Immobilier et mobilité: La future loi logement agite les professionnels et prépare un déblocage en faveur des jeunes comme des bailleurs.

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La crise du logement en France dure depuis plus de 30 ans avec une complexité et une inégalité si forte qu’on parle davantage de « blocage à la française »; ça pourrait changer depuis le Nouveau gouvernement et l’annonce , notamment, d’un « bail court ». Au programme de cette loi logement , on trouve le bail mobilité, le permis de construire, l’APL. A décrypter dans le discours de politique générale du Premier ministre Edouard PHILIPPE qui fait réagir les acteurs de l’immobilier, tantôt ravis, tantôt inquiets. Etats des lieux au 5 juillet selon Explorimmo*

L'interdépendance entre le parc de logements en France et le coût du chauffage face à la facture du CO2
L’interdépendance entre le parc de logements en France et le coût du chauffage face à la facture du CO2

On sait déjà que ce sera à l’automne. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué des réformes à venir pour le secteur immobilier. Certaines, comme le bail mobilité, sèment le trouble entre professionnels, hommes et femmes politiques et associations. La mesure, promise par Emmanuel Macron durant la campagne, s’adressera aux personnes en CDD ou en contrat d’intérim, comme il le confiait à Explorimmo.

Un mécanisme « adapté aux actifs, jeunes en particulier, travaillant pour beaucoup d’entre eux désormais sous statut précaire et nomades », affirme le président de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) Jean François Buet. « Ce contrat exigera moins de garanties de la part des locataires, à qui il ne serait, par exemple, demandé ni dépôt de garantie ni caution personnelle. Il faudra pourtant veiller à sécuriser le bailleur d’une manière ou d’une autre. On peut penser, pour ces contrats, à rendre obligatoire une assurance contre les impayés, dont la prime serait assumée à parité par l’investisseur et le preneur ».

Pour Bernard Cadeau, président du réseau d’agences immobilières Orpi, c’est « un signal positif tant pour la profession que d’un point de vue macro-économique. D’une manière générale cela va permettre d’intégrer plus de biens en location sur le marché et ainsi le dynamiser. De plus, cela favorise la mobilité, notamment professionnelle, en ouvrant l’accès au logement à de nouveaux locataires. »

Acteurs politiques et associatifs sur les nerfs !

Mais la pilule ne passe pas pour tout le monde, comme l’illustre ce tweet posté par l’adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, en charge des questions de logement dans la capitale :

Il est d’ailleurs rejoint par l’association Droit au Logement qui organise une marche des mal logés ce mercredi 5 juillet 2017 au départ de Saint-Michel à Paris, contre la politique voulue par le gouvernement : « Plutôt que de baisser les loyers, de produire de grands logements sociaux, l’actuel gouvernement appliquerait quelques recettes libérales sans mesurer leur impact social. La création d’un bail de »3 mois à un an » vient renforcer la précarité des locataires, déjà soumis dans les zones tendues à l’arbitraire de leurs bailleurs (congé vente et expulsions illicites, loyers chers …), elle ouvrira une brèche au droit à un logement stable. »

Les APL de la discorde

Autre sujet phare pour le secteur locatif, celui des aides au logement. Les APL, déjà réformées sous le quinquennat précédent, devraient encore être modifiées : « Nous dépensons deux fois plus que nos voisins Européens dans l’aide au logement et les Français éprouvent toujours autant de difficultés à se loger », précisait dans son discours Edouard Philippe. De quoi faire grimper aux rideaux les associations qui luttent contre le mal logement, comme la fondation Abbé Pierre qui n’a pas hésité, par l’intermédiaire de son délégué général Christophe Robert, à se fendre d’un tweet pour dénoncer une telle initiative dans lequel il écrivait  » Après avoir précarisé le travail, le gouvernement veut précariser le logement avec un bail…de 3 mois! Honte ».

Simplifier la construction

Enfin, l’automne sera également la saison de la construction, avec une grande loi sur le sujet, promet Edouard Philippe : « Les procédures de permis de construire seront accélérées, les recours abusifs sanctionnés (…) Dans les 10 ans, nous nous fixons aussi pour objectif de supprimer les passoires thermiques, principales sources de gaspillage énergétique, qui grèvent les budgets des ménages les plus modestes », déclarait le Premier ministre. Et qui incitent à la rénovation des maisons et appartements vétustes pour obtenir une bonne note énergétique.

Un projet qui semble ravir la Chambre nationale des propriétaires sur la question des recours : « Il s’agit de l’un de nos combats forts pour débloquer le marché de l’immobilier. Les recours se traduisent par des coûts supplémentaires importants constatés (liés au désintéressement des auteurs du recours) ainsi que par un rallongement des délais qui viennent impacter ceux de la construction (tant que les contentieux ne sont pas définitivement purgés). » Rendez-vous en septembre avec un nouvelle vague de « dispositifs » et de conditions .

Ludovic CLERIMA pour *Explorimmo.com

http://www.explorimmo.com/edito/actualite-immobiliere.html

Domoclick.com

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2 Comments

  1. C’est une excellente chose si cela permet aux jeunes de pouvoir accéder à l’immobilier plus simplement. Reste à savoir si les banques suivront…

  2. Jerry c’est carrément ça, il y a une avencée quelque part pour dire qu’on nous aide et puis on nous bloque à côté, c’est une fausse aide car on le sait que les banques ne suivront pas

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