Energivie 2009, du 15 au 19 avril: les Assises nationales et gratuites du Bâtiment Basse Consommation

Autre nouveauté 2009 réjouissante , la soirée de gala le jeudi 16 avril et les 3 jours du salon sont ouverts au grand-public, bien que le vendredi 17 avril soit plus spécifiquement destiné aux professionnels. Le succès de la journée grand-public de l’édition 2008 a incité à élargir le créneau afin d’accueillir plus de visiteurs et de les recevoir dans de meilleures conditions. L’expérience 2008 montre aussi la maturité du marché des particuliers qui viennent non seulement s’informer mais aussi rencontrer des professionnels susceptibles de fournir et d’installer des matériels leur permettant de construire ou de rénover
selon le référentiel Effinergie. Des ateliers et débats seront organisés plus spécifiquement à destination du grand public le samedi 18 et dimanche 19 avril afin de répondre aux nombreuses questions sur l’ensemble des démarches réalisables et des avantages proposés en matière de BBC (réalisation, mise en place, financement avec le nouveau PTZ, etc..).

• Un programme “pro“ réorganisé
Afin de tenir compte des remarques des expo-
sants comme des visiteurs de l’édition 2008,
les conférences et ateliers seront étalés afin de
permettre un flux de visiteurs régulier.

• Des ateliers techniques et pratiques
Un espace démonstration et expérimentation sera
aménagé afin de permettre aux exposants qui le
souhaitent et à des établissements de formation
professionnelle de réaliser des travaux grandeur
nature, pour un public particulier ou professionnel.

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Le salon Energivie marquera une étape dans les progrès du contrôle de la qualité des travaux : Antoinette Gillet, présidente d’Effinergie, signera les premières ‘chartes’ estampillées par le collectif pour certifier les compétences des entreprises et des maîtres d’oeuvre formés à la basse consommation. Ces dispositifs s’accompagnent d’ambitions chiffrées : la région espère passer cette année le cap des 200 projets labellisés basse consommation ; un programme en cours de lancement avec les bailleurs sociaux porte sur 500 rénovations énergétiques.

Jouer la carte de l’Europe 



Evénement régional qui sert de cadre aux Assises nationales du bâtiment basse consommation, Energivie joue aussi la carte européenne. Animée par la rédaction du ‘Moniteur’, la séance plénière du 16 avril approfondira cet enracinement : auteure de ‘L’architecture écologique au Vorarlberg’ à paraître en mai aux Editions du Moniteur, Dominique Gauzin-Müller, architecte française établie à Stuttgart, présentera l’exemple de rénovations de logements sociaux qui ont atteint le facteur 10, en réduction des consommations d’énergie. Camille Bouchon, dirigeante de la filiale strasbourgeoise du bureau d’études Solares Bauen, basé à Fribourg-en-Brisgau, résumera l’étude livrée en 2008 sur les produits et techniques disponibles en Suisse, Allemagne et Autriche dans le bâtiment basse consommation. ‘On a trop tendance à rééditer des démonstrations sur des techniques déjà éprouvées’, note l’ingénieur. Derrière ce constat, se cache un des enjeux majeurs d’Energivie : amener le territoire du Rhin supérieur à jouer un rôle de plaque tournante européenne dans la construction durable.



Energivie, 3éme salon du bâtiment économe en énergie, du 17 au 19 avril:

www.energivie-2009.com

Technologies : Les 7 clés des bâtiments BBC
par Rémy GENDRE, région Alsace

Entre les bâtiments simplement conformes aux exigences réglementaires actuelles et les maisons à énergie positive, c’est-à-dire celles qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, il existe une troisième voie qui est, dès aujourd’hui, techniquement et financièrement accessible : les bâtiments économes en énergie (‘basse Consommation’ ou ‘basse énergie’).

Du confort en plus
Ces bâtiments qui affichent une consommation annuelle de 40 à 80 kWh/m2 (4 à 8 l équivalent fioul/m2) séduisent d’abord par le confort qu’ils apportent. L’amélioration de l’isolation et de la ventilation procurent un grand confort thermique, hiver comme été, élimine les problèmes d’humidité, d’odeurs, de bruit et offre la possibilité de filtrer les particules allergènes tels que le pollen et les poussières urbaines.

Des économies dès la première année
Les bâtiments économes en énergie sont aussi plus rentables. La basse énergie génère certes un surcoût d’investissement, en rénovation ou en construction neuve, de 5 à 15 % selon les solutions techniques retenues. Mais en divisant les factures de chauffage par deux à trois pour les bâtiments neufs et par six à huit pour les réhabilitations, l’investissement réalisé entraîne dès les premières années une économie sur les charges.
Dans de nombreux cas, en faisant un emprunt à 5 % sur 20 ans pour financer les travaux de rénovation « basse énergie », les économies annuelles générées sont supérieures à l’annuité de remboursement et cela dès la première année. Sans compter que vivre dans un bâtiment « basse énergie » c’est aussi être moins dépendant de la hausse du prix de l’énergie. On estime à 2000 euros par an l’économie de charges pour une maison individuelle d’environ 100m2.

De la valeur ajoutée au bien immobilier
La valeur d’un bâtiment va de plus en plus dépendre de ses performances énergétiques. Un bâtiment construit ou rénové aujourd’hui  au niveau « basse énergie » (classe A) ne nécessitera aucune réhabilitation thermique lourde avant plusieurs décennies (environ 40 ans) alors qu’un bâtiment construit ou rénové selon les standards actuels devra faire l’objet d’une mise à niveau thermique au bout de 20 ans. En cas de vente ou de location, la valeur d’un bâtiment économe en énergie sera donc plus élevée que celle d’un bâtiment conventionnel.

Clé 1 : Bâtiments compacts et ouverts au soleil

Quel meilleur chauffage que le soleil lui-même ? Des volumes simples et compacts additionnés à une façade sud vitrée de façon optimale et dotée de protections solaires adéquates valorisent les apports solaires et favorisent la réduction des besoins de chauffage.

L’orientation du bâtiment et l’aménagement des espaces intérieurs doivent être bien pensés pour bénéficier pleinement des apports solaires. Pièces à vivre au sud avec de larges ouvertures verticales et un toit débordant, chambres à coucher et pièces utilitaires au nord avec des ouvertures plus réduites : c’est en résumé le plan à suivre pour réduire la consommation énergétique tout en gagnant en confort. 
Pour valoriser les apports solaires, il faut veiller à la répartition des ouvertures et à la sélection des ouvertures qui captent et retiennent la chaleur. La répartition des fenêtres dans la construction doit être judicieusement conçue : de l’ordre de 50 % des surfaces vitrées au sud, 20 % à l’est et l’ouest, 10 % au nord. Il faut aussi les protéger des rayons directs du soleil estival.
Autre paramètre, penser aux vents dominants : s’en protéger l’hiver en utilisant à la fois la topographie du terrain et des écrans végétaux, mais savoir en profiter pour rafraîchir l’été.



Privilégiez les haies denses de persistants pour vous protéger des vents froids, les haies plus légères et plus basses (feuillus, arbustes à fleurs et à fruits) vers le sud. Votre maison ne souffrira pas d’ombres portées gênantes en plein hiver. Plantez un arbre à feuille caduque devant votre terrasse ou à l’ouest de votre maison : son ombre vous rafraîchira en été mais elle ne vous gênera pas en hiver quand il aura perdu ses feuilles. Faites votre choix en fonction de la taille de l’arbre adulte pour qu’il n’ombrage pas d’éventuels capteurs solaires sur le toit.


Pensez à une pergola, à des plantes grimpantes en façade sud. Privilégiez aussi les surfaces en herbe ou plantées autour de la maison. Elles sont perméables et l’eau de pluie peut s’y infiltrer au lieu de surcharger les canalisations d’évacuation. Située devant une ouverture, elles réfléchissent moins la chaleur qu’une surface maçonnée et sont donc plus confortables en été.

C’est au nord (isolation contre le froid) et à l’ouest (protection contre le chaud) que l’on situe les espaces tampons comme le garage, la buanderie, la chaufferie. La cuisine qui dégage de la chaleur est située au nord, à moins qu’elle ne soit intégrée à une pièce de séjour.
Une véranda en façade sud permet de valoriser les apports solaires en hiver et en demi-saison. Un dispositif de protection et de ventilation est impératif pour éviter les surchauffes inconfortables en été. Il est important de conserver un éclairage naturel maximal.


Clé 2 : Isolation renforcée des parois

L’isolation des parois peut être réalisée soit par l’intérieur, au détriment de la surface habitable, mais à moindre coût, soit par l’extérieur. Cette dernière solution doit être mise en œuvre en construction neuve et privilégiée, dans la mesure du possible, en rénovation car elle permet de supprimer presque tous les ponts thermiques tout en simplifiant les travaux de rénovation, notamment si le bâtiment est occupé. L’isolation répartie est intégrée au mur lui-même. Elle suppose l’utilisation de matériaux particuliers qui assurent à la fois la tenue mécanique et l’isolation  (briques à alvéoles multiples, blocs de béton cellulaire, panneaux de bois isolés…). 
Les épaisseurs d’isolant (équivalent laine minérale) doivent être au moins égales à 30 cm pour la toiture ou le plancher des combles, 15 cm pour la façade et le plancher sur cave. Une attention particulière est portée aux phases de conception et de chantier, afin de limiter au maximum les «fuites» de chaleur liées à une discontinuité de l’enveloppe isolante et/ou de l’étanchéité à l’air.


De très nombreux produits sont disponibles et il est important de bien les choisir. Les isolants traditionnels sont principalement les laines minérales (laines de verre et de roche) et les plastiques alvéolaires (polystyrène et polyuréthane). Ils sont issus de matières non renouvelables. Une très grande part des ces produits bénéficie d’une certification ACERMI.

Les isolants naturels sont fabriqués avec une part variable de matières renouvelables. Il s’agit en particulier de produits fabriqués avec de la plume de canard, de la ouate de cellulose, de la laine de bois, du liège ou encore du chanvre. Plusieurs de ces produits bénéficient d’un avis technique, d’un agrément technique européen ou d’une certification et sont disponibles sur le marché. 

L’investissement dans l’isolation pourra souvent être compensé, au moins en partie, par des économies sur l’appareil de chauffage, nécessairement moins puissant qu’avant isolation.

Propriétés isolantes des matériaux
Les propriétés des matériaux utilisés pour les murs, le sol, le plafond et les fenêtres d’une maison ont une influence directe sur la consommation d’énergie. 
La résistance thermique d’un matériau représente l’aptitude de celui-ci à ralentir la propagation de l’énergie qui le traverse. L’épaisseur nécessaire pour obtenir une résistance thermique performante dépend du matériau utilisé. A titre d’exemple, il faut une épaisseur de béton 45 fois plus grande qu’une épaisseur de laine de chanvre pour atteindre la même performance d’isolation.


Clé 3 : Traitements des ponts thermiques

Le pont thermique, une source d’inconfort


Les ponts thermiques sont des zones de « fuite » de chaleur, là où l’isolation fait défaut. Ils se situent généralement aux points de jonction des différentes parties de la construction : nez de planchers, linteaux à la périphérie des ouvertures… 
Ces ponts thermiques doivent faire l’objet de croquis détaillés afin de comprendre l’origine de la « fuite » et de la traiter le mieux possible. Les ponts thermiques sont à l’origine de zones froides dans la maison et donc sources d’inconfort. À leur niveau, on constate souvent la condensation de l’humidité, l’apparition de moisissures ou le décollement des papiers peints. D’où l’intérêt de l’isolation extérieure qui élimine une bonne partie des ponts thermiques.

Clé 4 : Fenêtres performantes

Le choix des ouvertures est important 

Certes, elles permettent de profiter du soleil et du paysage : on aimerait qu’elles soient grandes et nombreuses. Mais elles peuvent dégrader le bilan thermique de la maison en laissant la chaleur entrer l’été et sortir l’hiver. Comment résoudre cette contradiction ? Il est impératif d’utiliser les meilleures fenêtres que l’on trouve sur le marché et qui présentent un coefficient de transmission thermique performant. Elles sont composées d’un double vitrage peu émissif à isolation thermique renforcée. En rénovation, les fenêtres à triple vitrage peuvent être nécessaires pour atteindre les performances recherchées. Il reste qu’un compromis peut être trouvé, dans le neuf comme en rénovation, en plaçant le triple vitrage uniquement en façade nord, où les apports solaires sont inexistants. 

Autre recommandation : choisir des menuiseries extérieures possédant une étanchéité parfaite et une très bonne isolation thermique. Le bois et le PVC offrent de bonnes performances. Les encadrements de fenêtres métalliques sans rupture de pont thermique sont, en revanche, peu efficaces en terme d’isolation. Certains vitrages dits « thermo-acoustiques » réduisent également les nuisances sonores.

Clé 5 : Absence de fuites d’air

Eviter les fuites d’air, un impératif

Des défauts d’étanchéité à l’air sont souvent rencontrés, au niveau des fenêtres par exemple, ou du passage des différents câbles. Dans une maison classique, ces fuites peuvent générer un grand gaspillage d’énergie. Des produits spécifiques existent pour résoudre ces problèmes d’étanchéité (rubans, manchons, bandes d’étanchéité…), que ce soit dans la construction neuve ou la rénovation.
Bien sûr, l’étanchéité à l’air doit aller de pair avec une ventilation mécanique contrôlée (voir clé n°6) avec récupération de chaleur.
Afin de contrôler la bonne étanchéité du bâtiment, il existe un système de test. On coupe la ventilation de la maison, on ferme toutes les portes et fenêtres sauf une sur laquelle on installe le système de test : il s’agit d’une porte en toile munie d’un ventilateur commandé par un ordinateur et raccordé à différentes sondes (voir photo). Le système crée une dépression dans la maison pour calculer le volume d’air qui entre par les fuites.

Clé 6 : Ventilation double flux avec récupération de chaleur

La ventilation double flux avec récupération de chaleur séduit par les économies de chauffage qu’elle entraîne (jusqu’à 30 %) mais aussi par sa contribution au confort et à la qualité de l’air intérieur. Un investissement 100 % gagnant.
La ventilation d’un logement est impérative pour maintenir une ambiance saine. Elle a pour fonction d’évacuer la vapeur d’eau et l’air pollué ou vicié par les occupants, la cuisine, les appareils sanitaires et ménagers afin d’éviter condensation, odeurs et dégradations. Or, en hiver, lorsque la température est basse, le réchauffement de l’air froid entrant dans le logement représente une part très importante des besoins de chauffage.

La ventilation générale et permanente des logements est d’ailleurs une obligation légale pour tous les logements postérieurs à 1982. L’installation et l’utilisation d’une VMC, ventilation mécanique contrôlée, est le moyen le plus sûr de s’y conformer. Les techniques de ventilation sont aujourd’hui bien maîtrisées.


> VMC simple flux
L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres puis est évacué des pièces de service (cuisine, salle d’eau, WC) grâce à un groupe d’extraction comportant un ventilateur. Ce dispositif est à éviter car il ne permet absolument pas de contrôler les pertes d’énergie et ne permet donc pas d’atteindre les performances de la basse consommation.

> VMC simple flux hygroréglable
Le débit d’air varie en fonction de l’humidité ambiante : l’évacuation est plus forte lorsque l’air est très humide. Lorsque l’air est peu humide, la ventilation est ralentie et on évite de rejeter trop d’air chaud à l’extérieur. Ce système permet une petite économie par rapport à la VMC simple flux.

> VMC double flux avec récupération d’énergie
Dans une maison « basse énergie », la ventilation mécanique est nécessairement à double flux : l’air ne pénètre pas par des entrées d’air dans les fenêtres, mais par un conduit central qui le distribue ensuite dans les pièces principales. Un échangeur de chaleur situé généralement dans les combles permet à l’air sortant de céder sa chaleur à l’air entrant qui est préchauffé sans mélange des deux flux d’air.
Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple flux mais permet des économies de chauffage importantes (jusqu’à 30 %) en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance maintenant sur le marché) de l’énergie contenue dans l’air vicié extrait et en profitant de la chaleur dégagée par la cuisson ou la toilette. L’installation peut aussi être raccordée à un puits canadien. Bien sûr, les hautes performances de ces systèmes ne sont possibles qu’à condition d’avoir éliminé les fuites d’air au préalable (voir clé n°5).

Clé 7 : Énergies renouvelables chauffage à haut rendement

Lors du renouvellement d’un système de chauffage, il est impératif de raisonner en « coût global » : le coût d’acquisition du matériel, les coûts prévisionnels d’utilisation et d’entretien de l’installation et sa durée. Si vous faites le choix du fioul et du gaz, privilégiez les équipements à haut rendement. Dans tous les cas, un bâtiment économe en énergie nécessitera un appareil de chauffage et des émetteurs moins puissants, donc moins coûteux.
Dans un bâtiment économe, une attention particulière doit être portée au dimensionnement des installations qui sont plus réduites : puissance de la chaudière, diamètre des canalisations, taille des radiateurs. 
De manière générale, de meilleures performances sont atteintes si la chaudière est reliée à un plancher chauffant plutôt qu’à des radiateurs.
Par rapport à une chaudière standard actuelle, les économies réalisables sont de l’ordre de 20 % avec les chaudières à condensation fonctionnent à basse température. Ces chaudières « performantes » peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt.



> Osez les énergies renouvelables !
À la faveur de techniques perfectionnées et abordables, de plus en plus de constructions intègrent le solaire et le bois-énergie pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage. Les énergies renouvelables, des solutions fiables, économiques et écologique.

CINQ PROFILS: Tout savoir sur les nouveaux usages de nos ordinateurs au quotidien ?

Cette étude de Thomas Beauvisage, chercheur à Orange Labs en France a consisté à installer un logiciel de traçage dans les ordinateurs de 661 foyers français volontaires et représentatifs pendant 19 mois (entre 2005 et 2006) pour mesurer précisément les usages informatiques quotidiens des membres du foyer (et non pas s’arrêter à des données déclaratives). Le logiciel mesurait les logiciels fonctionnant sur l’ordinateur et proposait à chacun de ses allumages et après 30 minutes d’inactivité une fenêtre pop-up pour que l’utilisateur s’identifie afin de connaître qui dans le foyer était en train de l’utiliser. Malgré les nombreuses limites de l’étude (8 % des foyers ont déclaré avoir installé le logiciel sur plus d’un ordinateur, alors que 18 % déclaraient posséder plusieurs ordinateurs…), celle-ci apporte quelques intéressants enseignements. Les gens utilisent leur ordinateur en moyenne 23 jours par mois et en moyenne un peu plus de 7 heures par jour… Mais en fait, la moyenne quotidienne d’utilisation réelle se situe plutôt autour de 2h51. La plupart du temps, les ordinateurs sont allumés toute la journée, voir jour et nuit, avec des pics d’activités effectifs entre 9h et 11h et entre 16h et 21h.L’étude a permis de distinguer plusieurs types de profils selon l’intensité de l’usage de l’ordinateur :

> Ceux dont l’ordinateur est allumé 24h/24 (15 % du panel) considèrent l’ordinateur comme une ressource qui doit tout le temps être accessible. Pourtant, ils ne l’utilisent que 3h30 par jour en moyenne. Mais ce comportement correspond souvent à un usage important du P2P, de logiciels multimédias et de la messagerie instantanée.
> Ceux dont l’ordinateur est toujours disponible (33 %), qu’on allume au premier usage et qu’on ferme le soir, montrent là aussi un fort usage de la messagerie instantanée.
> Ceux dont l’ordinateur est allumé à la demande (30 %) et qui ont tendance à fermer l’ordinateur après de courtes sessions d’usage, utilisent plutôt des applications bureautiques, du web et du mail.
> Ceux qui ont un faible usage (22 %) correspondent à ceux qui ont utilisé leur ordinateur moins de 15 jours par mois et qui ont des usages proches du groupe précédent.

D’une manière surprenante, souligne Thomas Beauvisage, les facteurs sociodémographiques ont un faible rôle dans ces différences d’usages, beaucoup moins en tout cas que les préférences logicielles. Le chercheur constate également qu’il y a une grande variabilité du temps d’usage entre les individus et le foyer. Le temps moyen effectif d’utilisation par individu est de 9 heures par semaine, mais 25 % des 1434 individus qui composaient l’échantillon utilisent l’ordinateur moins d’1h14min par semaine et 25 % des plus actifs l’utilisent plus de 14 heures par semaine. Mais quand on compare l’utilisation entre individus et foyers, on constate que dans un quart des foyers composé de plus de deux personnes, il y a un non-utilisateur de l’ordinateur. Dans les foyers de deux utilisateurs, l’utilisateur le plus actif passe 83 % du temps devant l’ordinateur, et cela ne progresse guère dans les foyers de plus de deux utilisateurs. Plus que de souligner la concurrence à l’accès au sein même des foyers, l’étude remarque qu’il y a un utilisateur principal et que l’utilisateur secondaire a tendance à garder un usage modéré que ce soit parce qu’il a moins d’intérêt dans l’utilisation de l’ordinateur ou parce qu’il délègue certaines tâches à l’utilisateur principal.

En regardant l’usage des différentes applications, l’étude constate que les 5 applications les plus utilisées par les individus représentent 83 % du temps d’usage moyen des ordinateurs. Pour autant, les petits utilisateurs ne se concentrent pas sur certaines applications alors que d’autres, plus “évoluées” (jeux, P2P, multimédias) seraient réservées aux utilisateurs intensifs. Non, les profils d’usages de l’ordinateur semblent plutôt liés aux choix individuels de certaines applications, indépendamment de l’intensité ou de la fréquence de l’utilisation.

Par Hubert Guillaud pour Internetactu

L’étude met en avant 5 profils d’utilisateurs :

> Les internautes (42 % du panel) utilisent massivement leur ordinateur pour le web, sans pour autant y développer des usages plus experts que d’autres catégories d’utilisateurs (ils n’achètent pas plus en ligne que d’autres).
> Les tchatteurs (30 %) utilisent plus que d’autres la messagerie instantanée (38 % de l’usage de l’ordinateur contre 8 % dans les autres catégories), ainsi que des applications multimédias et des jeux, et ont une utilisation plus intensive des téléphones mobiles et des SMS. 51 % des profils de ce groupe ont moins de 25 ans. 60 % sont des femmes.
> Les joueurs (11 %) utilisent plus massivement le jeu (42 % de leur usage d’ordinateur). 32 % ont moins de 25 ans, mais 61 % du temps total passé à jouer par les membres de cette catégorie correspond à des casual games.
> Les multimédias (14 %) consomment beaucoup de contenus multimédias et de logiciels audio et vidéo, ainsi que des logiciels P2P, des outils de gravage de données et de sécurité. Les utilisateurs de ce groupe sont plutôt des hommes (65 %) qui vivent souvent seuls (22 %).
> Les sérieux (18 %) préfèrent les applications bureautiques (20 % du temps passé) et le mail (16 %) et ont plutôt un usage professionnel des ordinateurs.

Thomas Beauvisage veut voir plusieurs applications concrètes à ce travail .

Lire la suite:

internetactu.net/2009/04/14/quel-est-lusage-de-nos-ordinateurs-au-quotidien/

Lift France, 18-19-20 juin, Marseille : ‘Futur : faîtes-le vous même !’ ‘Hands-on Future’

Toute crise est une mutation. On peut la subir et remiser ses projets d’avenir. Ou en sortir par le haut, durablement, en devenant l’un des artisans de la mutation.Dans le monde entier, des entrepreneurs, chercheurs, artistes, designers, activistes, inventent des moyens radicalement nouveaux d’innover, designer, produire, commercer, échanger, manager. Ils veulent changer le monde, mais surtout, ils s’emploient déjà à le faire.La technologie est soit leur outil, soit le levier dont ils se servent pour aborder autrement les situations et les problèmes.Les 18, 19 juin et 20 juin, ils seront à Lift France, pour vous proposer les moyens de ‘faire votre futur vous-même’ :

> Changer les objets : vers des objets intelligents, connectés, mais aussi personnalisables, transformables, évolutifs, recyclables… fabriqués autrement et ailleurs, pourquoi pas chez soi, ou dans un atelier de proximité.
> Changer l’innovation : vers une innovation continue et en réseau, issue tant des utilisateurs que des entrepreneurs, des chercheurs et des activistes… qui propose à chacun de devenir auteur de son quotidien et de son avenir.
> Changer la planète : vers un ‘design vert’ qui réconcilie l’enjeu environnemental avec la croissance, le désir et le plaisir… et qui relie notre expérience quotidienne avec notre conscience partagée de l’environnement.

Au programme :

> Le 18 juin après midi – Ateliers proposés par les participants ,

> Les 19 et 20 juin – Conférence:

-Lift experience : Vivez tout au long de ces 3 jours une immersion dans le futur, avec des projets artistiques, des designers. La liste des projets présentés sera disponible à la 1ère semaine d’avril.

-Open program : vous souhaitez intervenir à lift ? C’est possible dans le cadre de l’open program ! Proposez un atelier (18 juin après midi), une intervention courte pendant la conférence (open stage) ou encore une réunion informelle pendant les pauses (Birds of a Feather)

>> Parmi les intervenants confirmés : Usman Haque (Pachube), Alexandra Deschamps-Sonsino (Tinker.it), Euan Semple (Social computing for the business world), John Thackara (Doors of Perception), Edith Ackermann (MIT), Dennis Pamlin (WWF), Jean-Michel Cornu (Fing), Rob van Kranenburg (Waag Society), Catherine Fieschi (Counterpoint), Michael Shiloh (MakingThings/OpenMoko), Bruce Sterling…

>> Les inscriptions sont ouvertes ! L’inscription à lift est de 495 euros (tarif early bird, valable jusqu’au 20 avril) au lieu de 750 euros. N’attendez plus! Les adhérents Fing disposent d’un tarif préférentiel, informez-vous en écrivant à infolift@fing.org

L’interview vidéo de l’inévitable Daniel Kaplan (Fing) et Laurent Haug (Lift)

dailymotion.com/video/x8rmxd_presentation-de-liftwithfing-09-a-m_tech

16 avril: Le 3ème Carrefour des Possibles en Picardie

Les acteurs régionaux sont heureux de vous présenter le 3ème Carrefour des possibles de la région Picardie. Venez découvrir de nouveaux usages des TIC en réseau et initier de nouveaux contacts dans une atmosphère conviviale et entreprenariale …

Jeudi 16 avril 2009 dès 18h30, au Carré de la République à Amiens

Au programme :

-A 18h30, accueil des participants au Carré de la République à Amiens.

-A 19h, 10 projets innovants se présentent dans le cadre du 3ème Carrefour des possibles en Picardie : innovations d’usages, de services, techniques ou organisationnelles, présentées par des entrepreneurs, des artistes, des chercheurs, des associations… Un seul critère : la technologie mise au service de la créativité et des nouveaux usages. Une règle : l’ouverture d’esprit, la volonté de découvrir.

-A 20h, rencontres libres autour d’un cocktail, entre les participants et les porteurs de projets.

Pour contacter la coordinatrice du Carrefour Picardie :Valérie Mion – 03 22 97 95 64

Lieu :Carré de la République, 17 rue de la République à 80000 AMIENS

carrefourdespossibles.org/

Croissance verte: 30 millions € pour les éco-industries, les EnR et les emplois

Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno du ministère de l’écologie et Augustin de Romanet de la CDC ont signé le 31 mars une convention pour favoriser le développement des éco-industries et des énergies renouvelables (EnR) en France. La Caisse des Dépôts et consignations (CDC) appuie l’action du Gouvernement en matière de ‘croissance verte’. La convention signée mardi 31 mars ‘doit nous permettre de faire émerger en France des champions de cette nouvelle économie verte’, ont déclaré Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno lors d’une conférence de presse.

Quelque trente millions d’euros seront investis par la CDC dans des plates-formes partenariales conçues par des établissements publics de recherche pour développer les synergies entre acteurs publics et privés de recherche et d’innovation sur les défis énergétiques. Un investissement sous forme d’études de montage des projets, dans l’immobilier ou dans les sociétés d’exploitation de ces plates-formes. Cet engagement complète son action plus générale en faveur des plates-formes proposées par les pôles de compétitivité. Les quatre projets bénéficiant de cet investissement portent sur :

> Les essais intégrés des véhicules décarbonés innovants (Moveo-Dege),

> Les capteurs environnementaux pour les bâtiments (Helios),

> La mesure des performances des systèmes photovoltaïques (Promosol) et

> La caractérisation des performances des batteries (Steeve).

‘La crise actuelle est l’occasion de poser les bases de la croissance verte’

En outre, la Caisse des dépôts investira en fonds propres 150 millions d’euros sur la période 2008-2010 dans la production d’énergies renouvelables. Elle s’est fixé pour objectif le financement de 5 % de la capacité nationale en 2010 et de 10 % en 2020.

Enfin, elle renforce son soutien aux PME innovantes dans le domaine des éco-industries au travers du programme France Investissement, géré par sa filiale ‘CDC Entreprises’.

‘La crise actuelle est l’occasion de poser les bases de la ‘croissance verte’. C’est notre devoir d’accélérer cette évolution et de saisir de nouvelles opportunités économiques et industrielles pour la France’, ont fait valoir Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno.

Cette annonce précède le sommet du G20 qui a décidé ce jeudi 2 avril à Londres d’injecter 5000 milliards de dollars d’ici 2010 pour combattre la récession, consacrant selon le Premier ministre Britannique Gordon Brown la naissance ‘d’un nouvel ordre mondial’. De quoi favoriser l’ouverture des industries vertes dans le monde, en Europe et en France où les investissements de la mise en place du Grenelle devraient générer 440 000 emplois d’ici 2012 et 500 000 d’ici 2020 !!

Domoclick.com

Métiers, formations et concours dans les éco-industries: :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=192

Semaine du Développement Durable:Comment allier bâti ancien et performances énergétiques ?

La Semaine du développement durable , lancé partout en France du 1er au 7 avril 2009, a pour objectif de faire prendre conscience au citoyen qu’il est un acteur essentiel du développement durable et qu’il peut aisément passer à l’acte. La SDD vise donc à inciter le grand public à adopter des comportements quotidiens favorables au développement durable, en lui apportant les moyens concrets pour agir. Pour ce faire, les relais (entreprises, associations, établissements scolaires, collectivités locale) doivent démultiplier leurs efforts pour susciter l’engagement du plus grand nombre.

Samedi 4 avril à Eymoutiers (Haute-Vienne) :
Comment allier bâti ancien et performances énergétiques

«  organisée par la Délégation Haute-Vienne de Maisons Paysannes de France.
(fondée en 1965, reconnue d’utilité publique depuis 1985, MPF est une association nationale pour la sauvegarde du patrimoine rural bâti et paysager). Elle publie une revue trimestrielle, conduit des actions auprès des pouvoirs publics, travaille sur les normes pour faire respecter les qualités du bâti ancien. Les délégations locales organisent des sorties-découvertes, initiations, échanges, visites-conseils pour mieux comprendre, protéger, restaurer, transmettre l’architecture rurale sans la défigurer. Les matériaux à portée de main et les savoir-faire simples et traditionnels préconisés depuis toujours par Maisons Paysannes de France pour restaurer dans les règles de l’art sont par nature écologiques et durables.

PROGRAMME du 4 avril ponctué des questions du public:

> Changement climatique avec Jocelyne Ortolan : Réseau CLE (Collectif Limousin d’Ecoconstruction et du bâti ancien)
> La connaissance du bâti ancien,Le comportement hygrothermique avec Tony Marchal : Architecte dplg, ingénieur civil des ponts & chaussées,
> Amélioration du confort thermique,
> Labels : les anciens et les nouveaux avec Jérôme Robert : Adhérent MPF, co-auteur du “Guide de la maison économe, la solution écologique”
> Les labels de la RT 2005 à la maison passive,
> Performances énergétique avec Rémi Gerbaud : Représentant de l’Association Energies pour Demain
> La pratique de l’architecte avec Isabelle Nadalon-Bousquet :Architecte dplg, spécialisée en écoconstruction
> Budget des ménages et le PTZ, Prêt à taux zéro,
> Crédit d’impôt,
> Relativité des modes d’interventions,
Conclusions,Souper à 19h00

Ouvert à tous, INSCRIPTION PAR TÉL auprès de Denise Baccara-Louis
(Déléguée de Maisons Paysannes de France pour la Haute-Vienne)
>>> Tél: 05 55 56 10 26

Maisons Paysannes de France en Limousin:

mpflimousin.free.fr

http://www.maisons-paysannes.org/

LA SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, rechercher une animation selon sa région:

www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/spip.php?page=spip