CONSTRUCTION:Le président Sarkozy veut multiplier par dix l’utilisation du bois

C’est en inspectant le 25 janvier près de Bordeaux les forêts ravagées la veille par la tempête Klaus, que le chef de l’Etat avait annoncé un ‘plan spécifique pour valoriser la forêt’. Il avait chargé l’ancien ministre de l’Agriculture Jean Puech de lui soumettre des propositions. Ce qu’il faut retenir:

 
Le chef de l’Etat qui veut ‘un plan bois extrêmement puissant’ en France, a annoncé , aux cotés des ministres concernés dont Jean-Louis BORLOO ( ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire) et de Chantal Jouanno ( secrétaire d’État chargée de l’Écologie) , la création d’un ‘fonds stratégique d’investissement dédié’ à cette filière, avec, pour ‘objectif’, de le doter à terme de ‘100 millions d’euros’.
 
‘Dès 2009, un première tranche de 20 M€ sera débloquée. Les groupes Eiffage, Crédit agricole, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et l’Office national des forêts y souscriront’, a précisé le président.
 

‘Nous allons multiplier par dix, dès 2010, le seuil minimum d’utilisation de bois dans les constructions neuves. De son côté, l’Etat s’engage à promouvoir la certification et l’emploi de bois certifié dans les constructions publiques, dès 2010′, a-t-il affirmé.
 
‘La France a une consommation de bois dans la construction trois fois moindre que les Etats-Unis et cinq fois moindre que la Finlande ou le Japon’, selon lui. L’augmenter ‘permettra de réduire les émissions de gaz carbonique et de répondre aux engagements européens de la France’. M. Sarkozy a visité une scierie familiale (Siat Braun), avant un discours devant les élus (voir la vidéo, lien en bas de page) et personnalités économiques de la région. Le président a été hué mardi par quelques dizaines de manifestants lors de son déplacement à Urmatt, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi les autres mesures annoncées:

> La mise en place avant fin mai des prêts bonifiés pour le financement du stockage du bois abattu par la tempête Klaus (janvier 2009).

> La dispense de permis de construire pour tout propriétaire utilisant du bois pour l’isolation thermique de sa maison par l’extérieur.

> L’expérimentation d’un marché financier visant à valoriser le stockage de carbone dans le bois.

> L’augmentation du tarif de rachat d’électricité pour les unités moyennes de production à partir de bois, ou que les aides publiques et exonérations fiscales octroyées aux propriétaires privés seraient conditionnées à l’exploitation de la forêt.

> L’ONF (l’Office National des Forêts) pourra, dans le respect du droit de la concurrence, proposer un mandat de gestion annuel aux propriétaires privés de forêt non exploitée.

Le président Sarkozy a demandé aux ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie) et Christine Lagarde (Economie), de travailler à l’élaboration d’un tel mécanisme que Paris pourra promouvoir lors des discussions sur la convention Climat fin 2009.

Domoclick.com et l’AFP

Vidéo de l’allocution devant les salariés de l’entreprise SIAT BRAUN le 19 mai:

http://www.elysee.fr/webtv/site-de-l-entreprise-siat-braun-allocution-informelle-devant-les-salaries-video-3-1178.html

Êtes-vous PC ou iMac ? envoyez la vidéo

L’internet a 20 ans mais l’iMac fête ses 25 ans. Petite histoire singulière de son inventeur et visionnaire Steve Jobs qui a cru le premier à la convergence multimédia dans la maison et au design sublimé du produit. Une exposition à la grande Arche de la Défense retrace cette épopée façon ‘Arts et Métiers’ tandis que les spots de pub, PC vs Mac, continue sur le site d’Apple de décliner la culture Mac. En attendant l’ouverture d’Apple-Store, en septembre ou décembre aux boutiques du Louvre

Steve Jobs, le fondateur du groupe Apple qui a fini par s’identifier au fabricant d’ordinateurs californien, est, à 53 ans, un visionnaire qui a révolutionné l’informatique avec l’ iMac et sa souris, l’écoute de la musique avec l’ iPod et plus que tout ce qu’on attend d’un téléphone avec l’ iPhone. Ses détracteurs le dépeignent comme un dirigeant préférant l’obéissance au partenariat, mais les investisseurs s’inquiètent surtout de savoir s’il a commencé à préparer sa succession. Depuis plusieurs mois il se mettait moins sur le devant de la scène, jusqu’à annoncer qu’il se mettait en congé de son groupe jusqu’à fin juin. La décision est liée à sa santé – il avait annoncé le 5 janvier qu’il souffrait d’un ‘déséquilibre hormonal’ et non d’une résurgence de son cancer du pancréas dont il avait été opéré en 2004. Elle montre aussi que le groupe ne se résume plus à sa seule personne. Né à San Francisco le 24 février 1955, d’une mère célibataire, Steve Jobs a été adopté quand il avait à peine une semaine, selon sa biographie officielle.Il a été accueilli par un couple de Mountain View, au sud de San Francisco, et a grandi en jouant au milieu des abricotiers de ce qui est devenu la Silicon Valley (la vallée du silicium), la pépinière informatique californienne.Pendant ses études secondaires, il suit des conférences au siège du groupe Hewlett-Packard, à Palo Alto, et pour un job d’été travaille avec Steve Wozniak, qui fondera avec lui Apple quelques années plus tard.
Il entre à l’université mais la quitte après un semestre, tout en continuant de suivre des cours. A 20 ans, il fait un voyage initiatique en Inde d’où il revient la tête rasée et vêtu d’habits traditionnels.

 
Plus de trente ans plus tard, il cultive encore un look d’ascète (t-shirt noir à col rond et cheveux ras), et on lui prête un régime alimentaire végétalien (sans aucun apport d’origine animale).A son retour d’Inde, Steve Jobs entre comme technicien chez le fabricant de jeux vidéos Atari et fréquente un club informatique avec Steve Wozniak.Jobs a 21 ans et Wozniak, ingénieur chez Hewlett-Packard, 26 quand ils créent ensemble Apple Computer dans le garage de la famille du premier en 1976. Le reste appartient à la légende: la conquête du monde par les ordinateurs personnels Macintosh, puis du baladeur numérique iPod, le plus vendu au monde, et de l’iPhone, qui marie les fonctions d’un téléphone, d’un baladeur, d’un assistant personnel et d’une console de jeux. M. Jobs avait quitté Apple en 1985 au terme d’une lutte de pouvoir interne. Mais après avoir pris la tête des studios Pixar, il est revenu à la barre de la société à la pomme en 1997 pour redynamiser le groupe. C’est après son retour qu’Apple a lancé, avec un succès fulgurant, ses iPod et iPhones, devenus de formidables accessoires de mode. ‘J’ai grandi dans la classe moyenne et je ne me suis jamais beaucoup intéressé à l’argent,’ a déclaré M. Jobs. ‘Apple était un tel succès, si tôt, que j’ai eu la chance de ne plus avoir de souci d’argent. J’ai donc pu me consacrer à mon travail, puis à ma famille’, ajoutait-il. Il ne se verse qu’un salaire d’un dollar, étant essentiellement payé en options sur titres, et laisse sa fortune dépendre de l’action Apple.
 
En 2007, il avait été mis en cause dans une affaire d’options de souscription d’actions (’stock-options’) antidatées, avant d’être blanchi. Longtemps célibataire en vue, il a eu une aventure avec la chanteuse Joan Baez, il a fondé une famille à Palo Alto et s’est marié en 1991. Il a quatre enfants, dont une fille née d’une femme qu’il avait fréquentée avant son mariage.

Domoclick.com avec l’AFP

L’exposition au Musée de l’informatique à la grande Arche de La Défense: Les 25ans de l’IMac:

http://expo20ans.svmmac.fr/

Les spots de pub ‘Getamac’ , ‘cravate ou polo’ en anglais:

http://www.apple.com/getamac/ads/

Les vidéos de présentation des premiers iMac:

http://www.macplus.net/magplus/depeche-21063-25-ans-de-mac-l-imac-l-ibook

HABITER ÉCOLOGIQUE: L’expo qui répond en 20 projets et 1000 questions Quelles architectures pour une ville durable ?

Du 13 Mai 2009 au 01 Novembre 2009, Paris offre enfin une exposition à la vision globale sur l’éco-construction lié à l’architecture. Intitulé ‘Habiter écologique » avec deux beaux sponsors, EDF et Saint-Gobain affirment au grand jour, à tous les publics, leurs implications dans la croissance verte dans un superbe lieu: au palais de Chaillot !

Alors que la crise écologique et économique mondiale impose un tournant dans nos modes de vie, l’objectif de cette exposition est de donner aux professionnels et aux usagers, en particulier aux jeunes, l’envie de participer ensemble à ce challenge. Enfin

Après une mise en perspective des manifestations, ouvrages et projets qui ont marqué la pensée écologiste depuis un siècle, elle met en valeur l’approche holistique (globale et pluridisciplinaire) qui mène à un habitat ancré dans un territoire, socialement équitable, écologiquement soutenable et économiquement viable. De Wright à Murcutt, une vingtaine de projets, issus d’une même éthique mais transcrits dans des esthétiques variées, offre ensuite un panorama dans le temps et dans l’espace, qui va du low-tech au high-tech. La séquence consacrée à l’approche française rend hommage à dix pionniers avant un zoom sur de l’habitat intermédiaire, alternative éco-responsable à la maison individuelle. Les actions prospectives sont matérialisées par les résultats d’un appel à idées international et d’un concours pour étudiants lancés par la Cité. Les projets d’éco-habitat en cours et les réalisations environnementales du secteur tertiaire qui terminent l’exposition ont été choisis pour donner envie à chaque visiteur de passer à l’acte à son échelle. Entre les séquences thématiques, six « salons » donnent la parole à des scientifiques et des acteurs du bâtiment. Une écothèque met à la disposition des visiteurs ouvrages et informations sur la construction éco-responsable. Sensibilisation et formation sont destinées à tous : les enfants au sein de l’atelier pédagogique « N’en jetez plus » ; les usagers dans le cadre de cours publics ; les professionnels à travers des séminaires thématiques, des conférences, des tables rondes et des films. Grâce à de nombreuses manifestations associées, cette exposition rayonne déjà depuis le printemps 2008 sur le territoire national pour favoriser le partage des connaissances.

Exposition présentée par la Cité de l’architecture & du patrimoine / Institut français d’architecture, avec le soutien de Bouygues Immobilier, Fondation EDF, Saint-Gobain
Du 13 mai 2009 au 1er novembre 2009, la Cité de l’architecture et du patrimoine propose l’exposition « Habiter écologique, Quelles architectures pour une ville durable ? ». Les nombreuses réalisations et projets en cours d’études ou de chantier, exposés sur 1 200 m2 de la galerie haute des expositions temporaires, montrent que maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage s’impliquent de plus en plus dans l’architecture et l’urbanisme écoresponsables. L’exposition décline les multiples facettes de la démarche environnementale en s’appuyant sur les réflexions autour de l’écologie et sur les projets exemplaires qui ont marqué le XXe siècle, en France et dans le monde.

Domoclick.com

Le site du Palais de Chaillot, rubrique expositions:

http://www.citechaillot.fr/expositions.php

ÉNERGIE SOLAIRE:Interview Exclusive d’André JOFFRE, PDG de Tecsol et Président d’ENERPLAN

omment la «clé verte » du prêt PTZ peut-elle profiter aux professionnels de la rénovation ? Quels nouveaux emplois ? Et quels coûts pour l’énergie solaire sur son toit ? Domoclick a soumis la question à M André JOFFRE lors du Salon des EnR à Lyon qui annonce la prochaine création de l’appellation QualiPAC et… le 25éme anniversaire de Tecsol et d’ENERPLAN lors du coup d’envoi des Journées Européennes du Solaire. Ce 15 mai !

> Domoclick: Avec le bouquet de travaux et son prêt à taux zéro (PTZ), ne pensez-vous que le « dispositif » profite davantage aux dépenses d ’isolation qu’aux autres dépenses de rénovation, telle que l’équipement solaire ?

- André JOFFRE:Non, je ne pense pas, quand vous savez ce que représente les dépenses concernées. Par exemple, un chauffe-eau solaire , ça coûte environ 5000€ et vous bénéficiez de 2000 € de crédit d’impôt, reste 3000€ à financer… Sur 10, ça fait 30€ par mois. Franchement, il faut pas s’en passer !
Il est vrai que le succès du PTZ dépend beaucoup de la capacité des industriels de s’approprier le produit financier pour pouvoir le diffuser. Mais puisque la plupart des banques avaient déjà mis en place des prêts à taux bonifiés alimentés par les livrets « développement durable », en remplacement des Codevi, ils ont déjà connaissance du mécanisme à taux zéro qui fonctionne depuis longtemps pour l’aide au logement. Les banques vont donc proposer des couplages PTZ avec les autres prêts pour arriver à des prêts de 60 à 80.000 €

> Où en est-on dans la professionnalisation des filières QUALI-EnR dont vous êtes le co-fondateur ?

- AJ: Cette filière est un vrai succès. Aujourd’hui, nous avons d’une part 13000 installateurs certifiés QualiSOL , QualiPV plus récente, et QualiBOIS . Nous sommes actuellement en discussion avec l’association AFPAC (Association Française des Pompes à Chaleur) pour gérer les pompes à chaleur afin de gérer également la nouvelle appellation QualiPAC. Le catalogue des labellisation s’agrandit avec de bons résultats, à la fois de la formation initial et des audits qui permettent de vérifier les travaux in situ. Le principe étant d’obtenir la labellisation étant de suivre la formation ; C’est un peu lourd à gérer mais nous sommes fortement soutenu par l’Ademe au niveau national et les Conseils Régionaux qui soutiennent cette démarche.

> Avec l’afflux de nouveaux demandeurs d’emploi en France, qu’est-ce-que vous conseillez à ceux qui veulent s’orienter vers les secteurs pros des énergies renouvelables , souvent des cadres ?

- AJ: C’est vrai que ce secteur attire beaucoup de gens et de créateurs d’entreprises. Il ne faut pas oublier que c’est , avant tout, un métier du bâtiment et qu’avant d’arriver ? la fleur au fusil ? pour vouloir installer des panneaux solaire photovoltaïques, il faut se poser d’abord la question de savoir comment intégrer le monde du bâtiment. Il y a beaucoup de gens qui partent à la retraite, beaucoup d’entreprises qui sont en demande de repreneurs. La bonne îdée c’est de reprendre une entreprise de génie climatique, d’électricité ou de chauffage sanitaire et de la faire évoluer vers l’énergie solaire. C’est un bon moyen d’entrer dans le business. Le plus souvent, le chef d’entreprise qui cède reste encore plusieurs mois avec le repreneur afin d’assurer la meilleure transition.

> Et pour les jeunes peu qualifiés, quelle est la bonne piste ?

- AJ: Il y a des quantités de formation, soit par l ’AFPA , soit avec des organismes comme les « Compagnons du solaire »  dans toutes les régions qui permettent aux chomeurs de faire des formations longues, qualifiantes, pour devenir installateurs. Mais également pour les ingénieurs et les consultants.

> Aujourd’hui, vaut-il mieux installer des panneaux solaires photovoltaïques chez soi ou louer son toit à une entreprise de station solaire ?

- AJ: Il n’y a pas de vérités générales, ça dépend d’abord de sa capacité d’investissement. C’est une bonne solution quand on peut prétendre à une dette importante; c’est sûrement le plus rentable. Produire de l’énergie est un métier, il faut surveiller l’installation, il y a beaucoup d’éléments à appréghender , mais même pour un agriculteur qui veut investir autrement et devenir propriétaire de l’installation à son propre compte, c’est rentable.

> Quel est le ticket d’entrée dans ce cas et l’aide à l’installation ?

- AJ: Les aides fonctionnent au départ et reste temporaire. Ensuite il faut apprendre le métier et le solaire photovoltaïque nécessite toujours de gros investissements. Par contre, travailler avec des sociétés « loueurs de toitures » qui investissent à votre place c’est une bonne solution tout à fait tranquille, il n’y a pas de surprises . L’inconvenient est de s’engager dans la mise à disposition d’un terrain ou d’un toit pendant 20 ans.

> Comment va votre entreprise Tecsol ?

- AJ: Très bien, on a toujours une croissance importante, on vient d’embaucher des ingénieurs pour nos agences dont les départements d’Outre-Mer. Nous allons fêter notre 25éme anniversaire le 15 mai 2009 , précisément pendant les Journées Européenne du Solaire ( 15 et 16 mai 2009), et par ailleurs, nous organisons à Paris avec Enerplan* (NDLR: Animateur des Journées Européennes du Solaire en France, 1000 manifestations dans toute la France.) une grande réunion avec les élus qui ont un rôle important à jouer dans ce domaine.

Domoclick.com

*Enerplan , Association Professionnelle de l’Energie Solaire:
Conférence des Maires et des Elus pour le Solaire – 14 mai 2009 à Paris

http://www.enerplan.asso.fr

Interview de Claude Turmes, Député européen luxembourgeois et Vice-président du Groupe « Les Verts» au Parlement européen: « Le travail des 15 000 entreprises qui bénéficient d’appellations QualiEnr, est à saluer »:

http://www.qualit-enr.org/accueil/Actualites-9-561

Bureau d’études TECSOL à Perpignan (actualités et formations):

http://www.tecsol.fr/

Rapport du cabinet Price waterhouse Coopers sur l’état de la filière photovoltaïque en France.(Avril 2009, 46 pages):

http://www.pwc.fr/etat_de_la_filiere_photovoltaique_en_france.html