Paul CHAMPSAUR, président de l’ART, publiée dans La Tribune

Le gouvernement a exigé des opérateurs une baisse du prix des mini-messages SMS. Que peux faire l’ART ?

Cela fait un certain temps que nous réfléchissons à ce dossier. Mais il est difficile d’en parler sans évoquer le marché de la téléphonie mobile dans son ensemble. Rappelons tout d’abord que les textes européens ne prévoient pas d’intervention du régulateur sectoriel sur ce marché de détail, sauf dans des cas exceptionnels dûment justifiés. L’ART n’a donc pas vocation à intervenir sur le prix de détail des SMS.
La logique des nouvelles directives est de privilégier l’intervention sur les marchés de gros. Le marché de la terminaison d’appel – par lequel nous avons commencé nos analyses de marché – ne mentionne que la voix, car les 18  » marchés pertinents  » ont été définis il y a déjà quelque temps. En ce qui concerne le marché des SMS, nous en avons discuté avec les autres régulateurs européens et la Commission et nous devrions être les premiers à lancer l’analyse de ce marché. Nous avons en effet décidé de lancer le processus pouvant conduire à la définition d’un nouveau marché pertinent : celui de la terminaison d’appel SMS. Comme elle l’a fait pour les appels fixes vers mobiles, l’ART consultera les acteurs puis le Conseil de la concurrence, dont le point de vue sera primordial. Enfin, la Commission européenne aura un droit de veto sur notre analyse, puisqu’il s’agit de définir un marché nouveau. Si nous arrivons à la conclusion qu’une régulation est nécessaire, nous pourrons imposer au premier trimestre 2005 une baisse des tarifs de gros des SMS pour qu’ils reflètent mieux les coûts.

Le coût d’un SMS est-il de 6 à 8 centimes comme l’assurent les opérateurs ?

Je ne suis pas en mesure de le dire. Nous demanderons les informations comptables aux opérateurs.

Les minimessages MMS (texte, sons et images) pourraient-ils également être régulés ?

Pas à ce stade. Ce sont clairement des marchés émergents. Il y a unanimité pour ne pas les réguler. L’UMTS génère suffisamment d’incertitudes pour qu’on garantisse aux opérateurs une grande lisibilité en la matière.

Que répondez-vous à ceux qui jugent insuffisante la concurrence dans la téléphonie mobile en France ?

Si l’on fait une photographie du marché français, la situation n’est pas très différente des autres pays européens. Le taux de pénétration est moindre, mais le taux de multi-équipement en cartes SIM est aussi sensiblement plus faible. La France est également plus rurale. Son service de téléphonie fixe est d’excellente qualité et accessible à tous, par exemple grâce aux tarifs sociaux du service universel. En revanche, si les prix sont plutôt en dessous de la moyenne européenne pour les utilisateurs moyens ou assidus, ce n’est pas le cas pour les petits clients ou les utilisateurs occasionnels. On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec l’absence d’opérateur mobile virtuel (MVNO, opérateur sans réseau propre Ndlr).
Par ailleurs, la dynamique concurrentielle donne depuis deux ou trois ans le sentiment de s’essouffler. Il y a moins d’innovations marketing, la baisse des prix se ralentit et la perspective de l’arrivée d’un nouvel entrant avec la quatrième licence UMTS s’éloigne…
Dès lors, vous plaidez pour l’entrée d’opérateurs mobiles virtuels sur le marché français…
Nous sommes favorables à la conclusion d’accords de ce type entre les opérateurs en place et d’autres acteurs, dès lors que ceux-ci proposeront des offres raisonnables qui ne déséquilibreront pas le marché.

Qu’entendez-vous par offres raisonnables ?

Les accords devront permettre aux MVNO d’avoir la pleine propriété de leurs cartes SIM, de leur base de clientèle et une totale liberté commerciale. Pour autant, nous n’avons pas l’intention de dicter aux acteurs les accords de MVNO, et nous ne souhaitons pas fixer a priori les tarifs qui seront proposés. Des accords conclus avec des distributeurs, sur le modèle de Virgin Mobile en Grande-Bretagne, sont souhaitables ou encore des accords entre opérateurs fixes et opérateurs mobiles, comme l’ont fait BT et Vodafone. Il n’est pas exclu que ce dernier type d’alliance ait du succès en Europe et il ne serait pas normal que le marché français reste à l’écart.

Le taux de marge élevé des opérateurs mobiles est-il un critère du manque de concurrence?

Non. Ce seul critère n’est pas suffisant car les télécoms sont un secteur où l’intensité capitalistique est très forte, ce qui génère nécessairement à terme des taux de marge élevés. Il faut donc tenir compte des capitaux engagés. En revanche, certains analystes financiers nous promettent pour les prochaines années des retours sur investissements faramineux… Le régulateur ne peut y rester indifférent. Mais il faut éviter de spolier celui qui a pris le risque d’investir ! Toute la difficulté de la régulation est là.

Que va changer l’émergence de la voix transportée par le réseau Internet (ou voix sur IP) ?

La voix sur IP peut contribuer au rééquilibrage entre les marchés du fixe et du mobile en modifiant les usages comme nous le voyons sur les forfaits ADSL qui incluent la voix, l’Internet haut débit et la télévision. Par le biais de la tarification des terminaisons d’appel, les usagers du fixe ont subventionné le mobile, ce qui n’a plus de justification aujourd’hui. La voix sur IP va permettre des baisses de coûts tout en offrant des fonctionnalités nouvelles, équivalentes à celles du mobile. Nous n’avons pas a priori l’intention d’intervenir sur la tarification de détail de ces services. La régulation n’en devra pas moins définir des règles et des frontières. Pour les appels de PC à PC, il n’y a pas de souci. Pour les appels vers le réseau téléphonique, les règles sont en-cours de définition au plan européen et les opérateurs doivent respecter des obligations. Par exemple, les abonnés doivent pouvoir être localisés, notamment pour les appels d’urgence. La généralisation des offres de voix sur les accès ADSL, notamment grâce au dégroupage, va banaliser la voix sur IP et changer l’économie de la téléphonie fixe. C’est la fin annoncée de la tarification à la distance et à la durée.

Parlons en justement … Les opérateurs alternatifs viennent de lancer des offres permettant aux particuliers de s’affranchir de France Télécom, y compris pour l’abonnement, grâce au dégroupage total. Y aura-t-il une baisse des prix comme ce fut le cas pour le dégroupage partiel ?

Nous sommes très fiers de ce qui s’est passé en France sur le dégroupage partiel. Des opérateurs alternatifs ont pu entrer sur le marché de l’Internet haut débit, y investir, ce qui a suscité des baisses de prix très importantes. La concurrence sur le fixe a maintenant de nouvelles perspectives alors que ce marché était en déclin.
Il est naturel que ces opérateurs basculent maintenant vers le dégroupage total. France Télécom ne récuse d’ailleurs pas cette évolution. Nous ne considérons pas que le prix soit aujourd’hui l’obstacle essentiel à ce développement. Le plus urgent est d’améliorer les conditions opérationnelles afin d’industrialiser le processus. Aujourd’hui, les délais et la qualité de service ne sont pas satisfaisants. De même, la portabilité du numéro de téléphonie fixe est un processus lent et bureaucratique. Il faut aussi que les opérateurs alternatifs concernés apportent aux consommateurs des garanties de service. Nous souhaitons que le dégroupage total connaisse en 2005 le développement que le dégroupage partiel a connu en 2003, et nous agirons en ce sens.
L’ART a pu sembler trop discrète et son action a été critiquée…
Il est des animaux à sang froid qui sont fragiles lorsqu’ils opèrent leur mue. Un régulateur, entre deux trains législatifs, c’est pareil… Le paquet télécoms n’étant pas encore transposé, nous avons été contraints à une certaine réserve. Il y a des initiatives qu’on ne pouvait prendre que sur la base de textes adoptés. Le propre de la régulation, c’est de reposer le plus possible sur des données objectives. Et pour cela, il faut avoir un minimum de recul. Mais, le paquet télécoms vient enfin d’être adopté, de manière conforme aux directives et nous nous en félicitons car la loi nous donne une meilleure capacité d’intervention en nous permettant de graduer nos interventions.


Pour La Tribune
Sources :
ART : www.art.fr
La Tribune : www.latribune.fr

La maison communicante passe à une logique de marché

Là où la logique de convergence contenus/contenants a été fatale à JM.Messier sera-t-elle plus vite au rendez-vous de la convergence des réseaux de contrôle-commande du bâtiment (domotique), des réseaux locaux (VDI) avec ou sans fil et du multimédia (télévision, loisirs, etc.) ?

 

Les 300 exposants et 600 congressistes vont en débattre, d’autant que ce marché de milliards d’Euros concerne la sphère de la micro-informatique et des produits électrodomestique grand-public.

Toutes les briques se mettent en place pour un décollage de la maison communicante et des réseaux domestiques. Ce marché émergent, qui se situe à la convergence des réseaux de contrôle-commande du bâtiment (domotique), des réseaux locaux (VDI) et du multimédia (télévision, loisirs, etc.), est induit par les autres équipements de la sphère de la micro-informatique et des produits grand public. La progression constante du taux de pénétration de produits et services tels que PC domestiques, Internet, télévision par câble ou satellites, ADSL, solutions de partage de ressources, interfaces résidentielles, téléachat, Home Theater, automatismes de confort, etc., est le présage d’un développement inéluctable. Les phénomènes de nomadisme et de mobilité et la tendance forte au développement d’approches services (mode ASP) sont autant de facteurs favorables. La multiplication même des acteurs issus d’horizons multiples (avec une prédominance des secteurs informatique et télécoms) et des nouveaux venus témoigne de la dynamique actuelle. Parmi les éléments clé de la structuration en cours, il ne faut pas négliger les travaux de normalisation et de standardisation, gages d’une indispensable interopérabilité des systèmes. Tandis qu’au sein de l’ISO/CEI un groupe de travail SOHO vient d’élaborer un projet de norme international qui propose un câblage regroupant toutes les applications domestiques, plusieurs forums industriels et alliances rivalisent de dynamisme pour élaborer des spécifications communes. Au niveau de l’offre, ce sont les solutions immédiatement opérationnelles et ne nécessitant pas de travaux d’installation qui ont le vent en poupe compte tenu du parc immobilier existant. D’où l’intérêt actuel pour les technologies radiofréquences (Bluetooth, etc.) et les courants porteurs (CPL). Dans l’habitat neuf, la prédisposition du bâti (précâbalge, etc.) devient une préoccupation. La maison communicante est en train de passer d’une logique technologique à une logique de marché. Ce marché n’est pas monolithique et doit nécessairement prendre en compte la diversité des profils des utilisateurs et clients potentiels. Le développement des services est l’autre vecteur incontournable.

La Semaine des Télécoms et des Réseaux à la Porte de Versailles du 17 au 19 Septembre 2002: http://www.sircom.com/index.html

LEA et la communication sur courant porteur en réseau local

LEA a été sélectionnée le 23.01 pour participer à l’événement ""Nouvelles Technologies et Entreprenariat au sein de l’Europe"" dans le cadre des ""Leaders de l’innovation"". Coup de projecteur sur cette manifestation et cette marque qui vise le marché des 800 millions de prises téléphoniques.

Cet événement, organisé par IE-Club, Euro-CASE, European IST Prize, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, s’est tenu à la CCIP devant une assemblée de plus de 300 personnes (acteurs de l’industrie, investisseurs, presse…) L’intervention d’Eric Berthaud, PDG, a porté en particulier sur « La communication sur courant porteur en réseau local ». En effet, LEA a conçu et construit des produits de communication sur courant porteur de troisième génération afin de fournir une distribution Internet haut débit sur un réseau local au sein de bureaux, d’écoles, d’hôtels, de centres commerciaux, de bâtiments commerciaux et publics et de centres multi-habitations. La gamme de solutions de communication sur courant porteur (passerelle ELEKTRA PLC et terminaux NETPLUG) fournit une connectivité avec le réseau électrique existant sans nécessiter l’ajout d’un nouveau câblage coûteux et sans perturber les services en place. Dans de nombreux cas, le kit de connectivité sur courant porteur LEA est plus rapide et moins coûteux à installer que d’ajouter un câblage spécifique ou d’installer un système sans fil. « Nous sommes fiers d’avoir été sélectionnés pour participer à cet événement et d’annoncer que LEA a réalisé un chiffre d’affaires 2002 de plus de 13 millions € et représente désormais 31% du marché européen de l’ADSL sur le segment filtres, le segment courant porteur, technologie alternative au Wi Fi, est également très prometteur, des annonces seront faites prochainement à ce sujet », ajoute Eric Berthaud, PDG de LEA. Cet événement s’est conclu par : le keynote de Joël de Rosnay « Regards vers le futur : les nouvelles vagues d’innovation et d’investissements technologiques », l’allocution de M. Michel Franck, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, et enfin l’allocution de Mme Claudie Haigneré, Ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies. Le marché du xDSL : Un potentiel de 800 millions de ligne téléphoniques

LEA S.A se positionne sur le segment de marché qui concerne les 800 millions de lignes installées dans le monde et ambitionne de devenir un acteur majeur de la boucle locale cuivre. En 1999, le nombre d’abonnés ADSL dans le monde n’atteignait pas le million. Quatre millions de lignes ont été mises à niveau en 2000 et on s’attend à 8 millions de nouveaux abonnés fin 2001. Jusqu’à présent, le marché principal de l’ADSL était basé aux USA. Néanmoins, l’Europe est actuellement le marché qui se développe le plus rapidement. Selon le cabinet Téléchoice, dans le cadre d’une étude réalisée pour le DSL Forum, on compte plus de 7 millions d’abonnés DSL à fin mars 2001, soit une augmentation de près de 34% par rapport à l’année 2000. Même si le marché américain reste dominé par le câble 40% contre 25% pour l’ADSL, la situation évolue. Une étude réalisée par Harris Interactive en mars 2001 montre que le nombre de foyers équipés de connections haut débit a augmenté de 41% entre avril 2000 et janvier 2001 pour atteindre plus de 5 millions de foyers. Les connexions DSL ont plus que doublé durant cette période et représentent les trois quarts de la croissance des abonnés à l’accès haut débit, tandis que les abonnés au câble n’ont augmenté que de 10%. La part des abonnés DSL approche désormais celle des abonnés au câble avec respectivement 39% contre 51%. Enfin, L’ADSL ne fait que progresser même en milieu professionnel. La gestion des flux Internet est au centre de toutes les stratégies d’entreprises pour optimiser leurs activités e-business. Selon IDC, la France comptait 71 000 abonnés fin 2000, un chiffre qui devrait atteindre les 379 000 abonnés fin 2001. Un seul constat : tous les résultats convergent dans le même sens et confirment le très fort potentiel du marché xDSL et confère légitimité au business model de LEA S.A. Sources : DSL Forum, IDC, Harris Interactive, Téléchoice.

LEA S.A., créée en 1999, est une société certifiée ISO9001 spécialisée dans la conception et la fourniture de filtres ADSL/VDSL et de solutions pour les communications sur courant porteur pour le marché des haut débits. LEA S.A., dont le siège est basé à Cesson Sévigné en France où sont également situés les principaux acteurs de l’industrie française des Télécommunications, participe activement à la standardisation des technologies xDSL – au sein des organismes de standards globaux de Télécommunications – et notamment au sein du DSL Forum, du comité ETSI TM6/ATAC ainsi que de l’organisation US6ANSI T1E1. De plus, LEA offre actuellement des tests d’interopérabilité xDSL grâce à son laboratoire d’interopérabilité qualifié par le DSL Forum. LEA S.A. est présente sur le plan mondial grâce à deux centres de conception basés en France (l’un à Cesson Sévigné – Technologies xDSL, l’autre à Paris/Courbevoie – Technologies de communication sur courant porteur) et à trois bureaux de vente situés en GB, aux USA et en Chine. La société sous-traite l’ensemble de sa fabrication en Asie et en Europe. LEA compte plus de 37 personnes dont 20 ingénieurs spécialisés dans la conception de circuits VLSI, les tests xDSL, le traitement du signal analogique et digital et la conception de systèmes de Télécommunication large bande. LEA possède d’importants brevets en matière de conception de filtres xDSL (à la fois actif et passif) et de communication sur courant porteur (OFDM et technologies relatives). LEA S.A. est une société privée qui compte des investisseurs financiers comme Innovacom (France), Vertex Technologies (Singapour) et Newbury Ventures (USA). Eric Berthaud, fondateur de la société, en est le P-DG, le Directeur Général est le Dr Dominique Garreau, fondateur de Kurtosis Ingénierie S.A. (achetée par LEA en janvier 2001) et Thierry Fernandez, X-telecom Paris, le Directeur du Développement. Concernant l’accès ADSL, LEA a conçu et réalisé un produit de seconde génération appelé ACTIVEWIRE, qui remplace la technologie du filtre passif existante et améliore fortement la rentabilité et la densité par port ADSL. La société envisage de convaincre les principaux fabricants DSLAM à migrer leur fonction filtre purement passif en fonction filtre actif afin d’augmenter le nombre de composants sur les racks. LEA S.A. fournit en ce moment ses produits aux principaux équipementiers Télécoms spécialisés dans le haut débit sur réseau filaire existant et dans le marché du PC Multimédia. Les clients actuels de LEA sont les fabricants de DSLAM, les vendeurs de modems CPE ADSL, les opérateurs en Télécommunications, les fournisseurs de service Internet, les fabricants de PC, les constructeurs de boîtiers set-top et les vendeurs de systèmes de sécurité. A ce jour, LEA a livré plus de 2 millions de filtres ADSL à travers le monde (soit plus de 14 pays) et continue à conquérir le marché mondial grâce à des partenariats stratégiques tant au niveau commercial que technologique.

Site de LEA S.A : http://www.leacom.fr/index.php

Site du Consortium DSL : http://www.dslforum.org