Accord Européen de réduction de 35% de CO2: Sous la pression de la pollution automobile la mobilité devient le nouveau credo de l’auto. Trop loin de la transition énergétique ?

Grosse pression au Mondial de l’automobile qui s’achève ce week-end à Paris où le véhicule électrique (VE) Zéro émission est à l’honneur. Pression pour les constructeurs qui n’ont pas tous de VE*** en catalogue et pression pour toute l’industrie Européenne qui va devoir respecter l’objectif fixé , le 9 octobre , par les 28 ministres de l’environnement de l’Union Européenne , de réduction de 35% d’ici 2030 d’émissions de CO2 des véhicules (seuil intermédiaire de 15% en 2025). Alors que le traité de Paris sur le climat (2015) prévoit un objectif de réduction de 40% et que les citoyens dans la rue, avec les marches sur le climat dans de nombreuses villes, pressent les élus de prendre des mesures d’efficacité globale. Exemples d’initiatives à La Rochelle, dossier de l’Ademe* et aperçu des enjeux du climat en milieu hyper-urbain accentués par la publication du dernier rapport choc du GIEC le 8 octobre.

https://fr.euronews.com/2018/03/05/comment-eviter-la-surchauffe-dans-les-villes

La démarche « La Rochelle, territoire zéro carbone à horizon 2040 » a été engagée par la Communauté d’Agglomération, la Ville, l’Université, Port Atlantique La Rochelle et l’Association Atlantech lors de la semaine de la mobilité, avec une trentaine de partenaires privés et publics. Cet « enjeu immense » nécessite la mobilisation de tous les habitants dans le domaine des transports, source majeur d’émission de gaz à effet de serre. Associés depuis la 1ère Journée sans voiture en 1997, les Rochelais sont une fois de plus invités à montrer qu’ils peuvent modifier leurs habitudes de déplacements et à oser tester de nouvelles solutions.

Contrairement à ce que pourraient laisser supposer les rigueurs de l’hiver, les centres urbains européens sont de plus en plus chauds. Bâtiments, climatisation, déplacements routiers et activités industrielles génèrent de la chaleur qui modifie leur bilan énergétique. Ce qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement et la santé des habitants. Comment rendre nos villes plus durables ? Le projet de recherche européen URBANFLUXES** a peut-être la réponse.

Comment éviter la surchauffe dans les villes

C’est un défi essentiel pour l’avenir : rendre la vie urbaine plus respectueuse de l’environnement dans un contexte de changement climatique. D’après l’ONU, en 2050, environ 70% de la population mondiale vivra en ville. D’où l’importance de contrôler et de mieux gérer en particulier, les flux de chaleur générées par les activités citadines (Voir la vidéo euronews ci-dessus).

Le dernier rapport du GIEC. Les experts climat de l’ONU appellent à un sursaut international.

La planète doit engager des transformations « rapides » et « sans précédent » si l’on veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. C’est ce qu’indique le dernier rapport du GIEC. Selon leurs estimations, si le mercure continue de grimper à son rythme actuel, il devrait atteindre +1,5 degrés celsius (par rapport aux niveaux préindustriels) entre 2030 et 2052, et grimper jusqu’à +3 degrés d’ici la fin du siècle. Et ce, même si les Etats tiennent les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris lors de la COP21 réunie fin 2015, qui consiste à limiter la hausse à 2 degrés.

Le Mag de l’Ademe, octobre 2018

La barre fatidique des 1,5 degrés Celsius

« Chaque petit accès de réchauffement supplémentaire compte, d’autant que passer 1,5°C accroît le risque de changements profonds voire irréversibles », explique Hans-Otto Pörtner, co-président de cette session du GIEC qui a réuni chercheurs et représentants des Etats pendant une semaine en Corée du sud.Limiter le réchauffement climatique de 1,5 plutôt que 2 degrés permettrait de réduire par centaines de millions d’ici 2050 le nombre de personnes exposées aux risques climatiques et vulnérables à la pauvreté.
Hans-Otto Pörtner, co-président du GIEC.

Appel à une transition « rapide » et « sans précédent »
« C’est de l’urgence extrême », a réagi depuis Genève le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas: « Nous nous dirigeons plutôt vers +3 à 5°C en ce moment ».

Mais que faire, alors que l’année 2017 a vu les émissions liées à l’énergie repartir à la hausse…? Les scientifiques du Giec insistent sur un chiffre, un seul : 1,5 degrés. Pas plus. Et lancent un appel à une transition rapide. Villes, industries, énergie, bâtiment… tous les secteurs sont appelés à de « profondes réductions d’émissions » de gaz à effet de serre.

Limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés n’est pas impossible mais cela requiert des transformations sans précédent dans tous les aspects de la société. Hoeung Lee, président du GIEC
Le GIEC insiste notamment sur l’énergie : le charbon, le gaz et le pétrole sont à eux trois responsables des trois-quarts des émissions de CO2 de la planète.

* À lire dans le dossier « Véhicules électriques : le feu passe au vert » :
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/ademe_119_web.pdf
Temps fort : Véhicules électriques, un choix d’avenir
Zoom sur : Lithium, un métal au coeur de la transition énergétique
Regards croisés : La bonne recharge au bon moment, une question cruciale
Reportage : Mobilité, des spécificités locales qui changent tout
Avis d’expert : Vers une recharge intelligente

** Le projet de recherche européen URBANFLUXES:
http://www.ordif.com/sites/ordif/files/styles/large/public/image/article/urbanwaste.jpg?itok=_69hHmgS
*** VE: EDF croit désormais au boom du véhicule électrique
VERONIQUE LE BILLON 10/10/2018

Voir la vidéo: Quand les youtubeurs nous invitent à agir pour le climat:
https://www.lci.fr/green/quand-les-youtubeurs-nous-invitent-a-agir-pour-le-climat-rechauffement-environnement-2100988.html

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