A bord d’Energy Observer: Avec l’hydrogène, on va résoudre l’intermittence des énergies renouvelables parce qu’on peut le stocker durablement affirme Nicolas Hulot

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L’Energy Observer, mis à l’eau le 14 avril à Saint-Malo est un catamaran expérimental, prêt pour le premier tour du monde grâce aux énergies renouvelables. Il ouvre des perspectives « assez incroyables » pour la filière, a déclaré le 25 aout le Premier ministre Edouard Philippe à Dinard (Ille-et-Vilaine) tandis que Nicolas Hulot a déclaré: Avec l’hydrogène,on va notamment résoudre cette difficulté de l’intermittence des énergies renouvelables, parce qu’on peut le stocker durablement.L’occasion de faire un focus sur Air Liquide**,un des sponsors, leader mondial français dans son domaine.

Nicolas Hulot , ministre et Edouard PHILIPPE, premier  ministre, aux côtés des 2 barreurs d'Energy Observer
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire et Edouard PHILIPPE, premier ministre, aux côtés des 2 barreurs d’Energy Observer

C’est le premier bateau autonome en énergie capable de produire son propre hydrogène à partir de l’eau de mer et des énergies renouvelables. Après avoir navigué dans la baie de Saint-Malo à bord du catamaran expérimental accompagné de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Édouard Philippe a salué, lors d’un point presse organisé dans le port de plaisance de Dinard, « un bateau incroyablement innovant (…) qui inspire ».

« C’était une très bonne façon de découvrir les perspectives assez incroyables de la filière hydrogène. On voit le potentiel considérable qu’il peut y avoir en matière de (…) transformation des transports et d’utilisation des sources d’énergie », a-t-il souligné, ajoutant que « la question est la façon dont on le produit ».

L’hydrogène contient jusqu’à trois fois plus d’énergie par unité de masse que le gazole et 2,5 fois plus que le gaz naturel. De plus, sa combustion ne rejette ni CO2 ni particules fines, mais il est aujourd’hui produit à 96% à partir d’énergies fossiles. L’objectif d’Energy Observer est de montrer qu’il peut être produit à partir d’énergies renouvelables, solaire et éolienne.

Energy-obs

Outre 130 m2 de panneaux photovoltaïques, le bateau intègre deux éoliennes à axe vertical, une aile de traction ainsi qu’une pile à combustible pour produire de l’électricité à partir de l’hydrogène stocké. « Pour l’instant, on est à un point zéro, l’idée c’est de développer la filière. Avec l’hydrogène, on va notamment résoudre cette difficulté de l’intermittence des énergies renouvelables, parce qu’on peut le stocker durablement », a déclaré Nicolas Hulot.

« Objectif: Franchir la marche industrielle »

« On peut répondre à la mobilité durable, a-t-il ajouté. Les Allemands vont bientôt inaugurer des lignes de chemin de fer avec des piles à hydrogène (…) Il faut avoir foi dans cette transition (…) et faire en sorte d’accompagner ces filières jusqu’au développement industriel. » « On a l’inventivité, on a la technologie, souvent (…) on ne réussit pas complètement à franchir la marche industrielle et c’est un enjeu, et notamment en termes d’emploi, je dirais même de souveraineté », a souligné de son côté Édouard Philippe.

6 ANS, 50 PAYS ET 101 ESCALES AUTOUR DU MONDE

Energy Observer doit effectuer un tour du monde pendant six ans à raison d’une centaine d’escales. D’un coût de 5,5 millions d’euros pour sa transformation, puis de 4 millions d’euros par an dont le budget est à moitié bouclé, il a été conçu avec une équipe d’architectes navals et l’institut de recherche CEA-Liten, dédié aux énergies nouvelles. Pour l’hydrogène, « les solutions sont prêtes, les déploiements vont se faire progressivement à horizon dix à quinze ans mais sur certains usages aujourd’hui il peut déjà être utilisé », a indiqué la directrice du CEA-Liten, Florence Lambert.

Chacune des technologies sélectionnées par Energy Observer est testée à bord au fur et à mesure des navigations. « C’est un démonstrateur expérimental. On continue à tester des briques technologiques, à les changer quand elles ne vont pas. Le bateau, c’est un laboratoire », a déclaré à l’AFP le capitaine du bateau Victorien Erussard. Édouard Philippe et Nicolas Hulot sont « en pleine réflexion sur les alternatives durables en matière d’énergie. Si ce bateau peut être un démonstrateur voire un accélérateur de solutions, nous aurons rempli notre mission », a-t-il ajouté.

L’entretien de Nicolas HULOT sur France Inter le 2 aout 2017
Le ministre de la Transition écologique et solidaire a réagi ce mercredi matin au micro de Pierre Weill à la surexploitation des ressources naturelles de la Terre. Une surexploitation pour laquelle Nicolas Hulot alerte : dans un univers fini, estime-t-il, il ne peut y avoir de croissance infinie.
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-02-aout-2017

Domoclick.com avec l’AFP

** Air Liquide:
« Né d’une invention – la liquéfaction de l’air -, le groupe Air Liquide est aujourd’hui numéro un mondial du secteur des gaz pour l’industrie, la santé et l’environnement. On peut dire que la recherche est littéralement inscrite dans les gènes du groupe industriel. Innovation rime avec croissance durable, traduisant les nouvelles motivations d’Air Liquide. En effet, 60 % du budget de la recherche, au sens large du terme, sont consacrés aux problématiques environnementales et à la protection de la vie. »

H2 Mobility : la construction de 400 stations de recharge d’hydrogène en Allemagne d’ici 2023.
Allemagne : Air Liquide poursuit le développement d’un réseau de stations publiques d’hydrogène
Actualités | Lundi 14 novembre 2016

Air Liquide a inauguré en partenariat avec Hyundai une nouvelle station d’hydrogène ouverte au grand public à Offenbach am Main, dans la banlieue de Francfort. Membre du Clean Energy Partnership (CEP) et partenaire fondateur de l’initiative H2 Mobility***, Air Liquide poursuit le déploiement de l’infrastructure de distribution d’hydrogène en Allemagne et contribue ainsi au développement de solutions pour un transport propre. Située sur le site de Hyundai Motor Europe, la nouvelle station hydrogène installée par Air Liquide permettra d’alimenter des véhicules électriques à hydrogène en moins de 5 minutes pour une autonomie d’environ 500 kilomètres.

L’hydrogène constitue une alternative aux carburants fossiles et peut être produit à partir de sources d’énergie diverses, notamment à partir d’énergies renouvelables. Cette station, qui fournira de l’hydrogène produit à partir de biométhane, s’inscrit dans la démarche Blue Hydrogen d’Air Liquide visant à décarboner progressivement la production d’hydrogène.

En Allemagne, Air Liquide a ouvert sa première station publique de recharge d’hydrogène en 2012 à Düsseldorf. La station inaugurée à Offenbach est la deuxième station installée par Air Liquide. Neuf stations supplémentaires sont en cours de construction et seront mises en service en 2017. Ces installations complèteront le réseau national de 400 stations pour véhicules particuliers que le gouvernement allemand compte déployer sur l’ensemble du territoire d’ici 2023, afin d’encourager la production en série de voitures électriques à hydrogène. Le Ministère Fédéral Allemand des Transports et des Infrastructures numériques a co-financé la construction de cette nouvelle station.

Air Liquide maîtrise l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en hydrogène, de la production au stockage, de la distribution au développement d’applications pour les utilisateurs finaux. À ce jour, plus de 75 stations de recharge d’hydrogène ont été conçues et construites par Air Liquide dans le monde. En Europe, le Groupe possède et exploite des stations publiques de recharge d’hydrogène aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique et en France.

*** Partenariat intersectoriel prévoyant la construction de 400 stations de recharge d’hydrogène en Allemagne d’ici 2023.

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La première station hydrogène installée par Air Liquide en Californie, dans la ville d’Anaheim (Etats-Unis), a réalisé en mars 2017 le 1000ème plein d’une voiture à hydrogène après seulement 100 jours de fonctionnement. Ouverte au public depuis décembre 2016, cette station a déjà permis aux véhicules électriques à hydrogène de parcourir plus de 250 000 kilomètres, en évitant le rejet d’environ 56 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Cette nouvelle station installée et exploitée par Air Liquide s’inscrit dans le programme de l’Etat de Californie pour le déploiement et l’usage des véhicules à hydrogène, avec une cinquantaine de stations hydrogène prévues en Californie d’ici fin 2017. La station mise en place à Anaheim, comme toutes les stations installées par Air Liquide, permet aux véhicules de s’approvisionner en hydrogène en moins de 5 minutes pour une autonomie d’environ 500 kilomètres. À ce jour, 75 stations hydrogène ont déjà été conçues et installées par Air Liquide dans le monde.

Domoclick.com avec l’AFP

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