Transition énergétique en région: Plus de 3000 associations se débattent pour se faire entendre !

Malgré les critiques sur le démarrage ou pas du débat national sur l’énergie d’ici 2050, il y a des initiatives locales qui montrent que la parole est au peuple, pas seulement aux spécialistes des énergies renouvelables, fossiles ou du changement climatique. Un tissu tendu d’associations en région, plus de 3000 se mobilisent avec leurs élus et leurs adhérents dont des ingénieurs ou chefs d’entreprises pour créer une dynamique de dialogue avec toutes les populations sur des sujets souvent complexes à analyser où fourmillent les idées reçues. D’où l’intérêt de participer: Début mai, toutes les régions avaient un programme de manifestations**… sauf le Limousin. C’est pourquoi un collectif de quatre associations s’est rapidement créé pour donner une tribune et la parole aux populations. Il regroupe Attac87, Limousin Nature Environnement, l’Association Limousine pour le Développement des Energies Renouvelables (ALDER), les Amis de la Terre87 et Limousin Ecologie. L’intérêt de ce collectif*** est de « jouer collectif » en organisant toute la semaine du 21 au 25 mai, plusieurs événements à la fois spectaculaire et didactique qui répond, en partie, aux souhaits de Laurence Tubiana. La grande ordonnatrice du débat est la directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales estime en effet que « loin des crispations Parisiennes, les villes et les communes montrent le chemin ». Ce qui pourrait pousser le gouvernement à leur accorder par voie législative des marges de manoeuvres plus large pour produire et distribuer l’énergie comme ils le décident. La voie ouverte vers la décentralisation active; à vous de participer !

collectif87 P1140444 Transition énergétique en région: Plus de 3000 associations se débattent pour se faire entendre !

Martine LAPLANTE (les Amis de la Terre), Line MARTIN (ATTAC-87), Michel GALLIOT Limousin Nature Environnement) et Michel TEISSIER (ALDER et Limousin Ecologie)

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augmentation de la population : la fin du XXIème siècle verra des conditions environnementales et économiques totalement différentes de celles que nous connaissons. Notre société sera fondamentalement modifiée pour s’adapter à cette nouvelle donne. Les années qui viennent doivent permettre de passer d’un monde à l’autre : c’est une période de transition qui s’ouvre, transition écologique et transition énergétique.

A la suite de la conférence environnementale qui s’est tenue en septembre dernier, le Gouvernement s’est engagé à organiser un grand débat national sur l’évolution de notre modèle énergétique afin de réaliser sans drame, mais non sans efforts, cette mutation de notre société. Ce débat s’organise au niveau national, avec l’ensemble des parties prenantes suivant le modèle du Grenelle de l’environnement, mais aussi au niveau local sous la responsabilité des Régions. Lancé à la fin de l’automne 2012, il se terminera cet été.

En Limousin, c’est très timidement que le Conseil régional*** s’est engagé dans ce processus, avec un forum sur invitations, organisé le 24 mai et annoncé très tardivement, et un collectif de quatre associations s’est donc créé pour donner la parole aux citoyens. Il regroupe Attac87, Limousin Nature Environnement, l’Association Limousine pour le Développement des Energies Renouvelables, les Amis de la Terre87 et Limousin Ecologie. Ce collectif organise dans la semaine du 21 au 25 mai, plusieurs événements afin:
> d’Apporter des éléments de connaissance pour mieux comprendre les enjeux et les défis qui nous attendent et
> Permettre à tous les citoyens de donner leur avis sur les moyens à mettre en œuvre.

Les trois premières manifestations traiteront du problème de l’énergie nucléaire, mode de production d’énergie qui a été imposé aux Français il y a presque 50 ans, des impacts du changement climatique, particulièrement importants en Arctique avec la fonte de la banquise estivale et d’une partie de l’inlandsis (la calotte de glace) du Groenland, et enfin du coût du changement climatique pour la France. Ces trois manifestation n’ont jamais été présentées en Limousin, les deux premières – une pièce de théâtre et un film- ont été créées en 2012, la troisième- une conférence par un expert de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique – s’appuie sur des résultats publiés en 2009 mais peu connus.

Le débat citoyen prendra la forme de 4 ateliers

-Efficacité énergétique et Précarité énergétique – Rénovation et amélioration de l’habitat
-Sobriété énergétique (modèle de société et comportement des citoyens)
-Quelles énergies pour demain : Energies renouvelables, Sortie du Nucléaire, dépendances énergies fossiles (gaz de schiste) 
-Gouvernance énergétique et aménagement du territoire : solutions locales et rôle du citoyen, coopérations et solidarités .
Le compte rendu de ces ateliers et les propositions qui seront formulées lors de ces échanges, seront réunies dans un cahier de participation qui sera versé au débat national au titre de la participation du Limousin. C’est pourquoi tous les citoyens qui veulent participer vont pouvoir se faire entendre à l’échelon local (le cahier sera également transmis aux autorités de la région) et national.

Programme de la semaine du 21 au 24 mai 2013 :

AU THEATRE , Mardi 21 mai à 20h, au Carrefour des étudiants, 88 rue du pont St Martial à Limoges, «L’impossible procès », par la compagnie « Brut de Béton »  : Un avion s écrase sur une centrale nucléaire. Après le temps des mesures d’urgence, vient le temps des responsabilités. Ce procès est une tentative de mettre le théâtre au cœur du débat citoyen .


AU CINEMA, Mercredi 22 mai à 18h, amphi B de l’ENSIL (Ecole nationale supérieure d’ingénieurs de Limoges à la Technopole d’Esther) projection du film documentaire américain « Chasing Ice » de Jeff Orlowski . Toutes les observations convergent vers une accélération de la fonte de la banquise et de la calotte polaire du Groenland. Quelle en seront les conséquences pour la planète ?

A LA MAIRIE , Jeudi 23 mai, 20h, amphi Blanqui (derrière la mairie de Limoges) « Le climat va changer…Combien ça va nous coûter ? » Conférence de Michel Galliot, expert auprès de l’ONERC. Tous les secteurs sont concernés, santé, agriculture, ressources en eau, tourisme, transports etc…. La facture totale devrait dépasser la dizaine de milliards par an en 2100.
Samedi 25 mai de 9h30 à 12h30 et de 14h à 16h30, espace Blanqui-Timbaud ateliers-débats à thèmes.

A L’HOTEL DE REGION LIMOUSIN, vendredi 24 mai , de 9h à 17h la Conférence Régionale des Energies (sur invitation au 05 55 45 19 62 ou à dnte@crlimousin.fr):
Quatre ateliers sont prévus dont :
- Atelier de 10h30 à 12h30: Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ?
- Atelier de 14h à 16h: Quel coût et quel financement de la Transition énergétique ?

DANS 11 REGIONS : Journée citoyenne du Samedi 25 mai:
http://www.transition-energetique.gouv.fr/participer/journee-citoyenne-du-25-mai

** Site officiel : http://www.transition-energetique.gouv.fr/

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Debat-sur-la-transition.html

http://www.transition-energetique.gouv.fr/participer/journee-citoyenne-du-25-mai

*** Le débat , du 21 au 24 mai , en région Limousin:
http://transitionenergetique87.fr/

Le calendrier du débat national TRANSITION ENERGETIQUE
Janvier et février : pédagogie et information sur la situation énergétique de la France.
Mars à juin : participation et concertation des acteurs et du grand public
Juillet : synthèse des avis et recommandations.
Automne : projet de loi transition énergétique au parlement.

Domoclick.com

L’association NEGAWATT, Transition mode d’emploi:
http://www.negawatt.org/transition-energetique-p119.html

Changement climatique – Impacts en France
25 mars 2013 – ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT, brochure de 16 pages à télécharger:
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/livret_indicateurs.pdf

Les 14 mesures des ONG sur la transition énergétique devra s’appuyer sur 6 grands principes
> Limiter la hausse des factures d’énergie en réduisant la consommation
» Mesure 1 – Des bâtiments moins gourmands en énergie » Mesure 2 – Une mobilité rééquilibrée et durable » Mesure 3 – Mettre fin au gaspillage d’éléctricité
> Assurer à tous l’accès à des services énergétiques (chauffage, éclairage…) de première nécessité
» Mesure 4 – Eradiquer la précarité énergétique
> Programmer l’arrêt progressif des énergies polluantes, à risques, génératrice de gaz à effet de serre, présentant des risques technologiques majeurs, ou qui s’appuient sur des ressources limitées
» Mesure 5 – Supprimer progressivement les modes de chauffage polluants et inefficaces » Mesure 6 – Sortir du mirage des énergies fossiles non conventionnelles » Mesure 7 – Programmer l’arrêt du nucléaire
> Sécuriser la couverture des besoins maîtrisés en énergie
» Mesure 8 – Soutien aux énergies renouvelables » Mesure 9 – L’agriculture comme actrice de la transition énergétique
> Permettre aux citoyens et aux territoires de reprendre en main les décisions en matière d’énergie
» Mesure 10 – Gouvernance : mieux répartir les compétences entre Etat et Collectivités » Mesure 11 – Soutenir les projets citoyens d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique
> Assurer les conditions de réussite de la transition énergétique
» Mesure 12 – Transition, reconversion, formation » Mesure 13 – Financement de la transition énergétique » Mesure 14 – Une fiscalité juste, au service de la transition énergétique.

http://transitionenergetique.org/wp-content/uploads/2013/01/14-propositions-ONG.pdf

Tablettes: Les prix low-cost vont-ils contredirent l’innovation liée aux usages du tactile ?

Le marché des tablettes tactiles est passé à un marché de masse en seulement à peine deux ans. Les ventes vont connaître une hausse plus forte qu’attendu en 2013, a indiqué lundi 13 mai GfK. L’institut prévoit la vente de six millions d’unités cette année en France, contre 3,6 millions en 2012, et constate aussi une spectaculaire baisse des tarifs. Cet élan enthousiaste de l’équipement des foyers est accompagné par une « révolution des nouveaux formats », des nouvelles pratiques et des contenus mobiles qui atteindraient 65 milliard$ selon Juniper Research, cité par Viuz.com .Etat des lieux fin mai 2013.

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La tablette iPad d'Apple est la première tablette tactile du marché , présenté le 27 janvier 2010 par son PDG, Steve Jobs

En début d’année, l’institut GfK estimait que 5,1 millions de tablettes devraient être vendues en France, il révise aujourd’hui ses prévisions en prévoyant une hausse de 65% des ventes pour l’année 2013, atteignant les 6 millions d’unités. La baisse de prix de l’ordre de 32% enregistrée sur le premier trimestre 2013 « est le signe indéniable d’un marché dont l’argument majeur reste le prix », indique François Klipfel, directeur général adjoint chez GfK France. C’est oublier un peu vite ce qui fait de la tablette l’innovation de rupture depuis que le Macintosh existe en 1984. Un outil à la fois ludique et professionnel que l’on s’approprie immédiatement, à 7 ou 77 ans, parce qu’il ne nécessite pas de mode d’emploi. La preuve, la simplicité du tactile a eu un effet magique auprès des enfants et des grands-parents à Noel dernier.

Pour GfK, le raz de marée des offres low-cost, « parfaitement en phase avec les attentes de la distribution qui cherche à générer du trafic en magasin avec une politique de prix bas », pourrait cependant s’avérer en contradiction avec « la volonté des fabricants de valoriser l’innovation liée aux usages du tactile ».

Les raisons du succès sont multiples, avec au premier rang, le fait que la tablette, autrefois produit réservé aux technophiles, est désormais parfaitement intégrée dans un grand nombre de foyers français. Ainsi 3 millions de foyers sont déjà équipés, indique une étude Mediamétrie/GfK. Et alors que le taux d’équipement en tablette tourne autour des 15% sur l’ensemble de la population, il atteint les 30% sur les foyers avec enfants, indique Adrien Bourreau,senior consultant nouvelles technologies au cabinet Kurt Salmon. La tablette, c’était déjà le souhait numéro un des enfants à Noel 2012. « Ils rêvent tous d’en avoir une ».

« Phénomène d’imitation » ? De la même manière, on constate que deux tiers des enfants utilisent déjà la tablette de leur parents, devenu peu à peu un outil à usage familial, notamment au travers des applications.La tablette fait donc déjà partie de l’univers familier de nombreux enfants qui les utilisent déjà pour jouer, faire des coloriages, et inévitablement…regarder des vidéos.

L’avènement des offres de tablettes low-cost a été permis par « les avancées considérables qu’a connu l’outil de production asiatique ». Ce qui a ainsi pu proposer aux marques des produits corrects sous la barre de 200€ dès 2012. Par contre, les tablettes plus haut de gamme comme celles compatibles avec les réseaux mobiles 3G/4G restent plus discrètes du fait également d’un usage de la tablette essentiellement résidentiel et qui profite, en France, d’une excellente couverture wifi, souligne GfK.

« La tablette pose également la problématique d’un business model en mutation », indique l’institut, car « certains acteurs affirment publiquement ne pas se soucier de la rentabilité sur le matériel pour se concentrer sur les revenus liés à la vente de logiciel et d’applications. Une stratégie qui pourrait permettre à la baisse de prix de suivre un cours régulier ».

Le marché des contenus mobiles : 65 milliard$ en 2016

Autre étude de marché qui renforce l’expansion quasi-industrielle du numérique, celui des contenus mobiles par Juniper Research, qui devrait passer de 40 Milliards de dollars en 2013 à 65 Milliards de dollars en 2016 soit une hausse de 62,5% en trois ans. Une croissance rendue possible par la montée en puissance des jeux et du téléchargement d’Ebooks et de vidéos sur tablettes et sous l’impulsion du DCB (Direct Carrier Billing), soit la facturation directe de contenus mobiles par les opérateurs télécoms. Juniper note que les Appstores comme Google Play ou Blackberry Apps auront de plus en plus recours au Direct Carrier Billing comme mode complémentaire de monétisation de leurs stores en raison de taux de conversion supérieurs et grâce à la possibilité de monétiser des consommateurs «non-bancarisés». Selon Juniper Research, cité par Viuz.com la musique et la vidéo devraient constituer près de la moitié des revenus des contenus mobiles.

Domoclick.com avec l’AFP

Source: Viuz.com
http://www.viuz.com

Sur les tablettes: L’inexorable chûte des parts de marché de l’iPad d’Apple

http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lmi/lire-tablettes-l-inexorable-chute-des-parts-de-marche-de-l-ipad-d-apple-26000.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

La triste météo fait-elle le beau temps sur le débat « transition énergétique » ?

Déjà, les vacances de Printemps ont eu un effet surprenant sur la fréquentation des musées en ville et des réservations d’hébergement à la campagne. Et la sombre météo nous rendrait-elle plus disponibles pour se plonger dans le débat national où le changement climatique est directement concerné ? D’accord, pas d’accord ? En tous cas les engagements internationaux et Européens nous pressent de limiter à 2 degrés l’augmentation du réchauffement de la planète d’ici 2050. Ce qui implique une division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre (le facteur 4 ) provenant du pétrole dont nous restons encore dépendant à 95% ! Le débat est là pour répondre à ces questions : Quelle énergie dans 20, 30 ou 40 ans ? Quels sont les investissements prioritaires aujourd’hui ? Comment développer les énergies  renouvelables ? Comment optimiser nos consommations et décarboner l’énergie ? Telles sont les questions vitales sur lesquelles tous les Français sont invités à débattre. Le débat qui se déroule dans toute la France conduira à un projet de loi de programmation à l’automne 2013. C’est donc maintenant qu’il faut râler (pour ou contre le nucléaire le gaz de schiste ou la taxe carbone ?) et savoir écouter les experts pour se faire une opinion et peser dans les échanges. Parce que « penser autrement l’énergie » passe par une équation incontournable: Comment financer les investissements de la Transition énergétique alors que la Commission de l’énergie, la CRE*, prévoit une hausse de 30% du prix de l’électricité d’ici 2017 ? A vous aussi d’en débattre !

22fournisseurs energie1 La triste météo fait elle le beau temps sur le débat « transition énergétique » ?

Depuis 2006, entreprises et particuliers peuvent librement choisir leur fournisseur d'énergie

Etant donné la rareté des ressources du pétrole et la hausse de nos consommations domestiques, les défis qui nous attendent sont vitaux. Il est important que tous les habitants s’emparent de ce débat, qu’ils fassent entendre leur voix**** pour peser sur les choix à venir et qu’ils s’engagent dès maintenant et en toute conscience dans la mutation nécessaire de notre société dans les années et les décennies à venir. On parle de l’avenir immédiat , pas seulement de nos petits-enfants !

Le contexte du débat national sur la transition énergétique

Le Président de la République a fixé un cap ambitieux : faire de la France la nation de l’excellence environnementale. Il a indiqué la voie à suivre pour engager la France dans la transition énergétique, fondée sur la sobriété et l’efficacité, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables, et plus globalement dans la transition écologique, en les inscrivant dans les cadres communautaires et internationaux.

La ministre de l’écologie, Delphine Batho, répond aux inquiétudes des industriels sur le débat énergie

La ministre Delphine Batho a tenté vendredi 17 mai de répondre aux inquiétudes des industriels sur les conséquences économiques d’un moindre recours au nucléaire et aux énergies fossiles, en soulignant les risques d’un statu quo et en appelant les patrons au compromis. « J’entends un certain nombre de remarques ou d’inquiétudes depuis un certain nombre de semaines ou de mois, comme si le gouvernement n’avait pas la pleine compréhension des intérêts économiques et des enjeux industriels liés à la transition énergétique », a déclaré la ministre.

«  La meilleure politique énergétique actuelle n’est certainement pas le statu quo » Delphine BATHO

Madame Batho, qui intervenait à un colloque organisé par l’Association française des entreprises privées (Afep****), a expliqué vouloir répondre à ceux qui pourraient penser qu’elle n’a « pas le souci de l’industrie », ou que la transition énergétique ne s’imposerait pas du fait de la crise économique française et européenne. « Je crois au contraire que cette dégradation de la situation économique doit nous amener à activer encore davantage le levier de la transition énergétique et j’ai la conviction que la meilleure politique énergétique actuelle n’est certainement pas le statu quo », a-t-elle dit. Voulant « convaincre qu’on ne peut pas continuer comme cela », la ministre a notamment cité l’envolée des prix de l’énergie et le déficit record de la facture énergétique française pour justifier une nouvelle politique.

Le débat sur la transition énergétique a montré quelques signes de tensions ces dernières semaines, plusieurs chefs d’entreprises ou organes patronaux insistant sur la nécessité de ne pas détériorer un peu plus la compétitivité française. Selon Jean François RAUX , délégué général de l’UFE***, cité dans Le Monde du 17 mai 2013 « c’est super de lancer le grand défi du chantier de la rénovation thermique (30 millions de logements) mais les moyens financiers ne sont pas sur la table »

« Un New Deal écologique »

Défendant ce débat, parfois critiqué pour son manque d’écho, Mme Batho a appelé de ses voeux « un New Deal écologique ». « Il faut au travers du débat, nouer un compromis social autour de la relance économique par la transition énergétique », même « à partir de positions extrêmement clivées ». « Je souhaite que les grands acteurs de l’industrie française prennent toute leur part dans la construction de son contenu », a dit la ministre, se disant « très intéressée » par certaines des propositions présentées vendredi par l’Afep et le Cercle de l’Industrie.

Les deux organisations suggèrent notamment de « maîtriser les coûts » de la transition et de ne fermer « aucune option » pour le bouquet énergétique du pays, y compris l’exploration du gaz de schiste. Celle-ci est impossible en France depuis l’été 2011 du fait de l’interdiction par la loi de la technique controversée de la fracturation hydraulique. A plusieurs reprises, Mme Batho a réaffirmé l’opposition du gouvernement à des forages utilisant cette technique, fussent-ils expérimentaux. Tandis que le patronat, par la voix du Medef, a aussi répété à de nombreuses reprises son attachement au nucléaire pour maintenir la compétitivité du prix de l’électricité en France. D’autant que les industriels français soulignent qu’en Allemagne, les surcoûts du « tournant énergétique » sont portés par les ménages et très peu par les entreprises.

Domoclick.com avec l’AFP

* CRE/
http://www.cre.fr/

*** l’UFE, Union Française de l’Electricité:
http://www.ufe-electricite.fr/

**** l’AFEP:
http://www.afep.com/

** Débat national sur La Transition Energétique :
http://www.transition-energetique.gouv.fr/

Le débat en région Limousin:

http://transitionenergetique87.fr/

Avec les multi BEPOS, nous allons vers un bâtiment économiquement intelligent. ! selon Alain Maugard, président de QUALIBAT

« Nous maîtrisons actuellement la consommation des principaux usages énergétiques dans le bâtiment. Ne peut-on pas commencer à définir précisément le BEPOS qui verra le jour ? Cela permettrait de lancer huit ans auparavant l’offre industrielle et d’explorer les méthodes de construction » analyse Alain Maugard dans sa chronique publiée sur XPAIR.com*. Actuellement président de QUALIBAT**, Alain MAUGARD est polytechnicien et Ingénieur des Ponts et Chaussées. Il a occupé des fonctions au ministère de l’équipement et à la direction de la construction. Des responsabilités et une expérience qui l’ont mené à la direction de l’EPAD (établissement public pour l’aménagement de la région et de la défense) et à la présidence du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB, lien actif sur notre colonne Organismes Pros, à droite). Sa vision à la fois technicienne et macro-économique du bâtiment en France fait de lui un des acteurs les plus respectés et écoutés de la filière. Particulièrement parce qu’il tient toujours en ligne de mire de ses raisonnements l’aspect coût et rentabilité. N’est-il pas le seul en France à considérer que la crise du logement en France s’explique par la mauvaise gestion de l’espace foncier ? A vérifier dans cette chronique où les objectifs des bâtiments BEPOS, bas carbone d’ici 2020, et le prix de l’énergie font effet de levier sur les innovations industrielles.

Amaugard Avec les multi BEPOS, nous allons vers un bâtiment économiquement intelligent. !  selon Alain Maugard, président de QUALIBAT

" Avec les bâtiments BEPOS, nous allons vers un BEPOS économiquement intelligent."

« La définition du BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) est stratégique car elle ouvre la voie à de nouveaux développements et applications industrielles. Si les industriels savent que le bâtiment de demain tiendra compte de l’énergie grise, ils vont adapter leurs processus pour fabriquer des matériaux et des équipements à bas carbone. D’où l’intérêt d’annoncer le plus tôt possible aux industriels la caractérisation du BEPOS afin que ceux-ci mettent dès à présent leurs équipes de recherches et développement sur l’objectif d’énergie grise. Et de là, des solutions vont émerger : consommer moins d’énergie pour fabriquer les matériaux, travailler sur l’allongement de la durée de vie et sur le recyclage, etc, …

Comment être positif en énergie ?

Actuellement, nous maîtrisons la consommation pour la construction neuve. Elle est désormais réduite. Il nous faut donc produire l’équivalent, ou un peu plus, pour être positif en énergie. Pour cela, le BEPOS doit intégrer obligatoirement des énergies renouvelables. Mais quelles énergies renouvelables ?

Nous avons le solaire thermique, la biomasse, la thermodynamique avec la géothermie, … Cependant, quel que soit le système, nous allons avoir besoin d’électricité pour faire fonctionner nos équipements, pour répondre aux usages domestiques généraux et pour l’éclairage. Globalement, et en première intention nous allons devoir mettre en œuvre une production d’électricité solaire photovoltaïque.

Il peut être également possible de produire de l’électricité avec le gaz, avec des systèmes de cogénération. Néanmoins le gaz n’est pas majoritairement une énergie dé-carbonée, et n’est pas une énergie renouvelable sauf dans le cas du biogaz. Quant à la biomasse, le bilan carbone est très bon, c’est une énergie renouvelable, elle peut être une solution généralisée à condition de ne pas impacter les ressources alimentaires et les ressources forestières de bois noble.

Il nous faudra dans tous les cas produire de l’électricité.

L’électricité est ainsi au cœur du développement du BEPOS. Pour « être » BEPOS, il nous faudra produire de l’électricité. Si elle est produite à partir de panneaux photovoltaïques, elle est totalement renouvelable et dépourvue de carbone, hormis l’énergie et le carbone qu’il a fallu utiliser pour fabriquer lesdits capteurs, ce qui représente un à deux ans de production, soit moins de 10% de la durée de fonctionnement du panneau.

En France, nous avons un problème ou un avantage de notre tarification électrique. Eu égard à nos tarifs actuels, il est aujourd’hui plus économique d’utiliser l’électricité du réseau que de la fabriquer soi-même. Or, se pose le problème de l’évolution des prix des énergies, et le prix de notre électricité va fatalement augmenter, et d’un autre côté, l’électricité photovoltaïque devrait progressivement diminuer dans le temps, et encourager les installations de moins en moins chères. Ainsi les deux courbes se croisent sur « un point d’équilibre », où l’électricité photovoltaïque est au même prix que l’électricité du réseau.

La question imminente est de savoir à quel moment, cette parité aura-t-elle lieu ?

Notre mix énergétique électrique (nucléaire hydraulique, fossiles), même si il est un des plus performants en Europe et au monde, va nous coûter cher dans le temps. Il faudra renforcer les mesures de sécurité des centrales nucléaires existantes, et investir dans leur démantèlement. Ainsi, attendons-nous à l’horizon des 15 prochaines années à disposer d’un mix énergétique électrique qui augmentera avec un coefficient de 1,5. Cette augmentation de prix devrait être sans doute plus élevée car nous risquons d’avoir des surcoûts de prestations pour les démantèlements de centrales et qu’il faudra bien un jour s’assurer pour couvrir le risque d’un accident nucléaire.

Il y a peu de temps le prix de l’énergie photovoltaïque, comparé au prix de l’électricité du réseau, était quatre fois plus cher. Aujourd’hui, si nous comparons les deux courbes, nous obtenons un coefficient de l’ordre de 1,7. Ainsi, à quel moment, la parité entre ces deux énergies se fera-t-elle ?

À l’époque, nous imaginions que cette parité s’effectuerait dans les années 2025, aujourd’hui les projections rapprochent ce point et nous amènent à l’horizon 2020, et même avant dans le Sud. Ce pronostic renforce la pertinence de la généralisation du BEPOS 2020 par voie réglementaire. Signalons par exemple que dans le sud de l’Italie la parité est déjà atteinte, du fait d’un très bon ensoleillement et d’une électricité réseau beaucoup plus chère !

La question est donc la suivante : devons-nous attendre la parité qui sera là dans 5 à 10 ans ?

Ou devons-nous d’ores et déjà investir dans les renouvelables ? Le risque n’est-il pas en France de se retrouver les derniers laissant devant d’autres nations comme les allemands qui sont d’ores et déjà particulièrement en avance sur les technologies solaires photovoltaïques ? Avec une ambition européenne, ne devrions-nous pas créer, à l’image industrielle d’EADS, un consortium de type Airbus pour une industrie européenne du photovoltaïque ? La fabrication du photovoltaïque est très robotisée, et elle s’y prête, comme l’industrie européenne de l’aéronautique, de l’espace, … À l’image de la CECA (communauté européenne du charbon et de l’acier) qui avait été créée à l’époque en 1952 pour soutenir les industries du charbon et de l’acier et ce pour une durée de 50 ans, ne pourrions-nous pas avec quelques pays européens nous engager dans la voie industrielle du photovoltaïque ?

Un BEPOS différent par zone géographique

La performance du BEPOS est directement liée à l’utilisation des énergies renouvelables et à la rigueur climatique du lieu. Si nous prenons le solaire en particulier, il y a lieu de différencier le BEPOS par rapport à la zone géographique où il est installé. Il est évident que les performances BEPOS dans les zones ensoleillées et à climat doux sont plus faciles à atteindre, que dans la région Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, une première analyse consiste de disposer d’objectifs BEPOS territorialisés, tout simplement comme le fait la réglementation thermique 2012 actuelle qui différencie les objectifs de consommations conventionnelles en kWh/m2.an par zone climatique. Si par exemple la RT 2012 donne 40 kWh pour les zones les plus favorables et donc les plus ensoleillées, cela sera d’autant plus facile de couvrir cette faible consommation avec du photovoltaïque. C’est vraisemblablement ce qui nous entraînera à réaliser le BEPOS plus rapidement en région PACA, et sans doute plus tardivement en région Nord pas de Calais.

Un BEPOS intégrant tous les usages et l’énergie grise par-dessus le marché ?

Définissons le BEPOS par rapport aux usages énergétiques. Un bâtiment est-il un BEPOS s’il couvre les cinq usages principaux de la RT 2012 ? Devrait-il l’être pour six ou sept usages ? Doit-il être BEPOS pour tous les usages ? La prise en compte des consommations d’appareils électriques (appareils ménagers, box TV, …) de plus en plus émergentes, devrait être intégrée ? Bien évidemment, l’énergie positive doit à terme couvrir tous les usages. En second lieu, le BEPOS ne peut se concevoir sans l’intégration de l’énergie grise. Imaginons un BEPOS très performant mais qui aurait été réalisé avec des matériaux très énergivores et très carbonés, le bilan ne pourrait être similaire à un BEPOS mieux conçu en termes d’énergie et de carbone gris.Nous nous dirigeons donc vers un BEPOS intégrant plus d’usages, ainsi que l’énergie grise. »

Quant à la maison individuelle BEPOS, nous avons vu qu’elle avait l’avantage de pouvoir produire plus d’électricité photovoltaïque, et vraisemblablement plus électricité qu’elle en a besoin à l’instant « T », ce qui est nécessairement valorisable. Cet excès d’électricité pouvant être bien évidemment utilisé pour l’éco-mobilité c’est-à-dire les véhicules électriques. Ainsi nous allons pouvoir donner un objectif à la maison individuelle BEPOS, non seulement de produire sa propre électricité, mais également de fournir l’énergie pour la locomotion. Cette idée est intéressante même si l’on sait déjà qu’il faudra des grandes surfaces de capteurs photovoltaïques avec de bien meilleurs rendements à l’avenir. L’approche du BEPOS « maison individuelle avec véhicule électrique » est tout à fait compatible avec les trajets de courte distance associés à la maison individuelle. Ainsi il se dégage dès maintenant pour l’horizon 2020 des solutions BEPOS plurielles : en zone dense, c’est le BEPOS à plusieurs et avec transports collectifs qui émerge, et en zone étendue c’est du BEPOS avec voiture électrique ».

* Lire la suite sur XPAIR.com, le portail expert de la performance énergétique:
http://conseils.xpair.com/lettres_expert/2/les-multi-bepos-nous-attendent.htm

S’abonner aux LETTRES d’Xpair: Lettres de Maugard, Sesolis et Cardonnel: Chaque mois, trois experts vous apportent leur expérience sur des sujets sensibles d’actualités.http://www.xpair.com/annexe/abonnement_lettres.htm

Domoclick.com

** QUALIBAT, CHOISIR UN ARTISAN ET UNE ENTREPRISE « RECONNU GRENELLE »:
http://www.qualibat.com/Views/EntreprisesGrenelle.aspx

Débat sur les chocs du climat: Les ONG se mobilisent contre le big bang.

Ce soir France Inter* remue terre et ciel sur le sujet le plus incontournable que tous les politiques et les lobbies veulent contourner. Parce qu’il implique tout ce qui fait mal: des contraintes industrielles très couteuses, des décisions politiques impopulaires et un changement des comportements individuels anti-confort. Pourtant, 2012 est la neuvième année la plus chaude de l’Histoire. Saisons déréglées et catastrophes naturelles en série sur tous les continents… Résultats; le taux de CO2 dans l’air est au plus haut depuis deux millions d’années et deux chiffres impressionnants à retenir suffisent à : Le nombre de victimes de l’air pollué en France: 46000 morts et le coût en hausse constante de l’impact des catastrophes naturelles aux Etats-Unis est de 16 milliard$ selon le Ceres*** contre 4,2 milliard$ en 2010, soit 4 fois plus en seulement deux ans !!. Explications sur France Inter avec Hervé Le Treut et Michel Jarraud. A approfondir sur le site Jevotepourleclimat** avec son réseau des principales ONG actives sur le changement climatique en FRANCE.

A REECOUTER OU PODCASTER/


orangeBleue Débat sur les chocs du climat: Les ONG se mobilisent contre le big bang.

Réchauffement climatique © magiceuropeanshores.com - 2013

Hervé Le Treut, l’une des figures de l’appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d’économie d’énergie, limiter la consommation d’énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques… Il ne reste que quelques décennies pour diminuer l’ampleur des modifications en cours et nous préparer à affronter les nouvelles inégalités qui en découleront. Un ouvrage indispensable pour comprendre la machine climatique, ses facteurs de régulation et les enjeux écologiques de demain.

Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation Météorologique mondiale (OMM****)
Hervé Le Treut, 56 ans – Climatologue:
est climatologue, spécialiste de la modélisation du climat et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace. (Recherche autour des sciences de la planète et de l’environnement)Il est coauteur du 4eme rapport du GIEC et participe aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Samedi 25 mai: les ateliers / débats à LIMOGES
Changer nos habitudes, changer d’énergies, maintenant ?

Espace Blanqui (derrière la Mairie de Limoges) Accueil en salle Jean-Pierre Timbaud à partir de 9h30, puis :

-4 ateliers en parallèle de 10h à 12h30 (salles JP Timbaud, Blanqui 2 et amphi Blanqui) pause pique-nique de 12h30 à 14h30 4 ateliers en parallèle de 14h30 à 17h30

Sur 4 thèmes :
1.Efficacité énergétique et Précarité énergétique – Rénovation et amélioration de l’habitat
2.Sobriété énergétique et comportement des citoyens
3.Quelles énergies pour demain : Energies renouvelables, sortie du
nucléaire, dépendances énergies fossiles (gds) ?
4.Gouvernance énergétique et aménagement du territoire : solutions
locales et rôle du citoyen, coopérations et solidarités
(les mêmes ateliers auront lieu 1 fois le matin et 1 fois l’après-midi )
>« Apéro-Synthèse » de 17h30 à 18h30

Débat du Jeudi 23 mai: Le climat va changer … Combien ça va nous coûter ?
http://transitionenergetique87.ouvaton.org/le-climat-va-changer-combien-ca-va-nous-couter/

* France Inter, le téléphone sonne: A SUIVRE CE SOIR SUR FRANCE INTER dès 19H20:
http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-changement-climatique-est-il-deja-trop-tard

** Je vote pour le climat:
http://www.jevotepourleclimat.fr/

*** CERES (site Américain:

http://www.ceres.org/

**** L’Organisation Météorologique mondiale (OMM):

http://www.wmo.int/pages/index_fr.html

***** Les ONG actives sur le changement climatique en FRANCE/
-TACA: TAXE CARBONE avec REDISTRIBUTION !
taca réduire tes émissions de CO2
et mobiliser pour changer le cours des évènements!

-RESEAU ACTION CLIMAT FRANCE
fédère des associations impliquées
dans la lutte contre les changements climatiques

-NOTRE PLANETE INFO
Site de référence en environnement
et sciences de la terre

-BIZI
Urgence climatique au Pays Basque

-OBJECTIF CLIMAT
Sensibilisation et mobilisation sur l’enjeu climatique
en Alsace

-LE CLIMAT ENTRE NOS MAINS
Pour participer à la stabilité du climat action de LA REVUE DURABLE
Retrouver tous les liens actifs à cette page:
http://www.jevotepourleclimat.fr/fr/information/36856/les-sites-associes