Bambou ou Bois: Une maison résistante et bas-couts au Viet-Nam défie le climat tandis que la Pop-Up House à la française défie les préjugés.

L’équation de la maison de qualité avec ses nouveaux modes constructifs à mise en œuvre rapide est désormais bien calibré pour atteindre des prix bas. Mais comment ces deux impératifs peuvent-ils devenir compatible d’un continent à un autre ? de l’Europe, territoire du bois, à l’Asie , berceau du bambou ? Deux exemples, la Pop-Up House passive en France et la maison du cabinat d’architecte Nghia de l’autre côté du globe démontrent que des architectes innovants savent tirer partie des ressources locales et de contraintes climatiques majeures. Et si ce joli bond d’Aix en Provence au Mékong prouvait que le bâtiment léger et performant prépare un marché de masse mondial !

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Dans le delta du Mékong, au Vietnam, la maison de Vo Van Duong (photo) ressemble à beaucoup d’autres. Mais ce prototype qui se fond dans le décor est conçu pour résister aux typhons, aux inondations et aux tremblements de terre. Les matériaux naturels à l’extérieur tranchent avec la structure moderne en acier de la nouvelle maison de l’agriculteur, censée résister aux catastrophes naturelles, fréquentes dans cette région d’Asie du sud-est. « La nouvelle maison est plus sûre, je n’ai pas peur qu’elle s’effondre », a expliqué à l’AFP ce producteur de papayes âgé de 48 ans, qui a emménagé il y a neuf mois dans ses nouveaux murs, résistants au changement climatique Asiatique et , grâce à l’utilisation du bambou*** qui réduit les émissions de CO2.

Le cabinet de Nghia est parti d’un constat: les Vietnamiens vivant à la campagne doivent souvent rénover leurs cabanes de bambou traditionnelles sur pilotis. Or, l’enveloppe externe de la S2, faite de feuilles de cocotier, ne doit être remplacée que tous les quatre ans. Et la structure elle-même ne nécessite pas d’entretien coûteux, explique l’ingénieur Lien Phuoc Huy Phuong. « Cela peut durer longtemps, la structure est solide », précise-t-il à l’AFP. Et à l’intérieur, la maison est spacieuse et très aérée, avec de grandes fenêtres.

Le cabinet d’ architecte Vietnamien déjà primé

L’agriculteur teste un prototype créé par un cabinet d’architectes vietnamiens, primé pour ses recherches sur les logements à bas coût destinées aux communautés touchées par les catastrophes naturelles, qui se sont multipliées avec le changement climatique. Etant l’un des premiers à tester le prototype, la S-maison 2, Duong ne l’a pas payé. A terme, son prix devrait tourner autour de 4.000 dollars. « Dans mon ancienne maison, de l’eau coulait du toit. Parfois, quand le vent soufflait fort, j’avais peur que la maison ne puisse pas résister », se souvient Duong, qui ajoute avoir fait des envieux parmi ses voisins. Cette éco-maison est l’œuvre de Vo Trong Nghia, qui tente comme d’autres architectes à travers le monde de trouver des solutions pour des logements peu chers et faciles à assembler. D’après lui, tous les architectes ont le devoir d’aider les plus pauvres.

« Les milliards d’hommes vivant avec peu de revenus ont le droit de vivre dans des endroits confortables et fonctionnels », estime-t-il, insistant sur la nécessité de faire des maisons qui soient belles. « Je ne veux pas que les gens regardent ces maisons comme des +logements bon marché+, mais comme des hébergements de qualité respectueux de l’environnement. Pour que les habitants puissent voir une meilleure qualité de vie », dit-il.

Simplifiée pour l’autoconstruction

« Notre objectif, c’est que les propriétaires puissent la construire par eux-mêmes », a déclaré Kosuke Nishijima, un partenaire du cabinet. La nouvelle version permet également de clouer plusieurs maisons ensemble, une fonction qui pourrait permettre, par exemple, la construction d’une école qui résiste aux tempêtes. Nghia a déjà été approché par des ONG implantées au Bangladesh et aux Philippines mais n’est pas encore prêt à commercialiser la maison.

Pendant des décennies, les familles vietnamiennes ont cherché à adapter elles-mêmes leurs maisons pour faire face aux inondations. Et ces dernières années, des organisations comme la Croix-Rouge ainsi que les autorités locales ont également travaillé sur le sujet. Mais pour s’assurer que ces projets soient couronnés de succès, « le soutien d’architectes privés est primordial », selon Boram Kim, une spécialiste de l’urbanisation qui travaille pour l’ONU-Habitat au Vietnam.

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Des ouvriers installent le 13 décembre 2014 à Ho Chi Minh Ville un prototype de la S-maison 3

« L’Etat et les autorités locales sont bien conscients que ces maisons sont nécessaires pour les pauvres. Mais ils ont peu de connaissances techniques pour mettre en œuvre leurs idées », explique-t-elle à l’AFP. Le cabinet travaille essentiellement pour l’heure avec des hôtels haut de gamme ou des maisons privées. Mais ce projet de maison à bas coût est l’obsession personnelle de Nghia qui devrait s’ apprécier devant les besoins de logements et la hausse des pertubationsclimatiques de la mousson. Lui-même veut vivre dans une S-maison. « Si ma famille est d’accord ».

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Maison bois PopUp House : Quand les solutions bas-couts deviennent compatibles avec PassivHaus et la personnalisation des finitions.

Dans cette perspective, l’entreprise travaille à éprouver et tester, via des experts, ce nouveau système constructif et à optimiser la chaîne logistique des matériaux structurants (longues vis, blocs isolants et lamibois). Pop up house fera ainsi des recommandations précises pour le second œuvre et chacun aura la liberté d’imaginer les finitions selon ses goûts.  Cette démarche innovante est à la fois une solution globale de mise en œuvre rapide , donc à bas-coût, mais étend sa politique marketing en appliquant la personnalisation (extérieurs, intérieurs et toitures) et des finitions par une série de variante capable de répondre à l’architecture locale et à des exigences de clientèle variés. Et parce qu’un Jurassien ne vit pas dans le même territoire ni le même climat qu’un Landais. Deux régions productrices de bois d’oeuvre

-Un concept simple :Réaliser l’ensemble d’un bâtiment (sol, murs, plafond) par assemblage de blocs isolants séparés par des lames de bois.
-Mise en oeuvre rapide :Utilisation de matériaux légers.
Pas d’outillage spécifique, montés comme du Lego.   
-Coût de réalisation faible : Matériaux peu onéreux.
 Temps de montage très rapide.  
-Recyclable : Utilisation de matériaux recyclables.
 Démontage rapide
-Isolation thermique exceptionnelle : Déperdition de seulement 0,11 W/m² K (compatible avec le label PASSIVHAUS).
 Pas de ponts thermique aux jonctions sol/murs/plafond.
 Quasiment pas d’apport de chauffage nécessaire ce qui constitue la marque de fabrique des maisons passives.

Le concept a fait ses débuts dans la technopole de l’environnement Arbois-Mediterrannée à Aix en Provence

Le fabricant annonce que « nous engageons également des relations avec architectes et constructeurs localement pour les assister à concevoir et construire des maisons PopUp House. Avec l’aide d’un architecte certifié PopUp House, vous pourrez réaliser vous-même le design de votre maison en définissant notamment le nombre et la taille des différentes pièces. Vous pourrez personnaliser votre maison en choisissant vos finitions intérieures et extérieures.Avec l’aide d’un architecte certifié PopUp House, vous pourrez réaliser vous-même le design de votre maison en définissant notamment le nombre et la taille des différentes pièces.Nous avons la volonté de travailler selon un modèle ouvert pour que le plus grand nombre s’approprie le concept PopUp, échange ses plans, ses constructions et contribue au développement du principe constructif « .  
La marque qui signifie « pousser comme un pop-corn ou un champignon » pourrait bien servir de prototype abouti avant de faire son chemin avec le plus grand industriel mondial de l’habitat : Vous avez dit Saint Gobain ?

Domoclick.com avec l’ AFP

Pour visiter le prototype, prévenez-quelques jours à l’avance par email : patricia.nako@popup-house.com

Domaine du Petit Arbois, Bâtiment Marconi
Avenue Louis Philibert
13100 Aix en Provence
http://www.popup-house.com/what-type-of-architecture/

Maison en bambou , en Bretagne :
http://www.bretagne-innovation.tm.fr/Actualites/Du-Bambou-Breizh-pour-l-habitat-_20140703_90809

http://bambou-france.com/content/habitat_accessoires_bambou.php

*** En quoi le bambou réduit-il les émissions de CO2 ?
A trois niveaux selon Francisco Gallo Mejia

1/ D’abord, replanter le bambou –qui a été largement supprimé quand la brique et le ciment ont peu à peu remplacé la construction traditionnelle en bois- aboutit à recréer des espaces végétaux qui favorisent la captation du CO2 de l’atmosphère.

2/ Ensuite, la construction du bambou aggloméré peut se faire dans de très petites unités industrielles, de taille familiale, donc localisables tout près à la fois des zones de culture et des zones d’habitation. Ces unités seront beaucoup moins consommatrices d’énergie et émettrices de gaz à effet de serre que les grandes cimenteries. Elles utiliseront moins d’eau et sont incomparablement moins polluantes.

3 / Enfin, le produit final a de bonnes qualités d’isolation thermique, semblables à celles du bois. Des maisons construites avec lui permettent des économies de chauffage, donc une fois encore moins de C2 dans l’atmosphère.

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