J-3: Le projet de loi Grenelle 2 passe en débat à l’Assemblée Nationale le 4 mai

Le projet de loi Grenelle 2 a déjà fait l’objet de 2500 amendements qui, s’ils sont adoptés, remettront en cause la filière éolienne française, son développement, les 10 000 emplois qu’elle a déjà générés , les emplois qu’elle doit créer (60 000 en 2020, selon l’ADEME) et diviseront par deux le rythme de développement du parc éolien. Ces décisions remettraient en cause, de fait, la réalisation des engagements du Grenelle de l’environnement en matière de production d’énergie renouvelable en 2020. Ce dernier acte parlementaire du Grenelle Environnement, lancé en 2007 , est donc décisif . Fait unique, après avoir permis de faire travailler en étroite concertation, l’ensemble des acteurs du développement durable : l’Etat, les élus locaux, les associations, les entreprises et les salariés en 3 ans, la France s’est positionnée dans le trio de tête européen en matière de développement durable. Aujourd’hui, l’étape ultime va être franchie avec le projet de loi portant sur l’engagement national pour l’environnement. Domoclick.com reste en veille sur ce sujet avec sa nouvelle rubrique « Réglementations »

Cette loi dite « Grenelle 2″ décline chantier par chantier, secteur par secteur, les objectifs entérinés par le premier volet législatif du Grenelle Environnement. C’est un texte d’application et de territorialisation du Grenelle Environnement et de la loi Grenelle I. Il permet d’enraciner la mutation écologique à la fois dans les habitudes et dans la durée.
Ce projet de loi, adopté par le Sénat le 8 octobre 2009 et examiné en séance publique par l’Assemblée nationale à partir du 4 mai prochain, est un outil de simplification, d’accélération, et de prévention. Il constitue en somme le logiciel du Grenelle Environnement, qui en garantit à la fois la crédibilité, l’efficacité et l’irréversibilité.
-Ce volet législatif se décline avec la mise en oeuvre de six chantiers majeurs.
Amélioration énergétique des bâtiments et harmonisation des outils de planification
-Favoriser un urbanisme économe en ressources foncières et énergétiques, mieux articulé avec les politiques d’habitat, de développement commercial et de transports tout en améliorant la qualité de vie des habitants :
-renforcement du code de l’urbanisme
-généralisation des Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT)
-réforme de la réglementation de l’affichage publicitaire, …

–> Afin de mettre en oeuvre la rupture technologique dans le neuf et la rénovation thermique accélérée du parc ancien : amélioration du diagnostic de performance énergétique, inciter la construction de bâtiments basse consommation et tendre vers la réduction de la consommation d’énergie du parc ancien de 38% d’ici 2020.

Un changement essentiel dans le domaine des transports
Il s’agit de faire évoluer nos infrastructures de transports et nos comportements :
réalisation d’un peu plus de 1 500 km de lignes de transports collectifs urbains, sans compter ceux de l’Ile-de-France,
construction d’autoroutes ferroviaires et de voies maritimes, avec entres autres le canal Seine Nord Europe.
une modernisation des péages autoroutiers
développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables
assurer une cohérence d’ensemble pour les infrastructures de transports, qu’ils soient de voyageurs ou de marchandises, et de les adapter aux défis énergétiques et écologiques actuels.
Réduire les consommations d’énergie et le contenu en carbone de la production
L’objectif est de réduire radicalement nos émissions de gaz à effet de serre grâce à :
-généralisation de l’affichage des performances énergie-carbone,
-maintien de la France au premier rang des pays européens producteurs d’énergies renouvelables
-développer de nouveaux carburants issus de végétaux ou de déchets organiques…

Préservation de la biodiversité
La loi vise à prendre des mesures afin :
-d’assurer le bon fonctionnement des écosystèmes et retrouver une bonne qualité écologique des eaux,
-élaborer d’ici 2012 une trame verte et une trame bleue,
-réduire la consommation d’espaces agricoles et naturels, ainsi que les pollutions chimiques…

Risques, santé, déchets
Lutte contre les nuisances lumineuses et sonores avec :
réforme de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores et aéroportuaires (ACNUSA), en élargissant ses compétences aux nuisances autres que sonores, en rationalisant le processus de contrôle et de sanction, et en prévoyant une place plus importante pour les riverains ;
respect des plans d’exposition au bruit pour les nouveaux aéroports ;
renforcement de la transparence en matière de mesure des radiofréquences…
Concernant les autres expositions comportant un risque potentiel pour la
santé :
-introduction dans le code de l’environnement du principe de surveillance de la qualité de l’air intérieur renforcement de l’encadrement réglementaire, de l’information du public, et de la recherche sur les ondes électromagnétiques ;
recensement par l’Agence nationale des fréquences, au 31 décembre 2012 au plus tard, des points du territoire où les taux d’exposition aux radiofréquences dépassent sensiblement la moyenne nationale…

Pour une gestion durable des déchets :
modulation de la contribution financière de chaque produit à sa filière de traitement en
fonction de son impact environnemental et de ses valorisations ;
limitation des capacités d’élimination ou d’enfouissement des déchets ménagers
afin de favoriser la prévention, le recyclage et la valorisation ;
instauration de plans départementaux de gestion des déchets issus du BTP,
privilégiant l’utilisation de matériaux recyclés ;
diminution de 15% des quantités de déchets destinés à l’enfouissement ou à l’incinération et réduction de la production d’ordures ménagères de 5 kg par habitant et par an pendant les cinq prochaines années, d’ici au 1er janvier 2012, conformément aux objectifs fixés dans le Grenelle 1…

Mise en oeuvre d’une nouvelle gouvernance écologique
L’objectif est de renforcer la gouvernance dans toutes les instances : il faut désormais instaurer les outils nécessaires à son application dans le secteur privé, comme dans la sphère publique.

Source: 28 avril 2010 :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Developpement-durable-.html

Du 3 au 10 mai, devenez acteurs de la 3è édition des Journées européennes du solaire et de la DERBI 2010 !

Le 1er mai tout le monde fait relache et dès lundi 3 mai c’est la saison tout-solaire pour ceux et celles qui ont changé d’énergie avec le nouveau siècle. Joli menu de mai au business du soleil. La fameuse conférence DERBI (3-5 mai) à Perpignan orchestrée par André Joffre donne le coup d’envoi (du 3 au 10 mai) de ces manifestations sur l’énergie solaire, avec , partout en France, la 3è édition des journées européennes du solaire . Une vaste campagne de sensibilisation qui a pour but de promouvoir auprès du grand public l’utilisation de l’énergie solaire comme source d’énergie renouvelable pour la production de chaleur et d’électricité. Avril a été doux, mois de mai merci d’être ensoleillé avec juste assez de pluie

Cette initiative est soutenue par le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, l’Ademe et Qualit’Enr. 

En Europe, en France et dans chacune de ses régions, des expositions, des opérations portes ouvertes, ou encore des visites sont organisées au plus proche de la population locale.

Au total, 2000 événements et 60 000 visiteurs sont attendus. Pour la 1ère fois, une large campagne média diffusée sur les grandes radios nationales et locales, relaiera la communication sur les Journées européennes du solaire. 



MODE D’EMPLOI pour participer : 

 Quand ? Du 03 au 10 mai 2010 

 Où ? Partout en France et en Europe – Comment participer ? Préparer un événement et l’inscrire sur www.journeesdusolaire.fr 

 

Quel coût ? Gratuit ! Chaque participant inscrit reçoit un kit d’outils de communication : affiches, flyers, ballons, journaux, invitation, communiqués de presse, etc. 

 Quels avantages ? Profiter d’une grande campagne nationale sur le solaire pour valoriser concrètement son engagement pour le solaire et le développement durable. 
Inscription dès maintenant sur www.journeesdusolaire.fr – rubrique Organiser une manifestation. 

Pour tout complément d’informations, envoyer un courriel à contact@journeesdusolaire.fr

Participer aux Journées Européennes du Solaire:
www.journeesdusolaire.fr 



Tout ce qu’il faut savoir sur l’énergie solaire photovoltaïque

1/ Le gisement solaire est abondant et inépuisable.

Dans un contexte marqué par l’épuisement et le renchérissement des combustibles fossiles, le développement du solaire, qu’il soit photovoltaïque ou thermique, participe à la sécurité de notre approvisionnement énergétique. Le rayonnement solaire qui atteint la surface terrestre permettrait en théorie de couvrir plus de 10 000 fois la consommation totale de la planète. En moyenne dans le monde chaque m2 reçoit 1 700 kWh par an.

2/ Un facteur capital pour atteindre le facteur 4

En 2003, la France a pris l’engagement de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cet objectif traduit l’effort que les pays industrialisés doivent accomplir ensemble pour que les émissions actuelles soient dividées par deux au niveau planétaire. Dans notre pays, le secteur du bâtiment est, avec les transports, celui qui émet le plus de gaz à effet de serre : avec des capteurs solaires thermiques et photovoltaïques intégrés en façade en en toiture, il est possible de transformer les bâtiments pour les rendre producteurs nets d’énergie renouvelable.

3/ Comment réglementer la filière ?

Le Gouvernement a constaté le développement depuis début novembre 2009 d’une bulle spéculative sans précédent dans le secteur du solaire photovoltaïque.
Du fait de ce phénomène inattendu, l’engagement financier (sur 20 ans) correspondant a atteint plusieurs dizaines de milliards d’euros. La prise en charge par la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité, acquittée par chaque consommateur d’électricité) de cet engagement généré en seulement deux mois aurait nécessité à elle seule un relèvement significatif du prix de l’électricité (plus de 10%). La poursuite de ce rythme aurait conduit à un impact financier d’ampleur encore plus massive, insoutenable pour l’économie française.

Face à cette situation inattendue, le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à lutter contre la spéculation, supprimer les effets d’aubaine et protéger le pouvoir d’achat des Français.

- Un nouvel arrêté tarifaire, daté du 12 janvier 2010 assure une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire, quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …).

- Ce nouvel arrêté concerne tous les projets n’ayant pas signé de contrat d’achat avec EDF (ou un distributeur non nationalisé) avant le 15 janvier 2010. Néanmoins, des mesures transitoires ont été prises afin que les projets les plus avancés déposés fin 2009 puissent bénéficier des anciennes conditions tarifaires. Ces mesures transitoires sont précisées dans l’arrêté du 16 mars 2010.

Toutes les ressources depuis le 25 mars 2010 :
Présentation générale
Mesures transitoires pour les projets déposés en 2009
Tarifs d’achat
Crédit d’impôt et autres aides
Les démarches administratives à effectuer lors de l’implantation d’une centrale photovoltaïque
Appels d’offres
Recherche et développement
FAQ
Guides et liens:
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Presentation-generale,13614.html

Le Pôle de compétitivité DERBI – Développement des Énergies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie – organisera sa cinquième édition de la Conférence internationale DERBI à Perpignan le 3, 4 et 5 mai 2010.

http://www.pole-derbi.com/

F-X Jeuland vous explique à la Foire de Paris: « La maison communicante » est une maison qui veille sur ses dépenses

La 3éme édition touche au tactile

Si les nouvelles constructions doivent tendre vers l’autosuffisance énergétique grâce à l’utilisation combinée de matériaux  » intelligents  » et de sources d’énergie propres, intégrées dans la structure même des immeubles, il reste encore à « contrôler » les usages de consommation électrique de chaque personne dans chaque logement. C’est là où la domotique revient en force avec l’argument du contrôle des dépenses éclairage/multimedia/chauffage/ECS**.
François-Xavier Jeuland le démontre dans son livre-outil « La maison communicante » et sur le terrain des salons-expos. Domoclick.com l’a interviewé avant la foire de Paris (29 avril-9 mai) où il sera à l’écoute d’un public partagé entre l’excitation des nouvelles tendances du numérique (TV HD, TV IP, TNT, OLED…), de la mobilité (écrans tactiles, interface de nouvelle génération…) et la nécessité de maitrîser son budget d’installation de toutes les commandes chez soi. Power !

- Domoclick.com: Votre livre a le grand mérite de réunir les solutions des fans de l’énergie, des technos réseaux dans la maison et des nouveaux adeptes de l’éco-construction: ça valait une 3éme édition ?

-François -Xavier JEULAND: Effectivement, on ne peut pas continuer à se vanter de construire des bâtiments BBC, HPE, HQE, passifs ou à énergie positive, sans être capable de vérifier les hypothèses de départ et de suivre réellement ses performances sur le long terme. Dans ce contexte, la domotique ne peut plus être considérée comme un gadget mais comme un véritable et puissant allié, en permettant à la fois de visualiser, de répartir les consommations entre les occupants, de les sensibiliser à l’impact de leur propre comportement, de superviser les équipements et d’optimiser le fonctionnement de l’installation en gérant de manière constante et précise les températures de chaque zone. D’où, la refonte complète du livre pour offrir un parcours de lecture adapté à chacun, avec une mise à jour de tous les chapitres pour tenir compte des solutions domotiques comme réponse aux engagements pris dans le cadre de la loi Grenelle 1. Enfin, j’ai intégré deux nouvelles études de cas complémentaires au projet Maison A : Une petite installation de pilotage à distance pour un appartement rénové et une installation complète très haut de gamme. Chacun ses priorités !

- Vous êtes partisan de combiner les solutions mixtes , câblés, Courant Porteur (CPL)et sans-fil. N’est-il pas plus simple d’adopter soit l’un soit l’autre ?

   - FXJ: Tout dépend du type de projet, des besoins exprimés et du budget de chacun. Pour simplifier les discussions, je préconise en général une infrastructure filaire dans le neuf pour garantir le rapport coût/performance/fiabilité. Le sans-fil viendra compléter l’installation pour les besoins de mobilité avec une télécommande radio ou un réseau wifi par exemple). En rénovation, les solutions radio ou sans nouveau fil par courant porteur (CPL) sont envisageables.

 - L’intégration de solutions innovantes dans la maison que vous exposez et que vous comparez dans votre livre constitue le thème central, ce qui est bienvenue car la doc est rare et complexe sur ce sujet. Par exemple, la scénarisation des commandes chez soi, ça marche ? 

 -FXJ : L’intégration de solutions innovantes répond essentiellement à des besoins de confort et de sécurité. Un projet de ce type n’étant réussi que si les solutions sont adoptées et utilisées au quotidien par tous les membres de la famille. Cela permet une facilité d’utilisation extrème et une rationalisation des commandes. Les dispositifs de scénarisation et de centralisation répondent à ce besoin en limitant le nombre de boutons ou de télécommandes. Résultat , les actions que l’on fait machinalement (fermeture, mise en veille etc…) sont regroupés en une seule commande quand on quitte sa maison ou quand on utilise son home cinéma par exemple.

 -Les électriciens n’adoptent pas toujours la norme électrique NF C15-100, pourquoi selon vous ? 

 

-FXJ : Pour ce qui est de la norme électrique NF C 15-100, non seulement il faudrait qu’un organisme de contrôle indépendant se mette en place au plus vite mais un effort de sensibilisation devrait permettre aux installateurs de l’appliquer dans les meilleures conditions. Le réseau Domoconsulting accompagne les installateurs en valorisant leur travail et en leur apportant un support pour réussir leur projet et satisfaire leurs clients. Un installateur vous aidera à faire la part des choses et vous guidera tout au long de votre projet.

     -Le Home-cinéma, la TV 3D c’est un peu la porte d’entrée pour découvrir tout le potentiel de la maison numérique télécommandée. Quel est le prix du « ticket d’entrée «  ? 


- FXJ : C’est un des secteurs principaux qui pousse les gens à s’équiper car il y a une dimension de rêve et de magie qu’on ne trouvait pas dans la domotique traditionnelle. Ils comprennent d’abord qu’à l’échelle d’une pièce ils ont intérêt à centraliser les éclairages, les volets roulants, l’écran et le matériel audiovisuels. Ensuite, cela concerne l’ensemble de leur maison puisque les sources audiovisuelles peuvent être distribuées dans plusieurs pièces et que les sources à diffuser peuvent être locales (DVD, enregistrement analogique ou numériques), issues du réseau TV/Sat/Câble ou encore du réseau informatique (médias numériques, téléchargement, jeux, diaporama…). Le budget nécessaire à un home cinéma est très variable. Cela démarre à plusieurs milliers d’€uros et peut atteindre jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour des pièces dédiées très haut de gamme.

 - Sachant que le souci des primo-accédants est d’avoir une « idée de prix » d’un projet, peut-on extrapoler à partir de votre estimation moyenne qui nécessite , au plus haut, 160€ de plus par M2 ?

 - 
 FXJ : C’est effectivement les coûts moyens constatés sachant que dans le cas des primo-accédants (NDLR : Nouveaux propriétaires) il vaut souvent mieux raisonner sur une prédisposition* de l’habitat plutôt que sur une installation complète. Un précâblage Voix-Données-Images (VDI) ne coûte par exemple que 20€/m2 environ.

 - Dans votre nouvelle édition, vos recommandations foisonnent , s’il y en avait une seule à retenir sur le plan des produits de télégestion, laquelle placez-vous en N°1 ? 


- FXJ : Plutôt que de citer un dispositif en particulier, permettez-moi de rappeler les 3 recommandations essentielles :  1/ Prédisposez le logement plutot que d’essayer de tout faire tout de suite. 
2/ Privilégiez les solutions ouvertes, standards et interopérables (multiopérateurs). 
3/ Appuyez-vous sur des professionnels qui vous aideront à faire la part des choses et vous guideront tout au long de votre projet.

Propos recueillis par J.Robert pour Domoclick.com

* Prédisposition :installation dès la construction neuve de précablage sachant qu’il vaut mieux anticiper ses besoins , notamment pour l’adapter au fil des générations futures.
** ECS: Eau chaude sanitaire

 A propos de l’auteur de La maison communicante (Edition Eyrolles) : F.-X. Jeuland exerce depuis une dizaine d’années dans le domaine des réseaux de l’habitat, fondateur de NT Conseil, il est ingénieur INSA, (Institut national des sciences appliquées) et diplômé en informatisation et automatisation des procédés. Pour contacter l’auteur : infos@maisoncommunicante.com

A découvrir à la Foire de Paris, du 29 avril au 9 mai: Pav.1 / stand P25 :
La domotique, technique aujourd’hui incontournable dans le neuf comme en rénovation :Les spécialistes du réseau national Domoconsulting seront gratuitement à la disposition du public pour les conseiller (séances de 30 minutes/Inscription sur place):
http://www.foiredeparis.fr/evenements-et-animations/?theme=conseils_ateliers

TNT : Interview exclusive de France Tele Numerique pour TVNT

Après le passage de l’Alsace et de la Basse Normandie au tout numérique, certaines voix font état de dysfonctionnements importants. TVNT a interrogé le 21 avril , en exclusivité, Fayçal DAOUADJI, porte-parole de France Télé Numérique, pour en savoir plus sur les problèmes que peuvent rencontrer les téléspectateurs avec la TNT.

-TVNT, le site de la TNT: France Télé Numérique est un organisme public créé pour accompagner les français vers le passage à la télé tout numérique. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur les moyens mis en œuvre sur le terrain ?

-Fayçal DAOUADJI, Porte-parole France Télé Numérique : Les moyens mis en œuvre sont aujourd’hui expérimentés sur le terrain, votés par le Parlement dans la loi du 17 décembre 2009 et financés par l’Etat et les chaînes de télévision nationales. Au-delà du dispositif d’aide financière et d’accompagnement humain mis en œuvre dans nos régions, le fondement principal des outils de France Télé Numérique consiste à accompagner tous les téléspectateurs pour une transition la plus sereine possible. Ainsi, la campagne d’information des collectivités territoriales, le centre d’appel, le site internet ou encore la tournée d’information de terrain ont clairement démontré en Alsace et Basse Normandie leur efficacité au bénéfice de tous les foyers.

-Quels sont les avantages du passage au tout numérique pour les foyers français ?

-FD: De manière immédiate, c’est plus de choix, avec plus de chaînes gratuites, sans abonnement, et d’une meilleure qualité d’image et de son. Pour la première fois, avec le câble, le satellite, l’adsl et l’antenne râteau, 100 % des téléspectateurs auront accès à leurs chaînes numériques gratuites. C’était hier un objectif, c’est désormais une réalité, région par région, d’ici à novembre 2011.
Plus tard, ce sera une extension de la Haute Définition, le développement de la radio numérique, de la télévision mobile personnelle et de l’internet haut débit mobile. L’extension de ces nouveaux usages est permise par le passage au tout numérique audiovisuel.

-Le passage à la télé tout numérique se déroule progressivement, région par région, depuis début 2009 et sera achevé sur l’ensemble du territoire français, fin 2011. Les 2 premières régions ont été l’Alsace, le 2 février 2010, puis la Basse Normandie le 9 mars 2010. Quel premier bilan peut-on dresser sur le déroulement de ces 2 premières phases ?

-FD: Le principal enseignement a été la sérénité des téléspectateurs durant le passage au tout numérique. Elle a été permise par tout le travail préparatoire mené en articulation entre France Télé Numérique et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Deuxième enseignement, l’accompagnement doit perdurer une quinzaine de jours après le passage d’une région pour donner à chaque téléspectateur ses réponses, notamment autour de la nécessaire remémorisation des chaînes. Enfin, dernier enseignement, le CSA veille, en temps réel, à la bonne synchronisation de tous les émetteurs entre eux.

Les chiffres les plus alarmistes font état de plus de 1 500 000 téléspectateurs qui ne recevront plus la télévision fin 2011 ? Qu’en sera-t-il réellement ?

-FD : Cette question a été traitée au Parlement et s’est conclu par la loi du 17 décembre 2009 relative à la lutte contre la fracture numérique. Cette loi a deux grands apports. Elle permet au CSA de doubler la puissance et d’améliorer la couverture en numérique hertzien de façon significative. Elle crée également un fonds d’aide complémentaire qui permet d’éviter toute fracture territoriale pour ceux qui ne sont pas couverts par un émetteur et une antenne râteau. Avec ces dispositifs, la réalité, telle qu’elle a été constatée et mesurée en Alsace et Basse Normandie est simple : 100 % des téléspectateurs de ces deux régions ont eu accès à leurs chaînes numériques gratuites. C’est une réalité qui se retrouvera dans toutes lés régions, quelque soit leurs caractéristiques et leur réalité géographique. Toute l’information publique pour les élus et les collectivités territoriales sera donnée au sein des commissions départementales réunissant le CSA, FTN, les Collectivités territoriales. Ces commissions, instaurées par la loi, permettront aux collectivités d’avoir toute l’information publique sur la couverture et sur le dispositif d’accompagnement. Désormais, l’ère de la crainte des téléspectateurs exclus de la télé numérique est définitivement révolue. La télé numérique pour tous est désormais une réalité tangible pour chaque région au moment de son passage au tout numérique audiovisuel.
Une seule règle, avec France Télé Numérique, tout le monde bénéficiera d’une information publique et non commerciale sur le passage au tout numérique, même pour les régions dont le passage est situé en 2011.

Source:

http://www.tvnt.net/le-site-de-la-tnt-217.html

Calendrier du passage à la TV tout numérique sur le site TVNT, le site de la TNT:
http://www.tvnt.net/dates-de-fin-de-l-analogique-361.html

SSC: Tous les avantages de l’eau chaude combiné au chauffage solaire

Si en avril il vaut mieux ne pas se découvrir d’un fil c’est pourtant la saison naissante du solaire. Domoclick.com vous propose de suivre toute l’actualité des événements sur l’énergie solaire d’avril à juin. Premier sujet , mal connu, Le Système Solaire Combiné (SSC) . C’est la combinaison parfaite pour mixer le chauffage solaire et l’eau chaude sanitaire à l’énergie solaire. Une énergie gratuite, inépuisable et non polluante, en phase avec les nouveaux enjeux écologiques. Il permet de réaliser d’importantes économies d’énergie du Nord au Sud de la France. Voici comment !

« Le 2 en 1 solaire »

Pour vous assister dans votre projet, les professionnels compétents certifiés Qualisol vous assurent conseil et installation de qualité selon vos besoins et votre budget.

Enfin, pour favoriser l’installation d’un système solaire combiné (SSC), plusieurs aides sont disponibles :
-Le crédit d’impôt de 50% sur le matériel
-Le taux de TVA réduit
-Les aides financières apportées par certaines régions, départements ou communes
-Et les aides de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat)

BON A SAVOIR :

En France, l’installation d’un SSC permet de réaliser des économies conséquentes sur votre facture d’énergie :
– Au minimum 60% pour l’eau chaude sanitaire
– De 20 à 60% pour le chauffage

Comment ça marche:
http://www.qualisol.org/document/Menu_Haut/Eau_chaude_solaire/Comment_ca_marche/index.htm

Télécharger le guide de l’ADEME sur Le chauffage et le chauffe-eau solaire:
http://www.qualisol.org/img/upload/Guide-SSC-ADEME1.pdf

Trouver un installateur certifié Qualisol:

INTERVIEW de Claudie Haigneré: la présidente de la Cité des sciences parle de 2035 !

Claudie Haigneré, Présidente du conseil d’administration du Palais de la découverte est également présidente de la Cité des sciences; Elle apporte son regard d’expert au Cahier de prospective Ujjef dont l’ambition est de proposer à la communauté des communicants, des pistes de réflexion et d’action pour s’engager résolument dans des démarches de communication responsable*. En réaction au brief « Vers de nouveaux modes de communication », Claudie Haigneré livre son témoignage pour l’Ujjef.

- L’évolution technologique présentée vous semble-t-elle réaliste ? Sinon vers quels outils allons-nous en termes de communication dans les années à venir ?

-Claudie Haigneré : « En partie, oui. Si l’on peut entretenir quelques doutes concernant l’utilisation des neutrinos ou la reconnaissance olfactive à l’autre bout du monde en 2035, les communications simultanées son, image 3D holographique seront sans doute réalisables. A mon avis, le champ de la recherche sur les interfaces homme-machine, qui a connu des évolutions considérables ces dernières années, a beaucoup d’avenir. Et pas seulement pour les victimes d’accidents ou de pathologies sensorimotrices Ce secteur me paraît d’autant plus ouvert qu’il nécessite des approches interdisciplinaires très innovantes. C’est pour cette raison qu’il sera particulièrement mis en valeur par le grand établissement de culture scientifique du Palais et de la Cité dont les pouvoirs publics m’ont confié la responsabilité.
Toutefois, l’essentiel ne se situe pas dans l’évolution technologique elle-même, mais dans la façon dont les hommes vont ou pas se l’approprier. Le système que vous décrivez sera véritablement révolutionnaire s’il nous permet un jour de devenir meilleurs, plus intelligents collectivement et s’il nous aide à mieux vivre ensemble. Je pense par conséquent que les possibilités techniques de communiquer autrement sont tout aussi importantes que le contenu des messages échangés.
Enfin, je ne sais pas si en 2035 le rôle de l’Etat consistera encore à mettre en place des dispositifs ou seulement à réguler et à contrôler des flux. S’agissant des TIC, je me demande d’ailleurs s’il sera encore pertinent de raisonner en termes de « territoire » tant notre rapport à l’espace topologique aura été bouleversé.

- Quelle peut être la part de l’innovation dans la résolution des enjeux environnementaux ?

-Claudie Haigneré : Les questions environnementales ne connaissent pas les frontières étatiques. Elles sont globales, complexes à appréhender et touchent tous les pays, même si certains sont plus vulnérables que d’autres face aux défis qui nous attendent. Les innovations peuvent évidemment participer à la résolution des grands enjeux sur l’environnement et le développement durable. C’est justement ce que l’Observatoire des innovations de la Cité tente de démontrer à travers quatre exemples concrets dans les domaines de l’énergie, la chimie, la gestion du trafic aérien et l’hydrogène en partenariat avec Siemens, l’Union des Industries Chimiques, Thales et Air Liquide. En ce sens, il est important de sensibiliser les jeunes à l’intérêt que représente l’innovation, notamment en matière industrielle et technologique, pour parvenir à concilier croissance et préservation de notre planète dans un développement durable.
Cependant, une innovation ne peut évidemment à elle seule résoudre tous nos problèmes, d’autant que les divergences d’intérêts autour des questions technologiques ou encore sur la protection de la propriété intellectuelle ne manquent pas entre les Etats, les chercheurs ou les entreprises. Selon moi, la politique de l’innovation devrait donc être envisagée dans le cadre d’une coopération mondiale. Ce mode collectif de gouvernance internationale des questions environnementales et de l’innovation est d’ailleurs en train de s’imposer, comme en témoigne le Sommet de Copenhague des Nations Unies consacré à la lutte contre le changement climatique. Je précise que nous y avons participé pleinement en organisant à la demande du Danish Board of Technology une grande consultation citoyenne au plan national sur les questions qui seront abordées par les délégations lors du Sommet. C’est selon moi une manière intelligente de participer activement à ces débats qui nous concernent tous.

- Comment concilier « principe de précaution » et « saut technologique » ?

Claudie Haigneré : Je ne vois pas d’antinomie majeure entre principe de précaution et saut technologique. En 2005, le Parlement français a inscrit le principe de précaution dans notre Constitution. De philosophique, il est devenu un principe juridique et politique. Cette évolution n’est pas étonnante dans les sociétés du risque dans lesquelles nous vivons et, bien sûr, compte tenu des préoccupations légitimes des citoyens face aux possibilités ouvertes chaque jour par les découvertes scientifiques. Que l’on songe seulement aux nanotechnologies! Mais consacrer le principe de précaution, qui s’applique dans des conditions très précises, ne signifie pas renoncer à l’innovation. D’après moi, il s’agit plutôt de définir un cadre général dans lequel doivent s’inscrire les sauts technologiques.
J’ajoute que les véritables sauts technologiques ne se produisent que lorsque les populations acceptent et, plus encore, s’approprient pleinement les innovations. Le principe de précaution peut bien sûr être utilisé à mauvais escient comme un moyen de refuser tout progrès. Mais cette posture me paraît difficilement tenable au moment où nous avons plus que jamais besoin d’être innovants et créatifs pour faire face aux défis qui nous attendent dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de la santé, de l’alimentation, de la démographie, etc. En ce sens, le principe de progrès mériterait sans doute de figurer lui aussi dans notre texte constitutionnel, aux côtés de celui de précaution.
Quoi qu’il en soit, dans ce contexte général, notre responsabilité de « passeurs » de sciences consiste plus que jamais à proposer aux visiteurs de nos institutions les outils nécessaires pour se forger eux-mêmes un jugement éclairé, nourri et distancié sur ces questions complexes de science et de société. C’est en tout cas l’une des ambitions que je veux donner au grand établissement de culture scientifique que je dirige ».

Source:Ujjef Communication et Développement durable
Propos recueillis par Philippe Mollière (décembre 2009)

* Fruit d’une démarche à la fois collaborative et créative, en phase avec la culture associative et prospective de l’Ujjef, le Cahier de prospective Ujjef a été élaboré par une équipe d’experts – communicants, prospectivistes, consultants spécialisés dans le Développement Durable – et de jeunes créatifs. Document visuel, il permettra à chacun de se projeter et d’imaginer l’avenir de la communication d’ici 2035.
Pour consulter le Cahier de prospective Ujjef :
http://developpement-durable.ujjef.com/index.php

La boite à outils de l’Ujjef:

http://developpement-durable.ujjef.com/FAQP.php

La Cité des Sciences:
http://www.cite-sciences.fr/fr/cite-des-sciences/

A la Cité des Sciences: Exposition MA TERRE PREMIÈRE pour construire demain:

Les nombreuses expériences présentes dans cette exposition eco-conçue, vous permettront de comprendre comment et pourquoi il est possible de construire en terre crue. Il est temps de redécouvrir ce que vous avez sous les pieds…On peut construire des maisons juste avec des maisons en terre:

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/ma-terre-premiere/index.php