MOBILITE: Proximamobile.fr présente 24 applications grand-public sur 68!

C’est à l’occasion du congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone (15-18 février) que l’Etat a présenté aujourd’hui Proxima mobile, son portail multiservices de proximité sur les smartphones avec un abonnement pour le web mobile. De l’incontournable iPhone aux mobiles dotés des logiciels Windows Symbian (Nokia, Android). Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, lance Proxima Mobile, premier portail de services d’intérêt général gratuits et accessibles depuis les téléphones mobiles. Initiative unique en Europe, ce portail est coordonné par la Délégation aux usages de l’Internet.

Avec Proximamobile.fr , une douzaine d’applications sont ouvertes dans tous les secteurs d’intérêt général : Savoir le temps d’attente d’ un bus, télécharger des sons et images grâce à un code-barre sur un magazine, covoiturage d’un clic, communiquer avec un sourd et toute une panoplie de service d’entrepreneurs. Du dépannage à la recherche d’un architecte !

« La totalité des 68 applications d’intérêt général subventionnées par l’appel à projet » de l’été 2009 seront disponibles courant 2010, et 24 d’entre elles sont déjà opérationnelles a indiqué jeudi 18 février dans un communiqué la secrétaire d’Etat au Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle écrit que « L’objectif est de créer une large gamme de services gratuits utiles au quotidien à l’ensemble des citoyens. Il importe en que les bénéfices sociaux, culturels et économiques de l’Internet mobile deviennent accessibles à tous…
Avec Proxima Mobile, nous avons pour ambition de stimuler l’écosystème des services sur mobile. Il s’agit, notamment, d’établir de nouveaux liens entre des établissements publics et des petites entreprises qui sont un atout essentiel pour développer les services sur mobile en France, notamment des services de proximité, qu’il s’agisse d’informations sur les transports, le tourisme, ou encore le patrimoine artistique.

Lancé en juillet, cet appel vise à fournir des services de proximité sur mobile, avec 10 millions d’euros pour soutenir les projets, publics ou privés, dans le cadre du volet numérique du plan de relance lancé par le gouvernement.

« La plupart des services sont disponibles sur Androïd et le seront bientôt sur l’iPhone », promus par les deux géants américains Google et Apple, a indiqué à l’AFP Bernard Benhamou, pilote du projet Proxima Mobile. Sony Ericsson a annoncé dimanche à Barcelone que trois de ses futurs téléphones mobiles fonctionneront sous le système d’exploitation pour mobiles Androïd. Même chose pour les nouveaux téléphones intelligents du sud-coréen LG.

Parmi les applications testées depuis quelques mois, le « flashcode » permettant de télécharger des images, des sons ou du texte en scannant avec son téléphone un code-barre sur un article de presse, selon M. Benhamou. Testé depuis quelques semaines par la RATP, le flashcode permet aussi d’évaluer le temps d’attente dans un abribus, en scannant aussi un code.

Présentée jeudi 18, l’application « Compagnon » est dédiée aux voyageurs SNCF qui pourront lire sur leur portable le tableau des départs et arrivées, puis en cours de voyage savoir où est leur train, afin de profiter du paysage. En gare d’arrivée, « Compagnon » donnera au voyageur les infos pratiques sur tous les autres moyens de poursuivre son voyage, (correspondances, taxis, bus ou tram), en fonction de sa destination.

Proxima Mobil s’adresse à « trois catégories de publics actuellement les moins connectées » (personnes âgées, handicapées ou personnes sous conditions de ressources) et prévoyait à son lancement de « toucher un million d’utilisateurs d’ici la mi-2011″, grâce au portail Proximamobile.fr
Le lancement de Proxima Mobile marque une phase importante du projet, avec l’ouverture de la campagne de labellisation. Il deviendra possible aux services labellisés d’intégrer le portail et aussi d’utiliser la marque Proxima Mobile. Ce label valorisera auprès des utilisateurs les sociétés engagées dans la création de services d’intérêt général sur mobile ».
Domoclick.com et l’AFP

Le portail et sa plate-forme de téléchargement d’applications:
www.proximamobile.fr.

Six applications de SERVICES A LA PERSONNE/
http://www.proximamobile.fr./?q=taxonomy/term/11

Le congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone (15-18 février) :
http://www.mobileworldcongress.com/index.htm

Lancement de l’iPad d’Apple: App App Applaudissements !!!

L’iPad, c’est son nom, est une tablette… magique tant ses multifonctions tactiles se marient avec la simplicité et le plaisir du divertissement total. A mi-chemin entre l’ordinateur portable et le téléphone multifonction iPhone, l’iPad a la taille d’une feuille A4 et permet de naviguer sur internet ( via wifi ou réseaux 3G) de faire son courrier, lire, visionner ses photos / vidéos et de jouer aux jeux vidéos. Tout ce que vous faisiez avec un iBook ? Oui , mais sans clavier car iPad hérite de toute la facilité de navigation de l’iPhone.
Suite au show de Steve Jobs , la star du business de l’électronique grand-public (après James Cameron ?) dans une ambiance surexcité et au delà des caractéristiques du produit , on retiendra trois belles surprises : Le prix, l’ « i-Phone touch » et l’ouverture de l’iPad vers l’univers papier !!!

Présentation officielle de la tablettre iPad d’Apple par son PDG Steve Jobs
à San Francisco le 27 janvier 2010

Le prix, oui le prix car c’est le facteur prix qui détermine les marchés de masse
Or, Apple, malgré une image aussi forte que Google ou CocaCola dans le monde, pèse à peine 5% du marché de la micro informatique. Il est vrai que la marque dégage des profits records (annoncés cette semaine) et a repoussé la frontière des genres avec les phénomènes iPod ( 25 millions) et iPhone. iPad , elle, pourrait suivre le même succès avec un prix deux fois
moins élevé que les rumeurs qui ont « buzzé » depuis six mois.

iPad, comme un iPod agrandi , à la taille d’un magazine, épais d’un centimètre et demi

Tous équipé pour la connection sans fil Wifi, l’iPad est positionné dès 499$ pour le premier modèle ( 16GB). L’iPad se place donc juste au-dessus des prix des netbooks qui se sont arrachés à Noël dernier. C’est déjà un exploit d’être aussi abordable face à un produit non-comparable en termes de fonctionnalés. D »autant plus remarquable qu’Apple a toujours défendu sa politique de prix , élevé au dessus du marché de la micro informatique justifié par sa valeur-ajouté marque. Les marketeurs semblent avoir retenu la leçon d’un climat internationale où le pouvoir d’achat n’est plus ce qu’il était.
L’iPad à 599$ (32GB) pour disposer de la 3G, il faut ajouter 130$ au prix de base, soit 629$.
Le plus performant est à 829$ ( 64GB ) . Ces prix médians se situent entre ceux des baladeurs et des ordinateurs Apple, c’est aussi le double de celui des livres électroniques qu’il devrait menacer. La commercialisation de l’iPad, prévue à partir de la fin mars 2010 aux Etats-Unis, est présenté par Steve Jobs comme « vraiment magique et révolutionnaire ». C’est la première réelle nouveauté d’Apple depuis l’iPhone en 2007 et ses …3 milliards d’applications téléchargés.

L’ouverture de l’iPad vers l’univers papier : l’édition et la presse écrite

La presse est en effet un des plus grand enjeu du monde des media. Il faut pour cela se rappeler la chute brutale des ressources publicitaires et du même coup, la disparition aussi impressionnantes que dramatiques entre 2008 et 2009 de plus de 50 quotidiens Américains qui ont disparu des kiosques, laissant les rotatives à l’arrêt définitif. Les usages de lecture sur son PC/Mac ayant basculé au profit de tous les terminaux connectés sans fil. Avec un dénominateur commun, l’immadiateté de l’information qu’offre les réseaux sociaux Twitter.

Steve Jobs s’est alors installé sur un canapé de la scène de théâtre de San Francisco pour faire la démonstration de la fonction d’outil de lecture de l’iPad : la mise en page du New York Times est apparue presque similaire à celle du journal sur papier, avec encarts photos, mais sans publicité, lors d’une démonstration par un responsable du quotidien New-Yorkais.

L’univers papier c’est aussi le livre. Celui qui fait couler l’encre de notre culture et de notre ministre, Frédéric Mitterrand qui a la charge de la numérisation du patrimoine écrit (750 millions d’euros de budget) . Christine Albanel , a pour sa part la délicate mission du livre numérique. Interrogé par Le Figaro le 26 janvier, si la tablette numérique d’Apple « va rafler la mise » , l’ancienne ministre a déclaré « Non, parce qu’Apple a besoin de contenus et ne peut se passer des ayants-droits, auteurs et éditeurs… Aux éditeurs de ne pas rater le coche et de s’unir , notamment pour créer une plate-forme commune ».  Et de conclure « Pour nous, le livre est un sujet politique »

Un sujet sur lequel Steve Jobs a trouvé la solution le premier, fiable et rentable pour tous avec iTunes. A San Francisco, il a également annoncé le lancement d’une nouvelle application, « iBooks », capable d’accéder à la nouvelle librairie numérique iBookstore, bâtie avec le soutien de plusieurs grands éditeurs, positionnant son appareil comme un concurrent direct des livres électroniques, tel le Kindle d’Amazon. « Amazon a fait un excellent travail de pionnier de cette fonctionnalité avec le Kindle, nous nous appuierons sur ses acquis », a déclaré le Steve Jobs.

L’ iPad possède l’« i-Phone touch » , déjà 35 millions d’adeptes

Vous avez déjà tenu un iPhone en mains ? alors vous connaissez la tablette Apple, c’est l’iPhone-touch et sa magique navigation tactile. L’analyste Ross Rubin, du cabinet de marketing NPD, a salué la capacité d’Apple à exploiter son éco-système. De l’interface de son baladeur iPod , de son téléphone multifonction iPhone à la plate-forme de téléchargement payante iTunes pour finalement proposer une « extension logique » de ces appareils, « optimisée pour la consommation de formats plus longs », notamment le visionnage de longs métrages. L’analyste indépendant Rob Enderle a salué quant à lui une « réussite » qui pourrait éclipser bien d’autres terminaux.
« Il remplace mon iPod, il remplace le netbook ultraléger que j’envisageais d’acheter, il remplace une console de jeux portable: pour 750$, j’ai l’équivalent d’un matériel qui coûterait ailleurs 1.000$, et je suis connecté constamment, et je me promène avec: je crois que ça va bouleverser beaucoup de marchés », a-t-il prédit.

Magic Steves Jobs, dont l’ingéniosité du marketing produit dans l’innovation lui donne, ici encore, l’audace de réaliser son Keynote sur scène , malgré sa maladie, s’enthousiate .
« Parce que nous avons déjà vendu plus de 75 millions d’iPhones et d’iPod Touch, il y a déjà plus de 75 millions de personnes qui savent déjà utiliser l’iPad », a déclaré M. Jobs. La nouvelle tablette permettra en effet d’accéder aux boutiques en ligne iTunes et AppStore créées pour ces appareils nomades, en plus de fonctionnalités qui s’approchent davantage de celles d’un ordinateur.
Les analystes financiers sont restés attentistes avant de savoir quel accueil le public réserverait au iPad ,non pas iSlate, qui finalement arrive plutôt moins cher qu’ils ne l’avaient prévu et sur une planète numérique où le canapé et l’écran-plat TV est roi. Voila pourquoi la prochaine « killer app » de l’iPad pourrait très simplement être la télécommande du salon.

J Robert pour Domoclick.com

iPad, ce qu’on dit déjà d’elle : Premières impressions avant l’arrivée en Europe (au printemps ?):
http://www.igeneration.fr/ipad/ipad-premieres-impressions-10284

Et chez les Mac-maniaques Américains (en anglais):

http://www.9to5mac.com/

iPad, déjà en lot-cadeau aux Etats-Unis:
http://izea.com/get-an-apple-ipad/

Donne moi ta taille, je te dirais :
L’iPad a un écran tactile de 24,6 cm de diagonale, un seul bouton et affiche des dimensions de 24,28 cm (hauteur) sur 18,97 cm (largeur) avec une épaisseur de 13,4 mm, pour un poids de 680 grammes en version standard, contre 730 grammes pour le modèle 3G. Elle lis les vidéos H.264 dans une résolution allant jusqu’au 720p.

ÉCONOMIES D’ÉNERGIE: Les français éco-responsables face à l’enjeu de Copenhague

La chaine TV France 2 a présenté mardi 8 décembre « Un soir pour la terre”, émission spéciale consacrée au climat, à l’occasion du Sommet de Copenhague où les français ont pu poser les questions qui les préoccupent, directement au ministre d’état de l’écologie et du développement durable, Jean-Louis BORLOO et aux principaux acteurs concernés. Domoclick.com a sélectionné quelques petites phrases-chocs dans ce débat à suivre ici en vidéo.

Animé par Marie Drucker, et Yann Arthus-Bertrand qui présente son film “Un soir pour la terre” autour de Chantal Jouanno (secrétaire d’Etat chargée de l’écologie), Michel Destot (député maire PS de Grenoble), Bernard Laponche (expert en énergie), et Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement et du développement durable (en duplex de Copenhague).

> J-L Borloo: « Le plus important c’est que les chefs d’Etat soient là , le 17 et 18 décembre (…) je crois à la magie opérationnelle de Copenhague (…) Le progrès c’est de se développer avec moins d’énergie et avec des bâtiments plus sobres (…) 18000 éco-artisans ont été formés depuis 6 mois (…) Les voitures électriques achetés en 2010 bénéficieront d’un bonus de 5000€ (…) On a décidé avec l’Union des HLM, on a décidé de passer de 800 000 logements à 3 millions»

> Yann Arthus-Bertrand : « Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de conscience, du plus petit au plus grand (…) et c’est une question d’éducation ».
> Michel Destot (député maire PS de Grenoble) : « Il faut une volonté politique (…) Nous avons déjà formé, à Grenoble, pour des bâtiments publics basse consommation (…) et nous avons une politique contre l’étalement urbain»

« Un soir pour la terre » sur France2, le débat envoyé par Domoclick.com

> Bernard Laponche : «En Europe, la France est le plus grand consommateur d’électricité et de pétrole par habitant: Il y a un gachis invraisemblable : hé oui M Borloo, nous sommes en tête: il y a un besoin impératif de faire des économies (…) »

> Chantal Jouanno: « 0,01% de taxes sur les transactions financières, ça pourrait rapporter 20 milliards par an (…) Rendons hommage à la société Française qui est en train de changer (…) Chaque euro de la taxe carbone est rendu aux français, la note explicative de ce chèque-vert sera présenté en février 2010…c’est comme un bonus/malus pour inciter à réduire nos consommations d’énergie»

> Yannick Jadot: « Il faut rénover: 40% de nos consommations d’énergie viennent des bâtiments existants, vous pouvez réduire par 4 vos consommations d’énergie et en 10 ans vous pouvez amortir votre investissement (…) 30 milliards, c’est 1/10éme de ce qu’a couté la crise financière , c’est l’argent à mettre sur la table à Copenhague (…) On peut vivre avec des économies en améliorant son habitat, on peut vivre en créant de l’emploi , souvent qualifié , non-délocalisale (…) c’est tout bénef pour la société : en appuyant sur l’innovation, sur les nouveaux matériaux, sur une nouvelle façon de se déplacer (…)»

> L’animatrice Marie Drucker: « Répondez-nous, très concrétement et en 30 secondes, concrétement !!!
Extraits vidéo de l’émission sélectionné
par Yannick Jadot, eurodéputé Europe Ecologie

Le blog du député Européen Yannick JADOT :

http://yannickjadot.fr/?cat=3

INTERVIEW:« Il nous faut apprendre à vivre en prix-écologique, non en prix-économique » François de Closets

INTERVIEW de François de Closets , journaliste, écrivain , auteur du célèbre « Toujours plus », enquêteur sur les dérives françaises , et auteur du récent « Zéro Faute » s’entretient pour Domoclick.com sur les innovations 2009-2010 !

«  Il nous faut apprendre à vivre en prix-écologique, non en prix-économique »

Domoclick: Vous qui connaissez bien la société française à travers vos enquêtes et depuis le choc de l’année 2009, la grande question est et a été, comment vivre autrement ?

François de Closets: La première question c’est d’essayer de reprendre ses esprits, son indépendance d’esprit, de ne pas penser dans le moule, qu’elle que soit le problème qui se pose, on a des prêts-à-penser qui nous sont offerts. Automatiquement, on va essayer de juger les choses comme ci, comme ça. Je crois que nous avons, et surtout en France, des représentations fausses du monde et de la réalité. Par exemple, qu’est-ce-que j’ai voulu faire sur l’orthographe* c’est de revenir à la réalité . Qu’est ce qui se passe ? Où sont les problèmes ? Quelles sont les causes des crises ? Et quelles peuvent-être les remèdes ? Je parle de ça hors de toutes passions or je trouve que l’orthographe c’est une passion , c’est même une crispation française. Nous avons une attitude entièrement idéologique , on ne veut pas, on ne peut pas voir la réalité. C’est la même chose quand il s’agit de nos finances, qu’il s’agisse de la fin de vie. Il faut que nous apprenions à regarder la réalité comme elle est. Quand le monde change, nous y adapter , non pas pour changer, nous, mais pour rester nous-même. Car quand on ne change pas dans un monde qui change, on se détruit.

-Selon vous, est-ce que le mot « développement durable » est un mot fiable, compris par tous ?

-FdeC: Je n’aime pas le mot, c’est une expression. Je voudrais qu’on ait un peu plus d’imagination. Moi, je n’y ai pas réfléchis, je n’ai pas cherché ce qu’il faudrait mieux dire. Je sais que « développement durable » n’est pas satisfaisant. D’une façon général, dès lors que le français ne sait répondre que par un ensemble de mots, par des périphrases à des mots anglais beaucoup plus dense , alors nous perdrons. Il faut que nous ayons plus d’imagination.

La taxe carbone est la grande nouveauté du plan de Finances 2010, est-elle une bonne solution ?

-FdeC: Je pense qu’il nous faut apprendre à vivre en prix écologique et non en prix économique. L’écologie c’est de l’économie à long terme. Lorsque nous fixons un prix, il ne doit pas être seulement un prix instantané selon l’état du marché, voire de la spéculation, il doit être un prix qui tient compte de l’évolution à long terme. De ce point de vue là, il est tout à fait normal que les activités qui puisent dans le stock disponible de l’humanité, voire qui amenuisent son milieu naturel soit pénalisé et coûte donc plus cher. Alors, quelles doivent être les modalités de la taxe carbone ? ça c’est un problème technique qu’on ne peut pas discuter en trois phrases. Mais on ne peut pas transiger sur le fait que les activités polluantes et grandes consommatrices d’énergie doivent être pénalisés au delà des seuls coûts du marché. On ne peut pas continuer à vivre sur cette externalisation des coûts écologiques.

-Plusieurs marques ,dont une française, de « liseurs » de livres électroniques arrivent sur le marché tandis que les éditeurs sont à la recherche d’un modèle économique de la numérisation du livre, un grand défi sur les nouveaux usages. L’écriture est votre métier, êtes-vous pour ou contre le livre électronique ?

FdeC: D’abord, on n’est jamais pour ou contre une nouveauté technique. Ce que l’humanité invente ne se désinvente pas. C’est totalement inutile de dire je suis contre la voiture, je suis contre l’avion, contre la télévision. L’humanité l’a inventé, donc le livre électronique est une réalité. Cela posé, une innovation technique n’est pas en soi un progrès, c’est l’usage qu’on en fait qui peut en faire un progrès. Et le mauvais usage peut, au contraire, en faire une catastrophe. C’est exactement la question qui se pose pour le livre électronique, va-t-il donner de nouvelles facilités de lecture, en plus que celle que nous offre traditionnellement le livre ? Ou, au contraire, va-t-il détruire la notion même d’œuvre et faire tomber la production littéraire dans le grand n’importe quoi ? Par la gratuité ou le piratage généralisé ? C’est ça le problème du progrès technique, il est toujours dans le mode d’emploi !

-C’est le droit d’auteur qui est menacé ?

-FdeC : Le droit d’auteur est un progrès considérable dans l’histoire de l’humanité. Mais aujourd’hui , nous n’avons pas un mode d’emploi satisfaisant d’internet et de toutes les techniques associés pour la préservation des œuvres musicales, cinématographiques et littéraires. Il faut absolument préserver coûte que coûte cette notion d’œuvre et ne pas la laisser à l’abandon au bord du chemin, que n’importe qui ramasse par effet d’aubaine, à l’égal d’un vulgaire déchet.

-On peut imaginer que le livre numérique deviendra interactif, cela voudrait dire que le «  clavardage » (bavarder sur un clavier * ) pourrait se propager dans le livre numérique. Que pensez-vous de cette anticipation ?

FdeC: Oui, je pense que ce serait particulièrement le cas pour toute la littérature scolaire. Dans un livre, vous avez les notes, une sorte d’hypertexte , qui vous donne une référence. Il serait tout à fait naturel qu’avec les supports numériques, les références vous renvoient directement aux documents ou vous donne l’adresse du document. C’est clair, c’est un élargissement qui est valable pour certaines oeuvres. Je ne voie pas bien la nécessité de l’hypertexte pour un roman, ni de truffer La recherche du temps perdu de liens avec la vie du 19éme siècle. Mais pour le livre scolaire et technique, oui, au contraire.

-Numérique ou pas, Noël arrive et le manque d’idées également: par exemple, quel cadeau conseillez-vous pour une jeune fille ?

-FdeC: Vous savez, je n’ai jamais vu dans le cadeau que le geste de celui qui donne et pas l’objet que l’on donne. Je pense que le cadeau, la valeur passe de la personne qui donne à l’objet que l’on donne, alors la relation se détruit. La question n’est pas de savoir ce que vous donnerez à un jeune mais de savoir la chaleur du geste et le contact, le sens de la relation qui s’établit. Et cette relation peut se faire aussi bien à travers la fleur des champs qu’un bambin fait à sa mère qu’un superbe voyage qu’on offrirait à un jeune qui a travaillé comme un fou pour réussir ses études. L’important c’est le regard de celui qui donne.

Propos recueillis par Jérôme ROBERT pour Domoclick.com

* La définition du clavardage est évoqué sur le plateau de Corrèze Télévision à la Foire du Livres de Brive la Gaillarde. Le débat autour de la langue française entre François de Closets et Claude Hagège, deux spécialistes en la matière répondent aux questions de Nathalie Six. A voir en vidéo:

Zéro faute , L’orthographe, une passion française
François de Closets (Essai (broché). Paru en 09/2009:

8 mars: Neuf femmes de combat pour les énergies renouvelables (Suite)

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, a remporté dimanche 7 mars à Paris le championnat de France de karaté kata par équipes. Joli exploit pour fêter ce 8 mars, le 100éme anniversaire de la Journée de la Femme qui accompagne ces femmes de combat contre le CO2 et pour les EnR. Domoclick a sélectionné 9 profils dont les pouvoirs dépassent ceux de l’écologie. Portraits

>Hélène Pelosse , à la tête de l’IRENA (Institut international pour les énergies renouvelables )

Hélène Pelosse , à la tête de l’Institut international pour les énergies renouvelables (IRENA), est Française. Elle a prise la direction à Abou Dhabi, est chargé de donner du poids et de la visibilité aux formes d’énergies alternatives aux fossiles. L’Irena, dont le siège sera installé à Abou Dhabi (en attendant l’inauguration de la ville écologique de Masdar, en construction dans les Emirats), groupe à ce jour 136 pays. Mission de combat plus que de consensus puisqu’elle doit favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies issues du vent, de l’eau ou du soleil, au détriment du pétrole, du gaz ou du charbon, gros émetteurs de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. C’est dans cette station balnéaire sur la mer Rouge que se tenait la conférence de l’Irena, qui l’a élue directrice générale. »Jusqu’ici, tout le monde s’occupait un peu des énergies renouvelables et personne sérieusement. Nous avons désormais une structure dédiée, qui va pouvoir dessiner les scénarios de croissance des énergies vertes », souligne Hélène Pelosse. Agée de 39 ans, cette dernière était depuis 2007 directrice adjointe du cabinet du ministre français du Développement durable, de l’Energie et du Climat, Jean-Louis Borloo, et sa conseillère diplomatique pour les négociations internationales en faveur du climat.

Portée depuis deux ans par l’Allemagne, la création de l’Institut a été validée à Bonn par une cinquantaine de pays. A la différence de l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), qui groupe 28 pays industrialisés depuis le premier choc pétrolier de 1973-1974, l’Irena est « une organisation Nord/Sud qui entend partager son expertise sur les renouvelables avec le monde entier, en particulier les pays les plus démunis qui ont besoin de soutien et conseils », a insisté mardi 30 juin Mme Pelosse, jointe par l’AFP à Charm-el-Cheikh (Egypte).
Quelques acteurs majeurs manquent encore à la nouvelle institution, notamment de grands pays émergents comme la Chine, le Brésil ou le Mexique, ainsi que la Russie et le Canada – ce dernier devrait cependant la rejoindre rapidement.Les réticences à rejoindre son nouveau bébé, Hélène Pelosse les explique en partie par la volonté farouche de certains pays de préserver leur indépendance. »Mais l’Irena est une machine intergouvernementale qui, par principe, n’interviendra qu’auprès des pays demandeurs, principalement ceux qui manquent cruellement d’expertise », assure-t-elle.

> Irina Bokova ,directrice générale de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) .

Irina Bokova , Directeur général du Conseil exécutif de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) ont désigné le 22.09.2009 la Bulgare Irina Bokova au poste de Directeur général de l’Organisation créée en 1945 .
Née en 1952 à Sofia, Irina Gueorguieva Bokova est actuellement Ambassadeur de Bulgarie en France et Délégué permanent de son pays auprès de l’UNESCO. Diplomate de carrière – formée à l’Institut des relations internationales de Moscou et à l’University of Maryland (Etats-Unis) – et femme politique, elle a été vice-ministre des Affaires étrangères (1995-97) et ministre des Affaires étrangères (1996-97). Candidate à la Vice-Présidence de la République en 1996, elle a pris position pour l’adhésion de son pays à l’OTAN et à l’Union européenne. Pour cette agence spécialisée des Nations Unies, le plus important n’est pas de construire des salles de classe dans des pays dévastés ou de restaurer des sites du Patrimoine mondial. L’objectif que s’est fixé l’Organisation est vaste et ambitieux : construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.

La paix n’est pas simplement l’absence de conflits. La paix signifie : des budgets consacrés à construire et non pas à tuer et détruire, des infrastructures et des services qui fonctionnent et s’améliorent, des populations qui font des projets d’avenir, des esprits libérés des traumatismes de la violence et des idées de vengeance, et réceptifs aux idées de solidarité.
La paix est une démarche volontaire qui repose sur le respect de la différence et le dialogue. L’UNESCO veut être l’artisan de ce dialogue et promeut la collaboration entre les peuples, accompagnant les États* sur le chemin du développement durable qui, au-delà du seul progrès matériel, doit répondre à toutes les aspirations humaines sans entamer le patrimoine des générations futures, et sur celui de l’établissement d’une culture de paix fondée sur les droits de l’homme et la démocratie. Ce mandat est sa raison d’être et son travail quotidien. :
http://portal.unesco.org

>Corinne LEPAGE, ancien ministre de l’Environnement au gouvernement JUPPÉ, avocate, présidente du parti CAP-21 est eurodéputée et vice-présidente du MODEM: Catastrophes naturelles : Corinne Lepage veut un engagement européen

Corinne Lepage (MoDem), co-auteur d’une résolution sur les incendies de forêt adoptée par le Parlement le 16 septembre dernier, souhaite que la Commission européenne crée une capacité de réaction en cas de catastrophes naturelles.
La résolution adoptée cette semaine par les parlementaires intègre notamment deux amendements clés portés par Corinne Lepage au nom du Groupe de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE). La présidente de Cap 21 demande à l’Europe de proposer une législation en vue d’établir une réelle capacité de réaction de l’UE en cas de catastrophes, couvrant les incendies de forêt, mais aussi les inondations, les attaques terroristes ou la pollution marine.

La Commission et le Conseil n’ont prévu aucun engagement financier dans le budget 2010 pour continuer l’expérimentation d’une capacité de réaction rapide de l’Union, qui avait déjà été établie en 2008 et 2009. Cependant, Corinne Lepage a fait adopter par la commission parlementaire de l’Environnement et par le groupe ADLE un amendement au budget 2010 demandant un financement conséquent pour cette expérimentation.

Publiée le 18.09.2009 par H.T pour www.developpementdurable.com

Parti Cap21:
http://www.cap21.net/dynamic/blogopole.php

* Titulaire d’un titre de championne d’Europe universitaire, Chantal Jouanno, 40 ans, remporte son 13e titre en championnat de France, aux côtés de ses coéquipières Véronique Devido et Léna Pyrée. Chantal Jouanno était absente des tatamis depuis près de 13 ans, a précisé son entourage. « C’est totalement surréaliste, ça fait vraiment vraiment plaisir. (…) On s’est entraînées trois mois intensivement parce que j’avais arrêté pendant 13 ans », a commenté la secrétaire d’Etat à l’Ecologie sur i>Télé. A suivre:
http://www.domoclick.com/?p=440

Salon Cebit: Le téléphone-télécommande devient la clé de la maison

Faut-il inventer un nouveau nom au téléphone mobile depuis qu’il peut tout faire et accessoirement téléphoner ? En anglais le mot « smartphone » donne déjà une réponse mais ne désigne pas la foule de fonctionnalités qu’il offre, en particulier ses nouvelles fonctions de télécommande universelle multiusages capables de remplacer toutes les clés d’accès. A vous d’inventer un nouveau nom: « le téléclé  » le « keyphone » ? et exposées au salon des nouvelles technologies Cebit à Hanovre ( Allemagne). Le plus grand salon du monde de l’électronique grand-public, le CeBit d’Hanovre en Allemagne, nous donne cette semaine un espace d’innovations sur tous « les mondes connectés ». Exemple avec le système Elegate qui permet d’ouvrir des portes à distance grâce à une clef virtuelle mais sécurisé.

http://media.voila.fr/Actu//article/2010/03/04/diaporama/photo_1267706411499-1-0.jpg

Les Français sont de plus en plus consommateurs de médias en tous genres, télévision, presse, radio, internet, téléphone, selon une étude de Médiamétrie publiée jeudi 4 mars, qui dénombre pour chacun en moyenne 40 « contacts » médias par jour en 2009. L’étude porte sur un échantillon de 10.000 personnes de 13 ans et plus qui ont tenu quotidiennement et quart d’heure par quart d’heure un journal d’activités de leurs pratiques médias et multimédias.

Le portable peut aussi ouvrir des portes, à distance et sans clé.

Le principe mis au point par l’allemand Elegate est d’envoyer par smartphone une clé virtuelle à un décodeur, installé par exemple sur le chambranle. Le sésame peut ainsi être donné à distance au livreur ou à l’infirmière venue s’occuper de Mamie alitée.
Dans les gigantesques pavillons d’exposition du CeBit d’ Hanovre se côtoient les téléphones mobiles les plus performants. Ultra-légers, ultra-rapides, de moins en moins gourmands en énergie… Les superlatifs abondent. Mais on découvre aussi tout ce qu’un portable permet de faire dans l’univers des « Mondes connectés », grand thème du Cebit cette année.
« Un mobile aujourd’hui, c’est un assistant de vie avec lequel on peut aussi téléphoner », dit le porte-parole du salon Hartwig von Sass. Intelligent, il sauve des vies. Une école de médecine allemande a développé un système inédit: si le coeur d’un patient cardiaque déraille, la puce électronique de son stimulateur (pacemaker) alerte son téléphone portable qui contacte les secours.
Variante terre-à-terre: un logiciel détecte une fuite d’eau sous le parquet, prévient le smartphone qui alerte le plombier… et le propriétaire. Avec le programme « Sleep Cycle » de Lexware Labs, le smartphone bichonne votre sommeil. Posé sur le matelas, il capte l’agitation nocturne de son propriétaire et déclenche l’alarme matinale au meilleur moment pour son rythme biologique, dans une tranche horaire impartie.
Nombre de fabricants ciblent tout spécialement la clientèle des « travailleurs mobiles », qui devraient être 1,2 milliard d’ici 2013 et représenter un tiers des emplois de la planète, selon les analystes.

Aiptek, par exemple, a créé un projecteur grand comme un étui à lunettes (Pocket Cinema T30) qui, combiné à un smartphone, permet de faire ses présentations murales sans s’encombrer d’un ordinateur. Le portable permettra aussi un jour de lire des passeports électroniques, d’ouvrir un compte bancaire, de payer par « carte de crédit immatérielle » logée sur le mobile…, assurent les experts. Dès 2013, il y aura plus de gens se connectant à internet par le biais de téléphones mobiles que via un ordinateur, selon la société d’études Gartner.
Au Cebit une jeune société allemande, Original1, présente un système pour lutter contre les contrefaçons, grand fléau du commerce électronique. Un doute sur l’origine ou l’authenticité du produit ? Le smartphone scanne, par exemple le code barre, l’envoie à la plateforme internet Original1, qui rend son verdict en donnant l’historique et toutes les caractéristiques.

Un téléphone peut faire gagner de l’argent, assure l’ingénieur Marco Jahn, qui a co-développé un prototype de logiciel permettant de surveiller et gérer à distance par smartphone la consommation d’énergie de son logis . Nommé HydraGyzer, cette fonction peut déclencher à votre place le lave-vaisselle (mais pas encore le vider).

Le portable peut aussi ouvrir des portes, à distance et sans clé. Le principe mis au point par l’allemand Elegate est d’envoyer par smartphone une clé virtuelle à un décodeur, installé par exemple sur le chambranle. Le sésame peut ainsi être donné à distance au livreur ou à l’infirmière venue s’occuper de Mamie alitée. Certes, en cas de portable égaré on reste à la porte. C’est pourquoi Matthias von Tippelskirch, chez Elegate, conseille de « toujours garder une vraie clé en réserve ».

Domoclick.com et l’AFP

logiciel HydraGyzer

Indemnisations Xynthia: Tempête sur les permis de construire dans les zones inondables

L’ampleur de la catastrophe survenue dans la nuit de samedi au dimanche 28 février pose une nouvelle fois la question des règles de construction en zone inondable. C’est dès le du passage de la tempête Xynthia sur la France que l’arrêté de catastrophe naturelle a été signé lundi 1er mars par les ministres de l’économie, du budget et de l’intérieur pour les quatre départements qui avaient été placés en vigilance rouge par Météo France : la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne. Face aux critiques sur le laxisme des permis de construire en zones inondables, la polémique s’intensifie. Face aux urgences des sinistrés, Domoclick publie les 10 conseils d’indemnisation.

Les zones inondables qui représentent plus de 27.000 km2 dans l’Hexagone, fait ressurgir régulièrement en France, après chaque catastrophes. Ce n’était pas le sujet quand Marie Drucker, présentatrice du journal télévisé 13-15 (France2) quelques heures après la tempête Xynthia interrogeait en direct ses correspondants dimanche 28 février en Vendée. La journaliste focalisait ses questions sur le nombres de victimes au lieu de nous informer sur un doute flagrant à ce moment là ; de savoir si l’eau des inondations de ce drame était de l’eau de l’océan ou de l’eau douce des crues comme on pouvait le croire. Pourtant, la tempête , plus forte qu’en 1999 selon certains spécialistes, a relancé le débat sur les règles de construction dans les zones inondables où 100.000 logements ont encore été édifiés depuis 1999 malgré les risques encourus, une pratique que les pouvoirs publics semblent décidés cette fois à limiter puique « Les citoyens ont un droit à l’information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis. Ce droit s’applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles  » (Article L 125-2 du code de l’environnement) .

Une « réflexion va être engagée sur le plan de l’urbanisme pour qu’une catastrophe de cette nature ne se reproduise plus », a promis lundi 1er mars le président Sarkozy, après une visite sur le littoral atlantique où de nombreuses maisons ont été envahies par les eaux de la mer, dans des zones côtières souvent gagnées sur la mer au fil des ans. »On ne peut pas transiger avec la sécurité », a-t-il assuré.
De son coté, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, s’était également prononcée peu auparavant « pour durcir les règles » car « il y a des zones où on ne peut absolument pas construire ». « Il ne faut pas construire dans des zones qui sont derrière des digues », a ajouté M. Jouanno dans une interview sur iTélé, tout en reconnaissant que depuis 1999, 100.000 logements ont été construits en zones inondables.
Mais, souligne Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises (UMF), « il n’y a en France aucun permis de construire qui ait été accordé dans une zone inondable interdite, appelée zone rouge ». Car les Plans de prévention des risques naturels (PPRN), créés en 1995, ne visent à interdire les constructions que dans les secteurs les plus dangereux, très minoritaires dans les quelque 7.500 communes (sur un total de 36.000) qui ont de tels dispositifs.

Ces plans de prévention ne prévoient pas en outre la démolition des constructions datant d’avant 1995, même les plus exposées. Ce sont les communes qui sont tenues de prendre en compte les risques dans l’élaboration de leurs plans d’urbanisme et d’interdire les constructions dans les zones les plus exposées.
Pour les secteurs où le risque est plus faible, les constructions peuvent être autorisées, mais avec des obligations pour assurer la sécurité des occupants en période d’inondations.
Dans ce cas, les édiles municipaux cèdent souvent devant la volonté des promoteurs et de leurs (futurs) électeurs de construire en bord de mer ou de rivières. « On subit des pressions, c’est clair. C’est un combat perpétuel. On est constamment accusés de vouloir empêcher les constructions », reconnaît Mme Jouanno.
« Il faut être raisonnable et construire à des distances plus importantes » de la mer, admet désormais Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée, deuxième département touristique français, où on a le plus « bétonné » au cours des 40 dernières années.
Pour l’association France Nature Environnement (FNE), la tempête Xynthia « doit servir d’électrochoc car ce phénomène exceptionnel sera amené à se répéter de plus en plus fréquemment » si les prévisions d’une élévation du niveau de la mer de un mètre d’ici à la fin du siècle à cause du réchauffement climatique se réalisent. « Il est donc urgent de définir une carte fine des risques inondation/submersion, qui sous-tendra un plan stratégique national, régional et local concerté », réclame Christian Garnier, vice-président de l’association.

Lundi soir, la préfecture de Charente-Maritime estimait le coût de réparation des digues endommagées par la tempête Xynthia dans le département à 135 millions d’euros. Dans un communiqué, elle précise que le coût de réparation est estimé à 20 millions d’euros en travaux d’urgence et 115 millions d’euros en travaux de renforcement.
Toutefois, la préfecture ne précise pas le lieu d’implantation des digues détruites.

La secrétaire d’Etat Chantal Jouanno sur Facebook:
http://www.facebook.com/pages/Chantal-Jouanno/299626290351


Le site de vigilance crues présente une carte des bulletins et des données temps réel qui sont disponibles en permanence. La carte est actualisée 2 fois par jour à 10h et à 16h. En période de crues, quand la rapidité de l’évolution de la situation l’exige, les données peuvent être réactualisés à tout moment.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Site-Vigicrues.html

Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 40% de la population mondiale vit à moins de 60 km du rivage. Des zones côtières sans défense face aux risques climatiques, comme l’a démontré l’impact du cyclone Katrina à la Nouvelle-Orléans.
La suite:
http://www.domoclick.com/?p=124

les 10 conseils d’indemnisation selon la Fédération des compagnies d’assurances et Europe 1:
http://www.domoclick.com/?p=96

CHAUFFAGE AU BOIS: La solution face au grand froid et aux pics de consommation électrique

En période de grand froid, le chauffage au bois domestique joue un rôle majeur pour l’équilibre du réseau électrique : il évite à la fois l’appel d’une puissance supplémentaire d’environ 6 500 MW et l’achat par le réseau d’un courant d’origine fossile à un prix toujours très élevé en période de pointe. Le porte-monnaie de chacun(e) y trouve son compte et la filière française bois-énergie ne se plaint pas non plus. Voici pourquoi et comment bien choisir son appareil !

Le bois énergie permet encore d’éviter une consommation supplémentaire de 10 TWh (térawattheures) à un tarif très compétitif sur la consommation finale d’électricité (440 TWh en 2008). La place importante accordée au chauffage électrique en France – outre les secteurs tertiaires et les bureaux, environ un logement sur trois – pèse sur la demande en électricité en période hivernale, en particulier à l’heure actuelle, en période de grand froid : lorsque la température extérieure baisse de 1°C, la puissance électrique appelée s’accroît de l’ordre de 2 100 MW à l’échelle du pays*, soit l’équivalent de la puissance de deux réacteurs nucléaires.
Plus de 6 millions de logements sont chauffés au bois en France. La première moitié d’entre eux est équipée à la fois d’appareils de chauffage au bois et de convecteurs électriques. Ces logements réduisent en moyenne leur consommation électrique de 40 % par rapport aux logements « tout électrique ». A l’échelle d’un ménage, l’emploi d’un appareil de chauffage au bois indépendant (poêle ou insert) en chauffage d’appoint permet l’économie de près de 3 000 kWh de chauffage électrique, ce qui représente une économie annuelle d’environ 225 € par foyer équipé et une réduction des émissions de CO2 d’environ 2,5 tonnes.

Les trois autres millions de logements utilisent le bois seul ou avec une énergie fossile et évitent ainsi une demande accrue d’électricité.
Les appareils labellisés Flamme Verte, encouragés par les pouvoirs publics, permettent, du fait de leurs performances énergétiques, au parc d’appareils de chauffage au bois d’économiser encore davantage une énergie précieuse au cœur de l’hiver.

Source: Domoclick.com avec le SIREME (Syndicat des énergies renouvelables est l’organisation professionnelle qui regroupe les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables: biomasse, bois, biocarburants (FBE), énergies marines, éolien (France Energie Eolienne), géothermie, hydroélectricité, solaire thermique et photovoltaïque (SOLER).

La 3ème édition du Sireme aura lieu les 1er, 2 et 3 juin 2010 à La Porte de Versailles (Pavillon 5) :
http://www.sireme.fr/

Comment « Bien choisir ses appareils de chauffage au bois avec les garanties du label Flamme Verte », guide à télécharger ici avec la liste de toutes les marques :
http://www.flammeverte.org/new/docs/FV_catalogueSIREME_2008_081102G.pdf

* : RTE (Réseau de Transport d’Electricité)

BOIS en granulés: La plus ancienne source d’énergie fait le succès d’EO2

Produire de l’énergie avec des déchets organiques, voilà une filière en plein essor , la biomasse. Parallèlement, le bois-énergie devient de plus en plus populaire avec les bûches, les plaquettes et les granulés de bois. Un combustible destiné à alimenter les chaudières et les poêles des particuliers, des collectivités et des industries. C’est sur ce marché des granulés que l’entreprise Auvergnate EO2 a construit son succès en 2006 pour devenir le premier producteur français de granulés bois et de la valorisation de la biomasse agricole et forestière. L’entreprise EO2 a pour premier actionnaire l’ONF ( Office National des Forêts) qui lui garantit un approvisionnement sécurisé en matières premières tout en assurant une gestion durable des forêts. Portrait sur France2 (vidéo) de son Pdg, Guillaume Poizat, lauréat du « fond chaleur » pour sa nouvelle usine des Landes et de deux projets de cogénération. Texte d’ Etienne Gless.

« Ils font bouger la France – Guillaume POIZAT – Producteur de granulés bois ». Reportage de France2 , diffusion de janvier 2009 .

« Aucune autre énergie renouvelable ne donne aussi peu de pertes ». Je prends un café avec Guillaume Poizat. Le PDG fondateur de Energie Oxygène (EO2) me vante les mérites de son combustible alternatif : le granulés de bois en forme de petit cylindre. Après de la Recherche en Antarctique, du travail en ONG en Afghanistan, ce géophysicien de formation s’est concentré sur la filière bois. « C’est le second déficit de la balance commerciale française, après le pétrole alors qu’on a une des plus grandes forêts d’Europe ».
En Scandinavie ou en Allemagne, le chauffage par granulés issus de déchets du bois est beaucoup plus développé qu’en France qui a  dix ans de retard minimum : la faute au  poids du lobby de grands groupes d’énergie traditionnelle. Mais depuis deux ans le marché des particuliers se développe, porté par un crédit d’impôt. 

Guillaume Poizat a travaillé quatre ans son business model avant de lancer EO2 en 2006 : il s’agissait de sécuriser les approvisionnements. Dès la création de la structure, capitalisée grâce à des investisseurs privés dans le cadre de la loi Tepa, l’entreprise va en Bourse lever des capitaux sur Alternext. EO2 peut alors monter sa première usine à Herment en Auvergne en moins d’un an. Inaugurée en 2008 elle tourne aujourd’hui à plein régime :
« On passe en 7 jours sur 7 en ce mois de novembre », se réjouit Guillaume Poizat qui lance déjà une seconde usine dans les Landes. Et en planifie d’autres. « En 2009, nous ferons +30% de croissance cette année grâce au marché des poêles et des chaudières ».  Avec une capacité de production de plus de 65000 tonnes par an, EO2 est déjà leader français sur son domaine…

le 2 novembre 2009 par Etienne Gless
A propos de l’auteur:
http://www.onf-energie-bois.com/-Quelle-solution-pour-vous-.html

Solaire photovoltaïque: La France rattrape son retard et passe de la 12éme à la 7éme place dans le monde

La France est devenue en 2009 le 7éme pays le mieux équipé en capacités de production d’énergie solaire, devant la Chine mais très loin derrière l’Allemagne, selon un rapport du cabinet PriceWaterhouseCoopers (PWC) publié vendredi 5. L’occasion de présenter un guide très clair « Le photovoltaïque pour tous » . Pas seulement pour les artisans , les techniciens- installateurs, les électriciens, les concepteurs et les architectes. Cet ouvrage est recommandé aux propriétaires d’un équipement photovoltaïque désireux de bien comprendre le fonctionnement de son installation. Et de s’assurer de la rentabilité de son investissement.

« Après avoir entamé un cycle de croissance remarquable depuis 2007, le secteur photovoltaïque double sa capacité installée en 2009″, souligne le cabinet. Les nouvelles installations de panneaux solaires ont représenté une capacité d’environ 250 mégawatts (MW) en 2009, après 105 MW en 2008 et 28 MW en 2007. La progression enregistrée en 2009 permet à la France de dépasser la Chine, en passant de la 12e à la 7e place mondiale.
« La filière photovoltaïque est en passe de devenir un secteur stratégique dans le paysage énergétique français », souligne PWC, qui explique cette évolution notamment « grâce à la baisse de 30% des prix des modules photovoltaïques ». L’Hexagone reste néanmoins très en retard sur ses voisins européens.

A la fin de l’année dernière, la puissance des panneaux photovoltaïques français s’élevait à 425 MW, soit beaucoup moins que les leaders mondiaux de l’énergie solaire que sont l’Allemagne (9.000 MW) ou l’Espagne (3.600 MW en avril 2009).
Le rapport pointe en outre un « problème de financement » de la filière qui empêche le développement de capacités de production de panneaux solaires sur le territoire français. »Les producteurs français sont toujours peu nombreux, non intégrés et fragiles », constate Benjamin Cros, en charge de l’énergie chez PWC. « La France sera-t-elle simplement un marché final pour les industriels étrangers ou se donnera-t-elle les moyens de jouer un rôle industriel? », s’interrogent les experts de PriceWaterhouseCoopers.

Pour l’année 2010, ils prévoient une « croissance plus modérée et plus saine qui laissera moins de marge à la spéculation, et favorisera une meilleure répartition des centrales entre les régions ». Le gouvernement a publié en janvier un arrêté fixant les nouveaux tarifs de rachat par EDF de l’électricité produite par des panneaux solaires*. Cet arrêté baisse les tarifs pour certains types d’installations, afin de limiter la spéculation, et crée des tarifs différenciés selon l’ensoleillement des régions pour les fermes solaires au sol.
Domoclick.com et l’AFP

« Le photovoltaïque pour tous » (Edition du Moniteur )
Ecrit par des acteurs de terrain, ce manuel est à la fois une réponse à toutes les questions que se posent les novices mais également un manuel d’études très complet sur ce sujet technique et un ouvrage de référence.
En pratique, il explique de façon concrète les moyens pour conseiller, vendre, concevoir, installer, exploiter et assurer la maintenance d’une installation photovoltaïque. Il fourmille de recommandations concrètes et de nombreuses astuces pour éviter les erreurs. Un chapitre conséquent permet de détecter rapidement les pannes d’exploitation et d’y remédier.
Des installations photovoltaïques réalisées dans les règles de l’art, une augmentation du chiffre d’affaires et des clients satisfaits .

http://www.eyrolles.com/BTP/Livre/le-photovoltaique-pour-tous-9782281114706

Les nouveaux tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïques:
http://www.domoclick.com/?p=579

Le guide des « Aides financières habitat 2010″ de l’Ademe vient de paraître

Vous n’avez pas trop envie de vous plonger dans la Loi des finances 2010, et pourtant , vous savez qu’ elle contient les réponses à tout ce que vous pouvez bénéficier en défiscalisation et autres aides de l’état sur l’habitat. L’Ademe vient justement d’éditer la version digeste et tous publics (Février 2010) sur les aides financières. Vous savez ? ce petit livret que vous aviez trouvé sur le présentoir chez Info-énergie mais au contenu déjà dépassé. « Entrons dans le monde d’après », c’est le nouveau slogan de l’Ademe qui édite cet excellent guide pratique où se trouve l’essentiel et les réponses aux bailleurs , aux propriétaires, aux copropriétaires comme aux rénovateurs à la recherche du Prêt à Taux Zéro (PTZ). Rappel des conditions d’éligibilité, y compris pour profiter du fameux « Fonds chaleur renouvelable ».

On ne le dira (ou croira ) jamais assez, près de 65% de l’énergie consommée par nos foyers est consacrée au chauffage et 12% à la production d’eau chaude sanitaire dont beaucoup de gaz à effet de serre . Réaliser des économies dans ce domaine est donc primordial. Ces dernières années, les performances des équipements traditionnels de chauffage ont encore été améliorées. Dans le même temps, de nombreux équipements recourant aux énergies renouvelables (qui permettent de réduire fortement les émissions polluantes et notamment les gaz à effet de serre) ont été développés et diffusés. Ces matériels performants sont en général plus coûteux à l’achat mais permettent de réaliser de sérieuses économies à l’usage. C’est pourquoi un effort important est réalisé pour vous aider financièrement à améliorer votre équipement, en installant un système de régulation, en changeant ou en modernisant vos appareils de chauffage ou votre système de production . Vous êtes primo-accédant ? Votre futur maison sera certifié du label Bâtiment Basse Consommation (BBC) ? téléchargez ici la version 2010 du guide:

http://ecocitoyens.ademe.fr/sites/default/files/guide_6811_AidesfinHab0110_0.pdf

Prêt PTZ: Des nouveaux prêts écolo pour aider les foyers modestes à rénover leur habitat

Stop à la fracture énergétique : Le gouvernement devait lancer mardi 26 une subvention « écologique » pour aider les ménages les plus modestes, propriétaires, à réaliser des économies d’énergie en effectuant des travaux d’isolation de leur logement, en particulier sur la toiture responsable de 30% des pertes d’énergie. Sage initiative en plein hiver et dans la foulée du prêt à taux zéro (PTZ) réservé à la rénovation énergétique de l’habitat résidentiel !

Les ménages concernés se verront prêter de l’argent à taux zéro (PTZ) via une « aide de solidarité écologique », selon un dossier de presse transmis à l’AFP. L’bjectif est de réhabiliter en huit ans (2010-2017) les logements de 300.000 propriétaires occupants modestes en forte situation de précarité énergétique.

Ainsi, le gouvernement met en place le Fonds national d’aide à la rénovation thermique des logements privés, qui sera géré par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et ses antennes départementales.

Ce fonds, qui sera doté de 1,25 milliard d’euros, prêtera directement les sommes aux propriétaires retenus. Dans le cas de travaux d’isolation d’un montant de 10.000 euros par exemple, le fonds avancera les deux tiers de la somme. Le reste sera à la charge du propriétaire. « Le Fonds national permettra de faciliter l’accès des plus modestes à l’éco-prêt à taux zéro, mesure phare du grenelle Environnement », se félicite le ministère.

L’enjeu d’économies d’énergie est énorme puisque ces opérations de rénovation devront conduire à des économies d’énergie d’au moins 30%, souligne le ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans son dossier de presse.

Afin d’identifier les logements nécessitant une réhabilitation d’urgence, 600.000 habitations feront l’objet d’un repérage préalable. La moitié des rénovations visées auront lieu en espace rural, précise le ministère. Suivront des visites à domicile avec un diagnostic thermique.

Environ 3,4 millions de ménages défavorisés consacrent plus de 10% de leurs ressources à payer leurs factures de chauffage: 62% sont propriétaires et une majorité a plus de 60 ans. Ces ménages croulent sous des impayés et connaissent régulièrement des coupures d’énergie, ce qui accroît le mal-logement, indique le ministère.

Domoclick.com et l’AFP