Environnement : La transition de notre modèle économique vers une économie bas carbone permettrait la création de 65 millions d’emplois.

La lutte contre le changement climatique sera source de croissance et créatrice de richesses, plaide un rapport d’experts internationaux publié ce mercredi 5 septembre. Celui-ci chiffre les gains potentiels et vise à convaincre les Etats et les entreprises de s’engager plus activement. Un objectif vital depuis l’impact de la démission du ministre Nicolas Hulot et les déclarations, notamment de Pascal Canfin qui déclarait « la nécessité de mettre au même niveau la dette financière et la dette environnementale ».D’où le rôle-clé de fixer un prix au carbone !

I4CE ICAP Banque Mondiale

Le rapport défend notamment une accélération des investissements dans les infrastructures durables (réseau d’énergie, de transports, d’eau, bâtiments). A ce titre, les banques multilatérales et de développement doivent multiplier par deux leurs investissements, à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.
La transformation de notre modèle économique vers une économie peu émettrice de CO2 « recèle de nombreuses opportunités », avance ce rapport de la Commission mondiale sur l’économie et le climat, créée en 2013 et soutenue par d’anciens dirigeants politiques, des chefs d’entreprises ou encore des économistes.

Les responsables politiques devraient lever le pied du frein et donner un signal clair », affirme l’ancienne ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala, co-présidente de la Commission mondiale sur l’économie et le climat, aux côtés de du PDG d’Unilever Paul Polman et de l’ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern. Grâce à l’émergence de villes moins polluées, le développement d’une énergie propre, d’infrastructures et d’une agriculture plus compatibles avec l’environnement, « nous obtiendrons une productivité plus élevée, des économies et une plus grande inclusion sociale », ajoutent encore les auteurs du rapport.

Selon eux, les bénéfices d’un changement de modèle pourraient représenter 26.000 milliards de dollars de gains économiques supplémentaires d’ici à 2030, et générer 65 millions d’emplois en plus par rapport à la tendance actuelle. Les Etats pourraient également engranger 2.800 milliards de dollars de recettes par an en 2030 (soit le PIB actuel de l’Inde) en supprimant les subventions aux énergies fossiles d’ici à 2025 et en mettant en place un prix du carbone efficace, entre 40 et 80 dollars la tonne en 2020, alors qu’il est beaucoup plus faible actuellement dans les différents mécanismes mis en place ou envisagés par 70 Etats ou juridictions. Mais « le rythme de ces transformations n’est pas assez soutenu » par rapport à l’enjeu, estiment les auteurs de l’étude, dans la lignée du discours de nombreux scientifiques.

« Nous sommes à un moment charnière décisif.

Les responsables politiques devraient lever le pied du frein et donner un signal clair », affirme l’ancienne ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala, co-présidente de la Commission mondiale sur l’économie et le climat, aux côtés de du PDG d’Unilever Paul Polman et de l’ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern. Le rapport défend notamment une accélération des investissements dans les infrastructures durables (réseau d’énergie, de transports, d’eau, bâtiments). A ce titre, les banques multilatérales et de développement doivent multiplier par deux leurs investissements, à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.

Enfin, les entreprises privées doivent aligner leurs stratégie avec l’impératif climatique et être encore plus encouragées à innover en faveur du climat, à l’image du soutien public qui a permis l’essor des énergies renouvelables ces dernières années.

Domoclick.com avec l’AFP

cinq chiffres qui prouvent que le combat pour le prix du carbone avance (un peu) dans le monde:
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/5-chiffres-a-connaitre-sur-le-prix-du-carbone-145780.html

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