1er février 2007 à 19H55

Le 1er février 2007, dans toute la France : Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique ! Cette action dans toute la France va -t-elle faire chuter la consommation ?

L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance cet appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique. Pourquoi le 1er février ? Le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !

Site Réseau Action Climat France : http://www.rac-f.org

Quand l’innovation dans l’habitat va, tout va !

Cette fin d’année a été ponctuée par trois alertes capables de bouleverser la donne économique autant que nos comportements probables en 2007. Domoclick rappelle les faits, prêts à dégager l’horizon des dirigeants et des marchés financiers puisqu’il n’y a pas d’innovation sans investissements.

D’abord, l’annonce par l’économiste Nicolas STERN du coût inimaginable du réchauffement climatique (5500 milliards d’€uros) sur l’économie avec une des conclusions de son rapport: « il faut imaginer de nouveaux réglements afin que les industriels investissent dans les technologies propres …Une entente internationale s’impose pour décarboniser l’énergie d’au moins 60% d’ici à 2050 ».

Ensuite à l’échelon Européen, l’engagement du président de la Commission, M. BARROSO, avec le plan d’action pour accroître l’efficacité énergétique de 20% d’ici à 2020 , notamment en instituant de nouvelles normes minimales et étiquetées de performances de tout ce qui « se branche », appareils électroménagers, climatiseurs, pompes industriels… pour éliminer la génération énergivore et laisser la place aux énergies renouvelables. L’Union vise loin en généralisant l’efficacité énergétique aux bâtiments anciens et neufs (dès juillet 2007) et un bonus est prévu pour les « habitations passives » à très faible consommation d’énergie. Préparons nous, dès ce premier trimestre à un « livre vert » de mesures complémentaires pour l’après-2012-2050.

Troisième signe d’alerte enfin, la montée en puissance des annonces (avec ou sans effet) que les candidat(e)s à la Présidentielle (2éme tour le 6 mai 2007) déclarent ici ou là. Signalons , le permis de construire obligatoirement soumis au respect des normes environnementales par Ségoléne ROYAL. Le « new deal écologique » Ecoresp2 de Corinne LEPAGE basé , en partie, sur la création de 250 000 emplois non délocalisables d’ici 2011. Et Nicolas SARKOZY, plus discret sur ce sujet, vient de signer le Pacte Ecologique de Nicolas HULOT (candidat non-déclaré).

Ces défis, ces investissements, ces nouvelles réglementations (on roulera au Flexfuel en 2007), défiscalisation à l’appui, constituent un « carburant  naturel» pour impliquer les entreprises comme les particuliers et doper l’innovation dans tous les marchés du bâtiment , de l’énergie et les nouveaux métiers qui gravitent autour.

Aujourd’hui, les experts disent autrement ce que J-Y.COUSTEAU (parmi les personnalités les plus populaires en 1990) disait déjà : « l’écologie est un business ». Et s’il devenait le plus grand chantier du monde ? Un bon terrain pour vous souhaiter à vous et votre entreprise une très bonne année avec la belle énergie de ceux qui y croient !

Aides et boite à outils sur l’innovation en Europe : http://www.innosupport.net

Bill Gates à la tribune des créateurs d’entreprises

On ne pourra pas dire que Bill GATES ait fait son grand numéro au Salon du CES de Las Vegas le 3 janvier où la convergence de la maison numérique reprenait son refrain avec, cette année, la présentation du serveur familial de Microsoft. Pourtant , sa présentation au Forum de DAVOS a été attentivement écouté quand il a évoqué ""on système" de micropaiement en ligne qui proposerait des frais inférieurs à ceux des cartes de crédit  pour des articles de presse, par exemple.

Cette semaine le président de Microsoft présente le nouveau système d’exploitation VISTA à Paris où il rejoindra les ""gazelles""  au Salon des Entrepreneurs commen invité d’honneur. Ils sont désormais 1 français sur 2 à souhaiter créer leur entreprise. Bill GATES sait bien choisir son public et garde son esprit pionnier. Rien d’étonnant quand on a créé son entreprise dans un garage. Enquête et rappel de l’initiative de M DUTREIL de proposer son plan ""premier brevet gratuit"" à toutes les PME !

Selon l’Insee, quelque 322.270 entreprises ont été créées en 2006 . Depuis cinq ans, précise l’insee, "plus d’un million de nouvelles entreprises" ont ainsi vu le jour.. soit un vivier de 1,8 million de personnes prêtes à se lancer immédiatement dans l’aventure. Les jeunes sont de plus en plus attirés par la création d’entreprise : 47% de la tranche 18-24 ans expriment une telle envie… Le taux est sable depuis plusieurs années: un Français sur cinq affirme vouloir monter sa société. Mais ce qui ressort du 7e baromètre IFOP/CCI réalisé à l’occasion du Salon des entrepreneurs, c’est l’attractivité de ce type de projet auprès des jeunes. 40% des moins de 35 ans ont envie de créer leur entreprise. Un taux qui atteint 47% chez les 18-24 ans. "Je sens un vrai basculement, estime André Marcon, président de CCI-entreprendre en France. Aujourd’hui, les jeunes sont dans l’incertitude, ils ne savent pas s’ils auront une retraite ou un emploi stable…D’où la volonté de se prendre en main, d’y aller, de ne pas tout attendre de la société".  Ils ne sont pas pour autant pressés: les trois quart d’entre eux ne se lanceront pas avant cinq ans. L’envie de développer avant tout leur potentiel est très marquée chez cette génération qui pense à 83% que le goût d’entreprendre s’apprend – contre seulement 65% chez les plus de 35 ans.  Outre le critère d’âge, existe-t-il un profil du créateur potentiel? Pas vraiment. On trouve aussi bien des cadres, des ouvriers que des employés. Ruraux ou urbains, de gauche ou de droite. Seule différence notable: les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. Dans tous les cas, 9 sur 10 estiment qu’ils seraient plus épanouis qu’aujourd’hui en étant à la tête de leur entreprise. Les raisons évoquées touchent aussi bien à l’autonomie, l’ascension sociale qu’aux conditions matérielles et à l’investissement personnel. 

Ce qui est également nouveau, c’est la réduction de l’écart entre ceux qui manifestent l’envie de monter une société – proportion stable au fil des années – et ceux qui passent à l’acte. Les concrétisations de projets se sont en effet multipliées: 235.000 créations ont été enregistrées en 2006 (sans les reprises et les réactivations) contre 177.000 en 2002. Soit près d’un million de nouvelles entreprises en 5 ans – même si une sur trois en moyenne disparaît durant la même période.  "Toutes les récentes mesures législatives, comme le recouvrement de ses Assedic en cas d’échec, ou le report des charges sociales la première année, ont vraiment permis de prendre davantage de risques, juge Xavier Kergall, directeur du Salon des entrepreneurs. C’est également le résultat de la professionnalisation croissante du personnel d’accompagnement et de la multiplication des forums et les salons". Aussi, le statut de salarié ou de fonctionnaire fait moins rêver qu’il y a 10 ans: "les potentialités de gain de pouvoir d’achat sont de plus en plus limitées, alors que pour un entrepreneur, tout est ouvert" remarque Xavier Kergall.  A l’IFOP, on explique aussi ces chiffres par un changement dans les mentalités: "c’est encore le début, mais on sent que l’entreprise commence à être dé-diabolisée, note Alain Renaudin. Tout du moins, les Français font une différence entre les multinationales du CAC et les autres, beaucoup mieux considérées". Reste que 42% des sondés estiment que l’image des patrons est globalement mauvaise. Autre revers de la médaille: l’impression diffuse qu’il existe de multiples obstacles pour créer une société. "Pourtant, juridiquement, c’est très simple, se défend Alain Marcon. Ce qui est compliqué, c’est de trouver des fonds, des garanties. Le problème, c’est que le petit entrepreneur est trop souvent perçu comme un extraterrestre par son banquier, et non pas comme celui qui dans 10 ans fera vivre la banque". Au total, si on croise la proportion de ceux qui ont un projet précis et ceux qui comptent passer à l’acte avant deux ans, on obtient 3, 8% de la population française de plus de 18 ans – soit un vivier de 1,8 million de personnes prêtes à se lancer immédiatement dans l’aventure. De quoi largement améliorer les statistiques du chômage: d’après l’Insee, un créateur génère, au bout de trois ans, en moyenne deux emplois pérennes. Références IFOP : "Les Français et la création d’entreprises". Enquête réalisée en décembre 2006 auprès d’un échantillon représentatif de 961 personnes majeures. Jessica Gourdon pour LA TRIBUNE.

M Dutreil a annoncé le premier brevet gratuit pour toutes les PME 

Le ministre des PME, du Commerce et de l’Artisanat a annoncé en décembre 2006 dans une interview au Figaro ses mesures du plan Croissance PME en faveur de l’innovation. Extrait: > LE FIGARO. – Le rapport Lévy souligne une nouvelle fois l’importance pour la France d’aider les jeunes  entreprises à se développer et à innover. Que faites-vous pour les y aider ? 

> Renaud DUTREIL. – Nous y travaillons depuis plusieurs mois. Il faut en effet lever les verrous de l’intelligence et  développer l’innovation dans les PME. Comme c’est le premier pas qui compte, nous allons leur mettre le pied à  l’étrier dans le domaine des brevets. La France a un vrai retard, les PME encore plus. Elles ne représentent que  12 % des demandes de brevet, contre 38 % pour les grands groupes.
> Pourquoi ?
> Tout simplement parce que cela coûte cher, de 5 000 euros pour un brevet national à 9 000 euros pour un dépôt européen, jusqu’à  50 000 euros pour des extensions aux États-Unis et au Japon.  Nous allons mettre en place le plan « premier brevet » gratuit que le ministère des PME financera à hauteur de  25 % et Oséo de 75 % – plafonné à 7 000 eur au total. Un appel à candidatures est lancé aujourd’hui. Nous  espérons trois cents réponses d’ici à fin janvier. Ce dispositif devrait permettre de tripler le nombre annuel de  PME françaises déposant un premier brevet. Et c’est vital car les PME qui déposent des brevets se développent  plus vite. C’est donc un ingrédient de la croissance. Parallèlement, parce que la défense d’un brevet est difficile  et coûteuse, nous allons lancer avec les assureurs et les conseils en propriété industrielle une assurance  protection de la propriété industrielle"". Propos recueillis par Béatrice Taupin et Marie Visot.

Sources : http://www.latribune.fr et http://www.lefigaro.fr

Ouverture de Living Tomorrow en Belgique

Quel rôle l’électronique, les télécoms et la domotique joueront-ils dans la maison, la vie quotidienne et le travail de demain ? C’est le thème du nouveau projet Living Tomorrow qui ouvrira ses portes le 1er mars à Vilvoorde, au nord de Bruxelles. Cette habitation en forme d’expo se veut un site exemplaire aux yeux des entrepreneurs innovants, ouvert au grand-public, pour à la fois permettre aux visiteurs d’éprouver et de se projeter dans l’avenir avec une nouvelle qualité de vie dans l’habitat.

Living Tomorrow présente notamment une cuisine avec trie automatique des déchets, un système de récupération des eaux de pluie (déjà familier en Belgique) . Au programme des curiosités de cette Digital Decade, 4 visites guidés thématiques dont le magasin du futur, la banque du futur et la maison du futur de plus en plus proche. La nouvelle expo durera jusqu’en 2012. 

Living Tomorrow est un site interactif où les différentes évolutions sociales, économiques et technologiques sont attentivement observées avant d’être traduites dans ce complexe sous la forme d’applications à la fois réalistes et identifiables (80 % des solutions présentées sont prêtes à être commercialisées, alors que 20 % sont des visions de l’avenir). Ce projet et ses participants souhaitent par ailleurs susciter un débat dynamique avec les consommateurs et les entreprises, afin de connaître les éléments qu’ils estiment importants pour leur avenir. Le projet et les sociétés participantes sont curieux de connaître les impressions des visiteurs, posent des questions, fournissent des explications et veulent vraiment savoir ce que pensent et ressentent les gens à propos de leurs propositions. Le projet aborde différents thèmes comme les techniques de construction, l’intérieur, les technologies de l’information et des communications (NTCI), la domotique, mais aussi la santé, le style de vie, le travail et les loisirs.

En 1991, alors que Bruxelles était en cours de devenir la capitale de l’Europe, nous avons lancé la première plate-forme d’innovation Living Tomorrow. Nous voudrions lancer une plate-forme d’innovation où nous pourrions montrer le visiteur comment il vivra à l’avenir, dans « la Maison du Futur ». La vie de Demain a incarné une approche totalement nouvelle pour traiter l’innovation : Le Monde de Demain a été matérialisé dans un bâtiment futuriste. Ce premier projet d’innovation a attiré immédiatement beaucoup d’attention. Mais pendant que le futur continue à changer, le projet lui-même doit ""innover"" et doit être remplacé tous les cinq ans. Après un deuxième projet réussi en Belgique, en lequel le concept a été transformé en une exposition pour la « Maison et le Bureau du Futur », son premier complexe international a été ouvert à Amsterdam au Sud-Est en 2003 avec un taux d’intérêt énorme montré par les médias. Le 1er mars 2007, nous ouvrirons notre troisième plate-forme d’innovation belge où nous permettons aux visiteurs d’éprouver le Monde de Demain. Découvrez la Maison, le Bureau et les Industries Créatives du Futur chez Living Tomorrow ! Frank Beliën et Peter Bongers – Co-Présidents et Co-Fondateurs de Living Tomorrow.

La Maison du futur permet de découvrir, de manière réaliste, à quoi ressembleront nos maisons dans un avenir proche. L’aménagement de la Maison est axé sur trois concepts-clés, à savoir: la sécurité, le confort et la facilité. Ces notions sont mises en évidence partout dans la maison. Il est ainsi possible de faire d’une maison un cadre de vie dans lequel on peut habiter pendant de nombreuses années. Même lorsque l’on vieillit et que l’on devient dépendant d’une aide extérieure. Des organisations innovantes permettent, à travers diverses collaborations, de voir à quoi ressemblera cette vie à l’avenir. Parmi les applications intégrées dans la maison, 80 % sont réalistes. Les 20 % restants sont des prototypes.

Living Tomorrow a également imaginé, avec ses participants, l’Appartement des Seniors. Une étude a ainsi démontré que les seniors souhaitaient vivre le plus longtemps possible dans leur propre maison. Tant que leur état physique le leur permet, ils préfèrent éviter de déménager. Living Tomorrow a dès lors construit un appartement dans lequel les nouveaux systèmes et technologies peuvent offrir des solutions aux seniors désireux de garder aussi longtemps que possible leur autonomie.

Living Tomorrow Vilvorde a également réalisé le Bureau du Futur. Les sociétés participantes ont dans ce cas développé une vision commune du travail de demain, vision où environnement de travail, produits et services répondent aux intérêts tant de l’employeur que du travailleur. Nous évoluons chaque jour un peu plus vers une société des connaissances, où la véritable valeur d’une entreprise réside surtout dans les informations et le savoir-faire. Des informations qu’il convient de gérer et contrôler de manière adéquate. Cette évolution vers une société des connaissances implique aussi que les échanges portent de plus en plus sur des informations et de moins en moins sur de véritables actifs. L’échange de connaissances le plus rapide se fait au cours des réunions. Une réunion efficace implique que les informations et le savoir-faire présents soient utilisés de manière appropriée pour pouvoir prendre rapidement la bonne décision, à partir d’informations fiables. La force d’une entreprise se mesure en effet à la vitesse à laquelle elle parvient à s’adapter aux changements de son environnement et à répondre aux nouvelles opportunités. Disponibilité immédiate et informations et connaissances appropriées sont ici essentielles. Living Tomorrow fait la démonstration, dans le Bureau du Futur, des nouvelles technologies qui soutiendront et guideront les entreprises dans le cadre des flux d’informations et des processus de décision essentiels à leur survie et à leur rentabilité dans la société des connaissances.

Faire ses courses demande beaucoup de temps et d’organisation. Living Tomorrow présente, dans le Magasin du Futur, de nouvelles technologies susceptibles d’offrir un confort supplémentaire au client pendant ses courses et libérant ainsi du temps pour des choses plus agréables : s’informer, découvrir des nouveautés, se laisser séduire,… La technologie est mise à profit pour offrir un service personnalisé au client, tant dans le magasin qu’en dehors. Ceci peut aider à mieux comprendre les souhaits personnels du client et à y répondre de manière individuelle.

Une bonne santé constitue le paramètre le plus important d’une longue et heureuse existence. L’espérance de vie, ces cinquante dernières années, a considérablement augmenté. Ceci est certes dû à l’amélioration de la santé en général, à une plus grande hygiène, à une meilleure qualité de l’eau, à un air plus pur, à une bonne alimentation, à l’habitat,… mais aussi et surtout à de meilleurs soins de santé. Ceux-ci forment les pierres angulaires du bien-être de l’homme, où que ce soit dans le monde.  

Source : http://www.livtom.dotnet35.hostbasket.com/corporate.aspx?node=494

La maison Génération E à Fontenay-sous-Bois

Ce bâtiment aux performances énergétiques surprenantes, conçu grâce à la recherche en chimie a été inauguré lundi 4 décembre à Fontenay-sous-Bois. L’objectif est de rénover un bâtiment avec des innovations issues de la recherche BASF et de le rendre performant en termes d’économie d’énergie et de rejet de gaz à effet de serre. Pour l’énergie primaire (chauffage et ventilation), la consommation est inférieure à l’équivalent de 50 KWh par m2 de surface habitable par an (contre environ 400 KWh avant rénovation). Cette réalisation sera la première opération de rénovation à obtenir la certification Habitat et Environnement délivrée par Cerqual, filiale de Qualitel. L’enquête du Figaro. 

"Si la voiture est montrée du doigt dès qu’il s’agit de dénoncer la pollution ou le gaspillage d’énergie, l’habitat domestique est étrangement épargné par la critique, alors qu’il représente, en France, 43 % de la consommation énergétique totale (en hausse de 1,4 % par an) et près du cinquième des émissions de gaz à effet de serre. C’est dire tout l’intérêt du concept de bâtiment « Génération E », élaboré par le chimiste BASF et la société d’HLM Logirep, en partenariat avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), qui doit être inauguré ce matin à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

L’objectif de cette opération pilote, récompensée en juin dernier par le prix Pierre Potier de « l’innovation en chimie au bénéfice de l’environnement », consiste, en effet, à diviser par huit la consommation en énergie pri?maire (chauffage et ventilation) d’une grande maison bourgeoise du début du XXe siècle, située en plein centre-ville, qui vient d’être rénovée.  

De 40 à 5 litres de fioul par an  

Comme le précise Frédéric Gibert, de Logirep, « ce bâtiment dans lequel nous avons aménagé huit appartements ne consommera que l’équivalent de 5 litres de fioul (50 kilowattheures) par mètre carré et par an, contre 40 litres avant travaux ». À titre de comparaison, la moyenne des logements français, toutes catégories confondues, se situe aux alentours de 25 litres. Pour obtenir cette performance surprenante, l’ancienne façade a été entièrement arasée puis recouverte, comme la toiture et les planchers, d’un nouveau matériau isolant mis au point par BASF, le Néopor. Il s’agit de plaques de polystyrène expansé d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur, renfermant de minuscules particules de graphite agissant comme des petits miroirs qui réfléchissent et dispersent la chaleur dans la structure. En hiver, les rayonnements thermiques sont confinés à l’intérieur du bâtiment, ce qui permet d’éviter les déperditions d’énergie, tandis qu’en été ils sont maintenus au dehors. Les plaques ont ensuite été recouvertes, en façade, d’un enduit traditionnel à la chaux. Quant aux moulures d’origine, la société STO les a entièrement reconstituées à partir de silice agglomérée, afin de restituer à la demeure des Carrières, qui est située dans le périmètre de l’église de Fontenay-sous-Bois, classée monument historique, son aspect initial.

Très répandue en Allemagne, où l’on utilise du polystyrène classique et, de plus en plus, du Néopor, cette approche est nouvelle en France où l’isolation s’effectue traditionnellement à l’intérieur du bâti avec des matériaux tels que la laine de verre ou la laine de roche. Comme l’explique Jurgen Fischer, ingénieur à BASF, « la création d’une enveloppe extérieure étanche explique les deux tiers des économies d’énergie réalisées en supprimant la plupart des ponts thermiques, en particulier ceux qui sont situés à la jonction entre les cloisons internes et les façades. Accessoirement, cette méthode présente aussi l’avantage, compte tenu du prix actuel de l’immobilier, de n’engendrer aucune perte de surface habitable. »

Matériau « climatiseur »  

À Fontenay-sous-Bois, deux logements ont été équipés, à titre expérimental, de plaques de plâtre contenant des microcapsules de cire à changement de phase. Baptisé Micronal, ce matériau « climatiseur », également conçu par BASF, absorbe le surplus de chaleur pendant la journée en été puis le restitue pendant la nuit, maintenant ainsi la température à l’intérieur de l’habitation en deçà de 26 °C sans apport d’énergie extérieur. Fenêtres à double vitrage, chaudière à gaz à condensation, ventilation mécanique double flux avec récupérateur de chaleur, électroménager de classe A, ampoules basse consommation dans les parties communes : les autres aménagements effectués dans la demeure des Carrières vont tous dans le sens de la chasse au « gaspi ». D’ici à 2008, le CSTB va évaluer la performance énergétique du bâtiment et le confort des occupants qui doivent s’installer incessamment."

Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/