Avec les multi BEPOS, nous allons vers un bâtiment économiquement intelligent. ! selon Alain Maugard, président de QUALIBAT

« Nous maîtrisons actuellement la consommation des principaux usages énergétiques dans le bâtiment. Ne peut-on pas commencer à définir précisément le BEPOS qui verra le jour ? Cela permettrait de lancer huit ans auparavant l’offre industrielle et d’explorer les méthodes de construction » analyse Alain Maugard dans sa chronique publiée sur XPAIR.com*. Actuellement président de QUALIBAT**, Alain MAUGARD est polytechnicien et Ingénieur des Ponts et Chaussées. Il a occupé des fonctions au ministère de l’équipement et à la direction de la construction. Des responsabilités et une expérience qui l’ont mené à la direction de l’EPAD (établissement public pour l’aménagement de la région et de la défense) et à la présidence du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB, lien actif sur notre colonne Organismes Pros, à droite). Sa vision à la fois technicienne et macro-économique du bâtiment en France fait de lui un des acteurs les plus respectés et écoutés de la filière. Particulièrement parce qu’il tient toujours en ligne de mire de ses raisonnements l’aspect coût et rentabilité. N’est-il pas le seul en France à considérer que la crise du logement en France s’explique par la mauvaise gestion de l’espace foncier ? A vérifier dans cette chronique où les objectifs des bâtiments BEPOS, bas carbone d’ici 2020, et le prix de l’énergie font effet de levier sur les innovations industrielles.

Amaugard Avec les multi BEPOS, nous allons vers un bâtiment économiquement intelligent. !  selon Alain Maugard, président de QUALIBAT

" Avec les bâtiments BEPOS, nous allons vers un BEPOS économiquement intelligent."

« La définition du BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) est stratégique car elle ouvre la voie à de nouveaux développements et applications industrielles. Si les industriels savent que le bâtiment de demain tiendra compte de l’énergie grise, ils vont adapter leurs processus pour fabriquer des matériaux et des équipements à bas carbone. D’où l’intérêt d’annoncer le plus tôt possible aux industriels la caractérisation du BEPOS afin que ceux-ci mettent dès à présent leurs équipes de recherches et développement sur l’objectif d’énergie grise. Et de là, des solutions vont émerger : consommer moins d’énergie pour fabriquer les matériaux, travailler sur l’allongement de la durée de vie et sur le recyclage, etc, …

Comment être positif en énergie ?

Actuellement, nous maîtrisons la consommation pour la construction neuve. Elle est désormais réduite. Il nous faut donc produire l’équivalent, ou un peu plus, pour être positif en énergie. Pour cela, le BEPOS doit intégrer obligatoirement des énergies renouvelables. Mais quelles énergies renouvelables ?

Nous avons le solaire thermique, la biomasse, la thermodynamique avec la géothermie, … Cependant, quel que soit le système, nous allons avoir besoin d’électricité pour faire fonctionner nos équipements, pour répondre aux usages domestiques généraux et pour l’éclairage. Globalement, et en première intention nous allons devoir mettre en œuvre une production d’électricité solaire photovoltaïque.

Il peut être également possible de produire de l’électricité avec le gaz, avec des systèmes de cogénération. Néanmoins le gaz n’est pas majoritairement une énergie dé-carbonée, et n’est pas une énergie renouvelable sauf dans le cas du biogaz. Quant à la biomasse, le bilan carbone est très bon, c’est une énergie renouvelable, elle peut être une solution généralisée à condition de ne pas impacter les ressources alimentaires et les ressources forestières de bois noble.

Il nous faudra dans tous les cas produire de l’électricité.

L’électricité est ainsi au cœur du développement du BEPOS. Pour « être » BEPOS, il nous faudra produire de l’électricité. Si elle est produite à partir de panneaux photovoltaïques, elle est totalement renouvelable et dépourvue de carbone, hormis l’énergie et le carbone qu’il a fallu utiliser pour fabriquer lesdits capteurs, ce qui représente un à deux ans de production, soit moins de 10% de la durée de fonctionnement du panneau.

En France, nous avons un problème ou un avantage de notre tarification électrique. Eu égard à nos tarifs actuels, il est aujourd’hui plus économique d’utiliser l’électricité du réseau que de la fabriquer soi-même. Or, se pose le problème de l’évolution des prix des énergies, et le prix de notre électricité va fatalement augmenter, et d’un autre côté, l’électricité photovoltaïque devrait progressivement diminuer dans le temps, et encourager les installations de moins en moins chères. Ainsi les deux courbes se croisent sur « un point d’équilibre », où l’électricité photovoltaïque est au même prix que l’électricité du réseau.

La question imminente est de savoir à quel moment, cette parité aura-t-elle lieu ?

Notre mix énergétique électrique (nucléaire hydraulique, fossiles), même si il est un des plus performants en Europe et au monde, va nous coûter cher dans le temps. Il faudra renforcer les mesures de sécurité des centrales nucléaires existantes, et investir dans leur démantèlement. Ainsi, attendons-nous à l’horizon des 15 prochaines années à disposer d’un mix énergétique électrique qui augmentera avec un coefficient de 1,5. Cette augmentation de prix devrait être sans doute plus élevée car nous risquons d’avoir des surcoûts de prestations pour les démantèlements de centrales et qu’il faudra bien un jour s’assurer pour couvrir le risque d’un accident nucléaire.

Il y a peu de temps le prix de l’énergie photovoltaïque, comparé au prix de l’électricité du réseau, était quatre fois plus cher. Aujourd’hui, si nous comparons les deux courbes, nous obtenons un coefficient de l’ordre de 1,7. Ainsi, à quel moment, la parité entre ces deux énergies se fera-t-elle ?

À l’époque, nous imaginions que cette parité s’effectuerait dans les années 2025, aujourd’hui les projections rapprochent ce point et nous amènent à l’horizon 2020, et même avant dans le Sud. Ce pronostic renforce la pertinence de la généralisation du BEPOS 2020 par voie réglementaire. Signalons par exemple que dans le sud de l’Italie la parité est déjà atteinte, du fait d’un très bon ensoleillement et d’une électricité réseau beaucoup plus chère !

La question est donc la suivante : devons-nous attendre la parité qui sera là dans 5 à 10 ans ?

Ou devons-nous d’ores et déjà investir dans les renouvelables ? Le risque n’est-il pas en France de se retrouver les derniers laissant devant d’autres nations comme les allemands qui sont d’ores et déjà particulièrement en avance sur les technologies solaires photovoltaïques ? Avec une ambition européenne, ne devrions-nous pas créer, à l’image industrielle d’EADS, un consortium de type Airbus pour une industrie européenne du photovoltaïque ? La fabrication du photovoltaïque est très robotisée, et elle s’y prête, comme l’industrie européenne de l’aéronautique, de l’espace, … À l’image de la CECA (communauté européenne du charbon et de l’acier) qui avait été créée à l’époque en 1952 pour soutenir les industries du charbon et de l’acier et ce pour une durée de 50 ans, ne pourrions-nous pas avec quelques pays européens nous engager dans la voie industrielle du photovoltaïque ?

Un BEPOS différent par zone géographique

La performance du BEPOS est directement liée à l’utilisation des énergies renouvelables et à la rigueur climatique du lieu. Si nous prenons le solaire en particulier, il y a lieu de différencier le BEPOS par rapport à la zone géographique où il est installé. Il est évident que les performances BEPOS dans les zones ensoleillées et à climat doux sont plus faciles à atteindre, que dans la région Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, une première analyse consiste de disposer d’objectifs BEPOS territorialisés, tout simplement comme le fait la réglementation thermique 2012 actuelle qui différencie les objectifs de consommations conventionnelles en kWh/m2.an par zone climatique. Si par exemple la RT 2012 donne 40 kWh pour les zones les plus favorables et donc les plus ensoleillées, cela sera d’autant plus facile de couvrir cette faible consommation avec du photovoltaïque. C’est vraisemblablement ce qui nous entraînera à réaliser le BEPOS plus rapidement en région PACA, et sans doute plus tardivement en région Nord pas de Calais.

Un BEPOS intégrant tous les usages et l’énergie grise par-dessus le marché ?

Définissons le BEPOS par rapport aux usages énergétiques. Un bâtiment est-il un BEPOS s’il couvre les cinq usages principaux de la RT 2012 ? Devrait-il l’être pour six ou sept usages ? Doit-il être BEPOS pour tous les usages ? La prise en compte des consommations d’appareils électriques (appareils ménagers, box TV, …) de plus en plus émergentes, devrait être intégrée ? Bien évidemment, l’énergie positive doit à terme couvrir tous les usages. En second lieu, le BEPOS ne peut se concevoir sans l’intégration de l’énergie grise. Imaginons un BEPOS très performant mais qui aurait été réalisé avec des matériaux très énergivores et très carbonés, le bilan ne pourrait être similaire à un BEPOS mieux conçu en termes d’énergie et de carbone gris.Nous nous dirigeons donc vers un BEPOS intégrant plus d’usages, ainsi que l’énergie grise. »

Quant à la maison individuelle BEPOS, nous avons vu qu’elle avait l’avantage de pouvoir produire plus d’électricité photovoltaïque, et vraisemblablement plus électricité qu’elle en a besoin à l’instant « T », ce qui est nécessairement valorisable. Cet excès d’électricité pouvant être bien évidemment utilisé pour l’éco-mobilité c’est-à-dire les véhicules électriques. Ainsi nous allons pouvoir donner un objectif à la maison individuelle BEPOS, non seulement de produire sa propre électricité, mais également de fournir l’énergie pour la locomotion. Cette idée est intéressante même si l’on sait déjà qu’il faudra des grandes surfaces de capteurs photovoltaïques avec de bien meilleurs rendements à l’avenir. L’approche du BEPOS « maison individuelle avec véhicule électrique » est tout à fait compatible avec les trajets de courte distance associés à la maison individuelle. Ainsi il se dégage dès maintenant pour l’horizon 2020 des solutions BEPOS plurielles : en zone dense, c’est le BEPOS à plusieurs et avec transports collectifs qui émerge, et en zone étendue c’est du BEPOS avec voiture électrique ».

* Lire la suite sur XPAIR.com, le portail expert de la performance énergétique:
http://conseils.xpair.com/lettres_expert/2/les-multi-bepos-nous-attendent.htm

S’abonner aux LETTRES d’Xpair: Lettres de Maugard, Sesolis et Cardonnel: Chaque mois, trois experts vous apportent leur expérience sur des sujets sensibles d’actualités.http://www.xpair.com/annexe/abonnement_lettres.htm

Domoclick.com

** QUALIBAT, CHOISIR UN ARTISAN ET UNE ENTREPRISE « RECONNU GRENELLE »:
http://www.qualibat.com/Views/EntreprisesGrenelle.aspx

Débat sur les chocs du climat: Les ONG se mobilisent contre le big bang.

Ce soir France Inter* remue terre et ciel sur le sujet le plus incontournable que tous les politiques et les lobbies veulent contourner. Parce qu’il implique tout ce qui fait mal: des contraintes industrielles très couteuses, des décisions politiques impopulaires et un changement des comportements individuels anti-confort. Pourtant, 2012 est la neuvième année la plus chaude de l’Histoire. Saisons déréglées et catastrophes naturelles en série sur tous les continents… Résultats; le taux de CO2 dans l’air est au plus haut depuis deux millions d’années et deux chiffres impressionnants à retenir suffisent à : Le nombre de victimes de l’air pollué en France: 46000 morts et le coût en hausse constante de l’impact des catastrophes naturelles aux Etats-Unis est de 16 milliard$ selon le Ceres*** contre 4,2 milliard$ en 2010, soit 4 fois plus en seulement deux ans !!. Explications sur France Inter avec Hervé Le Treut et Michel Jarraud. A approfondir sur le site Jevotepourleclimat** avec son réseau des principales ONG actives sur le changement climatique en FRANCE.

A REECOUTER OU PODCASTER/


orangeBleue Débat sur les chocs du climat: Les ONG se mobilisent contre le big bang.

Réchauffement climatique © magiceuropeanshores.com - 2013

Hervé Le Treut, l’une des figures de l’appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d’économie d’énergie, limiter la consommation d’énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques… Il ne reste que quelques décennies pour diminuer l’ampleur des modifications en cours et nous préparer à affronter les nouvelles inégalités qui en découleront. Un ouvrage indispensable pour comprendre la machine climatique, ses facteurs de régulation et les enjeux écologiques de demain.

Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation Météorologique mondiale (OMM****)
Hervé Le Treut, 56 ans – Climatologue:
est climatologue, spécialiste de la modélisation du climat et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace. (Recherche autour des sciences de la planète et de l’environnement)Il est coauteur du 4eme rapport du GIEC et participe aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Samedi 25 mai: les ateliers / débats à LIMOGES
Changer nos habitudes, changer d’énergies, maintenant ?

Espace Blanqui (derrière la Mairie de Limoges) Accueil en salle Jean-Pierre Timbaud à partir de 9h30, puis :

-4 ateliers en parallèle de 10h à 12h30 (salles JP Timbaud, Blanqui 2 et amphi Blanqui) pause pique-nique de 12h30 à 14h30 4 ateliers en parallèle de 14h30 à 17h30

Sur 4 thèmes :
1.Efficacité énergétique et Précarité énergétique – Rénovation et amélioration de l’habitat
2.Sobriété énergétique et comportement des citoyens
3.Quelles énergies pour demain : Energies renouvelables, sortie du
nucléaire, dépendances énergies fossiles (gds) ?
4.Gouvernance énergétique et aménagement du territoire : solutions
locales et rôle du citoyen, coopérations et solidarités
(les mêmes ateliers auront lieu 1 fois le matin et 1 fois l’après-midi )
>« Apéro-Synthèse » de 17h30 à 18h30

Débat du Jeudi 23 mai: Le climat va changer … Combien ça va nous coûter ?
http://transitionenergetique87.ouvaton.org/le-climat-va-changer-combien-ca-va-nous-couter/

* France Inter, le téléphone sonne: A SUIVRE CE SOIR SUR FRANCE INTER dès 19H20:
http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-changement-climatique-est-il-deja-trop-tard

** Je vote pour le climat:
http://www.jevotepourleclimat.fr/

*** CERES (site Américain:

http://www.ceres.org/

**** L’Organisation Météorologique mondiale (OMM):

http://www.wmo.int/pages/index_fr.html

***** Les ONG actives sur le changement climatique en FRANCE/
-TACA: TAXE CARBONE avec REDISTRIBUTION !
taca réduire tes émissions de CO2
et mobiliser pour changer le cours des évènements!

-RESEAU ACTION CLIMAT FRANCE
fédère des associations impliquées
dans la lutte contre les changements climatiques

-NOTRE PLANETE INFO
Site de référence en environnement
et sciences de la terre

-BIZI
Urgence climatique au Pays Basque

-OBJECTIF CLIMAT
Sensibilisation et mobilisation sur l’enjeu climatique
en Alsace

-LE CLIMAT ENTRE NOS MAINS
Pour participer à la stabilité du climat action de LA REVUE DURABLE
Retrouver tous les liens actifs à cette page:
http://www.jevotepourleclimat.fr/fr/information/36856/les-sites-associes

Dailymotion: Après le refus de l’offre Yahoo, Orange cherche toujours d’autres investisseurs.

Le groupe France Télécom/Orange cherche toujours de « possibles investisseurs », y compris américains, pour sa filiale Dailymotion, a assuré mercredi 8 mai la ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin, qui souhaite que l’Etat se fasse plus discret sur ce dossier après la polémique entre les pours et les contres le rachat à 75% de Dailymotion par Yahoo.

 Dailymotion: Après le refus de loffre Yahoo, Orange cherche toujours dautres investisseurs. La ministre de l’Economie numérique, Fleur Pellerin,

Tandis que le groupe internet Yahoo! cherche à mettre fin à son partenariat dans la recherche avec le groupe informatique Microsoft, »Orange poursuit ses négociations, Stéphane Richard (le patron d’Orange ndlr) est parti en tournée dans la Silicon Valley pour s’entretenir avec de possibles investisseurs », a fait savoir la ministre sur France Info. « Je souhaite (…) que l’Etat se fasse discret dans ces négociations, tout en faisant valoir les intérêts de sa politique et des entreprises françaises », a-t-elle poursuivi.
Le blocage, à l’initiative d’Arnaud Montebourg, du rachat de 75% de Dailymotion par le géant américain Yahoo! a déclenché une vive polémique au début du mois, sur fond de divergences entre le ministre du Redressement productif et son homologue de l’Economie, Pierre Moscovici.

L’Etat français, qui détient encore 27% du capital de France Télécom/Orange, ne voulait pas que Yahoo! prenne plus de 50% de Dailymotion, la plateforme française de partage de vidéos concurrente de YouTube.Interrogée sur la possibilité pour France Télécom/Orange de relancer des négociations avec Yahoo!, Mme Pellerin a estimé que « c’est le problème d’Orange, actionnaire à 100% de Dailymotion ».Au plus fort de la controverse, la ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin avait jugé la semaine passée que Dailymotion n’avait pas vocation à rester « franco-français », mais que sa cession devait être équilibrée et préserver les emplois et la technologie française.

La chaine Cinéma de DAILYMOTION:
http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms#hp-c

Domoclick.com avec l’AFP

Maisons RT 2012: Sur la piste des chasseurs de fuites d’air pour la mesure de perméabilité !

On peut bien critiquer le millefeuilles de réglementations, il y an a une qui s’impose dans le bâtiment c’est celui du test d’infiltrométrie ou de perméabilité à l’air, rendue obligatoire pour se conformer à la RT2012. Un des mesures adoptées lors du Grenelle dont l’objectif est de limiter la consommation d’énergie des bâtiments neufs. De nombreux organismes ont donc été agréés par l’État pour conseiller, promouvoir et surveiller l’application de cette réglementation. Perme’Alpes, basé à Aime, est l’un d’entre eux: Un de ces chasseurs de fuites d’air dans nos maisons pour vérifier leur efficacité sur le plan de l’étanchéité. Reportage et mode d’emploi de La Tarentaise Hebdo, le magazine économique d’information des territoires de Tarentaise Vanoise en Savoie.

IMG01194 20130510 1233  Maisons RT 2012: Sur la piste des chasseurs de fuites dair pour la mesure de perméabilité !

Il y a 8 mesureurs en Savoie dont Yves Tixier

En 2011, Yves Tixier crée l’entreprise Perme’Alpes, spécialisée dans les tests en perméabilité de l’air. Avec son slogan « de l’invisible au visible », le ton est donné… Une fuite d’eau se voit mais une fuite d’air ? Avons-nous tous conscience des déperditions énergétiques de nos logements ? Et que faire lorsque le cumul des fuites d’air dans notre habitation équivaut à un trou béant d’un mètre carré ? Yves Tixier et son entreprise travaillent au service des particuliers comme des constructeurs afin d’améliorer le confort des maisons et d’en diminuer les dépenses énergétiques.

Principe du test d’étanchéité à l’air

Un logement n’est pas une enveloppe sous vide : il faut que le bâtiment respire et que ses occupants bénéficient d’une qualité d’air convenable et d’une isolation thermique performante. Si la ventilation contrôlée est nécessaire (notamment au niveau des VMC), il est important également de réduire les fuites d’air parasites réparties sur le bâti, synonymes de déperdition énergétique, d’humidité, de bruit, de pollution… Or, le meilleur moyen de faire baisser sa facture énergétique réside dans le fait de trou- ver et réparer ces infiltrations d’air. Et c’est là qu’intervient Yves Tixier et son test « Blower Door » ou test d’infiltrométrie.

Obligatoire pour les constructions neuves dont le permis de construire a été accordé après le 1er janvier 2013, ce test permet d’analyser l’étanchéité aux flux d’air d’un bâtiment, de détecter ses mouvements d’air pour pouvoir les corriger par la suite. Le déroulement des opérations est simple : Yves Tixier commence par préparer le bâtiment (les VMC sont bouchées, les portes ouvertes…), puis il fixe sur une porte ou une fenêtre de l’habitation une toile de nylon pour rendre étanche celle-ci, seul un ventilateur permettra le passage contrôlé de l’air. 41 lieux de fuites probables sont contrôlés manuellement grâce à un appareil à vapeur. Si la vapeur sort vers l’extérieur, c’est qu’il y a une fuite.

Obligatoire pour les maisons neuves

Les différentes valeurs d’air brassé au cours du test seront centralisées dans un ordinateur et analysées par Yves qui sera en mesure de fournir un rap- port détaillé, photographies à l’appui. Si le test est concluant, le particulier reçoit un certificat. Dans le cas contraire, un bonus/malus lui sera appliqué sur ses impôts. Libre ensuite à lui de transmettre le document de synthèse à un artisan ou un architecte pour corriger les défauts constatés, ou d’effectuer les travaux nécessaires. Car, parfois, refaire un joint ou mastiquer peut suffire à faire diminuer les déperditions énergétiques. « Faire pratiquer ce test et réaliser des travaux, si besoin, peut faire baisser vos factures annuelles consacrées aux dépenses énergétiques de 1000 euros en moyenne, pour une maison de 160 m2. Cela permet également d’augmenter le confort et d’allonger la durée de vie des habitations », assure Yves Tixier. Si, aujourd’hui, le test d’infiltrométrie est rendu obligatoire pour les habitations neuves ou est réalisé lors de rénovations, la tendance est à ce que l’Etat le rende obligatoire pour tous les bâtiments d’ici 2030. Entre-temps entrera en vigueur la RT 2020, et la maison neuve devra être une maison Bepos, c’est-à-dire à énergie positive. Agir pour l’environnement tout en réduisant vos factures, ça vous tente ?

Amandine FRISON pour LA TARENTAISE Hebdo en Savoie
contact@la-tarentaise-hebdo.com

En SAVOIE: Perme’Alpes : Yves Tixier, Mesure de perméabilité à l’air en Pays de Savoie et départements limitrophes: 01-05-26-38-39
COÛT : Entre 300 et 600€ (devis gratuit)
ADRESSE : Saint-Sigismond, 73210 Aime
SITE : www.permealpes.com
CONTACT : 06 28 98 83 21 ou permealpes@sfr.fr

En MIDI-PYRENNEES: Effitechnique, Didier COSTESBureau d’études du bâtiment, spécialisé dans l’efficacité énergétique et la santé, dans le Tarn (81) et les départements limitrophes: 12-31-24
CONSEIL, en maîtrise d’oeuvre, en assistance à maîtrise d’ouvrage, tous les outils nécessaires à vérifier la qualité de conception, l’efficacité durable, le coût minimum. De l’étude thermique ( label BBC+ ou RT2012) ou de l’audit énergétique global (AEG) jusqu’à la réalisation des études maison passive (Passiv Haus), les simulations thermiques dynamiques (STD), la thermographie .
COÛT : Entre 500 et 1800€ selon taille et spécificités des bâtiments.
ADRESSE : 40 r de la Tuilerie, 81150 Lagrave
Tél 05.63.41.12.64
info@effitechnique.net
SITE : www.effitechnique.net

Domoclick.com

Devenir une entreprise Qualibat:
http://www.qualibat.com/Views/PagesStatiques/DevenirPresentation.aspx

Domofrance présente son siège à énergie positive: Interview de François Cornuz

Le bailleur social Domofrance Aquitaine* est présente sur plus de 80 communes de l’Aquitaine: en Gironde, sur l’agglomération bordelaise,la Dordogne, le Pays Basque et le sud des Landes.
, Domofrance a pour vocation de répondre aux attentes en matière de d’habitat. Elle gère 22 500 logements et accompagne les parcours résidentiels, de la location à l’accession à la propriété. Quoi de plus emblématique que d’inaugurer son nouveau siège social. Un bâtiment doté des innovations et des solutions de l’énergie positive. Ce nouveau siège va produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Explications du Directeur Général du groupe, François Cornuz interviewé par Décideurs en Région, le magazine de la Caisse d’Epargne**.

DomofranceBX11C Domofrance présente son siège à énergie positive: Interview de François Cornuz

Le Siège social Domofrance , 110 avenue de la Jallère à Bordeaux


Domofrance a voulu que l’extension de son siège social bordelais surpasse les normes BBC en vigueur (Bâtiment Basse Consommation). Un signal fort de son implication dans l’habitat responsable ?

-F.C. – Tout à fait, cette extension est l’un des premiers bâtiments tertiaires à énergie positive en Aquitaine. Leader du logement social dans la région, notre rôle est aussi de lancer des expérimentations qui ont une influence directe sur les normes de production du logement social. Avec le siège social, les premiers concernés sont évidemment nos salariés, dont les conditions de travail sont au centre de nos préoccupations. Panneaux photovoltaïques, VMC avec récupérateur de chaleur, chauffe-eau thermodynamique : ces équipements font que le bâtiment est reconnu à énergie positive. Et nous sommes allés plus loin : orientation du bâtiment, double et triple vitrage, travail sur les ponts thermiques, brises-soleil photovoltaïques, éclairage avec détecteur de présence et même ascenseur basse consommation… c’est un système global !

Retrouve-t-on cette orientation écoresponsable dans les bâtiments construits par Domofrance pour vos clients et locataires ?

-F.C. – Oui, depuis 3 ans, Domofrance enclenche toute sa production en BBC afin de réduire la consommation énergétique tout en maîtrisant le montant des charges des locataires. Cette vision de projet durable est centrale pour nous, comme je sais qu’elle l’est pour la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes qui y concoure par des modes de financements adaptés, qui ont permis de financer ce projet.

Quels projets emblématiques, notamment dans le développement durable, vont être menés sous votre direction ?

-F.C. – De beaux projets sont en cours : Bègles Terres Sud, un écoquartier de 1 200 logements en phase d’aménage- ment. Les Bassins à flot, futur quartier durable de l’agglomération bordelaise de 5 500 logements, où Domofrance construira 680 logements locatifs conventionnés et 150 en accession sociale. C’est une initiative originale coordonnée par l’association des rive- rains, créée par Domofrance, pilote, sur le mode de l’urbanisme négocié. Citons aussi évidemment l’opération “50 000 logements”, portée et initiée par la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), dont la ZAC Bastide Niel, le quai de Brazza, le plan de requalification du centre historique. Et bien d’autres pro- jets, notamment sur le Bassin d’Arcachon et le Pays Basque, notamment Bayonne, qui sont des territoires où la demande de logements sociaux est forte. Il y a moins d’un an, vous preniez vos fonctions en tant que D.G. de Domofrance Aquitaine.

Quel regard le nouvel aquitain que vous êtes porte-t-il sur l’économie locale, et plus précisément sur le logement social ?

-F.C. – Après plusieurs expériences professionnelles enrichissantes dont notamment celle en Touraine, je suis revenu en Aquitaine. C’est une région où le dynamisme et la volonté de développer le territoire sont très forts depuis une dizaine d’années. D’où son attractivité. L’Etat et les collectivités territoriales impulsent une véritable dynamique dans la production de logements sociaux. Tous les acteurs du logement sont mobilisés. Il faut aujourd’hui poursuivre cet effort notamment en direction des jeunes actifs et des personnes âgées. Je me dis qu’il y a un besoin de réfléchir au développement du logement social sur tout le territoire et pas uniquement sur la CUB. Il y a en jeu une question de coordination des différents acteurs.

* Trouver un logement neuf en Aquitaine avec Domofrance:
http://www.domofrance.fr/vitrine/vitrinedomo.nsf/accueil?openpage

** Edition de mars/avril 2013: Retrouvez l’actualité de votre région sur decideursenregion.fr

http://www.decideursenregion.fr/mag/AQUITAINE.pdf
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