interview de M. Allard, Directeur d’Edelia, filiale d’EDF:

http://domoclick.com/index.php?option=com_content&task=view&id=297&Itemid=30