Not-in-my-back-yard et le PLU: Comment le plan Bimby incite les propriétaires à construire dans leur jardin ?

Où est le problème ? En trente ans, les terres agricoles ont reculé de près de 7 %, au profit de l’urbanisation. Elles occupent désormais 51 % du territoire contre les espaces naturels préservés pour 40 %. D’autre part, la demande de logement en France ne parvient pas à atteindre l’objectif de 500.000 constructions neuves. La démarche Bimpy serait-elle la solution ? Jusqu’à maintenant et depuis 2014 que la démarche Bimpy*** (Buildt in my back-yard) est en application dans 60 villes en France, l’expression « Pas dans mon jardin » (Not in my back yard) est joliment détourné par son contraire (Construire dans mon jardin).

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Double objectifs: contenir l’étalement urbain de sa cité avec le levier très incitatif de la valorisation de son patrimoine privé en autorisant la construction d’un nouvel habitat ou d’une extension dans son jardin. Focus sur la mise en place Bimpy à Angoulême.

A l’origine, sélectionnée en 2009 par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projets «Villes Durables», la démarche Bimby a été développée par deux architectes urbanistes Benoit Le Foll et David Miet. Pour mener à bien leurs recherches, le projet de recherche BIMBY disposait d’un budget global de 3,1 millions d’euros sur 3 ans. En 2013, une vingtaine de communes, un peu partout en France ont engagé une démarche pilote d’expérimentation qui profite déjà à une soixantaine de villes.

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Jean-François Dauré, le président de l’agglo, et les agents de la direction de l’aménagement de GrandAngoulême profitent de l’été pour se lancer dans la chasse au Bimby. Rien à voir avec l’un des nombreux Pokémon que l’on chasse dans les rues depuis quelques semaines. Bimby pour « Build in my back yard », autrement dit en français « Construire dans mon jardin ».

« Le principe est de contacter des propriétaires dont la maison est implantée sur un terrain d’au moins 1 500 m2. Ils ont par exemple la possibilité de construire une autre maison pour la louer ou de vendre une partie de leur parcelle à des accédants à la propriété », explique Jean-François Dauré. Une opération, déjà menée dans une soixantaine de territoires en France, dont le but est de lutter contre l’étalement urbain en densifiant l’habitat.

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Le service aménagement va repérer les cibles potentielles. « Nous tablons sur 90 ménages que nous convierons à des entretiens individuels avec des architectes-urbanistes de l’agence bordelaise Villes vivantes avec laquelle nous tavaillons sur ce dossier », précise Mélaine Le Meur, qui pilote l’opération à l’agglo d’Angoulème. Les rendez-vous individuels, d’une heure environ, ont eu lieu au cours de quatre journées (30 septembre et les 1er, 7 et 8 octobre ). »A cette occasion, des projets et maquettes 3D leur seront présentés par les architectes », ajoute Jean-François Dauré. Un conseil qui sera gratuit pour les propriétaires visés par le Bimby.

(1) Les communes retenues pour accueillir les entretiens sont Angoulême (L’Alpha), Soyaux (Soëlys), Ruelle (médiathèque) et La Couronne (espace public numérique). Le calage des dates avec les communes retenues est en cours de finalisation.

Agence Bordelaise Villes vivantes :
http://vivantes.fr/

*** Tout sur la démarche Bimby
http://bimby.fr/

Domoclick.com avec La Charente Libre:
http://www.charentelibre.fr

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