Web@30 : Revivre l’histoire, repenser l’avenir du www, le CERN fête les trente ans du web, avec son inventeur Tim Berners-Lee.

C’était il y a 30 ans, le CERN fête les trente ans du web à Genève, avec Tim Berners-Lee son inventeur et les pionniers de cet « outil » devenu planétaire, incontournable et multidimentionnel ! La première table ronde avec Frédéric Donck de l’Internet Society et ses 5 invités de marque, Tim Berners-Lee l’inventeur du web, Robert Cailliau, Jean-François Groff et Lou Montulli, des pionniers du web, et l’auteure Zeynep Tufekci. Version originale en anglais à découvrir en vidéo. Félicitations émues de Domoclick.com, un des blogs créé seulement en 1999 parmi des millions de blogs qui constituent une si petite partie des applications et des usages de l’IP, l’internet protocol.

Il y a trente ans, Tim Berners-Lee inventait le web au CERN, un outil d’une puissance inimaginable. Conçu à l’origine comme un moyen de partage d’informations scientifiques, le web est devenu une technologie incontournable. Nous célébrons aujourd’hui cette invention avec un événement mondial, diffusé sur le web (évidemment).

« Le web est un outil d’une incroyable efficacité pour atteindre le monde entier, faire tomber les barrières, diffuser l’éducation et l’information et ainsi réduire les inégalités », a déclaré Fabiola Gianotti, directrice générale du CERN, dans son allocution introductive.

Revenant sur les débuts du web, une table ronde intitulée « Partageons ce que nous savons » a rappelé les étapes que la proposition de Tim Berners-Lee avait passé avant de devenir le web que nous connaissons aujourd’hui. Frédéric Donck, directeur du bureau régional européen de l’Internet Society, a animé la discussion entre Tim Berners-Lee et les pionniers du web Robert Cailliau, Jean-François Groff et Lou Montulli, ainsi que la sociologue des technologies et auteure Zeynep Tufekci.

Une discussion entre Bruno Giussani, responsable de l’organisation des conférences TED au niveau mondial et président du Festival du film et forum international sur les droits humains, et Tim Berners-Lee a porté sur les chemins dangereux empruntés par le web et a proposé des solutions pour retrouver l’idéal démocratique originel du web.

« La moitié de la population mondiale est connectée aujourd’hui, mais nous devons prendre du recul, lutter pour la neutralité du Net, la liberté de parole, la confidentialité et le contrôle de nos propres données. Nous devons également nous assurer que cela ne prendra pas encore trente ans pour connecter l’autre moitié de l’humanité », a souligné Berners-Lee. Il a ensuite présenté son projet de décentralisation du web avec le projet Solid pour une confidentialité améliorée et la propriété intégrale des données, ainsi que le Contrat pour le web, destiné aux gouvernements, aux entreprises et aux citoyens afin de garantir que le web serve l’humanité.

L’événement au CERN était le point de départ d’un voyage de trente heures de Tim Berners-Lee de Genève à Lagos, en passant par Londres, pour retracer l’histoire du web et discuter de son impact et de son avenir. Avant de partir, Tim Berners-Lee a reçu une sonification de sa proposition originale du web sur un format familier de l’époque : un baladeur. Chaque heure de son parcours représentera une année de l’histoire du web et la World Wide Web Foundation invite les utilisateurs à contribuer à la chronologie des moments clés du web sur Twitter.

Le baladeur que Tim Berners-Lee a reçu pour son voyage de 30 heures, une sonification de sa proposition originale du web et une compilation des tubes musicaux de l’année 1989, listés à droite de l’image. (Image : CERN). La deuxième table ronde « Vers l’avenir » s’est intéressée à l’état actuel du web et aux voies à emprunter. Animé par Bruno Giussani, la table ronde a accueilli Doreen Bogdan-Martin, directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications, Jovan Kurbalija, directeur exécutif du Secrétariat du Groupe de travail de haut niveau sur la coopération numérique à l’Organisation des Nations Unies, Monique Morrow, responsable des stratégies en matière de technologies, présidente de Humanized Internet, et Zeynep Tufekci. Les intervenants se sont interrogés sur l’influence des technologies sur nos vies, allant du contrôle de l’identité et des données personnelles des utilisateurs au mouvement en cours pour la défense et la sauvegarde du web.

« Tout au long de l’événement, nos invités nous ont sensibilisés aux défis auxquels le web est confronté aujourd’hui. Ces défis sont une conséquence directe de ce qui le rend merveilleux : son ouverture », a déclaré Charlotte Warakaulle, directrice des relations internationales du CERN, dans l’allocution finale. « Nous avons appris que ces problèmes, comme l’utilisation du web pour la surveillance, à des fins commerciales ou politiques, sont de notre responsabilité. Les différentes perceptions du web dans les différentes régions du monde constituent également un défi. C’était une conversation inquiétante, mais avec une pointe d’optimisme : les problèmes auxquels le web est confronté sont reconnus et il y a un mouvement grandissant pour les résoudre. »

L’événement a également présenté le hackathon qui s’est déroulé au CERN, réunissant des développeurs et des concepteurs qui ont recréé le premier navigateur World Wide Web.

Par Cristina Agrigoroae le 12 mars 2019

Pour en savoir plus, suivez # web30 et visitez le site web@30
https://home.cern/fr/science/computing/birth-web

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